Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La République islamique de l'Iran est située au Moyen-Orient entre les latitudes 25°00' et 39°47'N et les longitudes 44°02' et 63°02'E. La surface totale du pays est de 1 648 000 km2 composée de 1 636 millions km2 de terre et 12 000 km2 d'eau, avec 2 700 kilomètres de côtes au sud dans le Golfe et au nord le long de la mer caspienne.

    Les conditions climatiques varient considérablement à travers le pays permettant ainsi, différents types d'aquaculture. La pisciculture dans la République islamique de l'Iran a commencé par la mise en valeur des espèces de poissons sélectionnées de la mer caspienne et ensuite elle a continué par le développement de l'aquaculture semi-intensive avec plusieurs espèces de carpes chinoises ainsi que la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Ces dernières années, la culture de crevette (la crevette blanche des indes - Penaeus indicus) est devenue le principal centre d’intérêt de l'investissement gouvernemental dans la région du Golfe où elle est pratiquée dans les étangs de terre.

    La surface totale des étangs piscicoles dans la République islamique de l'Iran est estimée à approximativement 26 250 ha. Les principales espèces d'eau chaude produites sont la carpe commune (Cyprinus carpio) et les trois principales carpes chinoises, à savoir, la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) et la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis). De la production de l'aquaculture totale iranienne en 2004, les carpes chinoises ont représenté 52 pour cent, la truite arc-en-ciel 24 pour cent, la crevette blanche des indes 8 pour cent et la production de la pêche fondée sur l’aquaculture 16 pour cent. Environ 92 pour cent de la production aquacole est destinée principalement aux marchés locaux. Les principaux produits d'exportation sont la crevette (42 pour cent de la valeur des exportations en 2003) et le caviar.

    La production aquacole a augmenté rapidement de 4 935 tonnes en 1978 à plus de 124 000 tonnes en 2004, représentant à peu près 27 pour cent de la production de poissons totale. On s'attend à ce que cette proportion augmente pendant le quatrième plan quinquennal qui a débuté en 2005.

    Le cadre réglementaire et institutionnel pour le développement de l’aquaculture dans la République islamique de l'Iran est relativement bien établi, et la loi sur la conservation et la récolte des ressources aquatiques, approuvée par le Parlement en 1997, réglemente les activités de la pêche et de l'aquaculture dans le pays.

    Dans le cadre du programme d’aménagement du stock le long de la côte sud de la mer caspienne, le gouvernement a créé huit écloseries pour produire les poissons osseux et les fingerlings d'esturgeon. Toutes les activités aquacoles, y compris la production des aliments et des larves, l’élevage des poissons et de la crevette, le traitement, la vente et la commercialisation sont entreprises exclusivement par le secteur privé. Le gouvernement soutient le secteur privé en fournissant des prêts à faible taux d'intérêt et les terres adéquates à des prix concurrentiels.
    Historique et aperçu général
    La pratique des activités aquacoles en Asie date de milliers d'années. Cependant, la République islamique de l'Iran, ne s’est intéressée sérieusement à cette activité que durant les trois dernières décennies où l'investissement dans le développement aquacole le long de la côte de la mer caspienne et dans certaines provinces du sud-est, a été entamé au début des années 80. Les premiers essais ont commencé par la culture de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) près de Téhéran à Mahisara (Karaj) en 1959, la première ferme d'eau chaude a été établie dans la province de Gilan par la Compagnie Abzi en 1971.

    La crevetticulture dans le pays date de 1991 où l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a soutenu la République islamique de l'Iran dans le développement de la crevetticulture dans la région du Golfe. L'industrie s'est rapidement développée au cours des sept dernières années. La production a atteint environ 9 000 tonnes en 2004.

