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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture a été récemment adoptée comme une alternative assurée pour compenser le déficit dans les besoins en poisson au Ghana. En 2003, le Ghana a produit seulement 51,7 pour cent de ses besoins à partir de ses ressources nationales et en 2004, il a atteint 68,1 pour cent de ses besoins en poissons par la production nationale et les importations. Le Tilapia est l'espèce principale cultivée et constitue plus de 80 pour cent de la production aquacole. Les poissons-chat (Clarias sp., Heterobranchus sp.) et le Heterotis niloticus complètent les 20 pour cent restant.

    La pêche constitue un secteur important dans le développement économique national, et contribue approximativement à 3 pour cent du PIB total et 5 pour cent du PIB de l'agriculture. La production des poissons d'aquaculture a été estimée à 950 tonnes pour 2004. Cependant, la contribution de l'aquaculture à l'économie nationale n'a pas été désagrégée, et son importance n'est pas entièrement reconnue. En plus, Il y a un manque de données concernant l'aquaculture comme Par exemple, l'information et les données sur sa contribution exacte à la sécurité alimentaire, à l'emploi et à l'allégement de la pauvreté. On a estimé que la production à partir de la pêche dans les étangs et celle basée sur l'aquaculture vaut prés de1,5 million de dollars EU par année.

    Le sous-secteur de l'aquaculture est constitué, en grande partie, par une aquaculture de subsistance, de petite échelle sous forme extensive pratiquée dans des étangs terrestres contrairement aux pratiques intensives représentant l'aquaculture commerciale. Le secteur manque donc d'organisation lui permettant de relever les défis et fournir les matières premières telles que les alevins et l'aliment des poissons en tant qu'activités commerciales viables pour soutenir le développement de l'industrie.

    La pisciculture commerciale comme importante activité d'élevage est une activité récente qui offre des possibilités d'emploi. La plupart des établissements commerciaux produisent des poissons à partir des étangs terrestres. Il y a une ferme de cages qui produit 200 tonnes ou 21,1 pour cent du rendement total.

    Il y a plusieurs lois qui réglementent et régissent le secteur. Le Gouvernement a créé des institutions qui sont responsables de l'établissement de la stratégie de pêche et d'aquaculture et dirigent et définissent les priorités de recherche. La Direction de pêche (DdP) est l'organisme gouvernemental responsable du développement de l'aquaculture. L'Institut de recherche sur l'eau du Conseil pour la recherche scientifique et industrielle (CRSI) est responsable de la recherche en matière d'aquaculture. Pour favoriser l'exploitation de la pisciculture, l'importation de poissons de ferme aquacole n'est pas autorisée.
    Historique et aperçu général
    La pisciculture a commencé quand les étangs à poissons ont été construits en 1953 par l'ancien Département de la pêche dans la partie nord du Ghana. Ceux-ci devaient servir comme écloseries pour soutenir le Programme de développement de la pêche basée sur la culture en réservoir pendant l'époque de la colonisation et comme solution pour combler la demande nationale en poissons tout en offrant de l'emploi. Ainsi on a enseigné les techniques de pêche dans les communautés de population près des petits réservoirs, qui n'ont pas été traditionnellement employés pour la pêche. Après l'indépendance en 1957, le Gouvernement national a adopté une politique pour développer les étangs à poissons dans tous les réseaux d'irrigation du pays. Des équipements d'irrigation appartenant à l'Etat devaient être développés, dans la mesure où il était techniquement possible, dans le cadre d'une politique de convertir 5 pour cent des réseaux en fermes piscicoles.

    Durant la période 1990-2004, la technologie de la production des juvéniles s'est nettement améliorée. Les juvéniles ont été obtenus à partir des réservoirs en béton et des hapas en plus des étangs terrestres, comme durant les années précédentes. Bien que les alevins sont toujours obtenus à partir des fleuves et des réservoirs des régions éloignées, les entités commerciales privées produisent des juvéniles de tilapia en excès par rapport à leur besoin et sont disposées à vendre l'excédent. La culture des mâles de Tilapia est devenue répandue.

    Le poisson est produit principalement dans des étangs terrestres et cages installées dans le lac de Volta. Il n'y a aucune station aquacole marine ou saumâtre dans le pays. Tous les éleveurs commerciaux font l'élevage d' Oreochromis niloticus . Ceux à petite échelle produisent diverses espèces, en plus de l'espèce principale d' O. niloticus , Clarias gariepinus et Heterotis niloticus .

