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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Ce document détaille la situation de l’industrie aquacole en Equateur. Il faut cependant immédiatement accepter que les données statistiques relatives aux pêcheries et à l’aquaculture ne couvrent pas toujours l’ensemble du secteur et sont par conséquent incomplètes. Elles ne sont pas standardisées et même peu fiables. On trouve ainsi d’importantes différences dans les données relatives au même sujet selon la source d’information.

    L’aquaculture, et surtout la crevetticulture, a été une source importante d’emplois et de devises étrangères pour le pays. D’après la Chambre nationale de l’aquaculture, les exportations de crevettes équatoriennes ont atteint leur niveau maximum en 1998 quand elles ont atteint 114 000 tonnes, ce qui correspond à une valeur de 875 millions de dollars EU. En 2000, l’industrie crevetticole a subi une chute brutale de ses exportations à cause du virus du syndrome des taches blanches et la production s’est limitée à 37 700 tonnes. Fin 2002, les exportations ont atteint 46 800 tonnes, ce qui représente une augmentation de 3,24 pour cent par rapport à l’année précédente mais reste encore loin des niveaux de production du passé. En plus, des problèmes dus au virus du syndrome des taches blanches, l’industrie équatorienne de production crevetticole a été sévèrement touchée par la baisse catastrophique des prix internationaux de la crevette.

    En 2001, le prix des crevettes équatoriennes a chuté d’environ 22 pour cent par rapport à celui de l’année précédente. En 2002, une nouvelle baisse de 9 pour cent a aggravé la crise subie par le secteur. A présent, les volumes de production de crevettes sont repartis à la hausse après plusieurs tentatives pour concevoir des méthodes de production en mesure de surmonter la présence du virus du syndrome des taches blanches. Il semble que la crevette ait développé une certaine tolérance au virus, ce qui a permis d’atteindre des taux de production par hectare identiques à ceux obtenus avant l’expansion de la maladie. Les prix internationaux peu élevés ne permettent cependant pas à l’activité de générer les mêmes niveaux de revenu que par le passé.

    Au cours des cinq premiers mois de 2005, les exportations de crevettes ont atteint un chiffre record de 35 854 tonnes, ce qui représente une progression de 28 pour cent de la production par rapport à la même période en 2004.
    Historique et aperçu général
    L’Equateur se trouve le long du littoral de l’océan Pacifique, dans la partie nord-ouest du sous-continent sud-américain. La superficie du pays est de 256 370 km ².

    Plus de 95 pour cent de l’aquaculture équatorienne correspond à l’élevage de crevettes pénéides (Litopenaeus spp). On trouve ensuite le tilapia dont l’élevage a connu une croissance remarquable au cours des cinq dernières années. On élève également des espèces de poisson d’eau douce et des crustacés à petite échelle. L’aquaculture d’eau douce s’est principalement développée dans la région inter-andine, essentiellement avec le développement des exploitations piscicoles qui élèvent la truite arc-en-ciel. L’élevage de poisson-chat a également progressé dans la région côtière.


    Crevettes
    Le développement de la crevetticulture a principalement eu lieu dans les régions situées le long des côtes, là où les conditions naturelles permettent la présence d’un environnement propice au développement de l’aquaculture.

    Cette activité a démarré en Equateur en 1968 non loin de Santa Rosa, (province d’El Oro) quand un groupe d’entrepreneurs agricoles locaux a mené des essais après avoir constaté que la crevette grandissait dans des étangs naturels situés à proximité des estuaires. Jusqu’en 1974, environ 600 hectares étaient dévolus à cette culture.

    La véritable expansion de l’industrie crevetticole a eu lieu au cours des années 1970 dans les provinces d’El Oro et de Guayas où la présence de vastes marais salants disponibles et l’abondance de postlarves faisaient de l’aquaculture une activité lucrative.

