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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Actuellement, l'aquaculture grecque consiste principalement en la production de bar européen (Dicentrarchus labrax) et de dorade royale (Sparus aurata) en plus de quelques espèces d'eau douce telles que la truite, l'anguille et la carpe (source: la Fédération Européenne des Producteurs Aquacoles - FEPA). En outre, il y a également de la conchyliculture, principalement des moules, mais qui reste, comparativement, de faible valeur économique. Il y a vingt ans, l'élevage de bar et de dorade était pratiquement inexistant, cependant, depuis 1981 et en raison des conditions climatiques favorables, du littoral vaste, étendu et abrité, de l’important investissement privé, national et européen dans le secteur et en parallèle avec l’évolution des technologies dans le domaine de l’écloserie et de l’alimentation, l'industrie a pris de l’élan et s’est développée 20 fois en 10 ans (entre 1990 et 2000). La production a atteint un total d'environ 103 000 tonnes en 2002 (rapport de Stirling, 2004) ou 57 pour cent de la production aquacole globale de ces espèces.

    En 2000, il y avait 269 exploitations aquacoles en Grèce, procurant de l’emploi direct et indirect à environ 10 000 ouvriers et à d'autres dans les industries auxiliaires. Cette impulsion dans la capacité de production a été accompagnée d’une diminution des prix du bar et de la brème, qui ont chuté de 15,57 € le kilogramme en 1989 à environ 4,50 € le kilogramme en 2000 et à moins de 4,00 € le kilogramme en 2002/2003 (rapport de Stirling, 2004). Cette chute dans les prix a été, en partie, due à la plus grande offre de bar et de dorade, mais c'était également le résultat du grand nombre d’intervenants dans la vente, le manque de commercialisation et de coordination de ces intervenants, ainsi que la réglementation médiocre des politiques des prix.

    La forte pression mise sur le secteur a provoqué une réduction du nombre de producteurs (moins de 167 compagnies en 2002) en raison des fermetures et des fusions ou de la pression pour intégrer verticalement la production, commençant par la production des aliments des poissons, la production des juvéniles, le grossissement et la distribution du produit final sur le marché. Les tentatives de diversification du produit n’ont connu qu’un succès limité, avec la production du sar à museau pointu (Diplodus puntazzo), du denté commun (Dentex dentex), du pagre commun (Pagrus pagrus), du sar commun (Diplodus sargus), du pageot commun (Pagellus erythrinus), et de la sole commune (Solea solea) constituant moins de 5 pour cent de la production totale grecque (FEAP, 2002).

    Environ 80 pour cent de la production aquacole grecque est exportée, principalement vers l'Italie et l'Espagne. Les poissons, notamment le bar et la dorade d’élevage, occupent la troisième position des exportations agricoles après l’huile d'olive et le tabac, et sont considérés, par le gouvernement grec, comme un produit stratégique. La production utilise, la plupart du temps, des cages marines et les coûts de production sont parmi les plus bas en Europe. Les sites de production sont situés le long de la côte grecque, mais sont plus répandus dans les régions centrales près de la bonne infrastructure et des itinéraires d’exportation.
    Historique et aperçu général
    Bien que l'élevage des animaux aquatiques est pratiqué en Grèce depuis l‘antiquité, les principales espèces cultivées aujourd'hui, à s’avoir le bar et la dorade, n’ont été mises en élevage que depuis le début des années 80. La recherche et le développement intenses réalisés par les universités et les instituts en France, en Italie et en Espagne au cours des années 70, sont arrivés au contrôle du cycle de vie de ces espèces. Vers la fin des années 70 et début des années 80, les premières écloseries sont apparues en France, en Italie, en Espagne et ensuite au Portugal et en Grèce. L'adoption des technologies d’élevage en cages utilisées dans l'industrie du saumon, la demande croissante du marché de ces espèces et les conditions naturelles offertes par le climat ainsi que le littoral étendu de la Grèce ont favorisé le développement industriel dans le pays. Les principaux programmes d’aide de l’Union Européenne (UE) et certains entrepreneurs qui ont tenté le défi ont contribué à une augmentation rapide de la production, aussi la Grèce est elle devenue le plus grand producteur de ces espèces dans le monde.
    Ressources humaines
    Le secteur aquacole en Grèce procure de l'emploi direct ou indirect à plus de 10 000 personnes souvent dans les régions rurales éloignées qui souffrent de manque d’opportunités d’emploi (rapport de Stirling, 2004). C'est une industrie qui contribue à la décentralisation de l'économie puisque des sites de production sont répandus dans tout le pays, autour de la Grèce continentale et son archipel.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    La majeure partie de la production grecque de bar et de dorade provient des cages marines ou des structures synthétiques en plastique flottantes, rondes, sur lesquelles est fixé un filet. Au cours de ces dernières années, il y a une tendance à utiliser de grandes cages rondes qui peuvent atteindre 120 mètres de périmètre et contenir presque 250-300 tonnes de poissons. La période de grossissement varie d’un site à l’autre, dépendant essentiellement des températures de l'eau, elle peut durer entre 12 et 24 mois pour que les poissons atteignent la taille de récolte.