    La majorité des aquaculteurs travaillent à petite échelle et pratiquent l'élevage extensif. Les cinq aquaculteurs commerciaux, dont deux sont des femmes, ont commencé durant les cinq dernières années. Ils appliquent l'élevage intensif et nourrissent leurs poissons avec un aliment équilibré qu'ils préparent eux-mêmes. Aucun aliment de poissons commercialement préparé n'est disponible à cause du manque de ristourne.

    En 2004, la production totale à partir de la pisciculture était de 950 tonnes, évaluées à 14,25 milliard ¢ (1,5 million de dollars EU). La production moyenne à partir de la pêche dans les réservoirs est de 150 kg/ha/an. La production moyenne, à partir des étangs des petits aquaculteurs, est estimée à 2,5 tonnes/ha/an et la valeur de toute leur production est de 0,463 millions de dollars EU. La production estimée à partir des installations commerciales de cages de culture est de 200 tonnes/ha/an est évaluée à 0,316 millions de dollars EU. La production à partir d'une exploitation de pisciculture commerciale de 8,7 hectares était de 85 tonnes évaluée à 0,134 millions de dollars EU.
    Ressources humaines
    Il y a 46 professionnels ayant des qualifications fondamentales universitaire (B.Sc.), fonctionnaires dans le sous secteur de pêche du Ministère de l'alimentation et de l'agriculture, dont 29 ont une formation de spécialiste supérieure en aquaculture et sont affectés aux services d'aquaculture. Parmi ces 29, dix ont le B.Scs . et huit ont le M.Scs. dans divers aspects de l'aquaculture comprenant la culture de crevette et la gestion d'écloseries. Le reste du personnel de l'aquaculture sont des diplômés de lycée, dont quatre ont obtenu des diplômes universitaires en aquaculture. Un sondage effectué en 2003 par la Direction de la pêche et qui a couvert 77 sur 110 secteurs administratifs au Ghana, a identifié un total de 709 petits éleveurs de poissons. Ils ont fait fonctionner 1 380 étangs avec une surface totale de 112.28 hectares et une aire de 42.02 hectares d'étangs abandonnés. Ce recensement national n'a pas rassemblé l'information sur d'autres détails tels que la propriété ou si les fermiers étaient à temps plein ou partiel. Cependant, dans une autre étude de 161 parmi un total de 324 aquaculteurs dans quatre zones du Ghana, (la FAO, 2005), on a observé que les femmes constituaient environ 5 pour cent des aquaculteurs et dans trois des quatre zones et que moins de 40 pour cent des fermiers considèrent l'aquaculture comme une activité principale.

    Il y a cinq aquaculteurs commerciaux à plein temps, dont quatre ont les fermes situées dans des étangs continentaux de 10,0 ; 8,8 ; 8,7 et 3,1 hectares respectivement. Le cinquième a huit cages, dont chacune à un diamètre de 15 mètres et une profondeur de 4 mètres. Les cages et les 3,1 hectares de ferme en étangs continentaux sont possédés et contrôlés par des femmes. La station de cages et l'une des fermes commerciales en étangs terrestres ayant employé un technicien à temps plein pour contrôler leurs opérations techniques. Le technicien de l'installation de l'étang continental est un Allemand.

    Dans la même étude, on a constaté qu'environ 9 pour cent des aquaculteurs a eu 1-6 ans d'éducation, 10 pour cent avait achevé l'école secondaire et 8 pour cent est entré à l'université, alors que 10 pour cent des répondants n'ont suivi aucun enseignement conventionnel. Les hommes étaient généralement mieux instruits que les femmes. Ces résultats peuvent refléter la situation et les caractéristiques des pisciculteurs de poissons dans tout le pays.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Le Ghana est un pays africain délimité par les latitudes 4°12' N et 11°7' N et les longitudes 1°12' E et 30 3°14' O. Sur la frontière nord, il y a le Burkina Faso, à l'est le Togo, à l'ouest la Côte d'Ivoire et au sud le Golfe de la Guinée de l'Océan Atlantique. Il y a dix régions administratives et chacune comporte plusieurs zones. La superficie du Ghana est de 236 539 km2 . Il est de 500 kilomètres de long sur le côté le plus large et de 715 kilomètres le long de l'axe nord-sud. Le littoral est de 536 kilomètres de long avec un plateau continental étroit.

