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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La Croatie est un état qui a obtenu récemment son indépendance, néanmoins, elle a une histoire dans le domaine de la pêche qui remonte à plusieurs milliers d'années.



    En Croatie il y a aussi bien l'aquaculture d'eau douce que marine, les principales espèces reproduites sont le thon, le bar, la dorade, la carpe, la truite arc-en-ciel et les moules. L'aquaculture d'eau douce est pratiquée dans deux sous-types d'environnement d'eau douce: l'eau chaude (pour les cyprinidés) et l’eau froide (pour les salmonidés). La première ferme de carpe en Croatie a été implantée en 1897 alors que la première ferme de truite a vu le jour en 1883 et la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a été introduite en 1894. La mariculture inclut la production de poissons et de mollusques dans les eaux marines côtières et au large et les premières tentatives de mariculture intensive en Croatie ont été entreprises au début de l'année 1980. L'élevage (l'engraissement) du thon rouge de l'Atlantique (Thunnus thynnus) a commencé en Croatie en 1996. Pendant les 12 dernières années la production aquacole a atteint un maximum de 10 166 tonnes en 2001, avec une valeur totale approximative de 32 millions de dollars EU.

    La production des poissons représente seulement un petit pourcentage de l'économie croate, en termes de valeur elle correspond à 0,2-0,3 pour cent du PIB.

    Les principaux produits exportés de la Croatie sont les produits de pêche réfrigérés (9 613 tonnes en 2003) et les poissons en conserves (7 386 tonnes en 2003). Les exportations de thons ont constitué plus de 74 pour cent des exportations totales de poissons en 2003. L'aquaculture croate est gérée par le Ministère de l'agriculture, des forêts et de la gestion de l'eau (Ministry of Agriculture, Forestry and Water Management). Tous les programmes de développement du secteur sont basés sur les stratégies des pêcheries de la Croatie de 2002; celles-ci dressent une série d'objectifs pour les activités aquacoles d'eaux douce et marines.
    Historique et aperçu général
    La côte adriatique dans le sud de la Croatie fait partie de la Méditerranée, les eaux territoriales du pays s'étendent à environ 32 000 km2.

    En raison de la géographie et de l'emplacement du pays, il est possible de faire l’élevage de presque toutes les espèces de poissons d'élevage ainsi que les mollusques et les crustacés (à l’exception des poissons tropicaux). La première ferme de carpe en Croatie a été établie en 1897, la production à partir de cette ferme était de 260 kg/ha avec une production totale de 11 tonnes par an. Jusqu'à maintenant, le principal but des étangs piscicoles qui entourent les châteaux en Croatie est le stockage des poissons plutôt que leur élevage. Les plus grandes fermes de carpe ont été construites pendant les premières années du 20ème siècle, avec, comme événement de grande importance, l'introduction de la fertilisation et de l'aliment entre les deux guerres mondiales. La production pendant cette période variait entre 525-612 kg/ha. Au cours des années 60 la production a augmenté en raison des plus grandes densités de mise en charge et de l'introduction des espèces herbivores. Durant cette période, la méthode de ponte induite s'est également répandue rapidement dans toutes les fermes qui ont connu elles-mêmes une évolution dans leur taille en passant de 3 300 ha à 12 600 ha.

    La recherche sur la reproduction sélective a engendré deux variétés de carpe qui sont connues dans le monde entier – la carpe miroir Nasic et la carpe miroir poljana. La guerre et les changements économiques pendant la première moitié des années 90 ont provoqué une chute considérable dans la production.

    La production de la carpe est basée sur l'utilisation de toute la nourriture disponible et qui est favorisée par la polyculture. Les espèces introduites avec la carpe commune sont les tanches (Tinca tinca), la carpe herbivore (Ctenopharingodon idella), la carpe à grosse tête (Hypophtalmichthys nobilis), la carpe argentée (Hypophtalmichthys molitrix), le poisson-chat européen (Silurus glanis), le brochet (Esox lucius), et le perche-brochet (Stizostedion lucioperca).