    La production des organismes aquatiques à partir de la pêche fondée sur l’aquaculture a augmenté de 4 935 tonnes en 1978 à plus de 124 000 tonnes en 2004. Les principaux types d'activités aquacoles dans la République islamique de l'Iran sont:
    • L’élevage des carpes chinoises en eau chaude.
    • L’élevage de la truite arc-en-ciel dans les eaux froides.
    • La crevetticulture.
    • La pêche basée sur l'élevage et la production des juvéniles pour l’amélioration des stocks.
    Ressources humaines
    Le nombre total des personnes employées dans la pêche s’est élevé de 82 400 en 1992 à 156 470 en 2003 dont 17 095 sont directement employées dans l’aquaculture et la pêche basée sur l’aquaculture.

    La culture de la crevette joue un rôle important dans l'allégement de la pauvreté et la création des opportunités d'emploi le long de la côte sud du pays. Elle a créé plus de 3 000 emplois directs à plein temps dans les fermes et les écloseries et presque un nombre similaire d’emplois indirects à plein temps dans la production des aliments, les unités de traitement, la commercialisation, la distribution et les services d’appui. D'ailleurs, le nombre d'emplois à temps partiel créés dans les secteurs s’y rapportant tels que la construction, le transport, les services d'équipement, etc. est aussi considérable.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Elevage des poissons d'eau chaude - Presque 21 700 ha sont assignés à la pisciculture d'eau chaude dans le pays, produisant en 2004, 65 000 tonnes de poissons, soit 56,5 pour cent de la production totale de l'aquaculture. Les provinces du Khouzestan, Gilan, Mazandaran et Golestan sont les principales zones géographiques où les exploitations de pisciculture d'eau chaude sont localisées et représentent 91 pour cent de la production totale d'eau chaude (58 571 tonnes). De la production totale d'eau chaude en 2004, Mazandaran a produit 42 pour cent; Gilan a produit 28 pour cent, Khouzestan 19 pour cent et Golestan 11 pour cent.

    Elevage des poissons d’eau froide (truite arc-en-ciel) - Les fermes de truite sont réparties au centre du pays et dans les parties Nord-ouest et Ouest souvent dans les régions montagneuses caractérisées par des étés frais et des hivers froids. Le système d’élevage consiste en des raceways simples en béton par lesquels l'eau passe sans interruption. Le nombre croissant des fermes, en plus des techniques et des équipements d’élevage améliorés ont amplifié la production annuelle de la truite de 280 tonnes en 1978 à plus de 30 000 tonnes en 2004.

    La production de la truite arc-en-ciel est entreprise à Charmahal va Bakhtiari (27 pour cent), à Lorestan (21 pour cent), à Fars (20 pour cent), à Mazandaran (22 pour cent) et à Kohkilouyeh (10 pour cent), respectivement. En 2004, la production totale des poissons d’eau froide dans ces cinq provinces a représenté plus de 15 pour cent de la production totale de l'aquaculture; la truite arc-en-ciel, seule, a constitué plus de 58 pour cent.

    Elevage de crevettes - En 2004, la production des crevettes a atteint presque 9 000 tonnes produites à partir de 4 253 hectares d'étangs côtiers, situés principalement dans quatre provinces du sud de la République. Comparés à ceux de l'année précédente, les niveaux de production et l'utilisation de la terre ont augmenté d’environ 19 et 16 pour cent, respectivement. Le faible prix de la crevette sur le marché mondial et la manifestation de maladies dans un complexe de fermes (complexe de fermes de Choebdeh; province de Khouzestan) étaient les principaux facteurs de la non exploitation d’environ 8 000 étangs réservés à la culture de crevettes. La répartition entre chacune des quatre provinces dans la région sud du pays qui contiennent toutes des activités de crevetticulture est comme suit: Boushehr 63 pour cent, Hormozgan 22 pour cent et Sistan va Belochestan 15 pour cent. En raison de la manifestation de maladies à Khozestan, aucune production n’a été enregistrée dans cette province depuis 2002.

