L'aquaculture en Inde utilise en général des quantités basses ou modérées d'engrais et des aliments d'origine organique. L'Inde utilise seulement environ 40 pour cent de 2,36 millions d'hectares disponibles d'étangs et de réservoirs pour l'aquaculture en eau douce et 13 pour cent des ressources totales potentielles d'eau saumâtre qui sont de l'ordre de 1,2 million d'hectares. En d'autres termes il y a matière pour une expansion horizontale et verticale de ces secteurs. Avec plus de 8 000 kilomètres de littoral il y a un grand potentiel pour le développement de la mariculture qui n'a fait ses débuts que ces dernières années avec la culture des moules et des huîtres. Vue la contribution substantielle de l'aquaculture dans le développement socio-économique en termes de revenus et de création d'emploi par l'utilisation des ressources non et peu utilisées dans plusieurs régions du pays, l'aquaculture écologique a été considérée comme un moteur du développement rural, et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les masses rurales. Elle a également un grand potentiel comme source de devises étrangères. Un plus grand appui au R&D avec des liens intenses entre la recherche et les agences de développement, un investissement accru dans les écloseries de poissons et de crevette, l'établissement des fonds d'aquaculture, des broyeurs et des industries auxiliaires ont été tous identifiés en tant que domaines importants pour maintenir le rythme de croissance du secteur.
Aquaculture d'eau douce L'aquaculture en eau douce en Inde n'a connu un certain développement qu'après l'établissement de la Division d'Elevage dans les Etangs à Cuttack en 1949 sous le nom du Centre de l'Institut de Recherche des Pêcheries Centrales Continentales (CIFRI), au Bengale occidental. Les progrès significatifs ont eu lieu à la suite de la standardisation des techniques de reproduction induite et du développement des systèmes d'écloserie et de la culture de carpe composite avec les trois principales carpes indiennes et les trois carpes exotiques, y compris la carpe argentée et la carpe herbivore, formant la base pour les systèmes de polyculture de carpe. Le Projet de Recherche Coordonné de l'Inde (AICRP) sur 'la Culture Composite des Poissons Indiens et Exotiques' lancés par le CIFRI en 1971 ont pratiquement crée la base pour l'élevage scientifique de la carpe dans le pays en assurant des niveaux de production élevés de 8-10 tonnes/ha/an. Plus tard, trois autres AICRPs sur ''la prospection de frai'', la culture de poissons respirant l'air` et la ''culture de poissons des eaux saumâtres'' ont été lancés. Avec la disponibilité des préparations d'hormones, la production des alevins de carpe par la reproduction induite a mené à un fillip énorme faisant en sorte que la collecte des alevins des cours d'eau et la reproduction dans les bundhs sont devenues désuètes. L'aquaculture en Inde a vu l'aube vers la fin des années quatre vingt où la culture de poissons s'est transformée en une entreprise plus moderne. Tandis que l'intérêt se portait sur le développement des technologies de reproduction et de culture des différentes espèces de carpe. D'autres espèces telles que le poisson-chat, les ophicéphales et les crevettes ont été également étudiées. Les systèmes de culture adoptés dans le pays changent considérablement selon les possibilités d'investissement de l'éleveur. Tandis que l'aquaculture extensive est pratiquée dans des masses d'eau relativement importantes, où les alevins de poissons proviennent de la productivité naturelle, les éléments de fertilisation et les aliments ont été introduits dans la culture semi-intensive. Les différents systèmes de culture qui ont été standardisés avec des taux de production optima et réalisables sont:
En vue d'assurer une plus grande poussée en matière de recherche et de développement d'aquaculture, le Conseil Indien de la Recherche Agricole à New Delhi a réorganisé les instituts de recherche halieutique en 1987, donnant naissance à trois instituts séparés: l'Institut Central pour l'Aquaculture d'Eau Douce (CIFA) à Bhubaneswar; l'Institut Central d'Aquaculture en Eaux Saumâtres (CIBA) à Chennai et le Centre National de Recherche sur la Pêche d'Eau Froide (NRCCWF) à Bhimtal au Nainital. La Division de Culture en étang de CIFRI a intégré plus tard le CIFA qui a joué un rôle dans le développement de plusieurs technologies utilisées en aquaculture d'eau douce et dans leur diffusion à travers un certain nombre de projets de prolongation de première ligne, à savoir le Projet National de Démonstration (PND), le Projet de Recherche Opérationnelle (ORP), le Programme du Laboratoire-Terre (LLP), le Krishi Vigyan Kendra (KVK), le Centre de Formation des Formateurs (TTC), le programme de Liens entre l'Établissement-Village (IVLP) et d'autres Programmes ayant le même mode de missions. Le crédit pour le développement de l'aquaculture en eau douce dans le pays doit également impliquer un certain nombre d'autres agences et programmes entrepris dans différentes parties du pays. Le développement de la pêche étant considéré un sujet d'état, chaque état a un Département de Pêche entièrement indépendant, le Ministère d'Agriculture du gouvernement de l'Inde assure également la coordination des programmes de développement dans les différents états et prévoit des projets centralement commandités. Pour encourager et promouvoir l'aquaculture en eau douce, le gouvernement indien a réalisé en 1973-1974, un projet connu sous le nom de l'Agence de Développement des 'Eleveurs de Poissons' (FFDA) au niveau de plusieurs états, et actuellement il y a 422 FFDAs couvrant les régions ayant un grand potentiel dans le pays. L'aquaculture dans les eaux saumâtres L'élevage en eau saumâtre en Inde est un système qui date de très longtemps mais qui se limitait principalement aux bheries (des retenues d'eaux artificielles dans les zones humides côtières) du Bengale Occidental et les champs de pokkali (les eaux profondes résistantes au sel des rizières) le long des côtes du Kerala. Sans aucun apport supplémentaire, sauf la rétention des juvéniles de poissons et de naissains de crevettes naturellement reproduit, ces systèmes ont atteint des productions de 500 à 750 kg/ha/an, la crevette ayant contribué de 20-25 pour cent du total. L'importance de l'aquaculture dans les eaux saumâtres n'a été reconnue qu'après l'initiation du Projet Coordonné de Recherche en Inde Entière, (AICRP) sur la pisciculture en eau saumâtre par l'ICAR en 1973. Le projet a développé plusieurs technologies concernant l'élevage des poissons et de la crevette, cependant, la culture scientifique et commerciale actuelle est limitée à l'élevage des crevettes. Avec le développement des écloseries à caractère plus commercial, une augmentation phénoménale du secteur avec l'élevage de crevettes s'est produite entre 1990 et 1994. La formation des agences de développement des élevages de poissons en eaux saumâtres (BFDA) dans les états côtiers et l'exécution de divers programmes gouvernementaux pour fournir l'appui au secteur de crevetticulture ont aidé à son développement ultérieur. Les technologies d'élevage semi-intensif avec des productions pouvant atteindre 4-6 tonnes/ha (Surendran et al ., 1991), couplées aux facilités d'obtention des crédits des banques commerciales et les subventions de l'Autorité de Développement de l'Export des Produits de la Mer (MPEDA) ont participé à l'épanouissement du secteur de la crevette. La production de la crevette cultivée a augmenté de 40 000 tonnes en 1991-1992 à 115 000 tonnes en 2002-2003. Actuellement environ 91 pour cent des producteurs de crevettes en Inde possèdent moins de 2 ha, 6 pour cent ont entre 2 à 5 ha et les 3 pour cent restants ont une aire