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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Même si cela n’a pas été de façon continue, l’aquaculture cubaine a commencé à se développer au début de la seconde décennie du XXe siècle avec l’introduction de plusieurs espèces d’eau douce. Au cours des années 1960, son essor s’est accéléré et l’accent a été mis sur les espèces locales des eaux continentales. Ces espèces présentaient cependant, à un niveau encore expérimental, de trop faibles taux de croissance et de trop faibles capacités reproductives pour permettre une exploitation commerciale à grande échelle. Il a alors été nécessaire d’introduire progressivement différentes espèces exotiques pour lesquelles les systèmes d’élevage intensif ont été modernisés technologiquement de façon à satisfaire les besoins et les caractéristiques du pays. Cela a aussi permis de récupérer les eaux de retenue artificielles qui contribuaient déjà au développement du système agroindustriel et qui avaient été créées après les dévastations causées par l’ouragan Flora dans la partie orientale du pays. La culture extensive pratiquée dans les réservoirs d’irrigation a été la première activité à partir de laquelle l’aquaculture continentale s’est structurée. A l’heure actuelle, d’autres systèmes de culture sont en train de se développer à Cuba comme l’élevage semi-intensif dans de petits barrages et étangs, la culture intensive destinée à l’élevage de larves d’espèces commerciales et à l’engraissement d’espèces d’une grande valeur commerciale pour l’export.

    Parallèlement à l’aquaculture en eau douce, Cuba a commencé à développer la culture de crevettes grâce à l’appui technique et financier des organisations internationales comme la FAO et le PNUD et des relations bilatérales avec plusieurs pays. Des niveaux de production commerciale ont désormais été atteints alors que l’aquaculture marine en est encore à une phase expérimentale.

    Au cours des cinq dernières années, la principale contribution à la production aquacole a été celle du secteur de la pêche (ministère de l’Industrie des pêches – MIP) avec 20 000 tonnes de poisson, principalement d’eau douce, comme le tilapia et différentes variétés de carpes. D’autres secteurs productifs y ont contribué comme le ministère de l’Agriculture (MINACRI), le ministère de l’Industrie sucrière (MINAZ) et, au niveau des communautés, le Programme d’agriculture urbaine dans le cadre du Sous-programme de l’aquaculture en eau douce qui a développé un plan de production intéressant pour les petits producteurs. Ces initiatives ont démarré en 1998 avec la production à une échelle familiale qui intègre l’aquaculture à l’élevage d’animaux. Cette expérience s’est avérée intéressante et présente des résultats encourageants. Ces dernières années, la production de crevettes à petite échelle et la mariculture expérimentale ont contribué à la production aquacole à hauteur de 1 500 tonnes. Ces deux activités sont développées par le ministère de l’Industrie des pêches (MIP).
    Historique et aperçu général
    Les premières étapes de l’aquaculture cubaine ont été entreprises au début de la seconde décennie du XXe siècle avec l’introduction de plusieurs espèces comme la carpe commune (Cyprinus carpio), la perche truitée ou blackbass à grande bouche (Micropterus salmoides), le crapet arlequin (Lepomis macrochirus) et la grenouille-taureau américaine (Rana catesbeiana). Malgré ces efforts initiaux, le travail a été discontinu et le véritable Plan de développement de l’aquaculture d’eau douce n’a démarré qu’en 1959. En 1960, la première Station de sélection et de production fut construite à El Cotorro à La Havane. Cette écloserie a alors entrepris un travail de sélection et de reproduction sur différentes espèces. Auparavant, plusieurs études avaient été réalisées sur l’exploitation commerciale d’espèces indigènes des eaux continentales. La conclusion était cependant que cette exploitation n’aurait pas été rentable en raison des faibles taux de reproduction et de croissance de ces espèces. Cela a alors eu pour conséquence l’introduction progressive d’espèces exotiques en mesure de satisfaire les besoins de l’aquaculture cubaine et de profiter des grands volumes d’eau douce artificielle disponibles dans les réservoirs destinés à l’irrigation du système agroindustriel.

    Depuis 1959, l’aquaculture en eau douce comme en eau de mer présente quatre phases de développement:

    Première étape (1959-1979)
    Introduction d’espèces et de technologies, formation des ressources humaines.

    Le ministère de l’Industrie des pêches (MIP) a réalisé une évaluation de la viabilité des espèces indigènes alors que des espèces exotiques d’eau douce étaient introduites. Des technologies étrangères couronnées de succès ont alors été transférées et adaptées à l‘environnement cubain pour développer des systèmes de culture extensive dans des réservoirs. La formation de techniciens aquacoles a également commencé aux niveaux intermédiaires et supérieurs du système éducatif. Enfin, des expériences ont été menées afin d’évaluer la possibilité de développer la mariculture et la culture de crevettes avec le soutien financier et les conseils d’organisations internationales.