    Pêche basée sur l’élevage - Les lacs et les réservoirs d’une superficie totale de 1,5 million d’hectares représentent un potentiel énorme pour l'aquaculture d'eau douce dans le pays. Parmi ce total, environ 489 des corps d’eau d’une superficie de 0,5 million d’hectares sont considérés comme ayant le meilleur potentiel pour l'aquaculture et la pêche récréative. Actuellement, environ 514 000 hectares du plan d’eau naturel et semi-artificiel sont exploités et en 2004, plus de 20 000 tonnes de poissons ont été produites.

    Le potentiel pour augmenter la production de ces plans d'eau est très prometteur, néanmoins, en raison du manque de pluie durant les années de sécheresse certains de ces corps d'eau courent le risque de se dessécher et par conséquent, la pêche est devenue saisonnière. La région sud-ouest de la République islamique de l'Iran (province de Khozestan) dispose des atouts pour recevoir l'eau de l'Irak, toutefois, la politique d’utilisation de l’eau en Irak affectera la pêche dans ces vastes zones. Une situation similaire règne dans la partie Est du pays, où les fleuves de l'Afghanistan conduisent l'eau vers le lac Hamon dans la République islamique de l'Iran. Ces plans d'eau procurent de l'emploi; des revenus et de la nourriture pour la population vivant dans ces régions, cependant, le manque de relations et d’ententes diplomatiques avec les États voisins crée des difficultés ainsi qu’un revenu et un style de vie instables dans les aires de collecte de ces corps d'eau.

    Espèces cultivées
    L’élevage des poissons d'eau chaude inclut l'élevage extensif des trois espèces de carpe chinoise, à savoir, la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) et la carpe à grosse tête (Aristichthys nobilis) ainsi que la carpe commune (Cyprinus carpio), introduites de la République populaire de Chine, de la Roumanie et de la Hongrie. De même, des essais d’introduction des carpes indiennes dans les exploitations aquacoles d'eau chaude déjà existantes ont été entrepris pour améliorer les revenus et diversifier les produits de la pêche afin de satisfaire les clients. La pisciculture d’eau froide inclut l'élevage de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) dans les bassins et les raceways. La truite arc-en-ciel a été introduite de plusieurs pays y compris le Royaume-Uni, l'Italie, la Norvège et la France.

    La crevetticulture utilise des systèmes d’élevages semi-intensifs visant la production de 3 tonnes/ha dans des étangs de terre rectangulaires. La crevette blanche des indes (Penaeus indicus) est la principale espèce cultivée en raison de la disponibilité du stock sauvage, de sa maturation facile en captivité et de sa tolérance aux conditions environnementales variables (en particulier la température et la salinité). Plusieurs expériences ont démontré que la crevette tigrée verte (Penaeus semisulcatus) et la crevette banane (Penaeus merguiensis) ne sont pas des espèces appropriées pour la culture en étang. La croissance lente du P. semisulcatus et la mortalité élevée de la crevette banane constituent les principaux inconvénients à l’élevage de ces espèces.

    L'élevage de la bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii), du beluga (Huso huso), de la brème d'eau douce (Abramis brama), du chano (Chanos chanos), du Barbus sharpeyi et du perche-brochet (Stizostedion lucioperca) est pratiqué afin de diversifier la production, d’augmenter le revenu et de réaliser plus de flexibilité pour les ventes.
    Performance du secteur
    Production
    D’après les statistiques de l'Organisation iranienne de la pêche, la production totale provenant de l'aquaculture et de la pêche fondée sur l’aquaculture en 1994, était de 45 300 tonnes, environ 13 pour cent de la production totale de la pêche (350 000 tonnes). Toutefois, en 2004, ce chiffre a grimpé jusqu'à plus de 124 000 tonnes ou à 28 pour cent de la production totale de poissons

    Tableau 1. La production de l'aquaculture et de la pêche fondée sur l'aquaculture en la République islamique de l'Iran pour la période 1997-2004.
      1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
    Eau chaude 27 183 27 374 23 000 27 500 28 060 54 801 61 084 65 000
    Eau froide 2 514 4 994 7 000 9 000 12 170 16 026 23 138 30 000
    crevettes 523 869 1 800 4 010 7 630 5 990 7 492 9 000
    Pêche fondée sur l’aquaculture 34 780 38 763 36 000 25 490 25 785 13 010 18 461 20 000
    Total 65 000 72 000 67 800 66 000 73 645 89 827 110 175 124 000
    (Source: Statistiques annuelles de l'Organisation iranienne de la pêche, 2005).

