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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture indienne a montré une croissance de six fois et demie durant les deux dernières décennies, avec l'aquaculture d'eau douce contribuant à plus de 95 pour cent de toute la production du secteur. La production de la carpe d'eau douce et des crevettes des eaux saumâtres forment la principale activité du secteur. Les trois carpes principales indiennes, à savoir catla (Catla catla ), rohu (Labeo rohita ) et mrigal (Cirrhinus mrigala ) constituent la majeure partie de la production avec plus de 1,8 million de tonnes (FAO, 2003); suivies de la carpe argentée, de la carpe herbivore et de la carpe commune constituant un deuxième groupe important. La production nationale moyenne au niveau des étangs a augmenté de 0,6 tonnes/ha/an en 1974 à 2,2 tonnes/ha/an en 2001-2002 (Tripathi, 2003), avec l'existence de plusieurs aquaculteurs ayant des niveaux de production aussi importants que 8-12 tonnes/ha/an. Les technologies de la reproduction induite de la carpe et les technologies de la polyculture dans les étangs statiques et les réservoirs ont révolutionné le secteur d'aquaculture d'eau douce et ont transformé le secteur en une industrie à croissance rapide. Les programmes de recherches et de développement du Conseil Indien de la Recherche Agricole (CIRA) aussi bien que l'appui au développement assuré par le gouvernement indien à travers le réseau des Agences de Développement des Eleveurs de Poissons et des Agences de Développement des Elevages des Poissons des Eaux Saumâtres ont été les principaux moteurs pour ce développement, un appui additionnel a été fourni par plusieurs autres organismes, départements et institutions financières.L'élevage du bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii ) a connu un intérêt croissant ces dernières années, en raison de sa valeur économique élevée et d'une production annuelle de plus de 30 000 tonnes obtenue grâce aux pratiques de la monoculture. En outre, le secteur a été témoin de l'intérêt accru pour la diversification avec l'intégration d'espèces de grande valeur, y compris les carpes moyennes et mineures, les poissons-chats, les ophicéphales etc. Tandis que la carpe et d'autres poissons sont produits pour le marché local, une grande proportion de la production de crevette d'eau douce est destinée à l'export. En revanche, le développement de l'aquaculture en eau saumâtre a été limitée à une seule espèce, le Penaeus monodon , l'élevage scientifique n'a commencé que récemment et ce, pendant le début des années 90. La zone consacrée à l'élevage de la crevette s'étend à plus de 152 000 ha produisant approximativement 115 000 tonnes, dont la majorité est destinée à l'export.

    L'aquaculture en Inde utilise en général des quantités basses ou modérées d'engrais et des aliments d'origine organique. L'Inde utilise seulement environ 40 pour cent de 2,36 millions d'hectares disponibles d'étangs et de réservoirs pour l'aquaculture en eau douce et 13 pour cent des ressources totales potentielles d'eau saumâtre qui sont de l'ordre de 1,2 million d'hectares. En d'autres termes il y a matière pour une expansion horizontale et verticale de ces secteurs. Avec plus de 8 000 kilomètres de littoral il y a un grand potentiel pour le développement de la mariculture qui n'a fait ses débuts que ces dernières années avec la culture des moules et des huîtres. Vue la contribution substantielle de l'aquaculture dans le développement socio-économique en termes de revenus et de création d'emploi par l'utilisation des ressources non et peu utilisées dans plusieurs régions du pays, l'aquaculture écologique a été considérée comme un moteur du développement rural, et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les masses rurales. Elle a également un grand potentiel comme source de devises étrangères. Un plus grand appui au R&D avec des liens intenses entre la recherche et les agences de développement, un investissement accru dans les écloseries de poissons et de crevette, l'établissement des fonds d'aquaculture, des broyeurs et des industries auxiliaires ont été tous identifiés en tant que domaines importants pour maintenir le rythme de croissance du secteur.
    Historique et aperçu général
    L'aquaculture en Inde est très ancienne, il y a des références à la culture de poissons d'Arthashastra de Kautilya (321-300 B.C.) et de Manasoltara du Roi Someswara's (1127 A.D.). La pratique traditionnelle de la culture de poissons dans de petits étangs en Inde orientale est connue pour avoir existé durant des centaines d'années, des progrès significatifs ont été réalisés dans l'état du Bengale occidental au début du XIXe siècle avec la reproduction contrôlée de la carpe dans les bundhs (des réservoirs ou des retenues d'eaux où les conditions de fleuve sont simulées). L'élevage de poissons a suscité un grand intérêt dans Tamil Nadu (autrefois l'état de Madras) dès 1911, plus tard, les états tels que le Bengale, le Pendjab, l'Uttar, le Pradesh, la Baroda, le Mysore et l'Hyderabad, ont crée le Département des Pêches et lancé la culture de poissons.

    Aquaculture d'eau douce

    L'aquaculture en eau douce en Inde n'a connu un certain développement qu'après l'établissement de la Division d'Elevage dans les Etangs à Cuttack en 1949 sous le nom du Centre de l'Institut de Recherche des Pêcheries Centrales Continentales (CIFRI), au Bengale occidental. Les progrès significatifs ont eu lieu à la suite de la standardisation des techniques de reproduction induite et du développement des systèmes d'écloserie et de la culture de carpe composite avec les trois principales carpes indiennes et les trois carpes exotiques, y compris la carpe argentée et la carpe herbivore, formant la base pour les systèmes de polyculture de carpe. Le Projet de Recherche Coordonné de l'Inde (AICRP) sur 'la Culture Composite des Poissons Indiens et Exotiques' lancés par le CIFRI en 1971 ont pratiquement crée la base pour l'élevage scientifique de la carpe dans le pays en assurant des niveaux de production élevés de 8-10 tonnes/ha/an. Plus tard, trois autres AICRPs sur ''la prospection de frai'', la culture de poissons respirant l'air` et la ''culture de poissons des eaux saumâtres'' ont été lancés. Avec la disponibilité des préparations d'hormones, la production des alevins de carpe par la reproduction induite a mené à un fillip énorme faisant en sorte que la collecte des alevins des cours d'eau et la reproduction dans les bundhs sont devenues désuètes. L'aquaculture en Inde a vu l'aube vers la fin des années quatre vingt où la culture de poissons s'est transformée en une entreprise plus moderne. Tandis que l'intérêt se portait sur le développement des technologies de reproduction et de culture des différentes espèces de carpe. D'autres espèces telles que le poisson-chat, les ophicéphales et les crevettes ont été également étudiées.