    Les espaces consacrés à la production de crevettes se sont étendus de façon continue jusqu'au milieu des années 1990. De nombreuses entreprises ne se sont pas contentées pas du développement de cette production et ont investi dans des usines d’emballage, des écloseries et des usines de production d’aliments ainsi que dans la production d’autres intrants et de fournitures aquacoles.

    En 1998 (la dernière année de statistiques disponibles quant aux espaces disponibles), le sous-ministère des ressources halieutiques a enregistré l’existence de 2 006 industries crevettières, 312 écloseries, 21 usines de production d’aliments et 76 usines de transformation. En 1999, le Centre d’études des ressources intégrées a déterminé que les infrastructures de production crevetticole couvraient 175 253,5 ha.

    Depuis le 28 mai 1999, la crevetticulture est affectée par le virus du syndrome des taches blanches. Cette maladie s’est déclarée dans la province d’Esmeraldas et s’est rapidement propagée à trois autres provinces côtières où la crevette est cultivée. Son apparition a eu un effet négatif sur la production avec des conséquences dramatiques pour toute l’économie nationale, notamment en termes de réduction de l’emploi.

    A l’heure actuelle, il est difficile d’évaluer le nombre précis de laboratoires et la surface totale des zones dédiées à la production crevetticole. Le Tableau 1 présente un résumé des infrastructures disponibles pour la production aquacole selon la Chambre nationale de l’aquaculture. Des services de soutien indirectement liés au secteur de la pêche doivent en outre être cités. Il s’agit des ateliers de réparation, des entreprises nationales et internationales de transport, des fournisseurs, des services de base des municipalités et de l’Etat, etc.

    Tableau 1. Infrastructure du secteur aquacole
    Ecloseries 90
    Superficie des espaces cultivés (hectares) 100 000
    Industries de production d’aliments 14
    Usines de transformation 26

    Tilapia
    La crevette est le principal produit mais pas le seul. L’aquaculture a en effet démarré en Equateur en ayant recours à une certaine diversification des espèces cultivées. L’élevage de tilapia a rapidement augmenté au cours des dernières années grâce aux nombreux étangs à crevettes abandonnés après l’apparition du syndrome de Taura qui a touché plus ou moins 14 000 hectares d’exploitations dans la région du même nom (province de Guayas). Ces infrastructures inutilisées et disponibles ont facilité l’introduction de l’élevage du tilapia rouge, tout d’abord comme alternative, puis en tant qu’élevage complémentaire lorsque la polyculture tilapia-crevettes fut adoptée vers 1995. A présent, environ 2 000 hectares sont destinés à l’élevage du tilapia.
    Ressources humaines
    Alors que l’emploi bénéficie directement à la population locale, l’entrée de devises étrangères est la plus importante contribution de l’aquaculture à l’économie équatorienne.

    Cette industrie exige une main d’œuvre abondante, un personnel administratif, des chercheurs et des techniciens participant à l’ensemble du processus de production des crevettes et du tilapia. Cette activité crée à son tour des emplois indirects dans d’autres secteurs comme les fournisseurs d’intrants et de services.

    En 1998, année record en matière d’exportation de crevettes équatoriennes, le secteur comptait 250 000 emplois, ce qui représentait 4,2 pour cent de la population active nationale. Ce chiffre correspond aux emplois directs. Si l’on considère qu’une famille est en moyenne formée de cinq membres, le secteur profite indirectement à 1 250 000 personnes.

    On estime que plus de 100 000 personnes ont perdu leur travail en 2001 à cause du virus du syndrome des taches blanches.

    En Equateur, l’aquaculture a aussi contribué à l’équilibre des institutions académiques. C’est en effet une source d’emplois pour un personnel spécialisé et formé ainsi que pour les institutions privées et publiques qui se consacrent à la recherche et au développement technologique.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    En Equateur, la production de crevettes est réalisée dans des exploitations situées le long des 2 859 km du littoral.