    La première ferme de truite en Croatie a été implantée en 1883. La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) introduite en 1894, est devenue, plus tard, la principale espèce cultivée. Après la deuxième guerre mondiale le nombre des exploitations piscicoles a augmenté grâce aux techniques d'alimentation améliorées et aux technologies plus modernes. En 1982, il y avait huit fermes d'élevage extensif de truite, avec une capacité de production de 900 tonnes par an.

    La mariculture inclut la production du poisson et des mollusques dans les eaux marines côtières et au large. La Croatie a un long passé dans l'élevage de la moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis) et l'huître plate européenne (Ostrea edulis), dans la Baie de Malostonski et la Baie de Limski, la pratique de la conchyliculture remonte à plus de mille ans. Les données sur la culture des mollusques ont commencé à être collectées à la fin de l’année 1888.

    La recherche entreprise sur les nouvelles technologies d'élevage du bar européen (Dicentrarchus labrax) et de la dorade royale (Sparus aurata) a commencé à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. Vers la fin des années 60, des instituts de l'État ont lancé des projets de recherche pour développer ces espèces marines fortement rentables, en conséquence, il y a eu plusieurs nouvelles compagnies commerciales produisant les alevins de poissons et pratiquant leur grossissement jusqu’à la taille commerciale dans des cages flottantes. Depuis cette époque, l'innovation marquante a été la possibilité de pouvoir contrôler le frai du bar et de la dorade. Les premiers essais de mariculture intensive en Croatie ont été entamés au début de 1980, les espèces telles que la dorade japonaise (Pagrus major), le sar à museau pointu (Puntazzo puntazzo) et le denté (Dentex dentex) sont mises en élevage mais en faible quantité.
    L'élevage (engraissement) du thon rouge de l'Atlantique (Thunnus thynnus) est récent en Croatie mais il se développe continuellement.
    Ressources humaines

    L’aquaculture d'eau douce a connu une chute dans le nombre total d'employés travaillant aux fermes de salmonidés et de carpe de 644 en 1995 à 606 en 2000. Parmi eux 486 ont travaillé aux fermes de carpe et 120 aux fermes des salmonidés. Depuis lors, l'emploi a augmenté dans les fermes de carpe, mais a chuté dans les fermes des salmonidés. Une partie importante du travail en aquaculture d'eau douce est saisonnière et 11,85 pour cent des ouvriers travaillent à temps partiel.

    En raison de la nature du travail dans les exploitations piscicoles, les ouvriers non qualifiés représentent 33,33 pour cent de la main-d'oeuvre, ceux avec un niveau d'éducation universitaire 5,3 pour cent, et ceux avec un diplôme universitaire ou secondaire représentent 8,25 pour cent. La majeure partie des 53 pour cent restants a une certaine compétence ou une éducation primaire. (Jahutka et Homen, 2001). Il n'y a aucune donnée disponible relative aux employés et à l’emploi en mariculture.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Dans la région continentale de la Croatie, les fermes de carpe fournissent la principale proportion de la production aquacole. En 2004 la surface totale utilisée par les fermes de carpe était de 9 879 ha, ce sont des sociétés d'actions communes du secteur privé et couvrent de grandes zones de production. Au total il existe 26 fermes de carpe.

    Dans les régions montagneuses de la Croatie l'élevage piscicole concerne des espèces d'eau froide (truites d'élevage); la plupart du temps, ces fermes sont des unités familiales. En 2004, la surface totale des fermes de truite était de 135 009 m2 partagée entre 20 fermes.

    Sur la côte adriatique la majorité des fermes sont de petites entreprises, des investissements privés et des entreprises familiales, en 1999, il y avait 43 exploitations piscicoles et 6 écloseries. En plus des fermes piscicoles, il y avait aussi 56 unités d'élevage des mollusques sur la côte adriatique (Dujmušić, 2000).
    Espèces cultivées
    La production des poissons des eaux douces chaudes est représentée par la carpe commune (Cyprinus carpio carpio) (86 pour cent de la production totale d'eau douce), la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus) (0,5 pour cent), la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis) (2,5 pour cent), le poisson-chat européen (Silurus glanis), (1,8 pour cent), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) (0,8 pour cent), le perche-brochet (Stizostedion lucioperca) (0,25 pour cent), le brochet (Esox lucius) (0,15 pour cent) et 4 pour cent de poissons de moindre importance. La production des poissons d'eau douce froide pour la consommation humaine est limitée à une espèce, la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) (4,0 pour cent). La truite brune (Salmo trutta) est également cultivée, mais uniquement pour l'empoissonnement des eaux de pêche à la ligne.