de plus de 5 ha. De la surface totale de 0,152 million ha actuellement utilisée pour la culture de la crevette dans le pays, l'état d'Andhra Pradesh occupe 47 pour cent de la zone et contribue à 50 pour cent de toute la production. Des études sur la maturation et l'élevage des crevettes ont été lancées au début des années 70 par l'Institut de Recherche Marine des Pêcheries Centrales Marines (CMFRI). Vers la fin des années 80, le MPEDA et le Centre de Recherche (TASPARC) ont produit des juvéniles de Crevette de l'Andhra Pradesh et d'Orissa et le Centre de Recherche (OSPARC) basé à Orissa a fourni l'aide pour l'établissement d'un certain nombre d'écloseries privées. Actuellement environ 237 écloseries de crevettes sont opératives dans le pays et une production de 11,425 milliards de PL 20/an (Anon, 2002). En Inde, l'élevage commercial des poissons en eau saumâtre est presque inexistant, malgré les essais de la monoculture et de polyculture de milkfish, pearl-spot de chromide vert, des mulets et des merlans de sable qui ont montré leur potentiel pour l'élevage. Mariculture La première tentative de mariculture en Inde a été réalisée au centre de Mandapam de CMFRI en 1958-59 avec la culture du chanos (Chanos chanos ). Pendant les trois dernières décennies, le CMFRI a développé diverses technologies pour plusieurs espèces sédentaires telles que les huîtres, les moules et les palourdes, ainsi que pour les crevettes et les poissons. Le CMFRI a lancé un programme de culture des perles en 1972 et a développé avec succès la technologie pour la production des perles dans les huîtres perlières indiennes. Le succès dans l'élevage contrôlé et dans la production de naissain de l'huître perlière japonaise (Pinctada fucata ) en 1981 et de pintadine à lèvre noire (P. margaritifera ) en 1984 a constitué une autre percée commerciale. Le CMFRI, dans les années 70, était également en tête quant au développement de la technologie exigée pour l'huître comestible en élevage. Une recherche intensive sur divers aspects de la culture de l'huître indienne (Crassostrea madrasensis ) dans les bassins de rétention a été menée et la technologie a été également développée pour la production des naissains en écloserie. En Inde, deux espèces de moules marines notamment la moule verte (Perna viridis ) et la moule brune indienne (P. indica ) sont trouvées dans des zones côtières rocheuses. La recherche sur les possibilités de culture pour des moules a été lancée au début des années 70 par le CMFRI qui a eu comme conséquence le développement de plusieurs pratiques de culture de ces espèces. Parmi les états maritimes, le Kerala était le premier à identifier les avantages d'utiliser la technologie d'élevage de moule dans le développement rural, à partir d'une faible production en moule en 1997, la production s'est élevée à 1 250 tonnes en 2002 avec plus de 250 fermes de moule étant établies dans les estuaires du Kerala.
Avec le développement de l'élevage de crevettes; les offres d'emploi dans des secteurs côtiers ont augmenté considérablement. Le besoin moyen en main-d'oeuvre dans l'élevage de crevette a été estimé à environ 600 jours/récolte/ha de travail par comparaison avec 180 jours/récolte/ha de travail dans le cas de la culture des rizières (Rao et Ravindran, 2001). Les études effectuées dans une ferme se trouvant à merdans la zone de Nellore d'Andhra Pradesh ont montré que suite à l'établissement des fermes de crevettes, il y a eu une augmentation du revenu de 2-15 pour cent de l'emploi et 6-22 pour cent pour des travailleurs de ferme (CIBA, 1997). Dans le secteur de l'eau saumâtre, les écloseries et les fabricants d'aliment fournissent également d'excellentes offres d'emploi et on a estimé que plus de 300 000 emplois ont été générés dans les secteurs principaux et auxiliaires du secteur d'aquaculture de crevettes dans des régions rurales.
