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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteu
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie 
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteu
    Résumé
    L'aquaculture a été pratiquée en Hongrie depuis le début du dernier siècle. Pendant cette période, afin de compenser la diminution des captures de la pêche continentale, un programme étendu de construction d'étangs piscicoles a commencé. Les premières exploitations piscicoles en Hongrie ont été établies en 1890 et modelées suivant des pratiques allemandes et Bohémiennes.

    La production piscicole n'a qu'une contribution mineure à l'économie hongroise, en terme de valeur de production elle correspond à 2-2,5 pour cent de la valeur globale de la production animale. Néanmoins, l'aquaculture hongroise possède certaines caractéristiques spéciales, par exemple, sa réputation mondiale dans la reproduction de la carpe, la valeur de son Recherche et Développement (R&D) et son rôle spécial dans la gestion de l'eau, la préservation de la nature, le tourisme aquatique et le développement rural. La production totale de l'aquaculture et des captures de pêche était de 18 324 tonnes en 2002, la proportion aquacole étant approximativement de 63 pour cent ou 11 574 tonnes. La majorité (93 pour cent) de la production aquacole provient des étangs piscicoles, où sont généralement appliquées, des techniques extensives et semi-intensives, basées sur l'utilisation de la nourriture naturelle. La surface totale couverte par les étangs piscicoles en Hongrie est approximativement de 28 000 ha et les principales espèces en élevage sont les carpes commune et chinoise, la carpe commune (Cyprinus carpio ) représente 74 pour cent de la production totale de la pêche en Hongrie. L'utilisation des ressources d'eau géothermiques offre de meilleures possibilités pour le développement de l'aquaculture intensive, environ 7 pour cent de la production vient principalement des systèmes intensifs de l'eau géothermique, dans lesquels l'espèce principale en élevage est le poisson-chat de l'Afrique du Nord (Clarias gariepinus ). Les produits aquacoles sont vendus principalement sur le marché national ce qui représente approximativement 90 pour cent en volume, le produit principal destiné à l'exportation est le poisson vivant qui a représenté 91 pour cent du volume de l'exportation totale en 2002. L'industrie de transformation du poisson est peu développée en Hongrie avec seulement environ 10-15 pour cent de toute la production nationale de poissons vendue sur le marché sous une forme traitée.

    Le cadre juridique et institutionnel pour le développement aquacole en Hongrie est relativement bien établi. L'Association des Pisciculteurs Hongrois fournit de l'aide précieuse au développement aquacole. Cependant, il est à noter qu'il y a besoin d'exécution de plus de projets de R&D entre les institutions de recherches et les producteurs de poissons, d'autant plus que les systèmes d'information aquacoles exigent également davantage de développement.
    Historique et aperçu général
    L'histoire de la pêche en Hongrie revient au seizième et dix-septième siècle quand la production de poissons était commune dans tous les bassins et zones humides des fleuves, cependant, avec l'introduction de l'élevage animale et de l'intensification des pratiques agricoles, de vastes terrains ont été vidangés et la plupart des fleuves comportaient des digues de protection contre l'inondation. Afin de compenser la production décroissante provenant des captures de pêche dans les eaux naturelles, un programme intensif de construction d'étangs piscicoles a été lancé à la fin du vingtième siècle. Les premières exploitations piscicoles en Hongrie ont été établies en 1890 suivant le modèle des pratiques de l'Allemagne et de Bohème et les premières variétés de carpe 'sélectionnées' ont été également introduites à partir de ces pays. La surface totale couverte par les étangs piscicoles était de l'ordre de 9 200 ha en 1938. En raison d'un nouveau programme de construction d'étangs de poissons après la Deuxième Guerre Mondiale, la superficie totale des étangs de poissons a atteint 22 000 ha en 1975.