    Les régions de l'est supérieur et celles occidentales sont sèches (Vanden Bossche et al., 1990), de même que la région nord. La pisciculture dans ces trois régions n'est possible qu'aux sites d'irrigation. La pêche basée sur la culture est, cependant, possible dans de nombreux réservoirs dans les trois régions. En 1991, une évaluation par zone réalisée par la FAO sur la disponibilité de la terre, l'eau et les rizières et les études économiques de l'engrais organique (bétail, porc, volaille) comme un critère pour la viabilité du développement de la pisciculture ont constaté que les régions de Brong Ahafo, d'Ashanti, les régions orientales, occidentales, centrales et de la Volta étaient convenables. Les unités d'élevage sont très petites et fortement dispersées. Les étangs varient de 15 m2 à environ 0,48 hectare.

    Les sites potentiels aquacoles sont dispersés le long des ceintures méridionales et moyennes du pays. La plupart d'entre eux dépendent de l'infiltration de l'eau du fond de l'étang pour remplir les étangs. En conséquence, le fond de l'étang ne peut pas être séché entièrement avant la prochaine culture de poissons, compromettant ainsi la production.

    La seule station de cages dans le pays possède 8 cages, chacune d'un diamètre de 15 m, et une profondeur de 4 m. Chaque cage est chargée de 50 000 alevins d' O. niloticus à 30 g qui sont cultivés pendant six mois. Aucun chiffre de production n'est à la disposition du public. L' O. niloticus est une espèce endémique et c'est la seule espèce de tilapia fournie par les écloseries. Le poisson GIFT (Tilapia Cultivé Génétiquement Amélioré) importé de Thaïlande est limité à une seule ferme commerciale et le propriétaire n'est pas autorisé à en fournir à d'autres fermes.
    Espèces cultivées
    Les petits exploitants produisent généralement plusieurs espèces qui incluent plusieurs espèces de tilapia telles que le Oreochromis niloticus , Tilapia zillii , Sarotherodon galilaeus et Hemichromis fasciatus , Heterotis niloticus et les poissons chat (Clarias gariepinus et Heterobranchus bidorsalis ). Il n'y a pas de données sur leur importance relative, mais les tilapias sont les plus dominantes de toutes les espèces élevées et l' O. niloticus est l'espèce majoritaire dont la production a été estimée par cet auteur à 80 pour cent de la production totale en aquaculture (760 tonnes), alors que les autres espèces contribuent de 20 pour cent (190 tonnes).

    Les espèces génétiquement améliorées ne se trouvent en quantités importantes que dans les fermes commerciales. Les petits exploitants privés ne sont pas pour les races améliorées. Le cas du Lates niloticus en tant qu'espèce pour la culture régulière est en cours d'étude par l'Institut de recherche sur l'eau (IRE). Les observations indiquent que le Lates niloticus s'adapte à la routine d'alimentation et peut être cultivé en captivité. Il y a un projet visant l'élevage et la sélection des espèces génétiquement améliorées du tilapia du Nil (O. niloticus ) pour une culture améliorée et une productivité plus élevée. La polyculture du tilapia et des crevettes roses, des mulets et du poisson-chat nord africain font l'objet de plusieurs recherches en cours à l'IRE (CSIR/ WRI 2003).

    Un aquaculteur commercial a été autorisé d'importer les poissons gift (O. niloticus ). Il y avait deux importations d'alevins rouges et noirs de la Thaïlande, chaque livraison était de 108 000. Cette ferme produit environ 70 tonnes de tilapia par année.

    Les mollusques, les crustacés et les plantes ne sont pas cultivés au Ghana.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Au Ghana, il existe plusieurs systèmes aquacoles. Ils varient de l'intensif (commercial), au semi-intensif et l'extensif, les deux derniers étant les plus généralement pratiqués. Quelques pisciculteurs comptent complètement sur la productivité naturelle des étangs et d'autres emploient les sous-produits agricoles. D'une manière plus large, les aliments artificiels sont employés par les petits pisciculteurs dans des proportions non équilibrées pour nourrir le tilapia dans les étangs continentaux. La croissance des poissons est lente dans ce système et les opérations ne sont pas coûteuses. La plupart des pisciculteurs entrent dans cette catégorie.

    Les alevins de tilapia sont souvent obtenus à partir de certains endroits pas très souhaitables tels que les étangs de production de poissons appartenant à d'autres pisciculteurs et qui n'ont pas été vidangés pendant plusieurs années. Les autres sources communes incluent les réservoirs et les fleuves. Ces juvéniles sont de très mauvaise qualité. Les poissons pêchés comme juvéniles dans les fleuves et les réservoirs sont soit matures soit de qualité génétique pauvre et de santé médiocre ou des espèces indésirables.