    Les systèmes de culture adoptés dans le pays changent considérablement selon les possibilités d'investissement de l'éleveur. Tandis que l'aquaculture extensive est pratiquée dans des masses d'eau relativement importantes, où les alevins de poissons proviennent de la productivité naturelle, les éléments de fertilisation et les aliments ont été introduits dans la culture semi-intensive. Les différents systèmes de culture qui ont été standardisés avec des taux de production optima et réalisables sont:
    • La Culture de la carpe composite (4-6 tonnes/ha/an).
    • La culture de poissons alimentés par les eaux usées (3-5 tonnes/ha/an).
    • La polyculture de carpe basée sur les plantes aquatiques (3-4 tonnes/ha/an).
    • La culture de poissons alimentés par le lisier de Biogaz (3-5 tonnes/ha/an).
    • La pisciculture intégrée avec la volaille, les porcs, les canards, l'horticulture, etc. (3-5 tonnes/ha/an).
    • La culture intensive dans les étangs avec une alimentation et une aération supplémentaires (10-15 tonnes/ha/an).
    • La culture en enclos (3-5 tonnes/ha/an).
    • La culture en cages (10-15 kg/m²/an).
    • La culture de poissons dans les cours d'eau (20-50 kg/m²/an) (Gopakumar et al ., 1999).
    La reproduction réussie et l'élevage larvaire du bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii ) et du bouquet des moussons (M. malcolmsonii ) ont permit aux fermiers de diversifier leurs pratiques en matière de culture. La monoculture du M. rosenbergii a atteint des niveaux de production de 1,0-1,5 tonnes/ha pour un cycle de production de 7-8 mois. Ces dernières années, le secteur d'élevage de la crevette d'eau douce a connu une croissance relativement impressionnante, enregistrant une production de plus de 30 000 tonnes en 2002-2003 pour une superficie d'approximativement 35 000 ha d'eau. L'état d'Andhra Pradesh domine le secteur et contribue à plus de 86 pour cent de la production totale en Inde avec approximativement 60 pour cent de la surface d'eau consacrée à l'élevage de crevette, suivi par le Bengale occidental. L'élevage mixte de la crevette d'eau douce avec la carpe est également hautement accepté comme étant un système de culture technologiquement sain et une option viable pour augmenter le revenu agricole. Trente cinq écloseries de crevette en eau douce produisent actuellement environ 200 millions de graines par an, pour répondre aux exigences du pays.

    En vue d'assurer une plus grande poussée en matière de recherche et de développement d'aquaculture, le Conseil Indien de la Recherche Agricole à New Delhi a réorganisé les instituts de recherche halieutique en 1987, donnant naissance à trois instituts séparés: l'Institut Central pour l'Aquaculture d'Eau Douce (CIFA) à Bhubaneswar; l'Institut Central d'Aquaculture en Eaux Saumâtres (CIBA) à Chennai et le Centre National de Recherche sur la Pêche d'Eau Froide (NRCCWF) à Bhimtal au Nainital. La Division de Culture en étang de CIFRI a intégré plus tard le CIFA qui a joué un rôle dans le développement de plusieurs technologies utilisées en aquaculture d'eau douce et dans leur diffusion à travers un certain nombre de projets de prolongation de première ligne, à savoir le Projet National de Démonstration (PND), le Projet de Recherche Opérationnelle (ORP), le Programme du Laboratoire-Terre (LLP), le Krishi Vigyan Kendra (KVK), le Centre de Formation des Formateurs (TTC), le programme de Liens entre l'Établissement-Village (IVLP) et d'autres Programmes ayant le même mode de missions. Le crédit pour le développement de l'aquaculture en eau douce dans le pays doit également impliquer un certain nombre d'autres agences et programmes entrepris dans différentes parties du pays.

    Le développement de la pêche étant considéré un sujet d'état, chaque état a un Département de Pêche entièrement indépendant, le Ministère d'Agriculture du gouvernement de l'Inde assure également la coordination des programmes de développement dans les différents états et prévoit des projets centralement commandités. Pour encourager et promouvoir l'aquaculture en eau douce, le gouvernement indien a réalisé en 1973-1974, un projet connu sous le nom de l'Agence de Développement des 'Eleveurs de Poissons' (FFDA) au niveau de plusieurs états, et actuellement il y a 422 FFDAs couvrant les régions ayant un grand potentiel dans le pays.

    L'aquaculture dans les eaux saumâtres

    L'élevage en eau saumâtre en Inde est un système qui date de très longtemps mais qui se limitait principalement aux bheries (des retenues d'eaux artificielles dans les zones humides côtières) du Bengale Occidental et les champs de pokkali (les eaux profondes résistantes au sel des rizières) le long des côtes du Kerala. Sans aucun apport supplémentaire, sauf la rétention des juvéniles de poissons et de naissains de crevettes naturellement reproduit, ces systèmes ont atteint des productions de 500 à 750 kg/ha/an, la crevette ayant contribué de 20-25 pour cent du total. L'importance de l'aquaculture dans les eaux saumâtres n'a été reconnue qu'après l'initiation du Projet Coordonné de Recherche en Inde Entière, (AICRP) sur la pisciculture en eau saumâtre par l'ICAR en 1973. Le projet a développé plusieurs technologies concernant l'élevage des poissons et de la crevette, cependant, la culture scientifique et commerciale actuelle est limitée à l'élevage des crevettes.

