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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L’aquaculture d’eau douce est une partie importante et intégrale du secteur de l’agriculture de la République tchèque. C’est surtout la pisciculture en étang qui est pratiquée comme forme traditionnelle d’aquaculture et c’est là que se trouve l’expertise. La pisciculture en étang a de profondes racines historiques et c’est un héritage national qui devrait être encouragé. Les systèmes d’étangs tchèques jouent aussi un rôle fondamental dans la gestion des paysages aquatiques par exemple de rétention d’eau et de contrôle des inondations, et dans la préservation et la protection de la biodiversité. Les étangs ont aussi une importante fonction sociale, culturelle et de récréation qui contribue au développement durable non seulement dans la région même, mais aussi dans les régions voisines. La production aquacole de la République tchèque est généralement caractérisée par de la pisciculture extensive et semi intensive en étang. La superficie disponible est de 520 000 ha dont 41 000 ha sont utilisés pour la production de poisson. Les productions varient de 200 à 800 kg/ha, la production moyenne étant d’environ 450 kg/ha. La récolte moyenne des étangs dépend de nombreux facteurs tels que la gestion, l’altitude, etc. et varie de 150 kg/ha dans les étangs extensifs d’altitude à plus d’une tonne par ha à basse altitude. La production annuelle de poisson varie actuellement entre 19 000 et 20 000 tonnes. La carpe commune est l’espèce dominante (88 pour cent). Les autres espèces produites comprennent la carpe herbivore, la carpe argentée, la tanche, le corégone, des prédateurs comme le brochet, le sandre, le silure glane, la perche et des salmonidés comme la truite. Récemment, des poissons ornementaux (carpe koi, poisson rouge, poisson d’étang de jardin et poissons tropicaux d’aquarium) ont également commencé à jouer un rôle très important dans la production totale de l’aquaculture de la République tchèque même si ces données ne sont pas inclues dans les statistiques officielles. Sur la base des données de production, la République tchèque est le quatrième plus grand producteur et exportateur au monde de poissons d’eau douce ornementaux et d’aquarium.

    La production de carpes tend à stagner. Son image sur le marché est très basse et elle n’attire pas les jeunes consommateurs. Le secteur est aussi vulnérable aux importations de poisson meilleur marché des pays européens voisins et du Sud-est asiatique. Le développement futur de la production aquacole tchèque devrait se concentrer sur le renforcement du marché intérieur, sur la diversification de ses produits et sur le soutien aux produits biologiques et avec un label écologique. Beaucoup d’étangs piscicoles sont en mauvais état et requièrent de gros investissements. L’introduction de systèmes de recyclage intensifs et d’investissements pour la modernisation des usines de transformation est recommandée. Il faudrait aussi se tourner vers la production de poisson ordinaire pour l’empoissonnement et le réempoissonnement. Les étangs de pêche présentent de nouvelles possibilités pour l’agrotourisme en équilibre avec l’environnement.
    Historique et aperçu général
    Des étangs piscicoles sont mentionnés en République tchèque dans des documents des Xe et Xie siècles. Cependant, la récolte annuelle de ces étangs était très faible (10-20 kg/ha) et elle était récoltée seulement une fois tous les quatre à six ans. A la fin du XIVe siècle il y avait déjà 75 000 ha d’étangs produisant environ 2 250 tonnes. Au tournant des XVIe et XVIIe siècles, la superficie des étangs avait atteint 180 000 ha et l’on en récoltait plus de 5 000 tonnes de poisson. Les technologies d’élevage étaient relativement avancées à cette époque. Ensuite, un déclin s’amorça à cause des guerres fréquentes et du rapide développement de l’agriculture. De nombreux étangs furent drainés, asséchés et convertis en champs. Au début des années 1930, la superficie des étangs atteignait environ 45 000 ha avec un rendement de 3 700 tonnes. La production a augmenté au cours des dernières années pour atteindre entre 17 000 et 20 000 tonnes aujourd’hui.