    Cependant, il y a maintenant quelques petits producteurs d'alevins qui fournissent des alevins de tilapia et du poisson-chat nord africain de très bonne qualité. Plusieurs petits exploitants utilisent l'engrais organique pour fertiliser leurs étangs. Le fumier de volaille est l'engrais organique le plus typique utilisé. Quelques pisciculteurs ont intégré l'élevage du porc dans leurs structures. De telles techniques d'élevage intégrées de poissons et d'animaux gagnent encore de la popularité dans le pays. L'utilisation des engrais artificiels est tout à fait minime à cause de son coût élevé : les prix de sacs de 50 kilogrammes de NPK et de l'urée sont de 185 000 ¢ (20,11 dollars EU) et 215 000 ¢ (23,37 dollars EU) respectivement.

    Les éleveurs à échelle commerciale produisent seulement du tilapia et utilisent leurs propres alevins. Dans trois cas, les alevins sont obtenus par reproduction dans les réservoirs en béton. Les alevins sont récupérées dans des réservoirs et élevés à 10 g pour le stockage. Dans le quatrième cas, les parents de tilapias sont maintenus dans les hapas dans les étangs terrestres. Les oeufs fertilisés sont récupérés de la bouche de la femelle et incubés dans des cuvettes de re-circulation. Dans les cages de culture, les juvéniles sont produits dans les réservoirs en béton côtiers et sont élevés à la côte jusqu'à ce qu'ils atteignent un poids de 10 g avant qu'ils ne soient stockés dans les cages. Ils emploient des aliments très équilibrés et suivent des procédures excellentes de gestion. Cependant, ils ont refusé de révéler la composition de leur aliment. La station de cages est la plus grande unité de production dans le pays et a une production d'environ 200 tonnes. La deuxième plus grande unité de production est une installation en étang qui produit environ 70 tonnes par an.
    Performance du secteur
    Production
    En 2004, une enquête du DdP a estimé la production des poissons d'aquaculture à 950 tonnes. Bien que la production n'ait pas été désagrégée par espèce, on sait que le O. niloticus est l'espèce dominante. Le tilapia et le poisson-chat nord africain se vendent à 15 000 ¢ (1,63 dollars EU)/kg dans Kumasi, la deuxième plus grande ville du Ghana. À Accra, la plus grande ville et la capitale du Ghana, le tilapia des cages est vendu à 35 000 ¢ (3,80 dollars EU)/kg à ses débouchés, alors que les espèces de Clarias se vendent à 50 000 ¢ (5,44 dollars EU)/kg. Les poissons cultivés sont moins chers dans les villages que dans les villes. Etant donné la production estimée de 950 tonnes, et qui est vendue à un prix moyen de 15 000 ¢ (1,63 dollars EU)/kg à la ferme aquacole, le revenu estimé de l'aquaculture est autour de 14,250 milliard ¢ (1,5 million dollars EU). Le tilapia constitue environ 80 pour cent de la production totale avec d'autres espèces telles que le C. gariepinus et H. niloticus formant environ 20 pour cent.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l 'aquaculture au Ghana(d 'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production disponible d'aquiculture en Ghana (de 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Le poisson est la source de protéine animale la plus importante au Ghana (Aggrey-Fynn, 2001. Le poisson est considéré comme le plus important en termes de sécurité alimentaire vu que son prix, par rapport au prix d'autres sources de protéine de haute qualité telles que le lait, la viande et des œufs, est très concurrentiel et c'est la seule source de protéine de haute qualité dont la durée de conservation peut être aisément augmentée par les technologies soutenables peu coûteuses telles que le fumage, le séchage et le salage. Il n'est pas rare de rencontrer le poisson fumé qui a été stocké pendant 3-6 mois sur les marchés ruraux au Ghana. La consommation moyenne par personne en 2004 était de 27,2 kilogrammes.

    Le centre de consommation et le marché locale le plus important est Accra, la capitale du Ghana. D'autres centres importants sont le Kumasi, Tarkwa, Tema et Sekondi-Takoradi. Les produits de l'élevage et les alevins de poissons ne sont pas exportés parce que la production est faible.

    Les espèces principales en culture sont le Oreochromis niloticus et Clarias gariepinus . D'autres espèces de tilapia sont également élevées puisque certains étangs sont remplis de poissons trouvés dans les fleuves et les réservoirs, tels que le Heterotis niloticus . Les poissons sont vendus frais dans les fermes, et tous les stocks non vendus sont frits ou salés et séchés et vendus plus tard. Les "mammies" de poissons peuvent également acheter les poissons en vrac des fermes et les vendre au détail dans les villes. Les données sur les quantités qui sont vendues en tant que poissons frits ou salés et secs ne sont pas disponibles.