    Deuxième étape (1980-1990)
    Investissements croissants dans l’aquaculture d’eau douce, investissement et recherche dans la culture de crevettes jusqu’à une échelle commerciale.

    Grâce à l’assistance et à la collaboration internationale, des investissements importants ont été dirigés en direction de l’aquaculture et de la culture de crevettes alors que la viabilité de la mariculture était évaluée. Ces deux dernières activités ont impliqué des institutions de recherche du ministère de l’Education supérieure (MES).

    Troisième étape (1991-2000)
    Développement des projets d’exploitation de poisson d’eau douce semi-intensive, aménagement des pêches basées sur l’aquaculture dans les barrages, culture commerciale de crevettes.

    Le ministère de l’Industrie des pêches occupe une position fondamentale dans la production aquacole par l’intermédiaire de projets de système extensifs et peu à peu semi-intensifs dans des étangs auxquels ont aussi contribué d’autres secteurs productifs comme le ministère de l’Agriculture (MINACRI) et le ministère de l’Industrie sucrière (MINAZ). Au niveau communautaire, un plan de production destiné aux producteurs à petite échelle démarra également: le Programme d’agriculture urbaine dans le cadre du Sous-programme de l’aquaculture en eau douce. A partir de 1991, l’aquaculture intégrée de la pisciculture avec l’élevage d’autres espèces animales s’est avérée être une solution intéressante pouvant générer de bons résultats.

    La culture de crevettes ligubam du sud (Penaeus schmitti) a également commencé alors à contribuer de façon significative à la production aquacole.

    Quatrième étape (2001-2005)
    Introduction des systèmes d’aménagement dans les barrages, renforcement de l’aquaculture, nouvelle évaluation de la culture de crevettes.

    De nouvelles techniques adaptées aux conditions locales (méthodes chinoises) ainsi qu’une administration appropriée des ressources piscicoles ont permis un aménagement adéquat des pêches basées sur l’aquaculture pour en augmenter l’efficacité. Les activités piscicoles s’en sont trouvées renforcées et la culture de crevettes Penaeus vannamei a repris à une échelle commerciale.

    La production annuelle de l’aquaculture atteignait en moyenne 20 000 tonnes dans le secteur public ces dernières années.
    Ressources humaines
    Les ressources humaines impliquées dans les activités de production et de recherche du secteur aquacole sont présentées dans le Tableau 1.

    Tableau 1: Personnel public travaillant dans le secteur de l’aquaculture par sexe et catégorie d’emploi (MIP, 2004).
    Entités Total H F P D T A O S
    Entités productives
    INDIPES 10 875 8 029 2 987 1 833 864 1 908 328 6 416 1 376
    GEDECAM 1 335 1 030 305 - 139 301 7 792 96
    Mariculture 27 - - - - - - - -
    MIP 6 3 3 - - 5 1 - -
    Sous-total (1) 12 243 9 062 3 295 1 833 1 003 2 214 336 7 208 1 472
    Organismes de recherche
    CEPAM 149 73 30 30 11 46 2 70 20
    CIP 237 126 111 - 18 150 6 30 33
    MIP 5 2 3 - 1 4 - - -
    Sous-total (2) 391 201 144 30 30 200 8 100 53
    Total (1 + 2) 12 634 9 263 3 439 1 863 1 033 2 414 344 7 308 1 525
    Légende: INDIPES: Groupe des entreprises d’aquaculture en eau douce, GEDECAM: Groupe des entreprises de culture de crevettes, CEPAM: Centre de recherche aquacole en eau douce, CIP: Centre de recherche halieutique et maricole, H: hommes, F: femmes, P: pêcheurs, D: dirigeants, O: ouvriers, T: techniciens intermédiaires et supérieurs, S: services, A: personnel administratif.

    Remarque:
    Comme on peut l’observer, la main-d’œuvre totale de l’aquaculture est féminine à 27,25 pour cent. Elle est composée de 19 pour cent de techniciens ayant reçu une formation intermédiaire ou supérieure et de 11 pour cent de travailleurs d’un niveau d’éducation supérieure. Il est également important de souligner qu’il existe un nombre indéterminé de paysans qui se consacrent à l’élevage de poisson d’eau douce et de travailleurs disposant d’une licence leur permettant de produire des poissons d’ornement. Leur nombre total s’élève à environ 2 000 personnes. Le nombre de personnes impliquées dans la mariculture, ventilé par catégorie et par sexe, n’est pas disponible.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Les installations sélectionnant et produisant des alevins ainsi que les réservoirs se trouvent sur tout le territoire.