    Les salmonidés sont intensément cultivés dans des systèmes à circulation d’eau (raceways), des canaux, des étangs traditionnels et des cages. Ils contribuent cependant relativement peu à la production totale. En moyenne, entre 600 et 700 tonnes de truites arc-en-ciel et d’ombles de fontaine sont produites annuellement. Plusieurs exploitations intensives utilisent des rejets réchauffés et des systèmes à recirculation. De plus, la production de poisson ordinaire destiné à la pêche sportive ainsi que la production de poissons d’ornement et d’aquarium sont réalisées de façon très efficace afin de satisfaire la forte demande du marché.
    Ressources humaines
    Actuellement, 2 600 personnes sont employées à plein temps dans le secteur aquacole. La majorité d’entre elles possède une éducation appropriée en pêche, de niveau secondaire (enseignement général et professionnel) et/ou universitaire. Du personnel temporaire est généralement recruté lors des vidanges d’étangs et leur nombre ne dépasse pas quelques centaines par an.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    On trouve des étangs piscicoles dans toutes les régions de la République tchèque, excepté au nord de la Bohême. On compte 25 compagnies qui produisent principalement de la carpe commune et, dans une bien moindre proportion, des espèces herbivores comme la tanche, le brochet, le sandre et le silure glane. La surface des étangs varie entre 143 ha et 7 428 ha. La production totale varie entre 100 kg et 2 872 kg. Les plus grandes compagnies piscicoles tchèques se trouvent en Bohême du Sud, là où se concentre plus de 70 pour cent de la surface totale des étangs. Quatre compagnies de production (Rybarstvi Trebon a.s., Rybnikarstvi Hluboka a.s., Rybarstvi Tabor a.s. et Ceske rybarstvi s.r.o.) se sont regroupées pour former le Groupe piscicole Trebon et se partagent 35 pour cent de la production de carpes tchèque. Entre 25 et 30 pour cent de la carpiculture utilisent l’alimentation active. La grande majorité de la production de carpes dépend de l’alimentation naturelle (zooplancton et faune benthique). Le froment et l’orge sont les aliments de base, tandis que les mélanges granulés ne représentent que 10 pour cent des aliments distribués dans les étangs. Récemment, le recours à la fumure organique a été limité suite à la présence d’une énorme eutrophisation (proliférations d’algues causées par de hautes concentrations en éléments nutritifs). Maintenant, la fumure organique n’est appliquée qu’en très faibles quantités et de la chaux est principalement utilisée pour en éviter les effets négatifs.

    La truiticulture se pratique généralement en canaux et étangs, traditionnels ou en ciment, avec libre circulation de l’eau. Ces fermes se trouvent à de plus hautes altitudes. La pisciculture en rejets d’eau chaude est peu répandue. Elle produit environ la moitié de la production de silure glane (30 tonnes) et une certaine quantité de tilapia et de poisson-chat africain (entre 10 et 30 tonnes au total).
    Espèces cultivées
    la polyculture est l’un des aspects importants de la pisciculture en République tchèque. La carpe commune est l’espèce dominante et représente près de 90 pour cent de la production aquacole totale. Les autres espèces produites en étangs sont les carpes chinoises (carpe herbivore, Ctenopharyngodon idellus, carpe à grosse tête, Hypophthalmichthys nobilis et carpe argentée, Hypophthalmichthys molitrix), des poissons traditionnels (tanche, corégonidés) et des espèces prédatrices (brochet, sandre, silure glane et perche). La truite arc-en-ciel est également cultivée comme espèce principale dans quelques étangs d’altitude avec en plus des carpes. La majorité des exploitations élevant des truites produisent de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), mais l’on y élève également l’omble de fontaine, la truite de met et l’ombre commun, principalement en vue d’empoissonner les eaux destinées à la pêche sportive.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    La pisciculture en étangs est la technologie aquacole dominante en République tchèque. Elle est responsable de plus de 95 pour cent de la production aquacole totale. Les espèces piscicoles de salmonidés sont produites à des altitudes plus élevées, dans des canaux et des étangs, traditionnels ou en ciment. La contribution des poissons produits dans des systèmes intensifs, en eau chaude et par recyclage, est négligeable.
    Performance du secteur
    Production
    L’Association tchèque des exploitants piscicoles (2004) mentionne pour 2004 une production totale de 16 503 tonnes, mais l’on estime qu’elle est d’environ 20 pour cent supérieure