    Avec le développement des écloseries à caractère plus commercial, une augmentation phénoménale du secteur avec l'élevage de crevettes s'est produite entre 1990 et 1994. La formation des agences de développement des élevages de poissons en eaux saumâtres (BFDA) dans les états côtiers et l'exécution de divers programmes gouvernementaux pour fournir l'appui au secteur de crevetticulture ont aidé à son développement ultérieur. Les technologies d'élevage semi-intensif avec des productions pouvant atteindre 4-6 tonnes/ha (Surendran et al ., 1991), couplées aux facilités d'obtention des crédits des banques commerciales et les subventions de l'Autorité de Développement de l'Export des Produits de la Mer (MPEDA) ont participé à l'épanouissement du secteur de la crevette. La production de la crevette cultivée a augmenté de 40 000 tonnes en 1991-1992 à 115 000 tonnes en 2002-2003. Actuellement environ 91 pour cent des producteurs de crevettes en Inde possèdent moins de 2 ha, 6 pour cent ont entre 2 à 5 ha et les 3 pour cent restants ont une aire de plus de 5 ha. De la surface totale de 0,152 million ha actuellement utilisée pour la culture de la crevette dans le pays, l'état d'Andhra Pradesh occupe 47 pour cent de la zone et contribue à 50 pour cent de toute la production.

    Des études sur la maturation et l'élevage des crevettes ont été lancées au début des années 70 par l'Institut de Recherche Marine des Pêcheries Centrales Marines (CMFRI). Vers la fin des années 80, le MPEDA et le Centre de Recherche (TASPARC) ont produit des juvéniles de Crevette de l'Andhra Pradesh et d'Orissa et le Centre de Recherche (OSPARC) basé à Orissa a fourni l'aide pour l'établissement d'un certain nombre d'écloseries privées. Actuellement environ 237 écloseries de crevettes sont opératives dans le pays et une production de 11,425 milliards de PL 20/an (Anon, 2002).

    En Inde, l'élevage commercial des poissons en eau saumâtre est presque inexistant, malgré les essais de la monoculture et de polyculture de milkfish, pearl-spot de chromide vert, des mulets et des merlans de sable qui ont montré leur potentiel pour l'élevage.

    Mariculture

    La première tentative de mariculture en Inde a été réalisée au centre de Mandapam de CMFRI en 1958-59 avec la culture du chanos (Chanos chanos ). Pendant les trois dernières décennies, le CMFRI a développé diverses technologies pour plusieurs espèces sédentaires telles que les huîtres, les moules et les palourdes, ainsi que pour les crevettes et les poissons.
    Le CMFRI a lancé un programme de culture des perles en 1972 et a développé avec succès la technologie pour la production des perles dans les huîtres perlières indiennes. Le succès dans l'élevage contrôlé et dans la production de naissain de l'huître perlière japonaise (Pinctada fucata ) en 1981 et de pintadine à lèvre noire (P. margaritifera ) en 1984 a constitué une autre percée commerciale. Le CMFRI, dans les années 70, était également en tête quant au développement de la technologie exigée pour l'huître comestible en élevage. Une recherche intensive sur divers aspects de la culture de l'huître indienne (Crassostrea madrasensis ) dans les bassins de rétention a été menée et la technologie a été également développée pour la production des naissains en écloserie.

    En Inde, deux espèces de moules marines notamment la moule verte (Perna viridis ) et la moule brune indienne (P. indica ) sont trouvées dans des zones côtières rocheuses. La recherche sur les possibilités de culture pour des moules a été lancée au début des années 70 par le CMFRI qui a eu comme conséquence le développement de plusieurs pratiques de culture de ces espèces. Parmi les états maritimes, le Kerala était le premier à identifier les avantages d'utiliser la technologie d'élevage de moule dans le développement rural, à partir d'une faible production en moule en 1997, la production s'est élevée à 1 250 tonnes en 2002 avec plus de 250 fermes de moule étant établies dans les estuaires du Kerala.
    Ressources humaines
    Bien que l'aquaculture en Inde ait atteint le statut d'une industrie, il y a un manque de données sur les ressources humaines impliquées dans l'aquaculture et dans les secteurs alliés dû à la nature dispersée des ressources aquacoles et à la non disponibilité d'un mécanisme approprié pour la collecte de ces données. Une étude menée sur la production aquacole dans six principaux états indiens Andhra Pradesh, Haryana, Karnataka, Orissa, Uttar Pradesh et Bengale occidental), Bhatta (2003) a rapporté que l'âge des pisciculteurs s'étend entre 38 ans dans l'Andhra Pradesh et 58 ans dans l'Haryana avec une moyenne nationale de 47 ans. Le niveau d'éducation de ces aquaculteurs varie entre 0-10 ans d'instruction, dont un grand pourcentage pratique l'aquaculture à mi-temps avec une moyenne entre 17 jours-homme par an dans le Karnataka et 75 jours-homme au Bengale occidental. Cette étude a également montré que la pisciculture, bien que ce soit une activité à mi-temps, contribue de 14,98 pour cent dans l'Orissa à 95,26 pour cent dans l'Andhra Pradesh, dans l'amélioration des revenus des fermiers, avec une moyenne de 79,66 pour cent.