    Suite à une coopération établie entre les pisciculteurs et les scientifiques, des résultats remarquables ont été réalisés dans le développement des technologies des étangs piscicoles en Hongrie en particulier en ce qui concerne la fertilisation des étangs piscicoles, la propagation de la productivité biologique et artificielle ainsi que l'élevage associé de canard - poisson. Certaines des méthodes hongroises ont été adoptées dans les pays producteurs de carpe et utilisées dans le monde entier.
    Ressources humaines
    Le besoin en main-d'oeuvre dans l'élevage en étangs piscicoles n'est pas grand et donc, les indices de productivité du travail sont relativement bons comparés à d'autres secteurs, une partie importante du travail est saisonnière (marquant une augmentation au printemps et en automne). En 1999 le nombre d'employés travaillant dans le secteur de la pêche était de l'ordre de 2 640 (Bardócz et al ., 2003).
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Les exploitations piscicoles opérationnelles en 2001, utilisant les étangs ou les systèmes intensifs d'élevage, sont indiquées dans le tableau 1.

    Tableau 1. Nombre d'exploitations piscicoles en Hongrie (2001)
    Etang d'élevage de poissonsUnités d'élevage intensif
    Exploitation familiale: 25Exploitation familiale: 1
    Coopératives: 38Coopératives: 0
    Compagnies: 67Compagnies: 7
    Total: 130Total: 8


    Source: Conseil des Produits de la Pêche, 2002

    Les exploitations familiales ont une superficie variant entre 6 à 130 ha, les coopératives s'étendent sur 30 à 850 ha et les compagnies privées sur 5 - 4 100 ha. Les compagnies possédant des exploitations dont la superficie est supérieure à 1 000 ha sont estimées à 9 000 en total en Hongrie, elles incluent deux sociétés actionnaires et deux sociétés anonymes à responsabilité limitée. Les exploitations de la catégorie de 400-1 000 ha représentent une surface totale de 4 343 ha et incluent quatre coopératives, deux sociétés anonymes à responsabilité limitée, et une société actionnaire. En d'autres termes 11 compagnies possèdent un total de 59 pour cent (13 400 ha) de la superficie totale des étangs tandis que le reste (41 pour cent) est géré par 119 entreprises.
    Espèces cultivées
    Les conditions géographiques, hydrauliques et climatiques en Hongrie sont favorables pour l'élevage traditionnel de poissons en étangs et dans certains cas pour la production intensive de poissons. Les conditions écologiques favorables et le savoir technologique disponible fournissent une base appropriée pour le secteur pour jouer un rôle plus important dans l'agriculture hongroise. La production de la carpe de la Hongrie est la troisième des plus importantes en Europe, sa technologie de production de carpe est également employée dans d'autres pays et ses experts participent aux programmes de développement aquacole partout dans le monde. Les principales espèces en élevage sont la carpe commune (Cyprinus carpio ) et les carpes chinoises, environ 7 pour cent de la production aquacole totale provient des systèmes intensifs des eaux géothermiques chauffées dans lesquels les espèces principales en élevage sont le poisson-chat de l'Afrique du Nord (Clarias gariepinus ).
    La carpe constitue 70 pour cent de la production piscicole totale, et l'essai d'amélioration des performances et l'enregistrement des variétés de carpe ont commencé en 1996 afin d'augmenter l'efficacité de la production de poissons et d'améliorer la capacité de reproduction et la qualité génétique du stock de la carpe. Vingt-deux variétés de carpe ont été dénombrées pour enregistrement par 15 organismes de production de carpe reconnus.

    L'Association des Pisciculteurs Hongrois a fondé son secteur de Reproduction de Carpe en 1997 et a élaboré un programme de production à long terme traçant les objectifs généraux de production, suggérant des méthodes de production appropriées, décrivant les méthodes pour les essais de performance et a aussi établi et présenté un système de certification, d'enregistrement et d'origine. En plus de l'élevage de poissons en étangs et la production de poissons dans les eaux naturelles, l'élevage 'intensif' de poissons regagne de l'importance, la quantité de poissons produits dans ces unités compte 6-7 pour cent de la production de poissons en étangs. La répartition entre les diverses espèces et groupes d'espèces en élevage dans les étangs et les systèmes intensifs pendant les cinq dernières années (1997-2002) est indiquée ci-dessous:

    • Carpe commune 70 pour cent
    • Carpe herbivore 20 pour cent
    • Espèces de poissons carnivores 1 pour cent
    • Autres espèces de poissons 9 pour cent
    Pratiques et systèmes d'élevage
    La production de poissons dans des étangs à terre est la forme aquacole traditionnelle, la plus répandue en Hongrie. Les exploitations piscicoles ont été construites dans des zones où la qualité de sol n'est pas appropriée à la production agricole profitable, les étangs de type rizière dans la région de Great Plain et les profils d'étangs de la région de Trans Danubien sont des exemples typiques.
    Les exploitations piscicoles basées sur des étangs sont toujours les principales unités de production aquacole en Hongrie, cependant, la diversification de la production de poissons en étangs a été observée récemment suite aux changements socio-économiques de l'Europe Centrale et de l'Europe de l'Est. En plus des systèmes conventionnels dominants de polyculture de la carpe commune dans les étangs fertilisés, diverses autres technologies intégrées ont été développées et pratiquées en Hongrie, y compris l'élevage de canard - poisson et l'aquaculture en étangs basée sur le recyclage de l'eau usée. Tandis que dans le passé l'intégration était basée principalement sur le principe de recyclage d'aliment, l'intégration a récemment montré une nouvelle dimension incluant également des influences positives externes et des rendements de produits non utilisables des exploitations piscicoles d'étangs multifonctionnels.

    La disponibilité des ressources d'eau géothermiques constitue également un potentiel important pour la production piscicole intensive en Hongrie. Des poissons de grande valeur (y compris les espèces tropicales) pourraient aussi, être produits tout le long de l'année.
    Les systèmes de bacs comportant de l'eau partiellement recyclée sont généralement employés dans l'élevage intensif du poisson-chat de l'Afrique du Nord, des esturgeons et du Tilapia, la plupart des exploitations intensives réchauffées par une énergie géothermique sont situées dans la Vallée de Tisza. Comme les règlements environnementaux sont devenus plus rigoureux, des efforts sont déployés pour réduire au minimum la pollution et ce, par le recyclage de l'eau et le traitement des effluents. Des méthodes biologiques pour le traitement des effluents ont été adoptées avec succès. Les zones humides construites sont utilisées en tant qu'élément du processus de traitement.
    Performance du secteur
    Production
    La production hongroise aquacole totale en 2002 était de l'ordre de 11 574 tonnes, dont approximativement 93 pour cent provient des étangs piscicoles, tandis que 7 pour cent provient des systèmes intensifs. Il y a eu des fluctuations dans la production aquacole hongroise pendant les 20 dernières années suivant les états du marché et les changements socio-économiques du pays.Le volume maximum de production soit 27 800 tonnes a été atteint en 1983, quand des quantités considérables de carpes chinoises ont été exportées vers le Moyen-Orient. Entre 1986 et 1996 la production aquacole a chuté de 17 000 tonnes à 8 000 tonnes pendant la transition d'une économie planifiée au niveau central à une économie conduite par le marché, cependant, depuis lors la production aquacole a marqué une augmentation au cours des cinq dernières années. La production totale aquacole était de l'ordre de 13 056 tonnes en 2001, dont la valeur totale était approximativement de 23 millions US$ en 2001.

    Dans le secteur aquacole, environ 75-85 pour cent de l'actif fixe total est couvert par la valeur des étangs et de leurs structures, alors que la valeur d'autre actif fixe, tel que les bâtiments (salle de stockage d'aliments, bâtiments sociaux, écloserie, etc.), les machines, les véhicules, etc. est relativement basse. Environ 18 000 ha (67 pour cent) des 25 000-26 000 ha enregistrés couverts des étangs piscicoles sont actuellement utilisés pour l'élevage de poissons.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l 'aquaculture au Hongrrie (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée en Hongrie (depuis 1950).
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Le poisson élevé dans les systèmes d'étangs aquacoles est commercialisé traditionnellement sur le marché après la récolte des étangs d'élevage en automne ainsi qu'aux premiers mois du printemps où les étangs de l'hiver sont récoltés. En raison de la 'récolte de l'été', qui devient de plus en plus fréquente, il y a une tendance favorable vers une commercialisation de la carpe tout le long de l'année. Les poissons en élevage dans les étangs piscicoles sont commercialisés sur le marché par des grossistes, détaillants, unités de traitement, pêcheurs à la ligne et sont aussi destinés à l'exportation.