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au République tchèque (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au République tchèque (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Le poisson vivant est le produit le plus important de l’aquaculture tchèque, en particulier la carpe qui est un plat tchèque traditionnel. La majorité est vendue vivante sur le marché intérieur et/ou exportée. La plupart des ventes de poisson d’eau douce vivant et de poisson transformé sont réalisées par des compagnies subsidiaires. Les ventes doivent se faire selon toutes les règles d’hygiène et vétérinaires en vigueur. Comme les consommateurs achètent la carpe comme plat traditionnel de Noël, les autres produits ne constituent pas vraiment une concurrence. Le marché intérieur est principalement formé de chaînes de supermarchés et de restaurants. Depuis 1990, la quantité de poisson vivant vendu sur le marché local a fluctué entre 8 000 et 9 000 tonnes, avec un maximum de 9 900 tonnes en 1992 et un minimum de 7 500 tonnes en 1998. La carpe tchèque est réputée sur le marché intérieur comme sur celui de l’exportation. Il s’agit en effet d’un produit de qualité obtenu grâce à une grande proportion d’aliments naturels, à une production extensive et au maintien du poisson récolté dans des étangs de stockage à grand débit d’eau. La plupart des poissons sont vendus (2-3 kg) au moment de Noël et de Pâques. Des quantités de plus en plus grandes de carpe transformée sont actuellement proposées sur le marché intérieur.

    ] transformation est réalisée dans 14 usines. On compte également plus ou moins 25 usines d’une taille plus réduite qui ne travaillent à pleine capacité qu’en décembre pour répondre à la demande au cours de la période de Noël. Ces produits comprennent du poisson congelé, réfrigéré, fumé et mariné. La proportion du poisson transformé, exporté et vendu localement s’élève à 8-10 pour cent. Outre la transformation de poisson d’eau douce, ces usines transforment également du poisson marin. La tendance est orientée vers une consommation élevée de poisson transformé. Cela a pour conséquence des problèmes d’ordre technologique et une profitabilité réduite pour les usines de transformation. La compétition entre les chaînes de supermarchés complique aussi la situation.