    Avec le développement de l'élevage de crevettes; les offres d'emploi dans des secteurs côtiers ont augmenté considérablement. Le besoin moyen en main-d'oeuvre dans l'élevage de crevette a été estimé à environ 600 jours/récolte/ha de travail par comparaison avec 180 jours/récolte/ha de travail dans le cas de la culture des rizières (Rao et Ravindran, 2001). Les études effectuées dans une ferme se trouvant à merdans la zone de Nellore d'Andhra Pradesh ont montré que suite à l'établissement des fermes de crevettes, il y a eu une augmentation du revenu de 2-15 pour cent de l'emploi et 6-22 pour cent pour des travailleurs de ferme (CIBA, 1997). Dans le secteur de l'eau saumâtre, les écloseries et les fabricants d'aliment fournissent également d'excellentes offres d'emploi et on a estimé que plus de 300 000 emplois ont été générés dans les secteurs principaux et auxiliaires du secteur d'aquaculture de crevettes dans des régions rurales.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Les ressources d'aquaculture en Inde incluent 2 360 000 d'ha d'étangs et de réservoirs, 1 070 000 d'ha des beels, de jheels et des eaux abandonnées en plus de 120 000 de kilomètres de canaux, 3 150 000 d'ha de réservoirs et 720 000 d'ha de lacs des montagnes qui pourraient être utilisés pour l'aquaculture. Les étangs et les réservoirs sont les ressources principales pour l'aquaculture en eau douce, cependant, 0,8-0,9 millions d'ha seulement, sont employés actuellement pour l'aquaculture. Les étangs en Inde orientale sont typiquement des étangs d'une surface de moins de 1 ha, alors qu'en Inde occidentale ils sont plus grands, chacun de 15-25 ha. En Inde du nord, les nappes d'eau libres avec des débits entrants sont fréquentes, alors qu'en Inde méridionale les réservoirs, sont en grande partie utilisés, en agriculture, pour l'irrigation. Dans plusieurs parties du pays, les étangs et les réservoirs appartiennent à l'Etat ou sont des biens communs et sont loués pour des périodes de 3-5 ans.

    On a estimé qu'environ 1,2 million ha des sites potentiels saumâtres sont disponibles pour l'élevage, en plus de ceci, près de 8,5 millions ha des régions altérées par le sel sont également disponibles, desquels environ 2,6 millions ha pourraient être exclusivement utilisés pour l'aquaculture due à leur inaptitude à d'autres activités d'origine agricoles. Cependant, la surface totale utilisée pour la culture dépasse à peine 13 pour cent des eaux potentielles disponibles. L'élevage de la crevette se fait en grande partie dans de petites possessions de moins de 2 ha, ces fermes occupent plus de 90 pour cent de la surface totale utilisée pour la culture de crevette, alors que les grandes possessions de plus de 10 ha représentent seulement 1,54 pour cent du total. Plusieurs exploitations situées dans le Kerala et le Bengale occidental appliquent les systèmes traditionnels d'élevage de crevette.
    Les écloseries de carpe dans les secteurs public et privé ont contribué à l'augmentation de la production de juvéniles de 6 321 millions d'alevins en 1985-1986 à plus de 18 500 millions d'alevins actuellement. Il y a 35 écloseries de crevette d'eau douce dans les états côtiers produisant plus de 200 millions de juvéniles par an. Les 237 écloseries de crevette d'une capacité de production d'approximativement 11,425 milliards de post-larves par an répondent à l'exigence du secteur d'élevage des juvéniles de crevette d'eau saumâtre.
    L'aquaculture en eau douce est pratiquée dans la partie orientale du pays, en particulier dans les états du Bengale occidental, d'Orissa et d'Andhra Pradesh avec de nouveaux secteurs relevant de la culture dans les états du Pendjab, du Haryana, de l'Assam et du Tripura. L'aquaculture en eaux saumâtres est principalement concentrée sur les côtes d'Andhra Pradesh, de Tamil Nadu, d'Orissa et du Bengale occidental. Quant au marché, alors que les poissons d'eau douce sont principalement consommés au Bengale occidental, au Bihar, à l'Orissa et en Inde du nord-est, les crevettes cultivées en eaux saumâtres sont destinées principalement à l'export.
    Espèces cultivées
    Si la carpe est l'espèce la plus importante cultivée en eau douce en Inde, c'est la crevette des eaux saumâtres qui contribue à la majeure partie de la production. Les trois carpes principales indiennes, à savoir, catla (Catla catla ), rohu (Labeo rohita ) et mrigal (Cirrhinus mrigala ) constituent au moins 87 pour cent de toute la production indienne en aquaculture. Introduites pendant les années 70 dans les systèmes de polyculture de carpe dans le pays, trois carpes exotiques notamment, la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix ); la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus ) et la carpe commune (Cyprinus carpio ) constituent maintenant le deuxième groupe le plus important, avec une production d'au moins 169 000 tonnes (2002). Malgré le fait que le pays possède également plusieurs autres espèces mineures et moyennes de carpe pouvant être cultivées et qui connaissent une demande régionale élevée comme le Labeo calbasu , L. fimbriatus , L. gonius , L. bata , L. ariza , Cirrhinus mrigala , Puntius sarana , Hypselobarbus pulchellus , H. kolus et Amblypharyngodon mola . Leur élevage commercial est presque inexistant (Ayyappan et Iéna, 2003).

    Parmi les poissons chats, le poisson-chat, le 'magur' (Clarias batrachus ) est la seule espèce qui a suscité de l'attention. Le poisson-chat 'Singhi' (Heteropneustes fossilis ) est une autre espèce de poisson-chat respirant l'air cultivée dans une certaine mesure dans les marais et les plans d'eau abandonnés, particulièrement dans les états orientaux. Ces dernières années, des tentatives ont été faites afin de développer la culture des poissons chat ne respirant pas l'air comme le Pangasius pangasius , Wallago attu , Sperata seenghala , S. aor et Ompok pabda . Les autres espèces de poissons intéressantes incluent la perche (Anabas testudineus ), les ophicéphales (Channa striata et C. marulius ) et le tilapia (Oreochromis mossambicus et O. niloticus ). Parmi les crevettes d'eau douce, le bouquet géant, Macrobrachium rosenbergii est l'espèce la plus importante suivie par le bouquet des moissons; M. malcolmsonii .