    Aquaculture en eau douce

    Tableau 2. Infrastructures de l’aquaculture en eau douce
    Type d’installation Nombre Hectares
    Réservoirs 168 111 000
    Microréservoirs 295
    Centres de production d’alevins 26 432
    Exploitations d’engraissement 37 599
    Total - 112 031

    La production de tilapia est réalisée dans de petites structures en ciment destinées à la reproduction et à la croissance des larves alors que les étangs traditionnels sont utilisés dans toutes les exploitations d’alevinage et d’engraissement qui produisent le tilapia et le poisson-chat africain. Les étangs dans lesquels l’élevage des larves et des alevins est réalisé mesurent entre 0,1 et 1 hectare alors que ceux destinés à l’engraissement mesurent en général entre 1 et 5 hectares.

    Le secteur aquacole compte également un centre de recherche et des structures auxiliaires pour l’aquaculture qui comprennent 25 usines de transformation et 115 poissonneries.

    Culture de crevettes

    La culture de crevettes constitue une autre part importante de la production aquacole. Elle est basée sur des systèmes intensifs pour la production de larves et des systèmes semi-intensifs pour la culture jusqu’à une taille commerciale dans des étangs traditionnels.

    Les infrastructures du secteur de la culture de crevette comprennent:
    • 4 exploitations.
    • 1 écloserie pour la production de larves.
    • 1 usine de transformation.

    Penaeus schmitti a été la première espèce exploitée. A l’heure actuelle, quatre exploitations réalisent cette production sur une surface totale couvrant 2 200 hectares. Actuellement, une espèce exotique aux plus grandes potentialités aquacoles (taux de conversion faible, taux de croissance élevé, possibilités de taux de mise en charge plus élevés, etc.) que celles de l’espèce indigène est en cours d’évaluation.

    Mariculture

    Les cultures marines on été développées parallèlement à la culture de crevettes et de façon expérimentale avec l’assistance du Centre de recherche halieutique du MIP.

    Les investissements en matière de développement et les activités se sont pour le moment concentrées dans deux zones. Il s’agit de:
    • La frayère expérimentale à Cabo Cruz (à 100 km environ de Manzanillo).
    • La zone d’engraissement à Niquero (à 70 km de Manzanillo) où des infrastructures de conservation à terre sont disponibles.
    Espèces cultivées
    A Cuba, 35 espèces de poissons, de crustacés, de reptiles et de mollusques sont actuellement produites. Il faut y ajouter 13 projets de recherche visant à étudier l’adaptation et le développement des espèces exotiques introduites récemment. Parmi toutes les espèces cultivées, 16 apportent une contribution significative à la production aquacole commerciale. Les espèces d’eau douce (tilapias et cyprinidés) y contribuent à elles seules à hauteur de 96 pour cent.
    Les cyprinidés et les tilapias sont les principales espèces produites dans l’aquaculture familiale et communautaire. Dans le cas de la culture de crevettes, les deux principales espèces produites sont Penaeus schmitti (indigène) et Penaeus vannamei (exotique). L’élevage de crocodile est principalement réalisé à des fins de conservation de l’espèce alors que les espèces de la mariculture sont encore dans une phase expérimentale.

    Tableau 3. Espèces introduites à Cuba
    Espèce Année d’introduction Pays d’origine Effets socioéconomiques Statut de l’espèce
    Arapaima gigas 1973 Pérou En cours d’étude Confiné
    Hypophthalmichthys nobilis 1966 URSS Bénéfiques Commercial
    Clarias sp. 2000 Malaisie En cours d’étude Pré-commercial
    Colossoma macropomun 1982 Pérou En cours d’étude Recherche
    Colossoma bidens 1982 Pérou En cours d’étude Recherche
    Ctenopharyngodon idella 1966 URSS Bénéfiques Commercial
    Cyprinus carpio 1927 USA Bénéfiques Commercial
    Cyprinus carpio specularis 1927 USA Bénéfiques Commercial
    Cyprinus carpio var hungara 1982 Vietnam Bénéfiques Recherche
    Cyprinus carpio (VAR COI) 1971 Japon Bénéfiques Pré-commercial
    Hypothalmichtys molitrix 1967 URSS Bénéfiques Commercial
    Ictalurus punctatus 1976 Mexique Bénéfiques Commercial
    Ictiobus niger 1982 URSS Discontinus Discontinu
    Ictiobus ciprinellus 1982 URSS Discontinus Discontinu
    Lates niloticus 1983 Ethiopie Discontinus Discontinu
    Micropterus salmoides 1927 USA Bénéfiques Etabli
    Mylopharyngodon piceus 1983 URSS Discontinus Discontinu
    Oreochomis spp. Var roja 1982, 1997 Mexique, Israël Bénéfiques Commercial
    Oreochomis aureus 1967 Mexique Bénéfiques Commercial
    O. hornorum 1976 Mexique Bénéfiques Commercial
    O. niloticus 1982 Panama Bénéfiques Commercial
    O. rendalli 1968 Mexique Bénéfiques Commercial
    O. mosambicus 1968 Mexique Bénéfiques Commercial
    Polyodon spatula 2000 Russie Discontinus Discontinu
    Macrobrachium rosenbergii 1984 Panama Bénéfiques Discontinu
    Crerax quadricarinatus 1996 Equateur Bénéfiques Pré-commercial
    Peneus stylirostris 1985 Equateur Discontinus Discontinu
    Penaeus monodon 1988 Equateur Discontinus Discontinu
    Penaeus vannamei 1985, 2002 Panama Bénéfiques Pré-commercial
    Sciaenops ocellatus 1996 Martinique En cours d’étude Expérimental
    Sparus aurata 1998 Espagne En cours d’étude Expérimental
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Ce chapitre a été réalisé à partir des données et des informations des rapports techniques de la Direction de la règlementation des pêches et des publications du CIP, du CEPAM, du CENPALAB et du MIP.