    Les niveaux des exportations de poisson vivant et des produits de la pêche sont masqués par le volume des produits de pêche importés. L'exportation de la carpe vivante hongroise, qui visait à 'compléter' l'excédent du marché local, a graduellement diminué principalement en raison de la dominance, en Europe, de la production Tchèque de carpe. Dans le début des années 90 les exportations de carpe de la Hongrie ont atteint presque 3 000 tonnes par an, ce qui maintenant a chuté à 300-400 tonnes. Le produit le plus concurrentiel à la carpe hongroise est la qualité supérieure du stock de géniteurs pour le marché européen de la carpe. La carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix ) est le produit principal dans l'exportation des poissons et il est commercialisé en Pologne pour traitement (Orosz et al ., 2002).La production nationale est principalement vendue au consommateur sous forme de poissons vivants, alors que les importations sont souvent traitées (poisson conservé en boîte, produits surgelés prêts à manger, les filets surgelés, marinés, fumés, etc.). Selon des données et des estimations disponibles, les poissons vivants représentent 55-60 pour cent de la consommation totale de poissons, avec 10-15 pour cent de poisson conservé en boîte, 20-25 pour cent de produits congelés et 5 pour cent pour d'autres produits de la pêche. La plus grande quantité de poissons vivants est commercialisée par des magasins spécialisés en poissons et dont le nombre est limité ce qui signifie que la plupart des consommateurs n'ont pas accès aux poissons vivants.

    Consommation par personne

    L'actuelle consommation hongroise de poissons par habitant par an est d'environ 2,5 à 3,1 kg ce qui représente environ 4-5 pour cent de la consommation totale de viande par habitant. Cette quantité inclut les produits de la pêche nationale et les produits importés, cependant, si l'équivalent de poisson vivant est calculé pour le produit importé traité, la consommation par habitant par an s'élève à 5,5-6,0 kg. En vue d'augmenter la consommation de poisson, l'Association des Pisciculteurs Hongrois a lancé un Programme de technique de communication commerciale avec l'aide du Centre Hongrois Collectif de Marketing Agraire (AMC) en 1999.
    Contribution à l'économie
    La valeur globale du secteur de production de pêche hongroise (y compris l'aquaculture et la pêche continentale) est approximativement de 8 milliards de Forint hongrois (HUF), environ 38 millions US$. Cette valeur représente environ 2,0-2,5 pour cent de la valeur totale de production animale nationale, représentant environ 45 pour cent de la valeur totale de la production agricole de la Hongrie. La contribution de l'agriculture au PIB hongrois est d'environ 5 pour cent, ainsi le secteur de la pêche ne peut pas être considéré comme un contribuant important à l'économie nationale, surtout en termes financiers.La consommation de poisson est également faible (2,5-3,1 kg/personne /an), et le nombre de personnes qui sont directement impliquées dans la pisciculture sont en dessous de 3 000. L'élevage de poissons a toujours joué un rôle spécial dans l'utilisation des ressources aquatiques et dans la vie des personnes en Hongrie. Le poisson n'est pas un aliment quotidien, mais a une grande importance pendant certaines saisons, particulièrement lors des fêtes de Noël. Les espèces les plus importantes, la carpe commune n'est pas simplement un aliment populaire et un poisson de jeu en Hongrie, mais les variétés de valeur supérieure et hybride et les technologies de reproduction et d'élevage de la carpe ont gagné une réputation mondiale. L'application des techniques hongroises avancées dans l'élevage de la carpe a contribué à l'amélioration de la sécurité alimentaire et à l'allégement de la pauvreté dans beaucoup de pays en voie de développement.
    L'aquaculture a également contribué à améliorer la vie rurale en Hongrie bien que les questions de sécurité alimentaire et d'allégement de la pauvreté soient sur une échelle différente comparée aux pays en voie de développement. Quoique l'apport principal de l'aquaculture relatif à la production de poisson de consommation pour les générations futures, l'importance des divers services fournis dans le domaine de loisirs, le tourisme rural, la préservation de la nature et la gestion de l'eau augmentera à l'avenir et ceci procurera d'autres emplois et débouchées pour les populations rurales.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    L'organisme gouvernemental principal impliqué dans l'aquaculture et la pêche est le Département de Jeu et des Pêches relevant du Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural. La tâche principale du département est d'assumer le contrôle administratif total de l'aquaculture et de la pêche, assurer un cadre juridique et économique adéquat et veiller sur les contrôles juridiques.Le département est également responsable de la préservation des stocks halieutiques dans les eaux naturelles, de la protection de leur lignée génétique, leurs habitats et de la gestion des Fonds des Pêches qui sont financés par les revenus de l'Etat (frais des permis de pêche et des pénalités). Les Fonds des Pêches sont des fonds de subvention compétitifs qui peuvent être employés pour le repeuplement des eaux naturelles, la préservation des stocks halieutiques naturels et des habitats aussi bien que pour la recherche et l'information. Des demandes d'octroi des Fonds des Pêches pour des projets particuliers sont évaluées par le Comité National des Pêches qui est composé des experts de divers domaines de la pêche.