    Dans une communauté de pisciculture appelée Kadjebi, l'Association de d'éleveurs de poissons (AFP) a commencé a créer des points de ventes en ville et a employé des assistants commerciaux pour les faire fonctionner. Le poisson a été maintenu dans une chambre de congélation dans le magasin. Chaque pisciculteur paye des honoraires pour ce service. Une autre AFP à Tarkwa a suivit le même exemple par l'intégration sur la construction d'un entrepôt frigorifique financé par l'UE pour la vente du poisson au public. Ces ventes directes de poissons par les associations sont des tentatives pour échopper les "mammies" de poissons qui font un grand bénéfice en achetant les poissons très bon marché auprès des fermiers, et en le vendant par la suite au public avec une forte majoration. Le tilapia, par exemple, coûte autour de 15 000 ¢ (1,63 dollars EU)/kg dans les secteurs ruraux comparés au 35 000 ¢ (3,800 dollars EU)/kg à Accra. Le poisson est vendu frais et en tant que produit entier au public. Il est mis sur la glace quand elle est disponible, s'il doit être transporté d'une ville à une autre.

    Actuellement, le poisson cultivé ni n'est étiqueté ni certifié, mais les exportations de poissons ornementaux vivants exigent un certificat médical. Des importations de poissons vivants doivent être étiquetées et accompagnées d'un certificat médical d'un agent compétent du gouvernement du pays d'origine et sont mises en quarantaine à leur arrivée. Au Ghana, un médecin vétérinaire du DdP, qualifié dans le domaine de la santé des poissons, est responsable de cette fonction. Ces mesures visent la prévention des maladies des importations ou exportations.
    Contribution à l'économie
    La contribution globale de l'aquaculture à l'économie du Ghana n'a pas été séparée de celle de la pêche. Les opportunités de gagne-pain identifiées sont habituellement liées aux captures marine et continentale. Dix pour cent de la population des régions urbaines et rurales est impliqué dans l'industrie de la pêche et les femmes sont les principaux intervenants dans les activités post-récolte (IMM, 2004a ; 2004b).

    Bien que la majorité des pisciculteurs soient des opérateurs de petite taille, plusieurs auqculteurs considèrent la pisciculture comme source de revenu et le poisson produit est vendu au lieu d'être consommé par la famille du pisciculteur. L'aquaculture fournit également du travail pour les membres de la famille et les voisins (la FAO, 2005). D'autres opportunités de travail dans le domaine de la valorisation du poisson incluent la transformation de poisson, en le faisant frire, saler et fumer. Ces activités ont lieu dans les villages. Le DdP a également formé 17 équipes pour la construction des étangs à travers le pays, chacune se compose de dix membres. Chaque équipe possède un ensemble d'outils à main (tels que la hache de sélection, la cosse, la pioche, la bande de mesure et d'autres instruments) pour faciliter leur travail.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le DdP est responsable de l'exécution des Politiques et des Programmes pour le développement de la pêche marine et continentale et de l'aquaculture pour la consommation domestique, favorisant l'exportation des poissons et réduisant la dépendance courante à l'égard des importations de poissons.

    Le DdP est l'agence de référence investie dans le contrôle administratif de l'aquaculture. C'est également l'établissement principal responsable de la planification et du développement dans le sous-secteur aquacole tandis que le IRE du Conseil pour la recherche scientifique et industrielle (CRSI) est amené à effectuer la recherche en matière d'aquaculture. Les deux établissements sont financés par le gouvernement. Le CRSI est un groupe d'encadrement qui dirige tous les organismes de recherche au Ghana.

    Jusqu'à janvier 2005, le DdP faisait partie du Ministère de l'alimentation et de l'agriculture, en tant qu'une des plusieurs directions sous la juridiction du ministre. Il faisait partie d'un système unifié de vulgarisation agricole. Dans ce système, tous les secteurs d'agriculture (Service de récolte, Services vétérinaires, Services de la production animale, de la protection des plantes et de la réglementation) y compris les Services de pêche, sont représentés chez les fermiers par un agent de vulgarisation agricole (AVA). Cet AVA doit avoir la compétence technique pour diriger toutes les catégories de fermiers afin de trouver des solutions à leurs problèmes. La vulgarisation en matière de pêche était très faible parce que la formation dans l'aquaculture et la pêche ne faisait pas partie du programme d'études des universités agricoles. La structure du nouveau DdP n'a pas encore été établie en détail.