    L'élevage des poissons marins en Croatie consiste principalement en celui du bar européen (Dicentrarchus labrax), avec une production totale de 1 520 tonnes en 2001 et en second lieu vient la dorade royale (Sparus aurata) avec 940 tonnes. La production du denté commun (Dentex dentex) et du sar à museau pointu (Diplodus puntazzo) a débuté tout récemment. La production du thon rouge de l'Atlantique (Thunnus thynnus) est d'une importance particulière, elle est en évolution rapide. La production du thon a débuté en 1996, avec un total de 39 tonnes. En 1999 elle a grimpé jusqu'à 672 tonnes et en 2002 elle a atteint 3 971 tonnes.

    Les espèces de mollusques cultivées sont la moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis), avec une production de 2 870 tonnes en 2001, et l'huître plate européenne (Ostrea edulis) avec une production de 100 tonnes en 2001 (Dujmušić, 2000; FAO 2003).
    Pratiques et systèmes d'élevage
    L'aquaculture de la carpe est traditionnellement entreprise dans de grandes fermes utilisant des étangs, qui couvrent plusieurs centaines ou parfois encore plus d'un millier d'hectares. Les poissons sont souvent récoltés à la fin de l'automne. Depuis les années 90, la production a été orientée vers des cultures plus extensives avec des rendements annuels d'environ 500 kg/ha.

    Pour la production des poissons d'eau froide, on a adopté la culture intensive basée sur un frai contrôlé. Les étangs de truite sont souvent en béton, longs et étroits, et ils sont construits dans les zones où l’eau propre et froide est présente en quantités suffisantes. L'élevage du bar et de la dorade se fait principalement dans des cages côtières, mais les essais d'élevage passent progressivement aux systèmes de cages en mer semi-ouverte. Divers types de cages sont utilisés. Dans les années 80, des cages en bois ont été utilisées, et existent toujours chez certains aquaculteurs. Les fermes modernes emploient le plus souvent des cages en plastique, flexibles et rondes.

    L'engraissement du thon consiste en l'alimentation des poissons capturés et ce, pour améliorer la qualité de la viande. Des populations sauvages de thon (régulièrement des poissons âgés de 2-4 ans) sont utilisées à cette fin: ils sont capturés lors de leur migration avec des filets flottants et sont ensuite mis dans des cages ancrées souvent en mer. Pour avoir une croissance maximale et pour engraisser les poissons dans ces cages, on pratique une alimentation intensive. Cette technologie d'élevage se base sur l'alimentation intensive du thon par de plus petites espèces de poissons pendant une période de six mois. Dans la plupart des cas, on utilise des sardines fraîches comme aliment, mais les harengs, sprat et même les céphalopodes sont aussi utilisés. Dans ce processus d'élevage, les cages sont de grandes structures souvent de 30m à 50m de circonférence, bien que parfois elles atteignent les 150 m, avec une densité de poissons de 2-4 kg/m3.