    Introduite en 1952, le tilapia a constitué une menace sérieuse aux systèmes d'aquaculture à cause de ses possibilités de reproduction prolifiques qui ont forcé le pays à interdire leur élevage en 1959; cependant, le tilapia est encore disponible dans la plupart des régions du pays.

    Afin d'obtenir une espèce aux caractéristiques adéquates, un grand nombre d'hybrides ont été produits grâce à des croisements entre les principales carpes indiennes, entre les carpes indiennes et les carpes chinoises et entre carpes chinoises, cependant, de ces hybrides aucun ne présente des avantage significatifs. Les programmes sélectifs d'élevage du rohu basés sur la méthode combinée de sélection prise par le CIFA au Bhubaneswar en collaboration avec l'AKVAFORSK du Norvège pendant les dix dernières années a mené à la production d'une souche zootéchnique génétiquement améliorée (connue sous le nom de Jayanti ) qui a montré un taux de croissance de 50 pour cent plus élevés en trois générations. Cette souche améliorée est déjà disponible dans différentes régions du pays.

    Le secteur d'aquaculture en eau saumâtre est principalement soutenu par la production de la crevette et de la crevette géante tigrée Penaeus monodon qui représentent la majeure partie de la production suivie de la crevette royale blanche P. indicus . Bien que l'Inde possède plusieurs autres espèces potentielles de poissons, de mollusques et de crustacés, la production de ces derniers est toujours très basse. En eau de mer les principales espèces cultivées sont la moule verte asiatique (Perna viridis ), la moule brune (Perna indica ), l'huître indienne des bassins de retenue (Crassostrea madrasensis ), l'huître perlière japonaise (Pinctada fucata ) et l'algue Gracilaria edulis .
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Aquaculture en Eau Douce

    Culture de la carpe

    La culture de carpe est basée sur la 'polyculture' des trois carpes principales indiennes (catla, rohu et mrigal) et également sur la 'culture composée de la carpe' des trois carpes principales indiennes avec les trois carpes exotiques (la carpe argentée, des roseaux et commune). Les techniques standard de la culture de la carpe incluent:
    • Le stockage de la carpe à des densités entre 4 000-10 000 alevins/ha.
    • La fertilisation des étangs au moyen d'engrais organiques des bétails ou de volaille et également en utilisant les engrais inorganiques tels que l'urée et le superphosphate unique.
    • Approvisionnement en aliments supplémentaires principalement sous forme de mélange de son de riz /blé et de graine d'arachide/moutarde en taux égaux.
    La technologie pour une telle culture semi-intensive a donné des productions de 3-5 tonnes/ha/an. Plusieurs fermiers ont même obtenu des productions de 8-12 tonnes/ha/an. Les technologies impliquées dans la culture de la carpe ont pratiquement révolutionné l'aquaculture d'eau douce, augmentant ainsi la production moyenne indienne des eaux dormantes des étangs de 600 kg/ha/an dans les années 70 à plus de 2 200 kg/ha/ an actuellement.

    Culture du poisson chat

    La culture en étang du poisson-chat implique principalement le magur (Clarias batrachus ) et le singhi (Heteropneustes fossilis ) et elle est pratiquée dans les états du Bihar, du Bengale occidental et d'Orissa. Bien que les techniques modernes de culture pour ces espèces préconisent la monoculture aux densités d'empoissonnement de 20 000-50 000 alevins/ha, la disponibilité insatisfaisante des juvéniles a limité ces élevages à l'état de composante dans des systèmes de polyculture de carpe. Vue que la demande élevée du poisson-chat sur le marché et la disponibilité d'une ressource potentielle énorme sous forme de marais et d'eaux abandonnées, l'élevage commercial de ces espèces connaît actuellement une attention particulière.

    Culture du bouquet géant

    Le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii ) iest la plus grande espèce dont la croissance la plus rapide. Elle est très demandée sur les marchés nationaux et internationaux. Le M. rosenbergii est cultivé soit seul (monoculture) soit en combinaison avec des carpes (polyculture). La monoculture du bouquet géant se limite souvent aux étangs terrestres avec des densités d'empoissonnement modérées entre 20 000-50 000/ha, avec une fertilisation et une alimentation supplémentaires pouvant assurer rendement modéré de 600-1 000 mois kg/ha/8 mois en utilisant une charge moyenne unique et une récolte à la fois unique et multiple. La polyculture des juvéniles des crevettes d'eau douce ayant des densités de 10 000-15 000/ha à côté des carpes à 3 000-4 000/ha a été également approuvée du fait qu'elle est économiquement viable.

    Systèmes de culture non classiques

    La culture de poissons utilisant les eaux usées et la culture de poissons dans les rizières sont deux systèmes de culture importants pratiqués dans certaines régions du pays; La culture de poissons utilisant les eaux usées dans les bheries au Bengale occidental est une pratique très ancienne. Environ 5 700 ha sont actuellement exploités pour la culture des poissons en utilisant les apports des eaux usées ayant subies un traitement primaire donnant une production de plus de 7 000 tonnes de poissons par an, comprenant les carpes principales et secondaires. Le système de culture comporte habituellement plusieurs charges moyennes et plusieurs méthodes de récoltes, la taille habituelle de récolte étant entre 300 à 500 g. Bien que les densités d'empoissonnement de 10 000-20 000/ha soient très fréquentes, des densités aussi élevées de 50 000/ha ont été signalées par plusieurs fermes. Les résultats expérimentaux ont montré la productivité potentielle élevée de ces systèmes avec une production record atteignant plus de 9 tonnes de poissons/ha/an. Récemment l'aquaculture a été également utilisée comme une option importante pour le traitement des eaux usées ménagères.