    En ce qui concerne le tilapia, les régions les plus appropriées pour son élevage sont les suivantes: Taura, Samborondón, Chongón, Daule et El Triunfo dans la province de Guayas. Grâce à des études menées au fil du temps, la production de tilapia s’est étendue aux provinces suivantes: Manabí, Esmeralda et Equateur oriental.

    Espèces cultivées
    La production de crevettes est dominée par la culture de la crevette pattes blanches (Litopenaeus vannamei) et, dans une moindre mesure, de la crevette bleue (Penaeus stylirostris).

    En ce qui concerne le tilapia, la variété exportée par l’Equateur est le tilapia rouge, un hybride tétra qui est le résultat du croisement de quatre espèces représentatives du genre Oreochromis (O. mossambicus, O. niloticus, O. hornorum et O. aureus).
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les pratiques aquacoles adoptées en Equateur peuvent être classées en trois catégories: 1) extensives, 2) semi-intensives, 3) intensives (Tableau 2).

    La production crevetticole est principalement semi-intensive, ce qui a des conséquences limitées sur l’environnement. La crevetticulture est aussi bien le fait de petits que de grands producteurs.

    Les rendements peuvent considérablement varier d’une exploitation à l’autre, comme d’une année sur l’autre, selon les méthodes de production adoptées par l’exploitant.


    Tableau 2. Principales caractéristiques des pratiques de culture pour la crevette et le tilapia

    Crevette
    Pratique Principales caractéristques
    Extensif Faibles densités de mise en charge: 10 000 - 15 000/ha
    Pas d’utilisation d’aliments formulés
    Rendement moyen: 600 lb/ha/an
    Semi-intensif densités de mise en charge  moyennes: 15 000 -120 000/ha
    Utilisation d’aliments formulés
    Rendement moyen: 1 000 à 5 000 lb/ha/an
    Intensif* densités de mise en charge: plus de 120 000/ha
    utilisation d’aliments formulés
    Rendement moyen: plus de 5 000 livres /ha/an
    *Requiert généralement de petits étangs, éventuellement équipés de revêtements couverts pour créer un effet de serre


    Tilapia
    Système Principales caractéristiques
    Extensif Etangs traditionnels de 1 000 à 20 000 m2. Les poissons sont mis en charge à des tailles comprises entre 1 et 5 g pendant une période de 6 à 12 mois
    Faibles densités de mise en charge: 0,5 - 1,5/m3
    Pas d’utilisation d’aliments formulés
    Semi-intensif Etangs d’élevage des alevins: 20 x 50 m
    Etangs d’engraissement: 25 x 200 m
    Engrais et utilisation d’aliments formulés
    Intensif Etangs d’engraissement: 500 - 1 000 m2
    La culture des alevins est conduite selon un système semi-intensif: quand ils atteignent 50 g, ils sont mis en charge dans des étangs d’engraissement suivant des systèmes intensifs
    Densités de mise en charge de la première phase: 300/m3
    Densités de mise en charge de la seconde phase: 100/m3
    Performance du secteur
    Production
    Crevettes
    A la suite de la mise en place de méthodes industrielles de crevetticulture – qui a démarré vers 1976 – l’Equateur est devenu un important producteur et exportateur de crevettes sur les marchés internationaux.

    Le secteur a connu une croissance constante et l’Equateur exportait 114 795 tonnes de crevettes en 1998 d’une valeur FOB (franco à bord) s’élevant à 875 millions de dollars EU, la plus forte jamais enregistrée. Lors de cette année record pour la production crevetticole, les exportations de ces petits crustacés ont représenté 26 pour cent des exportations totales du secteur privé.

    En 1999, la production a baissé de 17,5 pour cent en volume et de 29 pour cent en valeur (FOB) par rapport à l’année précédente à cause du virus du syndrome des taches blanches qui est apparu au cours du second semestre de l’année. Les crevettes continuent malgré tout d’être l’un des principaux produits d’exportation du pays. En 2000, elles représentaient encore 5,6 pour cent des exportations totales du secteur privé du pays et, d’après les données de la Banque centrale arrêtées en novembre 2001, elles contribuaient alors à 6 pour cent de ces mêmes exportations.

