Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La pratique et l’évolution de l'aquaculture en Israël sont étroitement parallèles au développement et à l’établissement de l'État d'Israël lui-même. Contrairement à d'autres industries, l'aquaculture a tiré bénéfice, dès le début, de l'organisation et des relations étroites entre le gouvernement, les affaires, et les institutions de recherche telles que les universités. Les changements économiques, la privatisation, les problèmes écologiques, les nouvelles méthodes et espèces se sont développés de la ferme coopérative simple et traditionnelle à kibbutz (produisant une ou deux espèces) à de grands projets de plusieurs millions de dollar travaillant sur une multitude d'espèces.

    L’eau constitue l’unique problème des pisciculteurs. Israël a souffert de pénurie d'eau pendant les années 80 et 90 ce qui a fortement affecté l'aquaculture (Mires, 2001). Ces pénuries d'eau ont poussé les efforts de recherche à augmenter la production en utilisant des quantités minimales d'eau. Les essais réussis ont donné une production de 20-60 kg/m3 (la moyenne nationale est 0,5 kg/m3) (Mires, 1996). Avec la chute des importations de plusieurs espèces de poissons, le marché local dépendra de plus en plus de l'aquaculture et de la mariculture.
    Historique et aperçu général
    L'aquaculture en Israël a commencé par l'importation de la carpe dans les années 1927/28. Une ferme expérimentale a été établie en 1934 au sud de la côte de l'Acre. La ferme coopérative (kibbutz) de Nir David dans la vallée de Bet Shean a commencé l’élevage de la carpe commune (Cyprinus carpio) en 1937/38 et en 1939, l’élevage commercial de la carpe s’est répandu dans toute la vallée. Le soutien de l'industrie naissante était assuré par l'Agence juive, les instructeurs de l’ex-Yougoslavie et des unités de recherche des universités actuelles dans la région. En 1945, une manifestation d'une souche virulente d’algues, Pyrimnesium, dans les étangs d'eau saumâtre a presque causé l'effondrement de la nouvelle industrie. Les chercheurs à l'Université Hébreue (Jérusalem) ont résolu le problème, en utilisant le sulfate d'ammoniaque. En 1944, un laboratoire a été créé à Nir David pour étudier les maladies chez les poissons. En 1948, l'aquaculture fournissait 71,4 pour cent des poissons consommés en Israël et la surface totale des étangs s’est étendue à 1 400 hectares.

    Au début des années 50, les pisciculteurs recherchaient à valoriser la commercialisation, à cet égard, des méthodes ont été établies pour acheminer le poisson vivant au marché. Au même temps les pisciculteurs recherchaient inlassablement d'autres espèces de poissons pour les intégrer à la monoculture de carpe. Le tilapia (ou plus spécifiquement le tilapia bleu, Oreochromis aureus) a été choisi pour sa capacité de survie dans des climats chauds et parce qu'il n’est pas compétitif avec la carpe en ce qui concerne l’alimentation.

    La Station de recherche de Dor (Dor Research Station) est devenue opérationnelle en 1955 et les recherches se sont concentrées sur d'autres poissons en tant qu'espèces potentielles candidates à l’élevage. En 1956, les mulets (notamment Mugil cephalus et Liza ramada) sont devenus une partie intégrante du système de polyculture. Les problèmes liés à la production économique des alevins de mulets obligent les exploitations piscicoles à poursuivre la collecte des alevins sauvages, une pratique qui continue de nos jours. En 1948, le nombre des fermes s'est élevé à 91 avec une surface totale des étangs d’élevage de 3 889 hectares et une production de 7 343 tonnes.

    L'Union des pisciculteurs(Fish Growers Union ou FGU) a été créée en 1966 pour résoudre le problème de l’excédent des poissons; un système de quote-part annuel a été instauré en parallèle avec un système de commercialisation standard. En 1969, l’élevage de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a débuté dans les eaux supérieures de la source du fleuve de Dan (qui coule dans le fleuve Jourdan), au nord d’Israël. La carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) a été introduite au cours de la même année. Tandis que l’élevage de la truite est entrepris en monoculture dans les raceways en béton, la carpe argentée a été intégrée au système de polyculture, elle s’alimente des algues vertes présentes dans les étangs.