    Le Département du Jeu et des Pêches est également concerné par les activités suivantes:
    • De contrôler le fonctionnement des fermes de reproduction piscicole et des procédures d'autorisations pour de nouvelles variétés et hybrides de poissons.
    • De contrôler la commercialisation du poisson et des produits de la pêche.
    • De superviser les opérations aquacoles appartenant à l’état.
    Le département accompli ses charges administratives et juridiques avec l'assistance des inspecteurs régionaux des pêches, qui se trouvent dans chacun des 19 Bureaux Régionaux de l'Agriculture.

    Associations

    L'Association des Pisciculteurs Hongrois a été créée en 1990 pour remplacer l'Organisation des Coopératives des Pêches, qui a été fondée auparavant en 1957. L'association joue un rôle actif en protégeant les intérêts des pisciculteurs, elle comprend actuellement, 79 membres qui gèrent environ 13 800 ha d'étangs piscicoles (65 pour cent de la superficie totale des étangs piscicoles). En outre, le Conseil des Produits de la Pêche et la Branche de Reproduction de Carpe sont affiliés à l'association. Le Conseil des Produits de la Pêche donne un avis relatif à la fixation des prix et coordonne les activités de commercialisation entre les producteurs, les transformateurs et les commerçants et fournit des informations à ses membres.La Branche de Reproduction de Carpe, en étroite collaboration avec l'Institut pour le Contrôle de la Qualité des Produits Agricoles, le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural et l'Institut de Recherche pour les Pêcheries, l'Aquaculture et l'Irrigation (HAKI) constitue un élément important dans la planification et la mise en place des programmes de reproduction de la carpe et l'exécution des essais standards d'amélioration de performances de la carpe. L'association organise régulièrement des forums professionnels pour discuter des stratégies et des problèmes réels du secteur et communique avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les médias et le public. L'association sert de consultant à ses membres concernant les sujets de juridiction, d'environnement et de commercialisation, et dans la préparation de diverses demandes pour les subventions et les fonds. Elle a également lancé un Programme sur les e Techniques de Communication Commerciale qui vise à augmenter la consommation de poissons notamment les produits de la pêche localement produits.L'association assume également la responsabilité d'entretenir des contacts internationaux avec des organismes similaires au profit de ses membres. L'Association des Pisciculteurs Hongrois est devenue membre de la Fédération Européenne des Producteurs Aquacoles (FEPA) en 1999.
    Règlements en vigueur
    Le cadre réglementaire de l'aquaculture hongroise et des pêches a connu des changements cruciaux suivant les changements sociaux et économiques dans le début des années 90 où le système planifié au niveau centrale a été remplacé par une économie dépendante du marché. Lors de l'élaboration de nouvelles lois et règlements en Hongrie, la conformité avec les règlements applicable dans l'Union Européenne (EU) est prise en considération, cependant, un plus grand alignement du système législatif avec le système de l'UE est devenu nécessaire depuis que la Hongrie a commencé à se préparer pour son adhésion à l'UE en tant qu'un des dix pays d'accession. Un système législatif conforme à l'UE est maintenant mis en place avec seulement quelques corrections finales requises.