On a estimé qu'environ 1,2 million ha des sites potentiels saumâtres sont disponibles pour l'élevage, en plus de ceci, près de 8,5 millions ha des régions altérées par le sel sont également disponibles, desquels environ 2,6 millions ha pourraient être exclusivement utilisés pour l'aquaculture due à leur inaptitude à d'autres activités d'origine agricoles. Cependant, la surface totale utilisée pour la culture dépasse à peine 13 pour cent des eaux potentielles disponibles. L'élevage de la crevette se fait en grande partie dans de petites possessions de moins de 2 ha, ces fermes occupent plus de 90 pour cent de la surface totale utilisée pour la culture de crevette, alors que les grandes possessions de plus de 10 ha représentent seulement 1,54 pour cent du total. Plusieurs exploitations situées dans le Kerala et le Bengale occidental appliquent les systèmes traditionnels d'élevage de crevette. Les écloseries de carpe dans les secteurs public et privé ont contribué à l'augmentation de la production de juvéniles de 6 321 millions d'alevins en 1985-1986 à plus de 18 500 millions d'alevins actuellement. Il y a 35 écloseries de crevette d'eau douce dans les états côtiers produisant plus de 200 millions de juvéniles par an. Les 237 écloseries de crevette d'une capacité de production d'approximativement 11,425 milliards de post-larves par an répondent à l'exigence du secteur d'élevage des juvéniles de crevette d'eau saumâtre. L'aquaculture en eau douce est pratiquée dans la partie orientale du pays, en particulier dans les états du Bengale occidental, d'Orissa et d'Andhra Pradesh avec de nouveaux secteurs relevant de la culture dans les états du Pendjab, du Haryana, de l'Assam et du Tripura. L'aquaculture en eaux saumâtres est principalement concentrée sur les côtes d'Andhra Pradesh, de Tamil Nadu, d'Orissa et du Bengale occidental. Quant au marché, alors que les poissons d'eau douce sont principalement consommés au Bengale occidental, au Bihar, à l'Orissa et en Inde du nord-est, les crevettes cultivées en eaux saumâtres sont destinées principalement à l'export.
Parmi les poissons chats, le poisson-chat, le 'magur' (Clarias batrachus ) est la seule espèce qui a suscité de l'attention. Le poisson-chat 'Singhi' (Heteropneustes fossilis ) est une autre espèce de poisson-chat respirant l'air cultivée dans une certaine mesure dans les marais et les plans d'eau abandonnés, particulièrement dans les états orientaux. Ces dernières années, des tentatives ont été faites afin de développer la culture des poissons chat ne respirant pas l'air comme le Pangasius pangasius , Wallago attu , Sperata seenghala , S. aor et Ompok pabda . Les autres espèces de poissons intéressantes incluent la perche (Anabas testudineus ), les ophicéphales (Channa striata et C. marulius ) et le tilapia (Oreochromis mossambicus et O. niloticus ). Parmi les crevettes d'eau douce, le bouquet géant, Macrobrachium rosenbergii est l'espèce la plus importante suivie par le bouquet des moissons; M. malcolmsonii . Introduite en 1952, le tilapia a constitué une menace sérieuse aux systèmes d'aquaculture à cause de ses possibilités de reproduction prolifiques qui ont forcé le pays à interdire leur élevage en 1959; cependant, le tilapia est encore disponible dans la plupart des régions du pays. Afin d'obtenir une espèce aux caractéristiques adéquates, un grand nombre d'hybrides ont été produits grâce à des croisements entre les principales carpes indiennes, entre les carpes indiennes et les carpes chinoises et entre carpes chinoises, cependant, de ces hybrides aucun ne présente des avantage significatifs. Les programmes sélectifs d'élevage du rohu basés sur la méthode combinée de sélection prise par le CIFA au Bhubaneswar en collaboration avec l'AKVAFORSK du Norvège pendant les dix dernières années a mené à la production d'une souche zootéchnique génétiquement améliorée (connue sous le nom de Jayanti ) qui a montré un taux de croissance de 50 pour cent plus élevés en trois générations. Cette souche améliorée est déjà disponible dans différentes régions du pays. Le secteur d'aquaculture en eau saumâtre est principalement soutenu par la production de la crevette et de la crevette géante tigrée Penaeus monodon qui représentent la majeure partie de la production suivie de la crevette royale blanche P. indicus . Bien que l'Inde possède plusieurs autres espèces potentielles de poissons, de mollusques et de crustacés, la production de ces derniers est toujours très basse. En eau de mer les principales espèces cultivées sont la moule verte asiatique (Perna viridis ), la moule brune (Perna indica ), l'huître indienne des bassins de retenue (Crassostrea madrasensis ), l'huître perlière japonaise (Pinctada fucata ) et l'algue Gracilaria edulis .