    La culture des poissons en «Paddy-cum» est entreprise dans des rizières à profondeur moyennes à semi-profondes dans les basses terres ayant des digues assez fortes pour empêcher l'évasion des poissons cultivés pendant les inondations. Les fossés et les refuges d'étang dans les rizières procurent un abri pour les poissons. Le système repose principalement sur la charge moyenne naturelle, cependant, les techniques modernes de culture impliquant les carpes principales et mineures stockées à des densités de 5 000-10 000/ha à côté des crevettes d'eau douce sont également pratiquées dans plusieurs régions. Des productions de 3,5 tonnes de riz et de 0,5-1,0 tonnes de poisson/ha peuvent être obtenues dans des systèmes d'élevage de poissons paddy-cum bien contrôlés.

    Aquaculture en eaux saumâtres

    L'aquaculture en eaux saumâtres en Inde est limitée à l'élevage de crevettes utilisant des techniques de culture semi-intensive principalement avec la grande crevette tigrée à des densités d'empoissonnement de 0,1-0,3 million/ha. Avec un aliment d'une grande valeur protéique, un échange d'eau, une aération et une gestion sanitaire améliorée, des productions de l'ordre de 4-6 tonnes/ha ont été obtenues au bout de 4-5 mois. Cependant, la présence du syndrome des taches blanches pendant 1994-1995, a fait sérieusement réduit l'activité d'élevage de la crevette bouquet vers la fin des années 90. L'adoption d'une approche plus prudente comprenant des densités d'empoissonnement modérées et de bonnes procédures de gestion a contribué à la renaissance du secteur et dans l'entretien d'une production de crevettes dans le pays.

    Mariculture

    Le statut de la mariculture n'est toujours pas clair. Elle implique seulement quelques espèces de mollusques et de crustacés telles que la moule verte asiatique (Perna viridis ) et la moule brune (P. indica ) cultivées sur des radeaux ou des filières; l'huître indienne des bassins de retenue (Crassostrea madrasensis ) cultivée à l'aide sur des tables et du ren, ou selon la méthode de radeaux et de plateaux; et l'élevage sur des radeaux de l'huître perlière japonaise (Pinctada fucata ).
    Performance du secteur
    Production
    L'aquaculture a contribué à plus d'un tiers de la production totale du pays en poissons, qui est de 6,1 millions de tonnes en 2003. La production totale d'aquaculture de 2,2 millions de tonnes a été évaluée à 2,5 milliards US$ dont seule la carpe représente au moins 1 870 000 tonnes. D'autre part la production des espèces de mollusques et de crustacés ayant une grande valeur et notamment, le bouquet géant a atteint 30 000 tonnes tandis que celle des crevettes issues des eaux saumâtres, principalement P. monodon a atteint 115 000 tonnes.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Inde (d'après les statistiques de la FAO):