    Tableau 2. L’aquaculture de la République islamique de l'Iran en 2003.
    Sources d’aquaculture Surface (ha) emploi Nombre de fermes
    Pêche fondée sur l’aquaculture 450 000 3 500 220
    Eau froide 286,2 6 000 2 610
    Eau chaude 21 700 5 900 4 500
    Crevettes 4 085 3 349 310
    Total 76 071 18 749 7 640
    (Source: Statistiques annuelles de l'Organisation iranienne de la pêche, 2005).

    En comparaison avec les statistiques de la production nationale décrites dans le tableau 1, le graphique suivant représentant la production totale de l'aquaculture reportée par la FAO, n'inclut pas l'aquaculture fondée sur la pêche.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Iran (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Iran (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Le poisson n’est pas très présent dans le régime alimentaire des Iraniens, particulièrement dans ses villes centrales où se trouve les plus grandes concentrations de la population. La consommation par personne était de 1 kg/an en 1980 et a atteint 6,13 kilogrammes en 2003. L'expansion de l'aquaculture dans tout le pays, ainsi que la conscience croissante de la population de l’importance du poisson comme aliment sain, aident au changement de l'attitude vis-à-vis des poissons, en plus des campagnes de commercialisation lancées par l'Organisation iranienne de la pêche et le Ministère de la santé et qui ont aidé à augmenter la consommation de poisson dans la République islamique de l'Iran. Un des principaux objectifs de l'Organisation iranienne de la pêche est d'augmenter la consommation à 10 kg/personne en 2009.

    La production de l'aquaculture et de la pêche a lieu souvent dans les régions éloignées au sud du pays, où la sécurité alimentaire, faute de manque d'infrastructure, suscite un grand intérêt de la part du gouvernement. Du point de vue sécurité alimentaire et emploi, l'industrie de la pêche est favorisée et l'investissement gouvernemental dans ce secteur est substantiel. Une campagne pour la consommation du poisson, lancée par l'Organisation iranienne de la pêche, a été entamée depuis 1998 en particulier dans les villes continentales et elle semble avoir eu un effet positif sur les habitudes alimentaires des gens.

    La valeur des produits agricoles exportés en 2003 était de 998 millions $EU dont environ 6 pour cent était des poissons et 12 pour cent des produits animaux.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    L'Organisation iranienne de la pêche (Shilat Iran), qui organise toutes les activités de la pêche dans le pays, est responsable du développement de la pêche y compris l'aquaculture et les industries de la pêche. Elle dépend du Ministère du Jihad-e- Agriculture et le directeur de l'Organisation iranienne de la pêche a le grade d’un vice-ministre.

    Les principales missions de l'Organisation iranienne de la pêche dans le sous-secteur de l'aquaculture sont comme suit:
    • Recherche et développement de l'aquaculture.
    • Planification et préparation des programmes de développement national.
    • Identification et formation dans le secteur aquacole.
    • Amélioration des connaissances des fermiers impliqués dans le secteur.
    • Promotion de nouveaux systèmes de culture.
    • Programmes d’amélioration du stock halieutique.
    • Investissement dans l’infrastructure aquacole.

    La construction et le fonctionnement de toute exploitation piscicole exigent des licences et doivent suivre trois étapes:
    1. Acceptation du plan (accord de principe).
    2. Autorisation pour la construction de la ferme.
    3. Licences pour commencer les activités de production à la ferme.
    Il est à noter que l'aquaculture traditionnelle et celle à petite échelle n’a pas besoin de suivre ces procédures. Tous les bureaux de pêche de la région peuvent émettre des autorisations pour la pisciculture intégrée ou à petite échelle.
    Règlements en vigueur
    Le cadre juridique de l'Organisation iranienne de la pêche est basé sur «la Loi de protection et d'exploitation des ressources naturelles et aquatiques» approuvée par le Parlement en 1997. De même, l'Organisation iranienne de la pêche est responsable de l’instauration des règlements et des codes de pratique relatifs à l’aménagement et au développement de l’aquaculture.