    Il y a d’autres systèmes de production comme les raceways traditionnels adoptés dans la truiticulture utilisant l'eau des petits fleuves dans la Grèce centrale et du nord et les systèmes de bassins à recyclage utilisés pour l'élevage de l'anguille et du tilapia. Dans certains sites de la Grèce, les systèmes d’élevage extensif sont encore adoptés, les surnommés «limnothalasses» ou lagunes saumâtres où les alevins sauvages sont collectés et ensuite laissés grandir naturellement sur des cycles annuels. Ces systèmes sont principalement utilisés pour l’élevage du mulet cabot (Mugil cephalus), bien que plusieurs autres espèces soient capturées et mises ensemble en élevage.

    En 2000, la Grèce comptait 269 sociétés aquacoles réparties dans tout le pays. Actuellement, le nombre des exploitations s’est considérablement rétrécit à cause de la fermeture des fermes ou des fusions et des acquisitions effectuées par les grandes compagnies. Leur nombre en 2003, était autour de 167 et leur répartition géographique est illustrée par la figure ci-dessous (rapport de Stirling).
    Espèces cultivées
    Les principales espèces de poissons actuellement mises en élevage sont listées ci-dessous, par ordre d'importance en termes de tonnage produit:
    • La dorade royale (Sparus aurata).
    • Le bar européen (Dicentrarchus labrax).
    • La truite arc-en-ciel (Oncorhyncus mykiss).
    • L’anguille européenne (Anguilla anguilla).
    • Le sar à museau pointu (Diplodus puntazzo).
    • Le pageot commun (Pagellus erythrinus).
    • Le sar commun (Diplodus sargus).
    • Le thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus thynnus).
    • La sole commune (Solea solea).
    • Le mulet à grosse tête (Mugil cephalus).
    • Le denté commun (Dentex dentex).
    • Les deux premières espèces représentent plus de 95 pour cent de la production totale en Grèce, le reste des espèces sont produites en très petites quantités.

    La faible production du mulet à grosse tête (Mugil cephalus) dans les lagunes, notamment en Grèce occidentale, cible principalement la production de l’avgotaraxo, ou les oeufs de poisson conservés en saumure, une délicatesse locale.

    De même, la production des mollusques bivalves est importante notamment les moules et les huîtres, elle a atteint 21 000 tonnes en 1999 (source: Ministère du développement agricole et de l’alimentation) mais en valeur elle représentait moins de 3 pour cent de la production totale de l'aquaculture pour cette année.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Bien qu’en Grèce il existe certains systèmes d'élevage en étangs extensifs ou semi-intensifs, la majorité de la production provient des fermes d’élevage intensif en cages. Dans ces dernières, les poissons sont mis en élevage avec des densités modérées de jusqu'à 10 à 15 kilogrammes de poissons par mètre cube et sont alimentés quotidiennement selon des régimes alimentaires préétablis. En 2002, la plupart des compagnies ont produit moins de 500 tonnes par an (104 compagnies), 35 ont produit entre 500 et 1 000 tonnes et 27 ont produit plus de 1 000 tonnes, avec quatre produisant plus de 5 000 tonnes. De ces dernières, 99 pour cent utilisent les cages pour le grossissement et moins de 1 pour cent utilisent les étangs ou les lagunes.
    Performance du secteur
    Production
    Il n'est pas facile d’évaluer la production de l’aquaculture en Grèce, et ce, en raison du manque de fiabilité des statistiques officielles et de l'hésitation à déclarer les chiffres exacts de la production. Les statistiques officielles estiment, par exemple, la production du bar européen et de la dorade royale à 64 700 tonnes en 2002, tandis que les analystes industriels donnent une valeur plus réaliste de 103 000 tonnes (rapport de Stirling). Les chiffres édités par la FAO, relatifs à ces deux espèces, sont de 61 804 tonnes et ils sont plus près des chiffres officiels et sont approuvés.