    La conséquence immédiate de cette chute des exportations équatoriennes a été une hausse rapide des prix à de tels niveaux que, même avec des rendements de 300 à 500 lb/ha, les producteurs ne pouvaient pas en tirer d’importants revenus.

    A partir du second semestre 2000, les productions des exploitants asiatiques et brésiliens ont commencé à arriver sur les marchés internationaux, ce qui a entraîné une baisse progressive des prix équatoriens.

    La Figure 3 présente le volume et la valeur des exportations équatoriennes de crevettes. On peut observer une chute vertigineuse des quantités exportées et donc de leur valeur en 1999 à cause des raisons précédemment citées (le virus du syndrome des taches blanches en 1999 et la baisse des prix internationaux en 2001 due aux surplus chinois, brésiliens et taiwanais, aggravés par les événements liés au 11 septembre).

    Les volumes de production ont recommencé à augmenter depuis 2001 mais ils ne représentent pour le moment que la moitié de la production totale de 1998 et le tiers de la valeur de cette dernière.

    Les exportations de crevettes au cours des cinq premiers mois de 2005 ont enregistré un chiffre record de 35 854 tonnes qui est de 28 pour cent supérieur à celui de la même période en 2004.

    Tilapia
    Même si la production équatorienne de tilapia est destinée à plusieurs pays européens et américains, 91 pour cent des exportations sont exclusivement commercialisés aux Etats-Unis d’Amérique. Dans ce pays, le tilapia équatorien a atteint 10 400 tonnes en 2004. C’est ainsi le troisième produit aquacole le plus importé après les crevettes et le saumon de l’Atlantique.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Équateur (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Équateur (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Initialement, les exportations de crevettes équatoriennes étaient pratiquement exclusivement destinées aux Etats-Unis d’Amérique.

    Les producteurs étaient cependant déterminés à diversifier leurs débouchés et ils peuvent aujourd’hui compter sur trois destinations sûres pour leur produit: les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et l’Asie. De plus, la crevette équatorienne est en train d’être commercialisée dans d’autres pays d’Amérique latine comme le Chili, la Bolivie, la Colombie et l’Uruguay.

    Au cours du premier semestre 2005, la principale destination de la crevette équatorienne était encore les Etats-Unis d’Amérique (55 pour cent de la production exportée) devant l’Italie (15 pour cent) et l’Espagne (13 pour cent).

    En 2002, 61 pour cent des exportations de crevettes étaient destinées aux Etats-Unis d’Amérique, 29 pour cent à l’Union européenne et le reste à d’autres marchés, Ces proportions étaient du même ordre en 2003 avec 63 pour cent de la production destinée aux Etats-Unis d’Amérique et 31 pour cent à l’Union européenne.

    On constate donc que même si le marché des Etats-Unis d’Amérique est resté traditionnellement la première destination de ce produit, des tendances récentes indiquent qu’un changement est en cours.

    La comparaison entre la répartition des marchés en mai 2005 et celle de ce même mois les années précédentes montre en effet que le marché de l’Union européenne est en train d’occuper une place aussi importante que le marché des Etats-Unis d’Amérique.
    Contribution à l'économie
    Pratiquement toute la production aquacole nationale est exportée. Les marchés locaux sont rarement approvisionnés par le secteur aquacole. La contribution de l’aquaculture à la lutte contre la pauvreté dans le pays est essentiellement liée à la création d’emplois qui ont davantage d’effets sur les couches de la population rurale aux revenus les plus bas.