    Les directives générales sur l'aquaculture et la pêche, adoptées en 1999, présentent le cadre juridique pour les activités aquacoles. Elles déterminent les compétences et spécifient les responsabilités des quatre principaux organismes dans le domaine et qui sont : l'Organisation iranienne pour la protection de l’environnement, l'Organisation vétérinaire iranienne, l’Organisation iranienne des ressources naturelles et en fin, le Ministère de l'énergie (organisation des ressources aquatiques).

    Selon les directives, un permis officiel est exigé pour les activités telles que la pisciculture dans les plans d'eau où l'aquaculture n'est pas la principale activité, par exemple les canaux d'irrigation et les réservoirs, mais elles n’ont pas besoin de suivre toutes les formalités officielles, les pisciculteurs obtiennent souvent une lettre d'approbation du Département des pêches le plus proche. Les attributions de chaque organisme dans la procédure d'émission des permis sont clairement définies par le Parlement et le Conseil des Ministres.

    Pour plus d’information sur la législation concernant l’aquaculture en la République islamique d'Iran, prière de consulter le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Iran (République islamique d')
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Depuis 1970, le Ministère de la Science, de la Recherche et de la Technologie organise un cours concernant la science des pêches dans le cadre des programmes universitaires. Actuellement, huit universités étatiques et douze universités ouvertes offrent des cours assurant des diplômes de baccalauréat, et quatre universités étatiques et deux universités ouvertes dispensent des cours gratifiés par une maîtrise universitaire et supérieure dans divers domaines liés à la pêche et à l'aquaculture. Les universités de Téhéran, de Chamran (province de Khouzestan), de Tarbiat Modarres (province de Mazandaran) et de Gorgan (province de Golestan) sont les universités les plus anciennes dans le domaine des sciences de la pêche. En outre, l'Université des sciences appliquées offre des cours de formation en matière de pêche dans deux facultés situées sur la côte de la mer caspienne (Rasht) et Boushehr (région du Golfe). L'université accorde la priorité aux matières appliquées visant à satisfaire les besoins des industries de la pêche.

    Les centres de formation et de vulgarisation attachés à l'Organisation iranienne de la pêche sont des sources alternatives de formation qui contribuent à améliorer la qualification de la main d'oeuvre; ces centres offrent plusieurs cours de formation de courte durée dans divers domaines pour les pisciculteurs illettrés et ceux instruits, les pêcheurs et les industriels dans le secteur de la pêche et même les personnes ayant des niveaux d'éducation supérieurs.

    L'organisation iranienne de recherche halieutique (The Iranian Fisheries Research Organization - IFRO), créée en 1990, couvre toutes les activités de recherche halieutique. L’IFRO est dotée de six centres situés sur la mer Caspienne (Gilan et Mazandaran), le Golfe Persique et la mer d'Oman (Khozestan pour l'eau douce; Boushehr pour la région du Golfe Persique; Hormozgan pour la mer d'Oman; et Chabahar pour la pêche hauturière).

    L'IFRO a pour objectifs d’assurer la recherche appliquée touchant les sujets relatifs aux organismes aquatiques et leur environnement, par exemple, le rétablissement des stocks, l’exploitation durable des ressources halieutiques et la protection de l'environnement dans les eaux iraniennes. Ces objectifs figurent dans le troisième article de la constitution de la pêche iranienne approuvé le 5 février 1985 par le Conseil ministériel qui obéit à la deuxième loi sur la protection et l'exploitation des ressources aquatiques de la République islamique de l'Iran approuvée le 5 septembre 1995 par le Parlement islamique iranien.