    La mytiliculture commence par la capture, dans les petites baies productives, des naissains de moules qui, sont plus tard, introduits dans des filets cylindriques creux. Ces moules entrelacées sont accrochées sur des cordages étalés entre des bouées de fixation à une profondeur de 5 m. La fixation des jeunes moules a lieu dans des collecteurs faits de plaques en plastique immergées sur une corde accrochée verticalement dans la colonne d'eau de mer. Certains fermiers utilisent de petits paniers en plastique qui sont immergés dans les unités d'élevage.
    Performance du secteur
    Production
    La guerre et les changements économiques de la première moitié des années 90 ont provoqué une chute significative dans la production. C'est principalement le résultat de la dévastation provoquée par la guerre et l'isolement économique du pays, ainsi que les changements transitoires post-communistes des pays de l'Europe Centrale et de l'Est. Le rendement de l'aquaculture d'eau douce, notamment de la carpe, a été gravement atteint ces dernières années. En même temps, en dépit de toutes les difficultés, la mariculture apparaît en bon état et son rendement est même en augmentation. Durant les 12 dernières années la plus grande production aquacole a eu lieu en 2001 avec 10 166 tonnes et une valeur totale d'environ 32 millions de dollars EU. Les principales espèces produites sont la carpe, la truite, le thon, le bar, la dorade et les moules.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Croatie (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Croatie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    La Croatie ne dispose pas d’un système de marché de gros ou d’un système de vente des poissons ou des autres espèces marines. Le rôle du marché de gros est en partie assumé par des marchés privés de distribution qui achètent les poissons des pêcheurs ou des aquaculteurs et alimentent le réseau des ventes et du commerce. La structure de vente en détail est basée principalement sur les petits magasins privés, néanmoins il existe deux débouchées du commerce en détail. Pour les petites villes côtières ce sont les marchés publiques du poisson où les pêcheurs louent des stands pour un jour ou plus. Pour la région continentale de la Croatie il existe des marchés de poissons, privés où les pêcheurs vendent leurs propres captures en plus du poisson acheté des autres pêcheurs.

    En ce qui concerne la production et la consommation (Dujmušić, 2000), le marché local est sous-développé. Le secteur de la pêche croate est orienté vers l'exportation ce qui a mené le pays à avoir un excédent dans le commerce extérieur pendant plusieurs années. En 2003, selon la chambre croate de l'économie, 22 670 tonnes de poissons et de produits de la pêche ont été exportées. L'exportation des thons a constitué plus de 74 pour cent des exportations totales des poissons. Les marchés d'exportation les plus importants des conserves de poissons en boîte (7 386 tonnes en 2003) sont la Bosnie et la Herzégovine, la Macédoine, la Serbie, le Monténégro et l'Autriche. Les poissons frais et réfrigérés (9 613 tonnes exportés en 2003) ont été exportés vers le Japon et l'Italie. D'autres produits d'exportation incluent les poissons séchés, salés et fumés (2 368 tonnes exportées en 2003), les crustacés et les mollusques (1 145 tonnes en 2003) et les poissons congelés (1 138 tonnes en 2003). Le secteur croate des pêches a pour but une plus grande libéralisation du commerce, principalement avec l'Union Européenne, ainsi que l’augmentation des quotas d'exportation.
    Contribution à l'économie
    En 2003, la valeur totale de la production du secteur de la pêche croate était de 24 millions de dollars EU. La contribution de l'agriculture, compris l’aquaculture et la pêche, au PNB était de 13,8 pour cent en 1993, 9 pour cent en 2002, et 8,7 pour cent en 2003. La pêche contribue avec un total d'environ 0,2-0,3 pour cent au PIB, sa contribution à l'économie nationale est peu importante.