    La majorité des producteurs de crevettes et de tilapia appartiennent aux classes moyennes et supérieures sur le plan économique.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Secteur public
    Le ministère du Commerce extérieur, des pêches et de la compétitivité ainsi que le sous-secrétariat des Ressources halieutiques forment le secteur public des pêches et de l’aquaculture. Le premier est responsable du soutien à l’amélioration des produits des pêches et de l’aquaculture au cours de leur cycle de production qui comprend les phases de capture, de sélection, de transformation et de commercialisation. Ce ministère doit aussi encourager le développement durable des pêches et de l’aquaculture. Le second a été créé par le Décret n° 669 du 24 juillet 1972 publié au Journal officiel numéro 13 du 1er août 1972. Il s’agit de la principale agence gouvernementale du secteur des pêches et de l’aquaculture dont le mandat est la mise en application des lois et des réglementations relatives au secteur, l’élaboration de plans et de programmes de développement pour le secteur des pêches et de l’aquaculture ainsi que la coordination avec le secteur privé.

    Le sous-secrétariat aux Ressources halieutiques assure son soutien à partir de deux institutions: la Direction générale des pêches et l’Institut national des pêches. Le premier organisme est l’agence nationale spécialisée en charge de la direction et du contrôle des pêches et de l’aquaculture ainsi que de l’industrialisation et de la commercialisation des produits du secteur. Le second est en charge de la recherche en matière de pêche et d’aquaculture ainsi que du suivi de la qualité des produits des pêches. Le secteur des pêches et de l’aquaculture est règlementé par la Loi sur les pêches et le développement légiférée par le Décret 178 du 12 février 1974 et les règlementations, accords, résolutions et procédures issus de la loi et établis par les agences compétentes.

    Secteur privé
    Le secteur privé est constitué de la Chambre nationale de l’aquaculture (CNA) créée par la Loi de juillet 1993 lorsque la Fédération équatorienne des exportateurs de crevettes (FEDECAM), la Chambre des producteurs de crevettes (CPC) et l’Associations des écloseries (ALEA) se sont regroupées. Depuis, la CNA a entrepris et développé une intense activité afin de consolider et de représenter commercialement le secteur auprès des institutions publiques et nationales, tant au niveau national qu’international.

    A présent, la CNA compte 708 membres qui représentent 99,1 pour cent des exportateurs de crevettes. Il s’agit de producteurs de crevettes, de fabricants d’aliments, de propriétaires écloseries, de producteurs de larves, de fournisseurs de biens et de services.

    La Fondation CENAIM-ESPOL est une organisation privée dont le mandat est de mener des recherches sur la culture et l’élevage de différentes espèces ainsi que d’améliorer la formation académique des aquaculteurs par l’intermédiaire de programmes de troisième cycle en accord avec l’Ecole supérieure polytechnique du littoral (ESPOL) et les universités belges.

    Le secteur aquacole a également à sa disposition le Centre des services aquacoles (CSA). Il s’agit d’une organisation à but non lucratif créée le 13 novembre 1998 par la Chambre nationale de l’aquaculture, la Fondation CENAIM-ESPOL et l’Ecole supérieure polytechnique du littoral. Son objectif est d’améliorer la production crevetticole en trouvant des solutions pour affronter les maladies qui affectent les crevettes.
    Règlements en vigueur
    Le potentiel de la mariculture, la grande valeur commerciale de ses produits par rapport aux autres produits halieutiques, la location d’infrastructures côtières, l’utilisation conflictuelle des ressources par d’autres secteurs économiques, les effets potentiels sur l’environnement, etc., exigent des outils et des méthodes qui permettent de mener une bonne gestion du secteur. La diversification, l’introduction de technologie et la mise en œuvre de « meilleures pratiques de gestion » sont nécessaires pour obtenir une aquaculture responsable et compétitive.

    La crevetticulture est règlementée par les « Règlementations sur l’élevage et la culture des espèces aquatiques » promulguées par le Décret exécutif n° 1062 (paru au Journal officiel 262 du 2 septembre 1985). Plusieurs accords ministériels ont aussi été décrétés sur les questions relevant du commerce, des importations de postlarves, sur le contrôle de la qualité des produits exportés et sur les interdictions annuelles de pêche (entre décembre et février) qui n’autorisent pas les captures de larves et de stocks de géniteurs.