    La valeur de l'industrie aquacole était estimée à environ 307 millions d'euros en 2002 (statistiques de pêche de la FAO) bien que pour les raisons mentionnées ci-dessus cette valeur pourrait être sous-estimée de pas moins de 60 pour cent.

    De même, il est à noter qu’en Grèce la production d’alevins du bar et de la dorade représente environ 16 pour cent, une part significative, de la valeur totale de la production aquacole. La Grèce est le plus grand producteur d’alevins de ces espèces, représentant presque 50 pour cent de la production totale méditerranéenne.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Grèce (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Grèce (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Le produit de l’aquaculture grecque est destiné principalement à l'exportation. En 2002, l'Italie et l'Espagne ont importé environ 47 000 tonnes du total estimé à 70 000 tonnes de bar et de dorade exportés (rapport de Stirling, 2004). Le reste était acheminé vers les consommateurs locaux notamment à travers les chaînes de supermarchés et les marchands de poissons traditionnels. Les grands supermarchés constituent la principale voie pour acheminer les produits de la pêche vers le consommateur.

    Il y a un certain nombre de marchés centraux de poissons en Grèce; le plus grand est Ichthyoskala près d'Athènes; dans lequel les grandes compagnies aquacoles vendent une partie de leur production, notamment aux clients Grecs. Les marchés d'exportation sont souvent basés sur le contact direct avec les clients à l'étranger qui envoient leurs propres camions pour rassembler le produit de la pêche ou par l'utilisation de ses propres moyens de transport ou externes afin de faire parvenir le produit au client à l'étranger. Toutefois, la production des alevins de bar et de dorade reste insuffisante pour satisfaire la demande Grecque c’est pour cette raison que la Grèce est un importateur principal d’alevins. En 2002, environ 20 millions d’alevins ont été importés notamment de l'Italie et de la France.

    Depuis 1999, la majorité des plus grandes entreprises ont obtenu la certification ISO OIN 9001 pour gagner la confiance du consommateur vis-à-vis de la qualité du produit aquacole. C’était aussi une condition de plusieurs grandes chaînes de supermarchés, comme certification relative à d'autres normes comme ceux ayant trait à la salubrité et la sécurité, par exemple les systèmes d’HACCP (Système d'analyse des risques - points critiques pour leur maîtrise). Les organisations nationales ont également développé leurs propres normes de certification, telles que AGROCERT en association avec le Ministère de l'Agriculture (voir le site Web http://www.agrocert.gr).

    Les consommateurs grecs expriment un souci et une hésitation clairs concernant la consommation des poissons d’élevage, notamment les espèces marines produites en Grèce. Cela est principalement dû au souci lié aux aliments des poissons, en raison des problèmes mondiaux récents tels que les dioxines chez les poulets, la maladie de la vache folle et la fièvre aphteuse. Cependant, ces soucis n'ont jamais été pris au sérieux par l'industrie bien que bientôt la Fédération grecque de mariculture et le Ministère de l'agriculture commenceront une campagne pour sensibiliser le publique au sujet de la qualité du produit provenant de l’aquaculture.

    En Grèce, la consommation de poisson par personne est de l’ordre de 25 kilogrammes par an (FAO), 2,1 kilogrammes sont du bar et de la dorade. Ceci signifie que la consommation globale annuelle de poisson en Grèce est de l’ordre de 250 000 tonnes pour une population d'environ 10 millions, et l'aquaculture contribue par moins de 10 pour cent. Les perspectives prévues sont un ralentissement dans la croissance au cours des années à venir (rapport de Stirling, 2004).
    Contribution à l'économie
    L'aquaculture est un secteur fortement axé sur l'exportation avec plus de 80 pour cent de la production grecque exportée, notamment vers l'Italie et l'Espagne. Les poissons, surtout le bar et la dorade d’élevage, occupent le troisième rang des exportations agricoles après l’huile d'olive et le tabac, et sont considérés, par le gouvernement grec, comme un produit d’une grande importance. Comparé à d'autres pays, notamment ceux où l'aquaculture des espèces marines est la plupart du temps entreprise dans les étangs à terre ou les estuaires, les fermes grecques tendent à être grandes avec une production de plus de 300 tonnes par an. Bien qu’elles soient souvent des entreprises familiales elles ne devraient pas vraiment être caractérisées de «petites entreprises», vu que le chiffre d'affaires investi atteint des valeurs qui dépassent un million d'euros par an.