    La Station de recherche de Genossar (Genossar Research Station) a été créée par le Département de la pêche en coopération avec FGU au début des années 70. La disponibilité de l'eau posait un problème (comme c’est toujours le cas) et la station était obligée d’installer des systèmes super-intensifs. Au cours de ces dernières années, la station a également entrepris la monoculture du tilapia mâle et de nouvelles espèces telles que le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) et l'anguille européenne (Anguilla anguilla). Au cours des années 80, les problèmes économiques et ceux liés à l'utilisation de l'eau ont écarté plusieurs petits pisciculteurs, néanmoins depuis 1983, les rendements ont fortement augmenté. Récemment, la manifestation d'un virus chez la carpe a limité sa production, toutefois, grâce à la nature flexible et diversifiée de l'aquaculture israélienne d'autres espèces de poissons ont compensé le déficit.

    L’une des principales méthodes d'élevage en étang développée actuellement et qui augmente rapidement en volume consiste en l'utilisation des étangs oxygénés couverts, avec de l'eau qui entre et sort de l’étang à travers un réservoir/filtre biologique. Ces systèmes ont engendré des augmentations de production de plus de 400 pour cent, de 0,5 kg/m3 dans le cas d'un étang ouvert à 20 kg/m3 et voir même plus dans le cas d'un bassin couvert. Des rendements également impressionnants ont été réalisés dans tout le Negev aride et les régions d'Arava en adoptant les systèmes couverts de «bulle» ou de «tente». L'eau chaude, géothermique, saline recyclée des étangs piscicoles est réutilisée pour irriguer une variété de récoltes allant des tomates de serre chaude au fourrage de bétail. À l’instar du premier succès commercial, il est évident qu’en favorisant la pisciculture dans le sud tout en utilisant les sources d'eau géothermique, la production locale peut augmenter considérablement, et par conséquent réduire l’actuelle forte demande des poissons importés.

    De nouvelles espèces de poissons sont étudiées et également produites, par exemple, la perche barramundi (Lates calcarifer), les écrevisses australiennes (Cherax sp.), le bar rayé (Morone saxatilis), le tambour rouge (Sciaenops ocellatus) et la perche argentée (Bidyanus bidyanus) (Loar, 1999; Snovsky & Shapiro, 2003).

    Les chiffres récents (2003) parlent d’une production totale de 20 777 tonnes provenant de l'aquaculture et de la mariculture.
    Ressources humaines
    La main-d'oeuvre travaillant dans l'aquaculture est qualifiée vu la nature fortement technique de l'aquaculture en Israël. La majorité ou voir même l’ensemble des ouvriers ont un niveau secondaire (12 ans) tandis qu'un pourcentage élevé ont un niveau universitaire (B.Sc. ou M.Sc.). Les femmes constituent environ 95 pour cent de la main-d'oeuvre.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage

    L'aquaculture en Galilée, Gilboa et dans la vallée du Jourdan est caractérisée par la polyculture en eau douce dans les étangs piscicoles intensifs, les réservoirs pour l'aquaculture d'eaux douce extensive et dans les régions du nord les raceways sont utilisés pour l’élevage de la truite arc-en-ciel. Dans la plaine côtière, la polyculture en eau douce est pratiquée dans les étangs piscicoles intensifs ainsi que dans les étangs d'eau saumâtre et marine pour produire plusieurs espèces marines. Le long de la Côte Méditerranéenne, plusieurs espèces de poissons d'eaux saumâtre et marine sont produites dans les étangs ainsi que dans les cages flottantes. Au Negev et la vallée d'Arava, l’élevage est entrepris dans les étangs d'eaux saumâtre et douce pour des espèces exotiques et celles tolérantes au sel (par exemple le barramundi et le bar) tandis qu’à Eilat, la dorade royale (Sparus aurata) est mise en élevage dans les cages et les étangs.
    Espèces cultivées
    La majorité des espèces de poissons mises en élevage en Israël ont été importées de l’étranger. Par exemple, en 1969, la truite arc-en-ciel a été importée de la Suisse. L’élevage de cette espèce est un succès avec 352 tonnes produites en 2003. La carpe commune (Cyprinus carpio) a été importée dans les années 30, elle est de loin l’espèce d’élevage la plus importante en Israël représentant plus de 7 000 tonnes annuellement. Cependant, récemment, le virus d'herpès de Koi (KHV) a menacé l’élevage de la carpe engendrant une diminution de la production entre 1998 et 2001. Vers la fin des années 60, la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix) et la carpe à grosse tête(Hypophthalmichthys nobilis) ont été toutes importées.