    La République tchèque est le plus grand exportateur de carpe en Europe. De 40 à 50 pour cent des exportations vont vers le marché allemand et 20 pour cent vers le marché slovaque. Environ la moitié de la production piscicole est consommée dans le pays. Le poisson tchèque transformé est exporté en petites quantités parce que peu d’usines de transformation principales satisfont les normes de l’Union européenne. La marque de fabrique "Czech Carp" (carpe tchèque) a été développée pour soutenir le marché de cette espèce.
    Contribution à l'économie
    Le rôle des pêches dans l’économie nationale tchèque est assez marginal. Cependant, en raison de l’histoire nationale, de la tradition et de divers aspects environnementaux, les pêches jouissent d’une assez bonne réputation dans le pays. La pisciculture à basse altitude et la truiticulture à des altitudes plus élevées jouent un rôle social important en maintenant les populations locales dans leur environnement d’origine. Cela n’a cependant pas d’importance particulière actuellement.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le ministère de l’Agriculture et de la nutrition est chargé du contrôle administratif de l’aquaculture selon le schéma de responsabilités suivant : ministère d’Agriculture → secrétaire d’Etat→ section Produits de base → section des Produits de base agricoles → division des Produits de base animaux → département des Pêches, de la chasse et de l’apiculture.
    Règlements en vigueur
    La législation aquacole est la suivante:
    • Loi sur l’environnement n° 17/1992.
    • Loi sur la nature et la protection du paysage n° 114/1992.
    • Loi sur l’agriculture n° 252/1997 (création des conditions pour la maintien du potentiel de production par support indirect et direct, programmes d’aide et création de conditions pour la stabilisation des prix sur le marché avec les commodités agricoles).
    • Loi sur l’hygiène animale n° 166/1999.
    • Loi sur l’import-export n° 62/2000 (contrôle de licence et protection d’une augmentation des importations).
    • Loi sur les certificat relatifs à la reproduction animale n° 154/2000.
    • Loi sur les produits alimentaires n° 306/2000.
    • Loi sur le bien-être animal n° 246/2001 (y compris règles d’abattage).
    • Loi sur l’eau n° 254/2001.
    • Loi sur la chasse n° 449/2001.
    • Loi sur les pêches n° 99/2004.
    • Acte relatif aux fonds agricoles n° 13/1994.
    • Acte relatif aux produits alimentaires et le tabac n° 327/1997 (concernant les poissons, les animaux aquatiques et leurs produits).
    • Acte relatif à la fonction de garde pêche n° 189/2000.
    • Acte relatif aux pratiques appropriées, la distribution et les conditions de la production de médicament n° 296/2000 ((y compris aliments médicamentés).
    • Acte relatif à la reproduction animale commerciale n° 471/2000.
    • Acte relatif aux certificats en matière en étang n° 296/2001.
    • Acte relatif à l’étiquetage et aux certifications d’origine pour les chevaux, les porcs et les gibier dans les fermes d’élevage ainsi que pour les volailles, les poissons et les abeilles n° 357/2001.
    • Acte relatif sur le contrôle et la fréquence des quantités et de la qualité des eaux n° 20/2002.
    • Acte sur les paramètres et la charge de pollution acceptable des eaux en surface et des eaux usées n° 61/2003.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Le principal institut de recherche du gouvernement en aquaculture est l’Institut de recherche en pisciculture et hydrobiologie de Vodnany (Université de Bohême du Sud Ceske Budejovice) qui a été fondé en 1921. Les activités de cet institut se concentrent sur la recherche fondamentale et appliquée sur la pêche et la reproduction des poissons. Il dispose d’une banque de gènes vivants. Au total, 45 personnes sont employées dans trois départements de recherche (Génétique et reproduction des poissons, Aquaculture et hydrobiologie, Toxicologie et maladies des poissons). Les infrastructures expérimentales comprennent une écloserie, des unités d’élevage en eau chaude avec des systèmes à recyclage et des systèmes à écoulement continu, des laboratoires spécialisés (reproduction, génétique, toxicologie, éthologie, hydrobiologie, analyses chimiques, etc.), deux systèmes d’étangs expérimentaux et plusieurs étangs de pisciculture (42 ha au total).

    En ce qui concerne les pêches et l’aquaculture, le système éducatif tchèque est complet, des instituts professionnels aux études universitaires de doctorat. L’Ecole professionnelle sur les pêches de Trebon propose une formation orientée sur les connaissances de base en pisciculture et la manutention des poissons. Deux établissements secondaires spécialisés, le premier sur les pêches et le second sur l’aménagement des eaux et de l’écologie, se trouvent à Vodnany. Dans le premier, les études se concentrent sur la gestion des étangs, la reproduction des poissons, les technologies aquacoles intensives, etc. tandis que dans le second, elles se concentrent sur les pratiques de gestion de l’eau et sur les questions hydroécologiques.

    Les études de niveau universitaire se font à l’Université de Bohême du Sud (Ceske Budejovice) et à l’Université Mendel d’agriculture et de foresterie (Brno). Ces universités proposent un diplôme supérieur en sciences spécialisé en pêche et/ou en zootechnie spécialisé en pêche. Elles offrent aussi un diplôme de doctorat sur des sujets liés aux pêches et à l’aquaculture. L’Institut de recherche en pisciculture et hydrobiologie de Vodnany, partie intégrale de l’Université de de Bohême du Sud, a été accréditée pour les études doctorales en pêches en tchèque et en anglais.
    Tendances, questions et développement
    La production aquacole tchèque a récemment fluctuée entre 17 200 (1998) et 20 100 tonnes (2001). On observe un déclin au cours de la période 1995-1998, suivi d’une augmentation entre 1999 et 2001 et un faible déclin au cours des trois dernières années, avec 19 600 tonnes produites en 2003. La production maximale a été réalisée en 1992 avec 20 800 tonnes.

    Les ventes de poisson vivant sur les marchés domestiques ont varié entre 7 500 tonnes (1998) et 9 700 tonnes (1995). La quantité de poisson transformé a varié entre 1 400 tonnes (1997) et 2 100 tonnes (2000-2001). Cependant, il ne s’agit là que de la moitié environ des données pour la fin des années 1980 et le début des années 1990. La tendance actuelle est à la stagnation. Les exportations de poisson vivant ont varié entre 7 800 tonnes (1995) et 10 000 tonnes (2001).