    La consommation des poissons par personne en Croatie est faible 5-9 kg/an ou environ 12 pour cent de la consommation totale des viandes par personne. De cette quantité le poisson d’eau douce ne représente que 0,4-0,5 kg. Il y a une préférence nette pour les poissons marins.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le Ministère de l'agriculture, des forêts et de la gestion de l’eau est responsable de la gestion globale de l'aquaculture et de la pêche, du cadre législatif et économique et des tâches de contrôle législatif afférent. Sous la tutelle du ministère, le Département des pêches et de l'inspection (Department for Fishery and Inspectorate) est responsable de la sélection et de la mise en application des règlements. L'association de la pêche et du traitement des poissons (Association of Fishery and Fish Processing) a été récemment établie avec l'appui de la Chambre croate de l'économie. L'association de la pêche et du traitement des poissons rassemble environ 130 membres qui pratiquent l'élevage, la capture et le traitement des poissons et comporte trois affiliations pour l'aquaculture, la pêche et le traitement des poissons. Les affiliations coordonnent les intérêts de leurs membres auprès des ministères et développent différents moyens de coopération entre les membres. La chambre croate de l'économie favorise, représente et harmonise les intérêts communs de ses membres auprès du gouvernement, évalue les possibilités et les conditions de la croissance économique, établit des relations d'affaires à l'étranger, favorise les affaires, le développement et l'innovation, gère les bases de données de la compagnie, procure de l'éducation, contribue dans les transformations de la compagnie et dans les charges communes importantes pour les activités économiques.
    Règlements en vigueur
    Il y a eu d'importants changements dans le cadre de la normalisation de l'aquaculture et de la pêche en Croatie suite aux changements sociaux et économiques du début des années 90; on essaye toujours de changer et d’harmoniser la loi selon les conditions de l'Union Européenne. Plusieurs mesures d'aide et d’encouragement sont établies pour promouvoir le développement durable de la pêche et de l'aquaculture. En votant une loi sur l'aide de l'État à l'agriculture, à la pêche et à la forêt, l'ancien système d'aide a changé. Les bénéficiaires de l'aide de pêche ont accès à différents types d'appui et d'aide. Entre 1995 jusqu'au début de 2003 et suivant un modèle de stimulation de production, l'aide financière pour la pêche était réglementée par la loi. En plus, il y a le modèle d'investissement en capital, l'appui de l'assurance de production, le droit d'utiliser le diesel bleu, et l'octroi de crédit pour la production d'alevins, des adultes de poissons et des mollusques et des crustacés d'eau douce et d'eau marine. Les producteurs des poissons et des mollusques et des crustacés d'eau douce et marine peuvent bénéficier de ces cinq formes d'aide. Les transformateurs des poissons d'eau marine et d'eau douce peuvent profiter de la stimulation de production et du modèle d'investissement en capital. Toutes les personnes physiques et morales inscrites aux activités de la pêche (ayant un permis pour une pêche commerciale), de l'aquaculture (un permis pour l'aquaculture ou un permis pour reproduire des poissons et d'autres organismes marins) et du traitement (ayant des règles sanitaires et hygiéniques, un document d'enregistrement et enregistrées sur la liste des établissements agrées) sont autorisées à bénéficier de ces aides (Jahutka et al., 2004).
    Recherche appliquée, éducation et formation

    En plus de sa responsabilité de régulateur législatif, le Ministère de l'agriculture, des forêts et la gestion de l'eau appui aussi, sur une base annuelle, les projets d'agriculture, d'aquaculture et de pêche, des forêts et la gestion de l'eau. Le Ministère de la Science, de l'éducation et des sports (Ministry of Science, Education and Sports) octroie des fonds pour la recherche scientifique et l'éducation, ce ministère assure l'aide financière de base (salaires, coûts opérationnels directs) et les moyens financiers pour les projets scientifiques dans le domaine de la pêche, l'agriculture, la physique, la chimie ou d'autres domaines scientifiques.

    Pour certains projets spécifiques le financement est parfois assuré par les ONG ou d’autres ministères, tels que le Ministère de la protection de l'environnement, la planification physique et la construction (Ministry of Environmental Protection, Physical Planning and Construction).

    La recherche scientifique dans le secteur de la pêche est entreprise par différentes institutions. L'un des principaux organismes scientifiques est l’institut Ruđer Bošković (Ruđer Bošković Institute) (Zagreb), où la recherche scientifique dans différents secteurs est effectuée, y compris la mariculture et l'aquaculture. L'institut d'océanographie et des pêches (de Split et Dubrovnik) traite principalement les problèmes se rapportant à la pêche marine et à l'aquaculture.
    La recherche dans le domaine de l'aquaculture et la mariculture est réalisée par plusieurs facultés, (par exemple la Faculté d'Agriculture, la Faculté Vétérinaire, la Faculté de la Science et la Faculté des Etudes Maritimes).