    Cependant, le Gouvernement a pris plusieurs mesures pour accélérer le développement de l'aquaculture assurant aux fermiers les services suivants:
    • La fourniture de services de vulgarisation gratuite.
    • La formation dans les techniques de pisciculture.
    • Des études à l'échelle locale et à l'étranger pour les fermiers et le personnel halieutique.
    • La formation de jeunes équipes pour construire les étangs tout en réduisant le coût.
    • Le renforcement de la capacité d'organisation des associations des pisciculteurs par la formation dans la comptabilité, la dynamique de groupe et la préparation des plans d'affaires.
    • La production des alevins pour les vendre aux fermiers.
    • La prohibition des importations de poissons cultivés excepté ceux ayant une autorisation du Ministère de pêche pour assurer un bon prix des produits d'aquaculture dans le pays.
    La préparation d'un cadre stratégique pour le développement ordonné et durable de l'aquaculture est en cours avec la participation de tous les dépositaires.

    Le DdP n'offre pas de crédit pour les pisciculteurs. Cependant, le crédit est disponible auprès des banques de commerce qui le considèrent comme bénéfique. Le DdP a favorisé la formation des associations de fermiers (AFPs) pour qu'elles fournissent tous les services dont ont besoin les fermiers de pêche en général. On s'attend à ce que les AFPs jouent un rôle de conseiller pour les fermiers, préparent la matière première telle que les alevins, obtiennent des crédits et signent des accords pour lancer leurs produits à des prix avantageux. Pour encourager les AFPs, le Gouvernement leur a donné à chacune, en location avec option d'achat, un bulldozer D6 pour la construction des étangs, qui doit être remboursé en sept ans. L'achat des bulldozers était le résultat de l'incitation forte du gouvernement par les cadres des AFPs. Bien que le Fifres n'ait pas encore été développé jusqu'au degré de démontrer les caractéristiques auto-réglemantaires suffisantes, l'une d'entre elles ait pu organiser les élections dans lesquelles les cadres ont été réélus selon les dispositions de leur constitution.
    Règlements en vigueur
    L'Acte de pêche de 2002 (Acte 625) est l'instrument législatif principal qui régit la pratique de l'aquaculture au Ghana. Les sections appropriées sont :
    • La section 60, relative aux licences pour l'aquaculture et la pêche de loisir. Cette section stipule qu'une licence est exigée pour un projet d'aquaculture. La demande doit être faite à la Commission de pêche et doit être accompagnée d'une évaluation d'impact sur l'environnement.
    • La section 93, qui explique la condition pour l'évaluation de l'impact de la pêche: La sous-section (1) la rend obligatoire pour toute personne qui entreprend une activité autre que la pêche, et qui est susceptible d'avoir un impact substantiel sur les ressources de pêche ou d'autres ressources aquatiques du Ghana, d'informer la Commission de pêche avant le commencement de l'activité prévue. La sous-section (2) autorise la Commission à faire les recommandations qui doivent être prises en considération dans la planification de l'activité et dans le développement des moyens d'empêcher ou de réduire au minimum tous les impacts défavorables. La sous-section (3) ajoute que cette condition est additionnelle à toutes les autres conditions de l'Agence de protection de l'environnement.
    • La section 139 stipule que le Ministre peut, suivant les recommandations de la Commission et par la Loi, établir des règlements concernant l'aquaculture. Cette option n'a pas été encore employée.
    L'Acte n'est pas explicite à propos des droits légaux, de la protection contre d'autres utilisateurs des ressources et de la propriété et le mode d'occupation. Elle ne contient rien sur la santé des poissons, la garantie de la qualité ou la sécurité du produit.

    Dans l'exercice des pouvoirs conférés au Ministre responsable de l'environnement sous la section 28 de l'Acte de l'Agence de protection de l'environnement 1994 (Acte 490) c.-à-d. L.I. 1652, et selon le conseil du Conseil d'agence de protection de l'environnement, des règlements ont été faits pour la conduite et la soumission des rapports environnementaux et des rapports d'impact. Le programme 2, le règlement 3 de la Réglementation de l'évaluation environnementale, 1999, prescrit que l'aquaculture continentale est une des activités pour lesquelles une évaluation d'impact sur l'environnement (EIE) est obligatoire. Dans le même instrument législatif, le programme 5, le règlement 30(2) contient les dispositions réglementant les activités liées à la culture des poissons en cages. Elle caractérise le prélèvement d'eau pour des fins domestiques, dans des régions contrôlés et/ou protégés et l'eau qui abrite la faune et les activités de pêche dans des régions écologiquement sensibles dont l'utilisation est régie par les EIAs.