Culture de la carpe La culture de carpe est basée sur la 'polyculture' des trois carpes principales indiennes (catla, rohu et mrigal) et également sur la 'culture composée de la carpe' des trois carpes principales indiennes avec les trois carpes exotiques (la carpe argentée, des roseaux et commune). Les techniques standard de la culture de la carpe incluent:
Culture du poisson chat La culture en étang du poisson-chat implique principalement le magur (Clarias batrachus ) et le singhi (Heteropneustes fossilis ) et elle est pratiquée dans les états du Bihar, du Bengale occidental et d'Orissa. Bien que les techniques modernes de culture pour ces espèces préconisent la monoculture aux densités d'empoissonnement de 20 000-50 000 alevins/ha, la disponibilité insatisfaisante des juvéniles a limité ces élevages à l'état de composante dans des systèmes de polyculture de carpe. Vue que la demande élevée du poisson-chat sur le marché et la disponibilité d'une ressource potentielle énorme sous forme de marais et d'eaux abandonnées, l'élevage commercial de ces espèces connaît actuellement une attention particulière. Culture du bouquet géant Le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii ) iest la plus grande espèce dont la croissance la plus rapide. Elle est très demandée sur les marchés nationaux et internationaux. Le M. rosenbergii est cultivé soit seul (monoculture) soit en combinaison avec des carpes (polyculture). La monoculture du bouquet géant se limite souvent aux étangs terrestres avec des densités d'empoissonnement modérées entre 20 000-50 000/ha, avec une fertilisation et une alimentation supplémentaires pouvant assurer rendement modéré de 600-1 000 mois kg/ha/8 mois en utilisant une charge moyenne unique et une récolte à la fois unique et multiple. La polyculture des juvéniles des crevettes d'eau douce ayant des densités de 10 000-15 000/ha à côté des carpes à 3 000-4 000/ha a été également approuvée du fait qu'elle est économiquement viable. Systèmes de culture non classiques La culture de poissons utilisant les eaux usées et la culture de poissons dans les rizières sont deux systèmes de culture importants pratiqués dans certaines régions du pays; La culture de poissons utilisant les eaux usées dans les bheries au Bengale occidental est une pratique très ancienne. Environ 5 700 ha sont actuellement exploités pour la culture des poissons en utilisant les apports des eaux usées ayant subies un traitement primaire donnant une production de plus de 7 000 tonnes de poissons par an, comprenant les carpes principales et secondaires. Le système de culture comporte habituellement plusieurs charges moyennes et plusieurs méthodes de récoltes, la taille habituelle de récolte étant entre 300 à 500 g. Bien que les densités d'empoissonnement de 10 000-20 000/ha soient très fréquentes, des densités aussi élevées de 50 000/ha ont été signalées par plusieurs fermes. Les résultats expérimentaux ont montré la productivité potentielle élevée de ces systèmes avec une production record atteignant plus de 9 tonnes de poissons/ha/an. Récemment l'aquaculture a été également utilisée comme une option importante pour le traitement des eaux usées ménagères. La culture des poissons en «Paddy-cum» est entreprise dans des rizières à profondeur moyennes à semi-profondes dans les basses terres ayant des digues assez fortes pour empêcher l'évasion des poissons cultivés pendant les inondations. Les fossés et les refuges d'étang dans les rizières procurent un abri pour les poissons. Le système repose principalement sur la charge moyenne naturelle, cependant, les techniques modernes de culture impliquant les carpes principales et mineures stockées à des densités de 5 000-10 000/ha à côté des crevettes d'eau douce sont également pratiquées dans plusieurs régions. Des productions de 3,5 tonnes de riz et de 0,5-1,0 tonnes de poisson/ha peuvent être obtenues dans des systèmes d'élevage de poissons paddy-cum bien contrôlés. Aquaculture en eaux saumâtres L'aquaculture en eaux saumâtres en Inde est limitée à l'élevage de crevettes utilisant des techniques de culture semi-intensive principalement avec la grande crevette tigrée à des densités d'empoissonnement de 0,1-0,3 million/ha. Avec un aliment d'une grande valeur protéique, un échange d'eau, une aération et une gestion sanitaire améliorée, des productions de l'ordre de 4-6 tonnes/ha ont été obtenues au bout de 4-5 mois. Cependant, la présence du syndrome des taches blanches pendant 1994-1995, a fait sérieusement réduit l'activité d'élevage de la crevette bouquet vers la fin des années 90. L'adoption d'une approche plus prudente comprenant des densités d'empoissonnement modérées et de bonnes procédures de gestion a contribué à la renaissance du secteur et dans l'entretien d'une production de crevettes dans le pays. Mariculture Le statut de la mariculture n'est toujours pas clair. Elle implique seulement quelques espèces de mollusques et de crustacés telles que la moule verte asiatique (Perna viridis ) et la moule brune (P. indica ) cultivées sur des radeaux ou des filières; l'huître indienne des bassins de retenue (Crassostrea madrasensis ) cultivée à l'aide sur des tables et du ren, ou selon la méthode de radeaux et de plateaux; et l'élevage sur des radeaux de l'huître perlière japonaise (Pinctada fucata ).
Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Inde (d'après les statistiques de la FAO):
Le poisson contribue sensiblement à la sécurité alimentaire en Inde avec une consommation de 8 kilogrammes par personne. L'aquaculture d'eau douce qui est une activité de propriété familiale rurale dans plusieurs parties du pays, en plus du fait de la sécurité alimentaire, elle aide également à la création d'un revenu supplémentaire aux familles vivant dans les zones rurales. Le réseau de 422 FFDAs a amené prés de 456 000 ha d'eau pour les techniques modernes de culture des poissons faisant bénéficier approximativement 830 000 personnes. La croissance rapide du secteur a générer plusieurs emplois pour des ouvriers professionnels, habiles et moyennement habiles pour les différentes activités d'appui telles que la construction et la gestion des fermes, les écloseries, les broyeurs, les unités de transformation etc. On a estimé que plus de 300 000 emplois ont été crées dans le secteur des eaux saumâtres seul, bien que les chiffres exacts impliqués dans l'aquaculture ne soient pas disponibles.
Le Conseil Indien de la Recherche Agricole situé dans le Département de la Recherche Agricole et de l'Education, qui à son tour au sein du Ministère Indien d'Agriculture, a une Division de Pêche, qui entreprend la R&D dans l'aquaculture et la pêche par le biais de plusieurs instituts de recherche. Il y a environ 400 Krishi Vigyan Kendras (Les Centres de la Science des Fermes) dans le pays, fonctionnant sous la tutelle des Universités Agricoles de l'Etat, des Instituts de Recherche d'ICAR et des O.N.G.s,. Le MPEDA fonctionnant sous la tutelle du Ministère du Commerce, à part son rôle dans l'exportation des produits aquatiques contribue également à la promotion de l'aquaculture côtière. Beaucoup d'autres organismes et agences soutiennent également la R&D et incluent les Départements de la Science et de la Technologie; les départements de la Biotechnologie, des Commissions des Bourses d'Universités, des O.N.Gs et l'industrie privée.
Au niveau central, plusieurs lois et règlements clés régissent l'aquaculture. L'Acte sur la Pêche Indienne (1897) , a un siècle d'existence et il pénalise le massacre des poissons par empoissonnement de l'eau ou par utilisation des explosifs. L'Acte sur la (Protection) de l'Environnement (1986) , est un acte parapluie contenant des dispositions pour touts les aspects liés à l'environnement. Il inclue également l'Acte sur l'Eau (la Prévention et la Lutte contre la Pollution) (1974) et la Loi sur la Protection de la Vie (1972) . Toute cette législation doit être lue en même temps pour avoir une image complète sur les règles qui sont applicables à l'aquaculture. Le 11 décembre 1996, la cour suprême indienne a présenté une décision historique avec des implications principales pour le secteur d'aquaculture, concernant l'établissement des fermes de crevettes dans la région côtière. La cour suprême – entre autres – a interdit la construction ou l'installation des étangs de culture de crevettes dans la Zone Réglementaire Côtière et à moins de 1 000 mètres du lac Chilka et du lac Pulika, à l'exception des étangs de types traditionnels et les types traditionnels améliorés. Il est également stipulé qu'une autorité devrait être constituée pour protéger les secteurs côtiers et qui sont écologiquement fragiles, comme les rivages, les front d'eau et d'autres secteurs côtiers et particulièrement pour traiter la situation crée par l'industrie de culture de crevette dans les états et les territoires des unions côtières. Pour exécuter ses fonctions indiquées par la Cour Suprême, la Notification SO 88 (E) (1997)
établit l'Autorité d'Aquaculture en conformité avec l'Acte sur l'Environnement (Protection). L'Autorité qui a les responsabilités spécifiques à l'Aquaculture, rentre sous le contrôle administratif du Ministère d'Agriculture.Pour plus d'informations sur la législation sur l'aquaculture en Inde, prière de cliquer sur le lien suivant: Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Inde (en englais)