    Il existe aussi un autre institut de recherche spécialisé dans les ressources en esturgeon de la mer Caspienne, il s’agit de l'Institut international de recherche sur les esturgeons qui vise à encourager les scientifiques du monde entier à s’impliquer dans le domaine de recherche sur la mer Caspienne.

    Le Comité suprême de la recherche est responsable de l'approbation des projets de recherche se rapportant à la pêche dans le pays. Les professeurs des universités, les représentants des départements exécutifs de l'Organisation iranienne de la pêche et certains chercheurs et experts expérimentés constituent les membres de ce comité.

    Les résultats des projets de recherche sont soumis à l'Organisation de la pêche qui à son tour vérifie l’efficacité des résultats quant au développement et l’amélioration de la pêche; les projets pilotes sont conduits et modifiés selon ces résultats. Les résultats sont alors divulgués aux pisciculteurs, aux pêcheurs et aux industriels durant les cours de formation de courte durée, les ateliers et les manuels de directives. Pour ce faire, des centres de formation existent dans plusieurs endroits, y compris les régions côtières, qui jouent un rôle essentiel dans la communication des résultats des recherches aux industriels du secteur de la pêche. Depuis 2000, tous les départements de recherche sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture ont été regroupés dans une seule organisation sous l’autorité du vice-ministre de l'Agriculture pour la recherche et la formation.

    Les universités dénotent d’une grande capacité en matière de recherche; cependant, jusqu'ici il n'y a aucun lien systématique approprié entre les universités et l'industrie. Selon le troisième plan quinquennal de l'Iran, si 40 pour cent des fonds assignés à la recherche viennent directement de l'industrie, le Ministre de la Science, de la Recherche et de la Technologie accordera les 60 pour cent restants des subventions requises pour la réalisation des projets de recherche.
    Tendances, questions et développement
    Les plans futurs de développement de la pêche et de l'aquaculture en Iran visent à augmenter la production des poissons, améliorer les conditions de vie des pêcheurs et des pisciculteurs, valoriser les exportations, accroître la consommation de poisson et assurer la sécurité alimentaire. La disponibilité et la consommation par personne des poissons doivent atteindre les 10 kilogrammes par an et la production doit donc augmenter proportionnellement.

    Pour la satisfaction des demandes en poissons dans l’avenir, l'aquaculture est considérée comme source importante de production. Un certain nombre de mesures ont été instaurées par les deux secteurs gouvernementaux régional et central pour promouvoir l'aquaculture en eau saumâtre et marine et la pisciculture en cages ainsi qu’en étangs, lacs, réservoirs et fleuves. Le secteur privé a émergé en tant que principal intervenant dans l'investissement en aquaculture, en particulier dans la crevetticulture et l’élevage en eau chaude. Les exportations des produits comestibles de la mer sont maintenant considérées comme un moyen important générateur des recettes d'exportation.

    Afin d’être conforme aux règlements de l’Union Européenne (UE), des plans massifs financés au niveau central ont été lancés pour doter les ports de pêche et les centres de débarquement des poissons de l'infrastructure nécessaire pour améliorer le traitement du poisson frais et assurer l'hygiène et tout autre appui au développement du traitement de qualité des produits de la pêche. L'Organisation iranienne de la pêche (Shilat Iran), conjointement avec le gouvernement a déjà élaboré son quatrième plan quinquennal relatif à la pêche qui a commencé en 2005 et continuera jusqu'en 2010. Ce plan a pour objectifs:

    • La sécurité alimentaire par l’augmentation de la production nationale des poissons.
    • L’amélioration de la qualité et la réduction des pertes dans la pêche.
    • La promotion des exportations de poissons.
    • La conception de marchés efficaces.
    • La conservation et la valorisation des poissons.
    • Le développement des pêcheries profondes.
    • L’amélioration de la productivité de l'aquaculture.
    • L’expansion de la recherche appliquée.
    • L’augmentation de la consommation de poisson.