    L’aquaculture en eau douce est pratiquée à Cuba suivant trois systèmes différents: le système extensif, le système semi-intensif et le système intensif (encore à un stade expérimental).

    Culture extensive
    Le système extensif en eau douce est le plus diffusé à Cuba. Réalisé dans des conditions naturelles, il a pour objectif d’obtenir un faible coût de production dans les barrages et les réservoirs avec la participation des communautés. Il s’efforce d’augmenter l’offre de poisson à la population et à la consommation sociale. Basé sur de faibles densités de mise en charge, c’est le système de culture le plus simple. Il concerne principalement les espèces de tilapias et les carpes chinoises et contribue pour plus de 85 pour cent à la production aquacole totale (10 pour cent de tilapias et le reste de carpes chinoises, en particulier la carpe argentée, la carpe commune et la carpe à grosse tête). Dans ce système, la polyculture (culture de différentes espèces de poisson) est réalisée conjointement pour exploiter les nutriments présents dans l’eau.

    La productivité de ce système est faible. Elle est comprise entre 50 et 225 kg/hectare/an avec quelques exceptions atteignant 600 kg/hectare/an.

    Culture semi-intesive
    Le système semi-intensif peut atteindre des rendements supérieurs à 3 tonnes/hectare/an. Il est pratiqué dans de petits réservoirs (appelés aussi microréservoirs), des étangs traditionnels et des bassins où les tilapias et les carpes chinoises sont cultivés ensemble sous forme de polyculture avec un recours aux engrais. Le poisson est cultivé à des densités de 5 000 à 6 000 alevins/hectare selon les caractéristiques de la pièce d’eau dans laquelle ces derniers sont introduits.

    La culture semi-intensive a été introduite en 1988 et sa productivité est comprise entre 354 et 5 000 kg/hectare/an.

    Le système semi-intensif est aussi utilisé pour la culture de Penaeus schmitti dont les rendements moyens sont compris entre 500 et 800 kg/hectare. Dans certains cas, la production de cette espèce peut atteindre 2 tonnes à l’hectare.

    Culture intensive
    L’objectif commercial des systèmes de culture intensive est d’atteindre de hauts niveaux de productivité ainsi qu’une grande efficacité économique. Des espèces à forte valeur commerciale et destinés à l’exportation sont généralement cultivées dans ces systèmes. La culture intensive est née comme alternative à la culture semi-intensive réalisée dans des étangs traditionnels ou des raceways en ciment. Cette technologie est désormais bien adaptée aux conditions du pays. Les niveaux de productivité les plus élevés ont été atteints aux cours des années 1989 et 1990 avec près de 300 tonnes de poisson-chat principalement élevés dans des raceways dans des conditions expérimentales. A partir de 1999, la production de tilapias a été comprise entre 5 et 10 tonnes/étang.

    En ce qui concerne la culture de crevettes dans des conditions intensives, les rendements des étangs traditionnels d’un hectare, avec l’utilisation d’aérateurs à palles, fluctuent entre 3 et 8 tonnes.
    Performance du secteur
    Production
    La production de la mariculture comme celle de l’aquaculture en eau douce crée de l’emploi et génère des revenus. La production de crevettes est stratégique pour soutenir et financer la culture d’autres espèces qui nécessitent des devises étrangères pour acquérir des aliments pour poisson, des engrais, etc. Les produits de l’aquaculture en eau douce sont commercialisés localement et à des prix accessibles. Ils constituent une part du panier de la ménagère en produits alimentaires de base fourni à la population cubaine. Sur le marché parallèle des poissonneries spécialisées, les produits destinés à l’export sont proposés à des prix plus élevés en devise nationale. L’aquaculture marine est encore dans sa phase expérimentale et ses produits ne sont pas commercialisés pour le moment.