    Le bar rayé et ses hybrides (un croisement entre le bar rayé Morone saxatilis et le bar blanc Morone chrysops) ont été introduits la première fois dans les années 80, à priori, dans le cadre d’un effort de lutte contre une surpopulation de poissons parasites dans les réservoirs. Cependant, la production piscicole a commencé en 1989 à Jezerel (Galilée inférieure) et la vallée de Bet Shean. Par la suite, le tambour rouge (Sciaenops ocellatus) a été introduit au début des années 90 et mis en élevage dans les cages au large d'Elat en mer rouge et en méditerranée. L'introduction de l'hybride du tilapia (Oreochromis aureus x Oreochromis mossambicus ou Oreochromis niloticus) et la production des populations mâles a remplacé la production du tilapia endémique (principalement Oreochromis aureus) à cause des problèmes liés au frai sauvage.

    La truiticulture a débuté en 1969 dans le nord du pays et en 1992, l'esturgeon a été intégré aux systèmes des raceways. En 1996, l’élevage du la perche barramundi (Lates calcarifer) a commencé à Arava. L'industrie des poissons ornementaux (d’eaux tropicale et froide) s’est vue valorisée au fil des années.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    L'aquaculture israélienne, dans ses débuts, était strictement une monoculture extensive qui se concentrait sur la carpe. Elle s’est rapidement distinguée, malgré le fait qu’elle n'a pas efficacement utilisé les ressources d'eau limitées du pays. Aujourd'hui, la polyculture est le principal système d’élevage pratiqué, où une variété d'espèces sont exploitées (par exemple les carpes, le tilapia, le mulet gris) pour augmenter la production par unité de surface d’élevage. Dans le cas de la truite et plus récemment l'esturgeon, produits le long du fleuve de Dan au nord du pays, l‘élevage se pratique dans les raceways monoculturaux de flux ouverts.

    La recherche récente a mené à la production monoculturale dans les étangs en béton octogonaux en utilisant l'oxygène (l'ozone) et/ou un système de recyclage. L'utilisation adéquate de l'eau a également conduit au développement des systèmes intégrés (dans la région d'Arava) utilisant l'eau géothermique chaude (non potable) qui est ensuite réutilisée dans l'irrigation des fermes agricoles.
    Performance du secteur
    Production
    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Israël (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Israël (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    La carpe, la perche barramundi et le bar rayé sont exportés sous forme de produits congelés vers les marchés européens et nord-américains, alors que les poissons ornementaux sont exportés vivants vers l'Europe. Les principales espèces importées incluent les saumons atlantiques, du Norvège et du Canada, frais et congelés, la perche fraîche et congelée du Nil est importée du Kenya et de l'Ouganda, la sardine en conserve,et le maquereau, les merluches, les harengs et le tilapia congelés, du Portugal. Les marchés de poissons se trouvent dans les trois plus grandes villes israéliennes à savoir Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa; ils commercialisent des poissons frais, réfrigérés et congelés provenant de tout le pays.

    Les poissons récoltés, des différentes fermes, sont d'abord transportés aux usines d'emballage régionales, et après inspection, ils sont acheminés vers les principaux marchés de poissons. L'examen des poissons d’élevage est effectué par le Service vétérinaire d'Israël dans les fermes et les usines d'emballage, empêchant ainsi, les poissons et les produits de la pêche de mauvaise qualité d'arriver au consommateur et permettant la détection précoce des maladies. Les fermes affectées par certaines maladies sont mises en quarantaine. Un exemple récent est la manifestation du KHV et de son traitement efficace.
    Contribution à l'économie
    L'aquaculture en Israël était et continue d’être basée sur les fermes coopératives (c-à-d. kibbutz). Au fil des années, les plus petites exploitations piscicoles ont cessé leur activité en raison de leur incapacité d’être compétitives et de remplir les quotas de production. Les petites fermes comme celles trouvées dans d'autres régions du monde n'existent pas, principalement en raison de la disponibilité limitée des ressources d'eau.

    Entre 1995-2003, l'aquaculture a contribué en moyenne par environ 4,7 pour cent à la production animale du pays et 4 pour cent de la valeur totale. Le secteur aquacole local fait face à la forte concurrence avec les importations des produits de la pêche congelés (environ 65 pour cent de tous les poissons consommés) ainsi qu’à d'autres principaux secteurs de production animale, qui sont partiellement subventionnés.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    La section ou la direction de l'aquaculture du Département de la pêche et de l'aquaculture est responsable principalement, de la surveillance et de la gestion de l'aquaculture d'eau douce. La Direction de la mariculture est responsable de la surveillance et de la gestion de l'aquaculture d'eaux saumâtre et marine. L'établissement de la mariculture (au début dans le Golfe d'Elat à Akaba et plus tard, le long de la côte Méditerranéenne) a été le résultat direct du travail et de la recherche réalisés par une compagnie appartenant à l'État.