    La truiticulture, d'autre part, tend à suivre les modèles traditionnels de petites entreprises familiales avec des faibles coûts et des volumes de production très bas, mais comme mentionné ci-dessus, cette culture est d’une moindre importance.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le secteur aquacole grec est sous les auspices du Ministère du développement agricole et de l’alimentation, Département général de la pêche, Département de l'aquaculture et des eaux continentales. Ce département est responsable de la définition de la stratégie nationale de l'aquaculture, de l'attribution des quotes-parts de production et, à travers les fonds structurels d’ALIEIA, il gère tous les fonds nationaux et ceux de l’Union Européenne (UE) alloués au secteur. Au niveau régional les préfectures sont responsables de l'octroie des licences pour les exploitations aquacoles ainsi que la concession des zones côtières et marines aux entreprises aquacoles. Les services régionaux vétérinaires, qui font, aussi, partie des préfectures, sont responsables des aspects de salubrité et de sécurité des activités aquacoles et effectuent de fréquents contrôles aux fermes pour vérifier les procédures de travail et les conditions d'hygiène.

    Les producteurs grecs de l'aquaculture marine sont associés à la Fédération grecque de mariculture. Cette organisation a comme principal objectif la coordination de la production d'aquaculture marine en Grèce et lui sert de partenaire dans l’élaboration de la politique nationale concernant le secteur.
    Règlements en vigueur
    Le programme ALIEIA (Programme opérationnel de la pêche pour 2000-2006. voir le site www.alieia.gr) définit les principaux domaines de priorité pour le secteur aquacole en Grèce et met en application un cadre législatif et des actions de soutien de l'industrie pour la période 2001 à 2006. il est financé par l’UE (L'Instrument financier pour l’orientation de la pêche (IFOP/FIFG) et il est contrôlé par le Ministère du développement agricole et de l’alimentation.

    Le domaine, dans le cadre du programme d'ALIELIA qui concerne l'aquaculture, est connu sous la mesure 3.2, qui trace les objectifs suivants:
    • L’amélioration de la qualité et de l'hygiène des produits aquacoles, grâce à une gestion durable des ressources aquatiques, sous la supervision de la Direction de l'aquaculture.
    • L’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur aquacole, suite à l’adoption des technologies de pointe et la réduction du coût de production.
    • La création de nouvelles formes de production et de consommation, en optant pour la diversification des espèces mises en élevage.
    • La valorisation des produits aquacoles à haute valeur nutritionnelle.
    • L’augmentation des opportunités d'emploi avec la création de nouveaux postes de travail et la garantie du maintien de ceux déjà existants, l'amélioration des conditions du travail et la garantie de l'égalité des chances entre hommes et femmes dans le marché du travail ainsi que l'amélioration des économies locales dans les régions défavorisées et lointaines.
    • L’adoption des nouveaux progrès technologiques et l’utilisation de nouveaux équipements ainsi que l’innovation, notamment dans les fermes aquacoles dans les eaux continentales.
    • L’exploitation des eaux continentales, dans un cadre d’une gestion rationnelle et d’un développement viable.
    • La mise en place d’entreprises viables et compétitives, bénéfiques pour l'économie nationale, l’emploi et les consommateurs.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Le Centre hellénique de recherche marine a été récemment créé grâce à l'amalgame du Centre national de recherche marine et de l'Institut de biologie marine de Crète. Le résultat était un grand établissement avec divers centres de recherches à travers le pays et avec une importante infrastructure en termes de navires et de laboratoires de recherches. Une des sections du Centre est l'Institut de l'aquaculture où la recherche sur les problématiques ayant trait à l’aquaculture est entreprise. Les domaines de compétence, entre autres, incluent la biologie de nouvelles espèces, la technologie aquacole, la nutrition et la pathologie. Un autre laboratoire gouvernemental qui effectue la recherche dans le domaine de l'aquaculture est la Fondation nationale de recherche agronomique (N.AG.RE.F.) avec le Centre de recherche halieutique de Kavala (Centre for Research in Fisheries and Aquaculture).