    Tableau 3. Les prévisions de la production de l'aquaculture (tonnes) dans le quatrième plan quinquennal 2005-2009.
      2004 2005 2006 2007 2008 2009
    Pêche fondée sur l’aquaculture 20 000 22 730 24 506 26 345 27 760 29 881
    crevettes 9 000 14 110 23 800 32 300 40 500 47 200
    Poissons d’eau froide 30 000 32 312 38 617 46 436 53 536 60 361
    Poissons d’eau chaude 65 397 72 231 80 803 95 158 110 251 133 277
    Mariculture 0 600 1 000 2 000 2 900 4 500
    Total 124 397 141 983 168 726 202 239 234 947 275 219
    (Source: Statistiques annuelles de l'Organisation iranienne de la pêche, 2005).

    De la production totale annuelle des poissons provenant de l'aquaculture qui était de l’ordre de 124 000 tonnes en 2004, on prévoit une augmentation à 275 219 tonnes vers la fin de 2009. Les principales sources de production des poissons seront la culture de crevette (environ 47 000 tonnes), l’élevage des poissons d'eau chaude (133 227 tonnes) et l’élevage des poissons d'eau froide (environ 60 361 tonnes). La production des poissons d'eau chaude représente la majeure partie du rendement de l'aquaculture dans le quatrième plan quinquennal et les tendances se penchent sur l’optimisation de l’exploitation des espèces de poissons indigènes visant à atteindre 20 pour cent de la production totale à la fin du plan.

    La culture de crevette est un secteur très prometteur pour l’augmentation de la production et tout le littoral du sud (le Golfe Persique et Golfe de l'Oman) et quelques parties de la côte nord (mer caspienne) du pays conviennent à cette industrie.

    Elevage de poissons marins - Avec l’aide d'une compagnie norvégienne, l'Organisation iranienne de la pêche a étudié les possibilités de l’élevage des poissons marins sur la côte nord du Golfe Persique et du Golfe d'Oman, Les résultats indiquent le bon potentiel pour l’élevage en cages et que, pendant une première phase, environ 100 000 tonnes de poissons pourraient être produites.

    Les espèces candidates pour le développement de la mariculture sont les mérous (famille: Serranidae), le cobia (Rachycentron canadum), l’aileron argenté (Pampus argenteus) et le barbure mamali (Eleutheronema tetradactylum).

    La culture d'artémia - La production de l'artémia dans les réservoirs d'eau marine des usines pétrochimiques est une industrie rentable dans la province du Khouzestan. Il y a aussi, de bons exemples de culture d'artémia dans les fermes de crevette comme une deuxième récolte (supplémentaire). Le prix du marché instable des cystes et la faible demande de biomasse sont les principales contraintes à l'expansion de cette activité. Selon une étude entreprise par l'Université de Gand en Belgique, le Lac Uremia présente un potentiel important pour la production d'artémia et de ses cystes.

    La culture des huîtres et des perles - Les perles du Golfe sont bien connues sur le marché international, cependant, à cause de la surexploitation, les stocks des huîtres ont nettement diminué. Dans le but d’améliorer le stock, l'Organisation iranienne de recherche halieutique (The Iranian Fisheries Research Organization), a conduit plusieurs projets de recherche pour la production d’alevins et en 2004, ces essais ont abouti à une production réussie. L'accès à la technologie de production des alevins peut mener aux activités de perliculture, dans l'avenir.

    La culture des algues - Plus de 130 espèces d'algues sont présentes dans les eaux marines iraniennes. Gracilaria spp., Sargassum spp. et Eucheuma spp. sont parmi les espèces d'algues commerciales. Au cours des quatre dernières années, plusieurs essais de culture de Gracilaria ont été menés dans les étangs et en mer ouverte, de même un projet pilote a été lancé pour développer l’algoculture commerciale.
    Références
    Bibliographie

    Data sources from:

    Iranian Management and Planning Organization. 2004-12
    Liens utiles
     
    Powered by FIGIS