    La Loi de l'alimentation et des médicaments, 1992, interdit la vente de substances malsaines, toxiques ou frelatées et artificielles et établit les pénalités de violation de la loi.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Des priorités de recherches sont établies par le IRE grâce à des consultations conduites intérieurement en prenant en compte des questions telles que les problèmes des pisciculteurs, les interventions du Comité de recherches des liens de vulgarisation (RELC), les engagements internationaux, les directives du conseil d'administration du IRE et les secteurs ayant des bénéfices pour la nation.

    Le gouvernement a un rôle très important dans l'établissement des priorités de recherche afin d'assigner les fonds. Les donateurs internationaux fournissent des fonds pour certaines activités de recherches et les fermiers donnent leurs suggestions par le biais des Comités de recherche des liens de vulgarisation (RELC). Un pisciculteur commercial privé rend des services même pour le Conseil d'administration du IRE. La participation de la ferme dans la recherche en aquaculture/agriculture intégrée (AAI) est très à la mode. Les essais actuels réalisés dans la ferme sont sur l'aliment.

    Les résultats des activités de recherches sont vérifiés par des essais en collaboration avec le DdP, et sont transmis par le DdP lors des réunions et des ateliers où les pisciculteurs et les représentants du IRE sont également présents.

    L'IRE est le seul établissement de recherche en matière d'aquaculture dans le pays, bien que les universités fassent également de la recherche sur l'aquaculture. Il n'y a aucun établissement privé de recherche. La formation en aquaculture est disponible dans trois universités et dans une université agricole (voir tableau 1). Aucune des écoles techniques dans le pays n'offre de formation en aquaculture.

    Tableau 1. Les établissements du gouvernement associés à la recherche et à la formation en matière d'aquaculture.
    Établissement ButDiplômes obtenusClé personnelDomaine de spécialisation du personnel clé
    Ressources naturelles renouvelables (KNUST)FormationPh.D., M.Sc., B.Sc Ph.D. (1), M.Sc. (4)Aquaculture, nutrition des poissons, ichtyologie, gestion des ressources en eau, écologie des eaux douces, biodiversité
    Département de la pêche et d'océanographie (UG)FormationM.Phil., B.Sc.Ph.D. (2), M.Sc. (3)Aquaculture en eau douce et en eaux saumâtres, santé des poissons.
    Département de pêche et des sciences aquatiques (UCC)FormationPh.D., M.Phil., B.Sc.Ph.D. (3), M.Phil. (1), B.Sc.Pêche, aquaculture, biologie et culture des coquillages, biologie de pêche et conservation des mammifères marins
    Institut de recherche en eau (CSIR)Recherche-Ph.D. (13), M.Sc. (5), B.Sc. (1)Aquaculture, génétique, reproduction des poissons, biologie des poissons, gestion des pêcheries, sciences biologiques et sciences économiques agricoles
    Faculté agricole de Kwadaso FormationAttestation agricoleB.Sc. (2)Aquaculture, développement des ressources naturelles et l'agriculture en général.
    Ministère d'alimentation et d'agricultureAgence de développement-M.Sc. (8), B.Sc. (10), Dip. (4).Aquaculture, culture des bivalves et des crevettes, gestion des écloseries, santé des poissons et vulgarisation.
    Source: Direction de pêche ; Université de Kwame Nkrumah de la science et de technologie ; Univ. du Ghana ; Univ. de cap Coast; Université Agricole De Kwadaso ; Rapport annuel du WRI, 2004 ; DoF.
    Tendances, questions et développement
    Pendant les dix dernières années, l'aquaculture a fait partie du sous secteur de pêche pour produire des poissons et couvrir le déficit du pays et celui de l'exportation. L'objectif était de produire assez de poissons afin de satisfaire 60 pour cent des besoins en protéine des Ghanéens (Aggrey-Fynn, 2001).

    La direction de la pêche était une division de la MdPA, et faisait partie de l'ancien Département de la pêche. Elle est maintenant ralliée au MdP qui est le Département technique responsable de la planification d'aquaculture. Des plans ont été donc lancés et finalisés par le DdP en consultation avec les dépositaires et les autres établissements liés à l'aquaculture.

    Jusqu'en 1997, la vulgarisation de l'aquaculture était sous la responsabilité de la Direction de la pêche. Plus tard elle a été assignée à l'omnipraticien de l'AVA en raison de la décentralisation politique de la machinerie du gouvernement y compris le MdPA. Puisque les AVAs n'ont eu aucune formation en aquaculture, plusieurs activités annexes à l'aquaculture telles que la collecte de données et le collationnement, le choix du site et la surveillance de la construction d'étang sont d'une mauvaise qualité.