D'importantes technologies développées par les différents instituts de recherche ont subi plusieurs tests d'emplacement dans les différentes conditions agro-climatiques par le Coordinateur de tous les Projets de Recherche en Inde et des Projets de Recherche Opérationnels financés par l'ICAR. Au cours des années l'ICAR a lancé plusieurs autres programmes pour rapprocher la recherche aux fermiers, comme le Programme du Laboratoire-à-Terre, le Centre de Recherche de Développement International (IRDC) des Projets Ruraux d'Aquaculture, le programme des Relations Établissements – Villages, etc. Les instituts transfèrent les techniques et la technologie développées par des publications de recherches dans les journaux, les manuels et les brochures nationaux et internationaux dans les langues régionales et réalise des programmes de formation, et des travaux pratiques dans certaines fermes. L'éducation professionnelle en matière de pêche en Inde est assurée principalement par 12 Collèges Halieutiques qui offrent quatre ans de cours (licence en Science Halieutique) suivis de deux ans de maîtrise (Master en Science Halieutique) et du Ph.D dans quelques collèges. Au niveau des états, les programmes de formation sont principalement traités par le FFDAs et le BFDAs. Les médias électroniques telles que la radio et la télévision jouent également un rôle important dans la diffusion des technologies naissantes par des programmes spécifiques à intervalles réguliers. Tableau 1. Les principaux organismes impliqués dans la recherche en aquaculture et l'éducation en Inde
Le début des années 90 a connu une élévation spectaculaire de la production de la crevette d'élevage avec une augmentation de 40 000 tonnes en 1991-1992 à 82 900 tonnes en 1994. Le secteur a pris presque 4-5 ans pour se rétablir suite aux dommages infligés par le syndrome des taches blanches. Une approche prudente et l'adoption des bonnes procédures de gestion ont permis au secteur d'atteindre une production record de 115 000 tonnes en 2002-2003 pour une surface de 152 000 ha. Un potentiel d'exportation élevé est soutenu par un approvisionnement assuré en graine de bonne qualité, l'établissement d'un grand nombre d'écloseries de crevette, la disponibilité d'autres apports critiques comme l'aliment formulé, les finances institutionnelles facilement consultées, la participation entreprenante accrue, l'entrée de plusieurs grandes compagnies et surtout des marges bénéficiaires plus élevées qui étaient derrière une telle croissance élevée pendant la décennie passée. Dernièrement, l'aquaculture a non seulement assuré des avantages socio-économiques substantiels tels que de bons niveaux nutritionnels, des revenus, de l'emploi et les devises étrangères mais également elle a permit l'exploitation de vastes ressources non ou peu utilisées de terre et d'eau. L'aquaculture en eau douce étant compatible avec d'autres systèmes d'élevage, elle est en grande partie écologique et prévoit le recyclage et l'utilisation de plusieurs types de déchets organiques. Au fil des années, cependant, les pratiques de culture ont subi une intensification considérable assurant une productivité élevée. Dans le secteur des eaux saumâtres, il y avait la génération de déchets, la conversion des terrains agricoles, la salinisation, la dégradation du sol et de l'environnement dues à l'utilisation des médicaments et des produits chimiques, et la destruction des mangroves, mais la majeure partie des élevages sont conformes aux conditions-eco.
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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim




établit l'Autorité d'Aquaculture en conformité avec l'Acte sur l'Environnement (Protection). L'Autorité qui a les responsabilités spécifiques à l'Aquaculture, rentre sous le contrôle administratif du Ministère d'Agriculture.