    Divers plans de soutien et d'encouragement sont disponibles en Hongrie pour assister le développement durable de la pisciculture. Généralement, le système global de soutien subit des changements substantiels après l'entrée de la Hongrie à l'Union Européenne. L'aide de l'Etat disponible pour les pisciculteurs et les aquaculteurs en 2000 a été réglementé en conformité avec les directives de l'UE pour l'Examen de l'Aide de l'Etat. Tous les projets d'aide sont décidés lors des révisions budgétaires annuelles excepté le soutien de la pêche dans les eaux naturelles qui est financé à partir des revenus de l'Etat (frais des permis de pêche et des pénalités).

    Quand la Hongrie est devenue membre de l'Union Européenne en 2004, l'Instrument Financier d'Orientation de la Pêche (FIFG) a été crée pour la modernisation du secteur aquacole. FIFG est une mesure de la communauté (Réglementation du Conseil No. 1263/1999) avec l'objectif suivant : établir des priorités de politique et établir un cadre pour l'intervention par FIFG pour la période 2000-2006 afin de contribuer à l'équilibre durable entre les ressources de pêche et leur exploitation; pour augmenter la compétitivité des structures et le développement des entreprises viables dans le secteur; pour améliorer l'élément de la valeur ajoutée à la pêche et aux produits aquacoles et revitaliser les secteurs en relation. Selon FIFG, des mesures pour la modernisation du secteur aquacole hongrois ont été décrites dans le Programme Opérationnel Hongrois de Développement Agricole et Rural, qui fait partie du Plan National du Développement.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    La recherche en matière de la pêche et de l'aquaculture, en Hongrie, date de longtemps et elle a gagné une réputation internationale, le principal institut est l'Institut de Recherche pour les Pêcheries, l'Aquaculture et l'Irrigation (HAK) situé à Szarvas. En plus des établissements gouvernementaux il y a également des ONGs menant un certain niveau de recherche relative à l'aquaculture et à la pêche. Le principal programme de recherche, entrepris par l'institut chargé de la recherche en aquaculture, HAKI, est sous la supervision du Département de l'Education, de la Recherche et du Développement du Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural.

    Le ministère alloue un fond fondamental à l'institut comme aide financière de base pour les opérations (salaires, coûts opérationnels directs, etc.) plutôt que pour le placement de projets. Des projets spécifiques sont financés par divers fonds concurrentiels de concession alloués principalement par le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, toutefois d'autres ministères peuvent également financer des projets liés à l'aquaculture basés sur des demandes réussies de fonds de R&D. Une petite part des fonds de pêche est également employée pour la recherche sur les pêches, mais pas pour la recherche en matière d'aquaculture. Un phénomène général relatif au financement de la recherche est la disponibilité limitée des ressources financières avec seulement 1 pour cent environ du PIB utilisé pour l'appui de R&D en Hongrie.

    L'industrie aquacole est peu importante et relativement faible en termes économiques, de ce fait les contrats de recherche entre les établissements de recherches, les compagnies et les exploitations aquacoles sont très rares. Cependant, c'est une pratique récente de voir des établissements de recherches et des exploitations s'engager conjointement pour des fonds de R&D. Un bon exemple de cette collaboration entre la science et le secteur de production est le projet de 'Szechenyi intitulé: 'Développement de la qualité des bases biologiques et technologiques du secteur de production piscicole hongroise'. Les établissements de recherches intensifient leurs efforts afin de devenir une partie intégrante de la Région Européenne de Recherches, et accéder à l'aide financière des ressources de R&D de l'EU.

    Il y a une planification systématique de recherches dans le HAKI avec l'organisation du travail et la planification des priorités avec le soutien d'un Comité Consultatif Scientifique. Les priorités de la recherche pour l'ensemble du secteur agricole sont établies au Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, quand les priorités de recherche en matière d'aquaculture sont établies, les priorités globales de recherches agricoles sont également prises en considération, ainsi que des initiatives du secteur pour identifier les sujets qui exigent davantage de recherche. L'Institut de Recherche pour les Pêcheries, l'Aquaculture et l'Irrigation (HAKI) et l'Association des Pisciculteurs Hongrois organisent également des forums réguliers sur l'aquaculture où les besoins de recherches sont identifiés.