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    Marché et commerce
    La carpe d'eau douce et la crevette d'eau saumâtre sont les principales espèces d'aquaculture produites en Inde. Presque toute la quantité de poissons produite par l'aquaculture est destinée à la consommation locale, alors que les crevettes d'eau douce sont principalement exportées. Tandis que la population de l'Inde orientale préfère les poissons d'eau douce, les habitants de l'Inde méridional préfèrent les poissons de mer et dépendent ainsi des captures de la pêche. En tant que deuxième producteur de poisson d'eau douce après le Bengale occidental, l'Andhra Pradesh commercialise la majeure partie de son produit dans les états orientaux et nord-est de l'Inde par un réseau de vente organisé. Les camions isothermes portant la glace sont les moyens de transport pour les distances de plus de deux mille kilomètres. Le traitement après la récolte du produit d'aquaculture autre que les crevettes d'eau douce est presque inexistant dans le pays. Le gouvernement n'a aucun contrôle sur le réseau de commercialisation locale des produits d'aquaculture et le prix est influencé par l'offre et la demande, en outre, aucun système d'homologation n'est disponible pour la vente des poissons sur le marché intérieur. En 2002-2003, la chevrette et la crevette cultivées ont contribué à 65,7 pour cent des exportations totales principalement sous forme gelée et avec une valeur de 0,80 milliard dollar EU. En 2002-2003, les Etats-Unis étaient le plus grand importateur. Le Japon venait en deuxième position. L'Autorité de Développement de l'Export des Produits de Mer depuis son commencement, il a joué un rôle principal dans les directives de formulation aussi bien dans la modification et la mise en place périodique du programme de développement pour la promotion de l'export.
    Contribution à l'économie
    La part de la pêche dans le PIB agricole total a augmenté d'une manière impressionnante pendant les cinq dernières années, de 0,84 pour cent en 1950-1951 à 4,19 pour cent de 1999-2000 (Anjani Kumar, 2003). L'information sur la contribution de l'aquaculture seule n'est pas actuellement disponible.
    Le poisson contribue sensiblement à la sécurité alimentaire en Inde avec une consommation de 8 kilogrammes par personne. L'aquaculture d'eau douce qui est une activité de propriété familiale rurale dans plusieurs parties du pays, en plus du fait de la sécurité alimentaire, elle aide également à la création d'un revenu supplémentaire aux familles vivant dans les zones rurales.
    Le réseau de 422 FFDAs a amené prés de 456 000 ha d'eau pour les techniques modernes de culture des poissons faisant bénéficier approximativement 830 000 personnes. La croissance rapide du secteur a générer plusieurs emplois pour des ouvriers professionnels, habiles et moyennement habiles pour les différentes activités d'appui telles que la construction et la gestion des fermes, les écloseries, les broyeurs, les unités de transformation etc. On a estimé que plus de 300 000 emplois ont été crées dans le secteur des eaux saumâtres seul, bien que les chiffres exacts impliqués dans l'aquaculture ne soient pas disponibles.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Dans le ministère d'Agriculture du gouvernement de l'Inde il y a un Département de la Production Animale et de l'Industrie Laitière, avec une Division des Pêches comme agence nodale. Cette agence est responsable de la planification, de la surveillance et du financement de plusieurs projets de développement centralement commandités liés à la pêche et à l'aquaculture dans tous les états indiens. La plupart des états possèdent un Ministère des Pêches séparé ou ils restent au sein du Ministère de la Production Animale. Tous les états ont des départements de pêche bien organisés, avec des cadres supérieurs en matière de pêche et des agents de vulgarisation, qui sont impliqués dans le développement global du secteur, cependant, la structure administrative change d'un état à un autre. Les projets centralement commandités comme les 422 FFDAs couvrent presque toutes les zones du pays et les 39 agences de développement des aquaculteurs d'eaux saumâtres (BFDAs) dans les zones maritimes qui ont également contribué au développement de l'aquaculture.
    Le Conseil Indien de la Recherche Agricole situé dans le Département de la Recherche Agricole et de l'Education, qui à son tour au sein du Ministère Indien d'Agriculture, a une Division de Pêche, qui entreprend la R&D dans l'aquaculture et la pêche par le biais de plusieurs instituts de recherche. Il y a environ 400 Krishi Vigyan Kendras (Les Centres de la Science des Fermes) dans le pays, fonctionnant sous la tutelle des Universités Agricoles de l'Etat, des Instituts de Recherche d'ICAR et des O.N.G.s,.
    Le MPEDA fonctionnant sous la tutelle du Ministère du Commerce, à part son rôle dans l'exportation des produits aquatiques contribue également à la promotion de l'aquaculture côtière. Beaucoup d'autres organismes et agences soutiennent également la R&D et incluent les Départements de la Science et de la Technologie; les départements de la Biotechnologie, des Commissions des Bourses d'Universités, des O.N.Gs et l'industrie privée.
    Règlements en vigueur
    L'Inde est une république fédérale, subdivisée en 28 états et six territoires d'unions. Selon la Constitution, les législatures de l'Etat ont le pouvoir de faire des lois et des réglementations en ce qui concerne un certain nombre de secteurs concernant l'eau (l'approvisionnement en eau, l'irrigation, les canaux, le drainage et remblais, le stockage de l'eau et la puissance de l'eau), la terre (les droits sur ou au-dessus des terres, la tenure de terre, le transfert et d'aliénation des terrains agricoles) et la pêche, ainsi que la conservation, la protection et l'amélioration des stocks et la prévention des maladies des animaux. Bien qu'il y ait beaucoup de lois et règlements appropriés à l'aquaculture, adoptés au niveau de l'Etat, cet aperçu approche seulement les lois et les règlements adoptés par le gouvernement central.

    Au niveau central, plusieurs lois et règlements clés régissent l'aquaculture. L'Acte sur la Pêche Indienne (1897) , a un siècle d'existence et il pénalise le massacre des poissons par empoissonnement de l'eau ou par utilisation des explosifs. L'Acte sur la (Protection) de l'Environnement (1986) , est un acte parapluie contenant des dispositions pour touts les aspects liés à l'environnement. Il inclue également l'Acte sur l'Eau (la Prévention et la Lutte contre la Pollution) (1974) et la Loi sur la Protection de la Vie (1972) . Toute cette législation doit être lue en même temps pour avoir une image complète sur les règles qui sont applicables à l'aquaculture.

    Le 11 décembre 1996, la cour suprême indienne a présenté une décision historique avec des implications principales pour le secteur d'aquaculture, concernant l'établissement des fermes de crevettes dans la région côtière. La cour suprême – entre autres – a interdit la construction ou l'installation des étangs de culture de crevettes dans la Zone Réglementaire Côtière et à moins de 1 000 mètres du lac Chilka et du lac Pulika, à l'exception des étangs de types traditionnels et les types traditionnels améliorés. Il est également stipulé qu'une autorité devrait être constituée pour protéger les secteurs côtiers et qui sont écologiquement fragiles, comme les rivages, les front d'eau et d'autres secteurs côtiers et particulièrement pour traiter la situation crée par l'industrie de culture de crevette dans les états et les territoires des unions côtières.

    Pour exécuter ses fonctions indiquées par la Cour Suprême, la Notification SO 88 (E) (1997)  établit l'Autorité d'Aquaculture en conformité avec l'Acte sur l'Environnement (Protection). L'Autorité qui a les responsabilités spécifiques à l'Aquaculture, rentre sous le contrôle administratif du Ministère d'Agriculture.

    Pour plus d'informations sur la législation sur l'aquaculture en Inde, prière de cliquer sur le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Inde (en englais)
    Recherche appliquée, éducation et formation
    L'ICAR, l'agence nodale pour la recherche agricole en Inde, a huit instituts de Recherche Halieutique, dont trois sont principalement responsables de la recherche en aquaculture: il s'agit du CIFA, situé dans le Bhubaneswar sur l'aquaculture en eau douce, du CIBA à Chennai sur l'aquaculture en eau saumâtre et du CIMFRI à Kochi sur la mariculture. En plus, le Centre National de Recherche sur les Pêcheries en Eaux Froides au Bhimtal concerne les pêcheries et l'aquaculture en eau froide. Ces Instituts ont des mandats spécifiques pour formuler des programmes de recherche selon les priorités nationales; leurs centres régionaux situés dans différentes régions agro-écologiques entreprennent également la recherche sur des problèmes d'importance régionale. Tandis que les programmes de recherche sont traités selon la priorité nationale et le besoin régional, la réaction des fermiers est également prise en compte. Les recommandations tirées des réunions, des conférences et des ateliers à l'échelle nationale aident à donner la priorité à ces programmes de recherche. Chacun des établissements a également d'autres mécanismes pour prendre la décision sur les priorités de la recherche et pour l'évaluation par le Comité Consultatif de Recherches et l'Equipe Quinquennale de Révision constitués par l'ICAR. Les équipes scientifiques d'audit contrôlent les programmes de recherche et l'équipe sociale d'audit, dirigée par des parlementaires, évalue également l'impact des instituts sur la société dans l'ensemble. Les Collèges Halieutiques au sein des différentes Universités d'Agriculture d'Etat aussi bien que d'autres Universités et organismes entreprennent également la recherche en matière d'aquaculture.