    L’Equateurs dispose d’un système de contrôle de la qualité très apprécié. Ce système satisfait les exigences de la Food and Drug Administration, de la Direction des questions vétérinaires de l’Union européenne, des organisations japonaises de protection des consommateurs et des organisations canadiennes de contrôle. Toutes les usines de transformation satisfont les règlementations nationales et internationales en matière de qualité suivant les procédures HACCP (Analyse des risques et maîtrise des points critiques) et les exigences des consommateurs.

    Pour obtenir davantage d’information sur la législation en matière d’aquaculture en Equateur, cliquez sur le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Equateur (en anglais).
    Recherche appliquée, éducation et formation
    La principale institution menant la recherche appliquée en aquaculture est la Fondation CENAIM-ESPOL alors que quelques universités conduisent aussi une recherche appliquée de base sur certaines questions spécifiques en aquaculture.

    La Fondation CENAIM-ESPOL dispose d’une Station aquacole expérimentale avec tous les types d’infrastructures nécessaires aux projets de recherche appliquée et en particulier au sujet de la culture de crevettes.

    Des formations académiques sont proposées dans certaines universités et certaines écoles techniques. Il s’agit en particulier de l’Ecole supérieure polytechnique du littoral (ESPOL) et de l’université d’Etat Guayaquil qui proposent des programmes de troisième cycle sur l’aquaculture et l’aménagement de l’environnement.
    Tendances, questions et développement
    Les exportations du secteur des pêches sont en règle générale orientées à la hausse. Des rapports de la Corporation sur la promotion des exportations et de l’investissement (CORPEI) montrent ainsi que 46 883 tonnes ont été exportées au cours de la période comprise entre janvier et octobre 2004, ce qui indique une progression de 25 pour cent par rapport à la même période en 2003.

    Les différences avec les années antérieures sont toujours très importantes. En ce qui concerne les ventes à l’exportation, les revenus ont augmenté en moyenne de 52 pour cent entre 2000 et 2004 (toujours pour la période comprise entre janvier et octobre). Si la comparaison est faite sur l’ensemble de l’année entre 2000 et 2004, la différence indique une augmentation de 87 pour cent.

    En ce qui concerne les revenus en devises étrangères, les différences ne sont pas très significatives même si l’on prend en considération les variations de prix.

    D’après les spécialistes, les tendances relevées en matière de prix indiquent une baisse modérée qui tend à se stabiliser, avec une hausse saisonnière pendant l’hiver (la production chinoise s’arrêtant pendant la saison froide qui commence en décembre), et qui dépend de la récession, des conditions du marché aux Etats-Unis d’Amériques ainsi que de l’augmentation de la fourniture par d’autres pays producteurs.
    Références
    Bibliographie
    Calderón V. Jorge "Análisis de una traumática experiencia: el WSSV en el Ecuador". El Mundo Acuícola, Vol. 8, Nº1.
    CORPEI Miami. Perfil del Mercado de Estados Unidos de Norteamérica para Tilapia. Oficina CORPEI Miami, Diciembre de 2004.
    CORPEI. Análisis del Sector Camaronero Ecuatoriano en el año 2001. Informe de actividades.
    CORPEI. Exportaciones y Economía CORPEI, Volumen 1, Nº 4. Enero 2003.
    FAO. Ecuador Profile. Resumen Informativo sobre la pesca por países: La República del Ecuador.
    Griffith, David W. and Lorena Schwarz. 1999 . Shrimp Farming in Ecuador: Development o fan Industry. Aquaculture Magazine. Enero/Febrero.
    United Nations Industrial Development Organization. Diagnóstico del Sector Pesca y Acuacultura de la República del Ecuador.
    Liens utiles
     
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