    Tableau 4. Production totale de l’aquaculture cubaine
    Espèce 2003 (tonnes) 2004 (tonnes)
    Total eau douce MIP (1) 19 520 24 540
    Carpe herbivore 1 690 4 700
    Carpe commune 447 470
    Carpe argentée 13 133 14 994
    Tilapia 3 342 3 207
    Omble de fontaine - 200
    Poisson-chat « clarias » 908 0 969
    * Autres espèces fluviales (2) 6 289 8 839
    * Aquaculture, autres agences (3) 8 828 9 732
    Total eau douce ( 1+2+3) 28 348 34 272
    Culture de crevettes 1 600 830
    Aquaculture totale 29 948 35 102
    (Données du Bulletin de la Direction de la planification du ministère de l’Industrie des pêches, janvier 2004).

    Tableau 5. Production totale d’alevins
    Production totale d’alevins dans les stations aquacoles en eau douce
    2003 2004
    223 millions 226 millions
    (Données du Bulletin de la Direction de la planification du ministère de l’Industrie des pêches, janvier 2004).

    Remarque: La production de post-larves de crevette était inférieure à celle des années précédentes en raison du remplacement de Penaeus schmitti par Penaeus vannamei.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Cuba (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Cuba (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Marché des poissons d’eau douce

    Ce marché fait référence à la production d’Etat par le ministère de l’Industrie des pêches dans le réseau public de commercialisation nationale et internationale qui inclut le cycle de production et de commercialisation.

    Les semences et les poissons de différentes espèces ont été exportés ponctuellement et leurs volumes n’ont pas été significatifs dans les exportations cubaines. Ces dernières sont principalement constituées par la production de l’aquaculture industrielle issue des exploitations d’engraissement en étang.

    Tableau 6. Marché des exportations par type de présentation des espèces d’eau douce
    Marché des exportations des poissons d’eau douce 2004
    Type de présentation tonnes Valeur en dollars EU/tonnes Total (Millions de dollars EU)
    Tilapia entier 75,1 948 71,2
    Tilapia rouge 58,3 1 394 81,2
    Tanche congelée 130,9 900 117,9
    Total 264,3 - 270,3
    (Données du Bulletin de la Direction de la planification du ministère de l’Industrie des pêches, janvier 2004).

    Tableau 7. Marché domestique des espèces de poissons et destination
    Distribution de la production 2004
    Distribution/secteur real
    Total 11 436
    Population 7 065
    Organismes 3 080
    Education 842
    Santé 367
    Poissonneries 1 291
    (Données du Bulletin de la Direction de la planification du ministère de l’Industrie des pêches, janvier 2004 et du Groupe industriel INDIPES).

    La production de l’aquaculture pour le marché domestique est principalement composée de captures de poissons dans les réservoirs et les microréservoirs des systèmes semi-intensifs et intensifs.

    Marché de la crevette de culture

    Les exportations de crevettes ligubam du sud (Penaeus schmitti) se sont poursuivies jusqu’en 2003. Cette espèce était principalement exportée congelée vers les marchés européens (environ 60 pour cent vers l’Espagne, la France et l’Italie). Cuba en exportait aussi vers le marché canadien ainsi que vers les marchés asiatiques, caribéens et sud-américains.

    Remarque: les références sont relatives à l’année 2003 car les exploitations cultivant Penaeus vannamei ont pratiquement été fermées en 2004 en raison de leur reconditionnement technologique.

    Tableau 8. Marché des exportations de crevettes cultivées par type de présentation 2003–2004
    Marché des exportations de crevettes 2003/2004
    Type de présentation tonnes Valeur (US$/tonnes) Total (Millions de US$)
    - 2003 2004 2003 2004 2003 2004
    Crevettes entières 347,4 - 3 527 - 1 225,3 -
    Queues de crevettes 46,8 - 3 698 - 172,9 -
    Crevettes coupées 48,2 - 2 963 - 142,6 -
    Queues de crevettes pelées sous vide 32,1 9,7 7 197 6 897 230,9 66,8
    Total 444,5 9,7 - 6 897 1 773,6 66,8
    (Données du Bulletin de la Direction de la planification du ministère de l’Industrie des pêches, janvier 2004).
    Contribution à l'économie
    Le pays compte trois régions montagneuses. Celles-ci couvrent le territoire de huit provinces mais seulement 7 pour cent des bassins hydriques se trouvent dans ces zones. Il est donc compréhensible que la distribution de poisson ait à parcourir de longues distances pour rejoindre ses lieux de commercialisation. La priorité a donc été donnée à l’intensification de l’aquaculture dans ces huit provinces, principalement par la mise en place de l’aquaculture intégrée. Cela exige la création d’infrastructures adéquates sous la forme d’étangs rustiques permettant l’intégration de la culture de poisson d’eau douce avec des activités agricoles et d’élevage animal.