    Les études supérieures dans le domaine de l'aquaculture et de la pêche sont bien développées en Croatie. La pisciculture est l'un des sujets optionnels pour les degrés de BSc dans plusieurs universités. La formation universitaire supérieure, les programmes de MSc et de PhD sont également offerts par plusieurs universités. L'éducation de niveau plus bas dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture est assurée par le lycée agricole.
    Tendances, questions et développement
    Les questions, les tendances et les objectifs du développement de l'aquaculture ont été édités dans les Stratégies pour la Pêche Croate 2002. En ce qui concerne l'aquaculture d'eau douce les principaux objectifs sont définis comme suit :
    • Laisser le marché déterminer l'intensité de la culture de la carpe dans les étangs (dans un système/programme de deux ou trois ans).
    • Bénéficier des avantages écologiques de la culture extensive, particulièrement dans les zones moins productives avec des étangs d’élevage de la carpe.
    • Encourager les activités alternatives dans les fermes de carpe (par exemple les sports nautiques, l’élevage des oiseaux sauvages, la gestion d'hôtels et de restaurants, etc.).
    • Réduire et, dans la mesure du possible, supprimer les taxes sur la gestion et la concession de l'eau en aquaculture pour inciter la compétitivité.
    • Réduire les frais des inspections obligatoires des vétérinaires - sanitaires.
    • Stimuler la production des poissons d'eau douce par des offres et des incitations prometteuses de crédits.
    • Stimuler le développement des fermes piscicoles familiales.
    • Faciliter le développement de nouvelles variétés de poissons cultivés.
    • Moderniser la transformation des poissons et encourager sa croissance.
    • Surveiller les populations des oiseaux prédateurs des poissons qui peuvent endommager les étangs piscicoles.
    • Développer les stratégies de vente, la quête des marchés et promouvoir les poissons d'eau douce et leurs produits.
    • Organiser les chemins de vente et de distribution pendant toute l'année.
    • S'adhérer aux associations internationales et signer les accords intergouvernementaux pour la collaboration et le libre-échange.
    • Employer du personnel fortement qualifié dans la pêche d'eau douce dans tous les principaux endroits afin de mettre en application ces stratégies.
    • Rehausser le degré d'instruction de tous les participants dans la pêche d'eau douce. Adopter les lois et les règlements d'eau douce afin de réaliser ces buts stratégiques.
    Le but stratégique de la mariculture est d'augmenter, dans la prochaine décennie, la production et la variété des poissons cultivés à 10 000 tonnes/an, et des mollusques à 20 000 tonnes/an, tout en améliorant, en même temps, la compétitivité sur le marché européen. Pour atteindre ces buts trois objectifs stratégiques sont définis:

    1. Développer et moderniser le secteur de production de mariculture :
    • Améliorer le rapport entre la mariculture et l'environnement.
    • Moderniser la production des fermes existantes; promouvoir les technologies existantes et introduire d'autres nouvelles.
    • Créer de nouvelles espèces endémiques de valeur commerciale élevée.
    • Investir dans de nouvelles exploitations piscicoles (construction et équipement des fermes); soutenir la production en mer semi-ouverte dans les zones maritimes semi-ouvertes et les technologies d'élevage de thon en mer ouverte.
    • Instaurer de nouvelles fermes à gestion familiale pour la production des poissons marins et des mollusques.
    • Intégrer la mariculture dans le développement rural.
    2. Renforcer l'infrastructure de base:
    • Créer des centres nationaux de reproduction en vue de prévoir une production de poissons d'une capacité totale d'environ 50 millions de fingerlings par an, afin de protéger les espèces indigènes et les populations génétiquement pures.
    • Tracer des programmes spéciaux pour protéger à long terme les larves d'huître plates européennes dans les zones existantes des mollusques et les habitats naturels (la Baie de Malostonski, le delta du fleuve Krka, le lac Prokljansko, le canal Limski, etc.).
    • Encourager l'incorporation des intérêts et la communication entre les aquaculteurs.
    • Organiser et orienter l'infrastructure et l'appui logistique au profit du secteur de la mariculture (développement des études et programmes, des services d'information et des statistiques, etc.).
    • Améliorer les systèmes de circulation de l'information entre les producteurs ainsi qu'entre les producteurs et les consommateurs afin d'éviter la saturation du marché et les fluctuations défavorables des prix.
    3. Soutenir les projets de recherche et de développement orientés vers la diversification des produits (de nouveaux produits et de nouvelles espèces commercialisés localement) et de la production de mariculture:
    • Faire partie des projets prioritaires de l'Union Européenne axés sur la génétique, l'interaction entre la mariculture et l'environnement ainsi que la gestion et l'administration contemporaines des projets de mariculture.
    • Définir la commercialisation et les stratégies promotionnelles.
    • Implanter des centres de commercialisation et de vente aux enchères des poissons frais et d'autres produits de la mer, selon les normes modernes de commercialisation des produits de la pêche.
    • Augmenter la production des mollusques et construire des centres pour le nettoyage, l'ouverture et l'emballage des moules.
    • Créer une attitude positive envers les produits de la mariculture et éviter toute association aux idées telles que «industriel», «super-intensif», «à grande échelle».
    • Promouvoir les produits et la recherche dans de nouvelles formes de distribution des produits de la mariculture (campagnes promotionnelles, foires, expositions, certificats de qualité, étiquetage du produit, etc.).