    Sur le long terme, la production moyenne de carpe atteint 86 pour cent de la production aquacole totale et présente une tendance faiblement orientée à la baisse de ce pourcentage. On observe surtout une augmentation de la production des poissons herbivores. On observe aussi une faible augmentation des prédateurs très recherchés (brochet, silure glane, sandre et perche). La production de tanche et, plus récemment, celle des salmonidés (truite arc-en-ciel et omble de fontaine) baissent. La production de corégone blanc a progressivement diminué au cours des dernières années.

    Les règlements environnementaux limitent considérablement les possibilités qu’offrent certains systèmes intensifs et même semi intensifs (les engrais et les aliments ne peuvent par exemple pas être utilisés dans les étangs de grossissement sans autorisation spéciale). La majorité des étangs sont fortement envasés par des particules d’origine terrestre qui se déposent en couches épaisses de sédiments. Cela réduit alors considérablement la capacité de production de l’étang et contribue à l’envahissement de la zone littorale par des macrophytes aquatiques. La seule solution est l’enlèvement régulier des couches excessives de boue. Cette méthode est cependant très coûteuse et difficile à réaliser. Elle n’est pas subventionnée par l’Etat.

    De nombreux étangs piscicoles nécessitent de gros investissements en raison notamment des causes suivantes:
    • Les digues et leurs mécanismes sont endommagés à différents degrés, la plupart fonctionnant encore mais ont tendance à se détériorer.
    • Les digues sont difficiles d’accès et difficiles à inspecter à cause de l’envahissement par la végétation et du manque de contrôle.
    • Le fond des étangs sont envahis par la boue et le sol des terres avoisinantes souvent très polluées.
    A l’heure actuelle, le dragage des étangs pour enlever des couches excessives de boue est soutenu financièrement par le ministère de l’Agriculture. Cependant, beaucoup d’étangs (les plus grands en particulier) n’ont pas encore été traités. Les poissons prédateurs sont considérés comme un grand danger en pisciculture. Les pertes actuellement causées par les prédateurs sont estimées à 13 millions d’euros par an. Le cormoran, le héron gris et le vison contribuent respectivement à environ 35 pour cent, 10 pour cent et 5 pour cent de ces pertes.

    L’image commerciale de la carpe n’est pas bonne et sa consommation est très faible en dehors de la saison traditionnelle de Noël, Elle n’attire pas les consommateurs plus jeunes. Le secteur est victime des importations de poisson meilleur marché des pays européens voisins et du sud-est asiatique, ainsi que des importations de salmonidés transformés.

    Le développement futur de la production aquacole tchèque devrait se concentrer sur le renforcement du marché domestique. Etant donné le grand intérêt qu’il y a à maintenir la carpe comme un produit biologique, il n’est pas réaliste d’augmenter sa production par unité de surface. Il faudrait augmenter la production de poisson ordinaire destiné à l’empoissonnement et au réempoissonnement. De nouveaux étangs de pêche récréative devraient offrir de nouvelles possibilités pour un agro-tourisme respectueux de l’environnement.

    Le développement futur du secteur des pêches de la République tchèque exigera:
    • L’introduction de systèmes hautement intensifs de recyclage, en particulier dans les écloseries et nurseries.
    • Des investissements pour moderniser les usines de transformation de façon à satisfaire la demande en poissons transformés et à créer des produits piscicoles à forte valeur ajoutée.
    • Une plus grande attention au marché (par exemple avec des produits biologique et un label bio).
    • Un meilleur contrôle de la qualité des produits (par exemple l’élimination des goûts défectueux).
    • Une diversification des traitements (par exemple une production de carpe fumée).
    • Une stratégie appropriée de commercialisation.
    Références
    Bibliographie
    Czech Ministry of Agriculture. Situation and Prospective Report Fish, 2003. 43 pp.
    Czech Fish Farmers Association. České Budějovice. 2004. Market fish production in member organisations of the Czech Fish Farmers Association in 2003 and fish production usage in 1990-2003.
    Liens utiles
     
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