    Jusqu'à 2000, l'administration, la planification et le développement de l'aquaculture ont été suivis par un Ministre député du MdPA qui travaillait sous la direction du Ministre de l'alimentation et de l'agriculture. Entre 2000 et 2005, un Ministre d'état pour la pêche dans le MdPA était responsable de l'aquaculture. En janvier 2005, un Ministre du Conseil exécutif et au sein d'un nouveau Ministère de pêche a pris la charge de la pêche et du développement de l'aquaculture.

    Ces changements sectoriels dans la structure de l'administration de la pêche et de l'aquaculture ont eu lieu au même temps que l'augmentation de l'importance du poisson dans l'économie du Ghana. Le poisson est classifié comme étant un produit d'export non traditionnel du Ghana (ENT). C'est le deuxième plus important ENT après les produits horticoles et constitue 5 pour cent du total des ENTs. La part des poissons et des fruits de mer dans les produits agricoles non traditionnels d'export a augmenté de 25 pour cent en 2000 à 33 pour cent de 2001 (ISSER, 2003). En ce qui concerne le développement économique national, les tendances croissantes dans les exportations de poissons reflètent une avance importante dans la réalisation des objectifs de la politique nationale d'exportation des produits non traditionnels (Mensah et al., 2003).

    La Banque mondiale finançant le secteur de la pêche de 1997 à 2003 a fait une forte emphase sur le développement des AFPs pour qu'elles puissent fournir certains services à leurs membres. Un appui plus grand a été offert sous forme de bulldozers D6 fournis en location avec option d'achat aux AFPs, qui sont en avant dans le programme de remboursement de prêt. La FAO/TCP/2904(T) a permis le renforcement de la capacité d'organisation des AFPs. Les AFPs ont reçu une formation pour savoir enregistrer leurs opérations techniques et financières, les dynamiques de groupe et les conditions pour préparer les plans d'affaires aussi bien que dans les techniques d'aquaculture. Huit membres des AFPs ont été formés comme opérateurs d'écloseries. Deux d'entre eux s'en tirent bien et produisent des juvéniles du poisson-chat africain du nord. Ces initiatives ont eu une influence positive sur le développement de l'aquaculture. Elles réduisent la dépendance des petits exploitants à l'égard du gouvernement en ce qui concerne les services et les matières premières.

    Des groupes de jeunes sont formés pour construire les étangs pour les pisciculteurs afin de réduire le coût de construction. Jusqu'ici les étangs ont été construits sans sorties de drainage menant à l'abaissement des rendements. Il est significatif de noter que les étangs drainables sont les principaux produits de ces groupes de jeunes dont 17 ont été formés jusqu'ici. Les pisciculteurs sont responsables de la commercialisation de leur produit. Il n'y a aucun contrôle des prix. Toutes les récoltes sont vendues localement.

    La condition nationale des poissons a augmenté de 676 000 tonnes en 1995 à 840 000 tonnes en 2004, mais la production n'a pas augmenté sensiblement pendant la même période. Le déficit entre la condition de poissons et la production - il était de 400 000 tonnes en 2004 - a été la force d'entraînement principale pour pousser l'ordre du jour du développement d'aquaculture.

    Les raisons pour le développement d'aquaculture sont demeurées les mêmes. L'aquaculture a été favorisée pour produire des poissons pour la consommation humaine, pour l'utilisation industrielle et pour l'exportation. Un fort accent a été mis sur la culture des poissons et la pêche basée sur la culture dans les réservoirs. Des importations de poissons cultivés ont été interdites. Les importations et les exportations de poissons sont réglementées et exigent un permis. Les importateurs payent une imposition d'importation de poissons de 20 000 ¢ (2,17de dollars EU) par tonne. Ceci entre dans les fonds de développement de pêche et il est employé seulement pour le développement de la pêche, y compris l'aquaculture.

    Les opérateurs de petite échelle n'ont pas subit une évaluation d'impact sur l'environnement (EIE), mais tous les opérateurs commerciaux reflètent la forte influence de l'Agence de protection de l'environnement (APE) du Ghana. La recherche est menée sur plusieurs aspects de l'aquaculture. L'état de santé des étangs de certains opérateurs de petite échelle est analysé et les résultats sont communiqués aux fermiers. Les maladies trouvées dans certains d'entre eux incluent la Myxosporidia (Boil disease), Piscicola sp. (sangsue), Trichodina sp (Trichodiiasis) et Ichthyophthirius sp. (morphée en gouttes). La recherche et la documentation sur les caractéristiques génétiques du O. niloticus du lac Volta sont également effectuées en vue de choisir des souches à croissance rapide pour l'aquaculture.
    Références
    Bibliographie
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