    Le développement intense d'un secteur de mariculture compatible avec le potentiel naturel du secteur n'a pas été encore réalisé, principalement à cause de l'environnement politique et macro-économique instable dans lequel la mariculture est développée. C'est le même cas pour la production des poissons dans les cages flottantes et la culture en suspension des mollusques et des crustacés dans les systèmes de filières. Le développement de la mariculture consiste en la reproduction contrôlée des espèces indigènes existantes et de celles nouvellement introduites aussi bien de poissons que de mollusques et crustacés où des efforts considérables sont déployés en vue de rendre ces produits concurrentiels sur le marché national et international. Ainsi la réduction des coûts, la qualité améliorée du produit et l'avancement durable des normes écologiques et sanitaires constituent les principales tâches pour un développement ultérieur de la mariculture en Croatie. Il faut renforcer l'infrastructure et la logistique de cet élevage, en plus du soutien systématique de la recherche et du développement de nouveaux projets de mariculture. De cette façon lette dernière pourra fournir au marché des produits de grande valeur, contribuer au développement du commerce et à la croissance économique, et améliorer la vie des communautés rurales et des îles en particulier (Katavić and Vodopija, 2001).

    L'engraissement des thons en cages est en train de gagner du terrain, le développement intensif de l'élevage de thon est en fait le résultat des demandes croissantes du marché japonais, quoiqu'on s'attend à une diminution dans la production à cause des captures limitées des jeunes adultes sur lesquels la production de thon est basée. Il est aussi indispensable de créer les conditions nécessaires pour le développement futur de l'élevage de thon dans les cages flottantes, toute en prêtant une attention particulière aux aspects écologiques d'une telle production. Il y a également un besoin de moderniser la production du bar et de la dorade.
    Références
    Bibliographie
    Croatian Chamber of Economy. 2005. Agriculture, Food Industry and Forestry Department, GIPA, Zagreb, 8 pp.
    Croatian Chamber of Economy. 2005. Croatian Fishery. Agriculture, Food Industry and Forestry Department, GIPA, Zagreb, 28 pp.
    Dujmušić, A. 2000. Croatian fisheries under the surface. Rabus media, Zagreb, 218 pp.
    FAO Fisheries and Aquaculture Information and Statistics Service. 2003. Aquaculture production 2001. Vol. 92/2. Rome.
    Katavić, I. & Vodopija, T. 2001. The possibilities of mariculture development in the Republic of Croatia. Ribarstvo, 59 (2): pp. 71-84.
    Jahutka, I. & Homen, Z. 2001. Fresh water fisheries of the Republic of Croatia in the year 2000. Ribarstvo, 59 (3): pp. 107-120.
    Jahutka, I. & Homen, Z. 2003. Croatian freshwater fishery in 2001 and 2002. Ribarstvo, 61 (3): pp. 121-134.
    Jahutka, I., Mišura, A. & Homen, Z. 2004. State support in fishery. Ribarstvo, 62 (2): pp. 73-79.
    NN 89/02. 2002. Agriculture and fisheries strategy of Croatia. Zagreb, 124 pp.
    Liens utiles
     
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