    Extension et vulgarisation

    En raison de la taille relativement petite du secteur aquacole il n'y a aucun système conventionnel de service de vulgarisation en vigueur en Hongrie. Les institutions de recherche et de formation effectuent des services de vulgarisation sur leur propre initiative, toutefois il y a, également, des efforts pour organiser des programmes de formation, des forum professionnels et des séminaires et de fournir des informations par des prospectus, des livrets et par le biais de moyens électroniques.

    Les projets communs entre les établissements scientifiques et les entreprises piscicoles se sont avérés être la manière la plus efficace de transférer les résultats de la recherche à la pratique et de vérifier l'application et l'avantage de toutes les nouvelles méthodes et technologies. La demande commune de fonds de R&D par les consortiums comprenant des associés de recherche et des pisciculteurs obtient donc la priorité pendant la procédure d'évaluation des investissements des agences.

    Formation

    Le niveau de formation supérieure en matière d'aquaculture et des pêches est bien développé en Hongrie. La pisciculture est l'un des sujets facultatifs (optionnels) dans plusieurs universités et universités agricoles dans leurs programmes de niveau BSc. Le diplôme des études supérieures de MSc et de PhD est également proposé par plusieurs universités, certains en langue anglaise. Des études de niveau plus bas en pêches et aquaculture sont effectuées par le biais de formation pratique dans une seule école de formation professionnelle à Tata, où des ouvriers habiles sont formés pour une durée de trois ans, alors que cette école dispense également divers cours universitaires supérieurs en matière d'aquaculture et des pêches.
    Tendances, questions et développement
    Le secteur de production des poissons en Hongrie a connu des changements dynamiques suivant les changements socio-économiques de l'Europe de l'Est pendant le début des années 90 où une économie de marché a substitué l'ancien système central fixé. La structure de propriété a également changé considérablement avec l'introduction de la privatisation. Après ces changements dramatiques de l'économie et des difficultés subséquentes, la production aquacole a connu une baisse. Néanmoins elle a commencé à augmenter encore quand le secteur est devenu plus stable.

    La capacité du secteur de faire face aux difficultés pendant cette période de transition a minimisé les pertes économiques; cependant, il y a eu une détérioration sérieuse au niveau technique des exploitations des étangs piscicoles affectant les structures et les équipements des exploitations. L'association bien organisée des producteurs et le système institutionnel de R&D reconnu à l'échelle internationale ont également aidé le secteur pour surmonter les difficultés pendant la période de transition. Le dernier défi pour le secteur a été pendant l'accession de la Hongrie à l'Union Européenne.

    Les issues, les tendances et les objectifs de développement dans certains domaines spécifiques du développement aquacole ont été récemment identifiés comme partie intégrante d'une stratégie de développement, à moyen terme, pour le secteur de production de poissons (DE/AVFK-HAKI-AMC-HOSZ-HTT, 2003).

    Les principaux objectifs identifiés sont résumés comme suit:

    Protection de l'environnement
    • La nature spéciale des étangs piscicoles, responsables de l'entretien des habitats aquatiques et de la biodiversité, doit gagner de l'acceptation chez les autorités environnementales et l'état devrait appuyer cette démarche.
    • Le secteur devrait recevoir une compensation raisonnable pour les dommages causés par les oiseaux protégés.
    • Le rôle des étangs piscicoles en tant qu'unités biologiques potentielles de traitement de l'eau devrait être identifié et soutenu.
    • Le 'sous-programme d'habitat aquatique' devrait avoir un rôle plus important dans 'le Programme National Agricole sur la Protection de l'environnement'.
    Production et traitement de poisson
    • Augmenter la base de production pour la production piscicole (étangs et équipements concernés) d'environ 20 pour cent pour la période des cinq années à venir jusqu'en 2008.
    • Accroître le nombre des exploitations des étangs piscicoles "multifonctionnelles".
    • Encourager le développement de l'élevage intégré en étangs piscicoles.
    • Développer le niveau des services pour les exploitations piscicoles.
    • Organiser plus de démonstration de récoltes et d'autres expositions relatives aux exploitations piscicoles pour le public.
    • Augmenter la production intensive des exploitations utilisant l'énergie géothermique jusqu'à 3 000 tonnes en cinq ans. Diversifier la production et introduire des espèces autres que le poisson-chat de l'Afrique du Nord, comme l'esturgeon et le Tilapia.
    • Optimiser l'exploitation en aquaculture des ressources géothermiques disponibles.
    • Augmenter la proportion des poissons traités jusqu'à 40 pour cent de la production totale aquacole.
    • Augmenter la valeur ajoutée des produits traités mais à un niveau auquel le prix demeure toujours accessible aux consommateurs.
    • Faire à ce que les unités de traitement produisent les produits de la pêche qui sont totalement conformes aux conditions de traçabilité et de sécurité alimentaire.
    • Introduire les systèmes de HACCP dans chacune des unités de production et de traitement.
    • Tripler la variété des produits traités dans les cinq années jusqu'à 2008.
    • Améliorer la collecte de données statistiques parmi les producteurs, les transformateurs et les commerçants.
    • Démontrer l'importance d'une approche régionale dans le secteur.
    Consommation et commercialisation des poissons
    • Accroître la consommation annuelle de poisson jusqu'à 10 kg/personne (en se basant sur le poids vif). Soixante pour cent de la consommation devraient provenir des exploitations piscicoles locales.
    • Créer un marché local fixe et prévisible, qui peut également contribuer à l'amélioration des activités d'exportation du secteur.
    • Rendre les produits et les services de la pêche accessibles aux populations rurales.
    • Augmenter la valeur des exportations jusqu'à 10 millions US$ en 2006 (calculé à partir de la valeur actuelle en 2003). Cette augmentation des exportations devrait également révéler une augmentation de la quantité des produits traités, des espèces carnivores, et d'autres espèces protégées et non protégées pour le repeuplement.
    Formation, recherche et développement
    • Concevoir plus de programmes de formation pour les pays en voie de développement.
    • Améliorer les capacités pour la formation de niveau moyen au profit des pisciculteurs locaux.
    • Dispenser des cours universitaires supérieurs réguliers aux qualifications moyennes et à niveau élevé au profit des experts locaux.
    • Développer les coopérations internationales dans le domaine de la formation et du R&D.
    • Développer la coopération avec les producteurs et les associations de producteurs.
    • Développer la collaboration entre les centres hongrois de R&D.
    • Accroître le niveau de la participation des centres hongrois de formation et de recherches dans des projets d'aide au développement dans les pays en voie de développement.
    • Procurer une base scientifique pour l'élaboration des règlements liés à l'aquaculture et à la pêche.
    • Conduire des recherches de haut niveau surtout en ce qui concerne les filières suivantes:
      • Amélioration de la qualité des carpes hongroises.
      • Etude de la génétique et reproduction des poissons.
      • Développement de la pisciculture ' écologique', y compris la production des poissons organiques.
      • Développement de systèmes et de technologies de production intensive de poissons basés sur l'utilisation de l'énergie géothermique.
      • Protection et développement des ressources de la pêche.
      • Economie et commercialisation dans le domaine de l'aquaculture.
    Références
    Bibliographie 
    Bardócz, T. , Szûcs, I. , Pintér, K. 2003 . Economic situation of the Hungarian fisheries sector. Eurofish 3: 28-33.
    DE/ATC AVFK-HAKI-AMC-HOSZ-HTT.2003 . Medium-term development strategy of the fish production sector. Budapest, 76 p. (In Hungarian).
    Fish Product Council. 2002 . Personal communication.
    Orosz, S. , Bardócz, T. , Szûcs, I. , Grasseli, N. , Koch, K. , Békefi, E. , Péterfy, M. , Urbányi, B. 2002 . The Hungarian fisheries sector towards to accession. Budapest, 57 p. (In Hungarian).
    FAO . 2005 . Aquaculture production, 2003. Yearbook of Fishery Statistics - Vol.96/2. Food and Agriculture organization of the United Nations, Rome, Italy.
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