    Après avoir évalué le potentiel de développement de l’aquaculture intégrée, les fermiers locaux ainsi que les populations rurales et suburbaines ont été formés et encouragés à cette forme d’activité dénommée « Aquaculture familiale ». En 1992, différentes organisations gouvernementales ont lancé la promotion de l’aquaculture dans des pièces d’eau dont elles étaient responsables. Elles ont encouragé des pratiques aquacoles extensives et semi-intensives destinées à l’autoconsommation. Les producteurs organisés en coopératives visent à assurer leur propre sécurité alimentaire grâce à une meilleure utilisation des espaces disponibles et à un recyclage des déchets. La production totale dans les régions montagneuses précédemment évoquées a atteint environ 1 700 tonnes de poisson par an.

    L’aquaculture pratiquée sous la forme d’élevage de poisson d’eau douce et de culture de crevettes marines a créé des emplois qui ne sont pas rémunérés uniquement par l’Etat mais rapportent aussi des revenus supplémentaires (en devises nationale et étrangères) quand la production dépasse les objectifs fixés par les plans économiques.

    Le poisson produit dans les conditions décrites précédemment est distribué comme suit: une part est fournie à la population locale et une autre est attribuée aux organisations gouvernementales chargées de la distribution alimentaire aux réfectoires ouvriers, aux programmes sociaux et au secteur de la santé (hôpitaux, etc.). On compte également plusieurs plans nationaux de distribution du poisson aux secteurs sociaux en tant que contribution à la protection sociale.

    L’aquaculture constitue une importante source d’emploi dans les zones rurales où se trouvent la plupart des infrastructures. On estime à plus de 80 pour cent les emplois de ce secteur occupés par des travailleurs venant des zones rurales et suburbaines.

    En conclusion, la production de l’aquaculture est distribuée au niveau national sous la forme d’aliments de base par les programmes sociaux et le marché parallèle.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le ministère de l’Industrie des pêches est l’organisation chargée de mener, de mettre en œuvre et de contrôler les politiques de l’Etat. Le gouvernement oriente aussi de façon méthodique la recherche ainsi que la conservation, la culture, la transformation et la commercialisation des ressources en poisson dans le cadre des activités scientifiques et des technologies innovatrices mises en place par les groupes industriels impliqués dans l’aquaculture.

    Les activités mentionnées précédemment sont de la responsabilité des différents sous-secrétariats en relation avec les différentes directions du MIP comme celle des pêches et de l’aquaculture, celle de la réglementation des pêches et d’autres qui interviennent sur les questions économiques et les ressources humaines.
    Règlements en vigueur
    Le cadre institutionnel au sein duquel l’aquaculture est englobée est le ministère de l’Industrie des pêches (MIP) dont les responsabilités sont assumées par la Direction des pêches et de l’aquaculture et la Direction de la réglementation des pêches en charge des règlements et des activités scientifiques.
    On compte également deux groupes industriels en charge du règlement de l’activité productive: l’INDIPES (culture de poisson d’eau douce) et le GEDECAM (culture de crevette). On compte enfin un Groupe de négociation au sein du MIP qui est responsable de la coordination et de la mise en place des cultures marines.

    Aquaculture en eau douce

    Le Groupe industriel INDIPES est formé de vingt entreprises associées impliquées dans la culture, la capture et la transformation d’espèces d’eau douce, dans les processus industriels de congélation et de conditionnement en boîte ainsi que dans la commercialisation sur le marché domestique de ces productions.

    Dans le but d’occuper une position leader sur le marché, ce groupe travaille à la spécialisation de chaque segment du marché et à la recherche de nouveaux marchés. Il vise aussi à garantir la fourniture de produits piscicoles à la population et aux différents organismes ainsi qu’à augmenter les ventes sur le marché domestiques en devises étrangères en optimisant:
    • Les captures et la transformation industrielle des produits de l’aquaculture intensive.
    • Le développement de la culture intensive des espèces suivantes: tilapia rouge et poisson-chat (Clarias spp.).
    • La transformation industrielle de plus de 91 pour cent des produits de capture.
    • L’augmentation de la production destinée à la vente dans le secteur touristique ainsi qu’au marché en devises étrangères et aux organismes chargés de l’amélioration des niveaux de nutrition.

    Culture de crevettes

    La culture de crevettes est organisée au sein du Groupe industriel GEDECAM dont les principaux objectifs sont:
    • La production efficace de crevettes destinée aux marchés étrangers.
    • Le développement des compétences en matière de cultures semi-intensives et intensives.
    • Le développement du transfert technologique pour la culture de Penaeus vannamei.
    • Atteindre une qualité appropriée des récoltes.

    Mariculture

    La mariculture est encore dans une phase expérimentale. Son développement est réalisé par un Groupe de négociation au sein du MIP. La mission de ce groupe consiste à analyser et à introduire les technologies jugées appropriées pour les conditions du pays.