    En plus de ces centres, plusieurs universités et instituts technologiques en Grèce ont des départements et des laboratoires spécialisés dans la recherche en matière d'aquaculture; à savoir: Jusqu’à récemment la seule formation technique en aquaculture était dispensée par l'Institut technologique (TEI) de Mesolongi. Actuellement à part le TEI de Mesolongi il y a les TEI d’Igoumenitsa ainsi que plusieurs cours spécialisés et cours universitaires (ex. Master en sciences) offerts par les diverses universités mentionnées ci-dessus. En dépit de tout cela, le niveau moyen d'éducation pour la plupart des ouvriers employés dans l’aquaculture reste toujours bas et l'industrie est encore considérée par certains, comme une industrie primaire et non spécialisée.
    Tendances, questions et développement
    Nombre et taille des entreprises. La disponibilité des fonds et la valorisation de son importance sur le marché étaient les principales caractéristiques de la première phase du développement de l'industrie aquacole en Grèce. Au cours de la période entre 1986 -1998, le nombre des entreprises d’élevage de bar et de dorade en Grèce a augmenté de 10 à 250 (données du Ministère du développement agricole et de l’alimentation). Cette phase est achevée et le nombre des entreprises cesse d'augmenter, après la chute des prix en 2001, il a commencé à diminuer. Toutefois, le nombre de sites de production n'a pas changé, ce qui veut dire que la réduction du nombre des compagnies est due principalement aux fusions et aux rachats, donnant lieu à des entreprises de plus grandes tailles.

    Technologie et performance. L’environnement de plus en plus compétitif de l'aquaculture industrielle du bar et de la dorade oblige les entreprises à réduire les coûts de production. Ceci se réalise, dans une certaine mesure, par l'adoption des économies d'échelle néanmoins, il est indispensable de procéder, dans le futur, à l'acquisition et à la mise en place de nouvelles technologies de production. C'est l'un des domaines politiques mentionnés ci-dessus et il est vivement encouragé par le gouvernement. Cependant, la majorité des petites entreprises, (produisant <500 tonnes/an), n’ont pas investi dans les nouvelles technologies et se contentent du travail manuel dans la plupart des activités de l’exploitation. En outre, et en comparaison avec les industries du saumon ou de la truite, les fermes du bar et de la dorade utilisent peu de technologie pour la gestion de la biomasse, l'optimisation de l’alimentation, le tri par tailles, etc...

    Espèces. Pour avoir une position commerciale significativement différente, une forte pression est exercée pour la diversification du secteur aquacole bien que la plupart des «nouvelles espèces» produites jusqu'ici soient trop proches du bar et de la dorade. Par conséquent, elles ne sont pas de véritables solutions alternatives et le secteur doit continuer dans sa recherche. Récemment et en collaboration avec les entreprises espagnoles et australiennes, l'élevage de thon rouge (aquaculture basée sur la capture) a commencé dans la partie occidentale du pays, de même, au moins, une compagnie produit certaines quantités de sole commune (Solea solea). Ces deux espèces sont véritablement de nouveaux «produits» et devraient être valorisés. Les espèces comme les ombrines (Umbrina spp.) ou le bar de plus grandes tailles pourraient ouvrir le marché aux produits de la pêche sous forme de filets bien que leur production soit encore limitée.

    Vente et fidélité du consommateur. Le poisson d’élevage reste toujours un excellent aliment de point de vue sanitaire et nutritionnel. La croissance rapide et non planifiée de la production ainsi que la faible commercialisation et les relations avec le consommateur ont contribuer à la sous-estimation du produit par ce dernier, le considérant ainsi comme un produit de moindre valeur. Au cours des 4-5 dernières années, les entreprises ont commencé à prendre sérieusement en compte ces problématiques et ont adopté des systèmes de salubrité et de sécurité (HACCP), les standards de qualité (OIN 9001) et d'autres normes de certification (tels qu'AGROCERT). En outre, il y a des plans de commercialisation et des campagnes de sensibilisation pour promouvoir l'industrie et son produit au niveau local et à l'étranger. Il n’y a pas de succès significatif concernant le prestige des produits aquacoles dans l'industrie de bar et de dorade bien que des mesures d’étiquetage et de traçeabilité ont été soigneusement prises en considération, y compris l’étiquetage individuel des poissons.

    L'environnement. Les impacts de l'aquaculture sur l'environnement constituent une problématique difficile en Grèce car l'industrie se trouve souvent en conflit pour l’utilisation de l'espace avec l'industrie touristique. Une méthodologie pour évaluer les incidences des activités aquacoles sur l'environnement a été instaurée ainsi que la législation pour la mise en application de tels contrôles. Toutefois, jusqu'ici ces mesures sont encore peu appliquées malgré les efforts visant le changement de cette situation.
    Références
    Bibliographie

    Stirling Institute of Aquaculture. 2004. Study of the market for aquaculture produced lubina y dorada species. Report to the European Commission, DG Fisheries.

    Christofiloiannis, P. 2001. The use of antibiotics in aquaculture. PhD Thesis, University of Stirling.

    FAO. 2005. Aquaculture production, 2003. Year book of Fishery Statistics - Vol.96/2. Food and Agriculture organization of the United Nations, Rome, Italy.
    Liens utiles
     
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