    D'importantes technologies développées par les différents instituts de recherche ont subi plusieurs tests d'emplacement dans les différentes conditions agro-climatiques par le Coordinateur de tous les Projets de Recherche en Inde et des Projets de Recherche Opérationnels financés par l'ICAR. Au cours des années l'ICAR a lancé plusieurs autres programmes pour rapprocher la recherche aux fermiers, comme le Programme du Laboratoire-à-Terre, le Centre de Recherche de Développement International (IRDC) des Projets Ruraux d'Aquaculture, le programme des Relations Établissements – Villages, etc. Les instituts transfèrent les techniques et la technologie développées par des publications de recherches dans les journaux, les manuels et les brochures nationaux et internationaux dans les langues régionales et réalise des programmes de formation, et des travaux pratiques dans certaines fermes. L'éducation professionnelle en matière de pêche en Inde est assurée principalement par 12 Collèges Halieutiques qui offrent quatre ans de cours (licence en Science Halieutique) suivis de deux ans de maîtrise (Master en Science Halieutique) et du Ph.D dans quelques collèges. Au niveau des états, les programmes de formation sont principalement traités par le FFDAs et le BFDAs. Les médias électroniques telles que la radio et la télévision jouent également un rôle important dans la diffusion des technologies naissantes par des programmes spécifiques à intervalles réguliers.

    Tableau 1. Les principaux organismes impliqués dans la recherche en aquaculture et l'éducation en Inde
    Institut de RechercheVille/Etat
    Institut Central de l'Aquaculture en Eau Douce Bhubaneswar
    Institut Central de l'Aquaculture en Eaux Saumâtres Chennai
    Institut de Recherche des Pêcheries Centrales Marines Cochin
    Instituts de formation
    Institut Central de l'Education Halieutique Mumbai
    Collège des Sciences Halieutiques (au nombre de 12)Andhra Pradesh, Assam, Bihar, Gujarat, Karnataka, Kerala, Maharashtra, Orissa, Tamil Nadu, Tripura, Uttaranchal et Bengale Occidental
    Tendances, questions et développement
    L'aquaculture dans les dix dernières années a été témoin d'une expansion à la fois horizontale et verticale, avec la production totale augmentant de 1 395 000 tonnes en 1992 à 2 202 000 tonnes en 2001, une augmentation de plus de 57 pour cent. Les pratiques conventionnelles d'élevage de la carpe et aussi une emphase accrue sur la culture diversifiée des crevettes d'eau douce et dans une certaine mesure du poisson-chat, sont des domaines importants de croissance dans le secteur de l'aquaculture en eau douce. L'adoption de plus en plus de techniques modernes d'élevage et des marges bénéficiaires plus élevées assurées dans la culture de la carpe dans la plupart des autres entreprises agricoles a attiré les fermiers à la pisciculture. L'aquaculture en eau douce a connu plus de diversification par l'incorporation d'espèces ayant une grande valeur commerciale comme la crevette d'eau douce et a augmenté sa production de 455 tonnes en 1992 à plus de 30 000 tonnes en 2003.

    Le début des années 90 a connu une élévation spectaculaire de la production de la crevette d'élevage avec une augmentation de 40 000 tonnes en 1991-1992 à 82 900 tonnes en 1994. Le secteur a pris presque 4-5 ans pour se rétablir suite aux dommages infligés par le syndrome des taches blanches. Une approche prudente et l'adoption des bonnes procédures de gestion ont permis au secteur d'atteindre une production record de 115 000 tonnes en 2002-2003 pour une surface de 152 000 ha. Un potentiel d'exportation élevé est soutenu par un approvisionnement assuré en graine de bonne qualité, l'établissement d'un grand nombre d'écloseries de crevette, la disponibilité d'autres apports critiques comme l'aliment formulé, les finances institutionnelles facilement consultées, la participation entreprenante accrue, l'entrée de plusieurs grandes compagnies et surtout des marges bénéficiaires plus élevées qui étaient derrière une telle croissance élevée pendant la décennie passée.

    Dernièrement, l'aquaculture a non seulement assuré des avantages socio-économiques substantiels tels que de bons niveaux nutritionnels, des revenus, de l'emploi et les devises étrangères mais également elle a permit l'exploitation de vastes ressources non ou peu utilisées de terre et d'eau. L'aquaculture en eau douce étant compatible avec d'autres systèmes d'élevage, elle est en grande partie écologique et prévoit le recyclage et l'utilisation de plusieurs types de déchets organiques. Au fil des années, cependant, les pratiques de culture ont subi une intensification considérable assurant une productivité élevée. Dans le secteur des eaux saumâtres, il y avait la génération de déchets, la conversion des terrains agricoles, la salinisation, la dégradation du sol et de l'environnement dues à l'utilisation des médicaments et des produits chimiques, et la destruction des mangroves, mais la majeure partie des élevages sont conformes aux conditions-eco.
    Références
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