    Lors de cette phase initiale, la mariculture est réalisée dans deux provinces cubaines: Granma, à l’est du pays, et Manzanillo où un centre expérimental se trouve dans la zone de Cabo Cruz. Le Groupe de négociation se trouve à La Havane.

    Afin de garantir l’accomplissement des activités du ministère de l’Industrie des pêches, plusieurs instruments juridiques, techniques, administratifs et de contrôle sont appliqués. Il s’agit:
    • Du Décret-loi n° 164 « Règlement de la pêche ».
    • Des Règlementations complémentaires.
    • De la Législation environnementale établie par le ministère des Sciences, de la technologie et de l’environnement.
    • Des Licences environnementales.
    • Des Indicateurs environnementaux.
    • Des Evaluations de l’impact environnemental.
    • Des Espaces marins protégés.

    Objectifs de ces principaux instruments législatifs:

    1. Décret-loi n° 164 « Règlement de la pêche ». Ce décret-loi est l’instrument juridique le plus important pour la réglementation des ressources piscicoles et la préservation de l’environnement. Le « Règlement de la pêche » a été approuvé en 1996.

    2. Règlementations complémentaires. Il s’agit de mesures réglementaires ayant un caractère juridique. Fruits d’une résolution ministérielle qui complète le Décret-loi n° 164, elles rendent ce dernier fonctionnel. Ces règlementations concernent par exemple les interdictions de pêche, les tailles minima, l’interdiction de capturer des espèces potentiellement toxiques, les zones soumises à une utilisation particulière et à des régimes de protection, les règlementations sanitaires des processus industriels de transformation des produits piscicoles, etc.

    3. Législation environnementale établie par le ministère des Sciences, de la technologie et de l’environnement. Il s’agit de la Loi n° 81 sur l’environnement et de l’ensemble des règlementations juridiques en vigueur sous l’autorité du CITMA. Elles sont obligatoires pour tous les Organismes de l’administration du gouvernement central (OACE).

    4. Licences environnementales. Comme établi par la Loi n° 81 sur l’environnement, les licences environnementales sont des documents officiels qui, sans porter atteinte aux licences, aux permis et aux autorisations en accord avec la législation en vigueur délivrés par d’autres organismes, sont émis par le ministère des Sciences, de la technologie et de l’environnement pour exercer le juste contrôle et renforcer la réglementation environnementale existante autorisant l’exécution d’une action ou d’une activité. Il est important de s’assurer que toute construction ou activité susceptible d’affecter l’environnement a bien obtenu la licence environnementale et remplit toutes les conditions et exigences établies dans celle-ci.

    Pour obtenir davantage d’informations sur la législation en vigueur dans le secteur de l’aquaculture à Cuba, veuillez cliquer sur le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture – Cuba
    Recherche appliquée, éducation et formation
    L’aquaculture est règlementée par l’Etat par l’intermédiaire du ministère de l’Industrie des pêches (MIP) qui oriente et soutient toutes les activités qui lui sont liées, que celles-ci soient entreprises par des organisations du secteur privé ou bien par des coopératives.

    La Direction de la règlementation des pêches du MIP est responsable de la direction et du contrôle de toutes les politiques de recherche du secteur halieutique et aquacole tandis que la Direction des pêches et de l’aquaculture oriente les stratégies de ces activités en étant responsable de l’introduction et du contrôle des nouvelles technologies. Le groupe industriel qui lui correspond doit quant à lui mettre en œuvre les pratiques de production et sert de lien entre les entités impliquées.

    Réseau des unités scientifiques et technologiques

    A l’heure actuelle, le MIP compte deux unités principales responsables du développement de la recherche sur les nouvelles technologies ainsi que de la diffusion et de la généralisation des nouvelles pratiques au moyen des mécanismes existants. Ces deux unités sont:
    • Une unité de recherche et développement: le Centre de recherche halieutique (CIP). Son mandat comprend la recherche et les innovations technologiques en relation avec la pêche, le développement de nouveaux produits halieutiques, la recherche et l’adaptation de nouvelles technologies pour la production de crevettes et la mariculture ainsi que l’information technique.
    • Une unité de recherche et production: le Centre de formation aquacole de Mampostón (CEPAM). Il s’agit d’un centre qui fonctionne en circuit fermé et se concentre sur la recherche en matière d’aquaculture en eau douce, le développement, la production et la formation à tous les niveaux.

    Jusqu’en 2001, le Secteur développement et recherche du Centre des projets et technologies nautiques (CEPRONA) était une entité exclusivement dévolue à l’innovation technologique au niveau national. Il était spécialisé dans la construction navale, la maintenance et les activités portuaires. Il était de ce fait chargé de la conception des bateaux pour le secteur aquatique. En 2002, il a été intégré au Groupe industriel ARGUSI.

    Au total, Cuba compte sept institutions qui se consacrent à la recherche en aquaculture et aux thèmes qui lui sont liés.
    Tendances, questions et développement
    La pêche n’a pas augmenté ces dernières années dans la zone économique cubaine et le pays n’a pas développé les captures en haute mer de sa flottille car ces activités sont devenues trop chères et ne proposent pas de nouvelles zones de pêche.

    Cette situation et ces raisons expliquent l’intérêt porté aux tentatives d’augmentation des niveaux de production de la pisciculture et de la culture de crustacés. L’aquaculture est dès lors devenue l’option privilégiée pour le futur.

    Cuba dispose d’infrastructures suffisantes et d’un personnel qualifié qui lui permettent de développer l’aquaculture en eau douce et la culture de crevettes, les deux prémisses fondamentales pour le travail futur. L’aquaculture en eau douce est orientée de façon à satisfaire totalement la demande domestique alors que la culture de crevettes constitue une voie favorable pour augmenter les revenus en devises étrangères grâce aux exportations.

    Les efforts de l’aquaculture en eau douce se sont concentrés sur l’empoissonnement et la capture dans des réservoirs de taille moyenne et de grande taille qui représentent 90 pour cent de la production nationale totale.

    Tableau 9. Production au cours des différentes étapes de l’aquaculture dans des pièces d’eau douce
    Paramètres/années 1981−1994 1995−2004
    Production (tonnes) 147 146 225 050
    Remarque: entre 1995 et 2002, la production annuelle moyenne était estimée à 20 000 tonnes. Au cours de cette période, la distinction entre le secteur de la pêche et celui de l’aquaculture est floue pour deux années. Ce résultat est largement inférieur à la moyenne des années 2003 et 2004.

    Le Tableau 9 présente une production annuelle estimée à 22 500 tonnes au cours de la période la plus récente alors qu’elle était de 10 500 tonnes au cours de la période précédente. La production annuelle a donc doublé au cours des dix dernières années.

    Même si la production a été affectée par la sécheresse au cours des deux dernières années (surtout en 2004), on observe une augmentation de l’ordre de 15 pour cent par rapport à l’année précédente.

    Cette augmentation de la production s’explique par une amélioration des pratiques adoptées en matière d’empoissonnement et de gestion de l’alimentation, par exemple avec des aliments alternatifs qui contribuent à la qualité des alevins. La pêche mieux organisée dans les réservoirs et le recours à des engins de pêche plus efficaces ont également permis d’améliorer les systèmes de culture et de concentrer davantage de poissons dans des volumes d’eau inférieurs.

    Afin d’obtenir une augmentation de la production au cours des prochaines années, la tendance en matière de développement est orientée vers:
    • Une optimisation des cultures intensives grâce à une organisation intégrale des captures et de l’empoissonnement d’alevins dans les réservoirs de taille moyenne et de grande taille.
    • Un recours à des produits alimentaires locaux alternatifs pour les cultures semi-intensives permettant d’augmenter leur intégration avec l’agriculture et l’élevage animal.
    • Une intégration des coopératives agricoles disposant de réservoirs sur leurs terres ou en mesure de construire des étangs pour l’aquaculture familiale.
    • Un recours à des granulés alimentaires seulement pour les larves et les alevins de façon à baisser les coûts de production. Sinon, l’utilisation de ces granulés ne devrait être réservée qu’à la production d’espèces à forte valeur commerciale destinées à l’export et aux marchés frontaliers pour rentabiliser cette activité.
    • Une intensification des cultures de tilapias, de crevettes et de poissons-chats.

    L’ensemble forme un système intégré du point de vue scientifique, technologique et environnemental pour développer une production durable et soutenable.
    Les prévisions indiquent une augmentation annuelle de plus de 8 pour cent de l’aquaculture en eau douce à l’horizon 2010 ainsi que l’assimilation des technologies destinées à la culture de l’espèce importée Penaeus vannamei dont la croissance pourrait atteindre 30 pour cent en 2010.
    Références
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    MIP. 2000. Informe de cumplimiento Objetivos del 2000 del Ministerio de la Industria Pesquera. (en espagnol)
    MIP. 2000. Procedimientos Operacionales de Trabajo (POT), para el cultivo del pez gato africano. (en espagnol)
    MIP. 2000. Manual de Operaciones de trabajo para el cultivo extensivo de peces. (en espagnol)
    MIP. 2000. Manual de Operaciones de trabajo para el cultivo semi–intensivo de peces en estanques de tierra. (en espagnol)
    MIP. 2000. Manual de operaciones de trabajo para el cultivo intensivo de peces. (en espagnol)
    MIP. 2004. Boletín Técnico Dirección de Organización y perfeccionamiento empresarial. (en espagnol)
    MIP. 2005. Proyección Estratégica del Ministerio de la Industria Pesquera 2005–2010. (en espagnol)
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