    La plupart des exploitations piscicoles sont organisées dans le cadre de l'Union des pisciculteurs(Fish Growers Union ou FGU). L'union a assumé plusieurs fonctions du gouvernement, par exemple, le contrôle des prix et la gestion des espèces. Toutefois, récemment avec la libéralisation du commerce et l'apparition des fermes privées, le statut du FGU s’est réduit à une organisation à but non lucratif, purement professionnelle, se spécialisant dans la formation technique et l'assurance.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Le Département de la pêche est chargé de l’approvisionnement adéquat en poissons du secteur. Plusieurs centres de recherche, sous la tutelle du département, s’occupent de la recherche sur de nouvelles méthodes d’élevage, sur de nouvelles espèces et sur l’identification des problèmes techniques qui doivent être traités afin de développer encore plus le secteur aquacole. Tous les résultats de la recherche sont passés en revue par un comité de lecture et sont publiés au Journal israélien d'aquaculture. Le département travaille en étroite collaboration avec les pisciculteurs.

    Les trois stations de recherche qui relèvent du département sont: Dor, Nir David, et Genossar. Les stations ont été créées dans le but formel de promouvoir le secteur aquacole israélien. Leurs principales activités de recherche se concentrent sur l’amélioration des aliments, l'effet de l'ajout de l'oxygène, les systèmes de recyclage, les maladies chez les poissons et les perspectives pour les nouvelles espèces (par exemple les écrevisses australiennes, le bar rayé, la perche argentée, et le paco ou l’alpaca).

    La branche de l'aquaculture du Département de la pêche en coopération avec l'union des pisciculteurs (Fish Growers Union) est également responsable de la mise en place de l'ordre du jour des activités de recherche avancée.

    Les établissements des études supérieures, tels que l'Université Hébreue, ont été longtemps impliqués dans le développement du secteur aquacole et les diplômes en aquaculture sont obtenus de la branche de Rehovot de l'université. L’Institut israélien de recherche océanographique et limnologique (IOLR) a été impliqué pendant plus de 35 années dans le développement de la mariculture, grâce à la recherche sur le frai et l’élevage des espèces marines telles que la dorade royale (Sparus aurata), le bar européen (Dicentrarchus labrax), et les carangues (Caranx spp).

    Les centres des études supérieures incluent les universités de Technion, Hébreue, de Tel Aviv et de Haïfa.
    Tendances, questions et développement
    La production nationale des poissons, notamment celle de l'aquaculture continuera à jouer un rôle important dans le marché israélien pour les produits de la pêche. Mires (1996) a souligné le fort déclin des importations des poissons de l'Océan Atlantique, qui représentent la plus grande partie des produits de la pêche importés et en même temps on s'attend à ce que la population israélienne se multiplie d’environ 56 pour cent en 2020. On s'attend à ce qu'également, la consommation du poisson s’accroît de 23 pour cent et la diminution de la disponibilité des poissons importés engendrera une augmentation des prix des produits importés.

    La croissance de la production nationale des poissons a suivi les prévisions (Mires, 1995). Les conditions naturelles imprévues telles que les hivers froids de 1991/92, de 2002/2003 et la manifestation de virus chez les carpes en 1999-2001 se sont répercutées sur la production nationale. Mires (1996) estime que la production des poissons s’approchera de 25 000 tonnes en 2010 et de 30 000 tonnes en 2020. Cette prévision est basée sur l'adaptation efficace des nouvelles technologies qui permettront davantage l’intensification de l'aquaculture en Israël.

    Le futur de l'aquaculture en Israël sera influencé par les problèmes écologiques se rapportant à la qualité et la quantité de l'eau qui ont toujours constitué un souci primordial. Le réseau des canaux d’approvisionnement en eau (National Water Carrier) a été développé dans les années 60 pour acheminer l'eau du nord riche en eau vers les déserts du sud (désert de Negev). En tant qu'élément du système d’approvisionnement en eau, une attention particulière a été donnée à la principale source d'eau douce en Israël, qui est le lac Kinneret et son bassin hydrographique.
    Références
    Bibliographie
    FAO . 2005 . Aquaculture production, 2004. Year book of Fishery Statistics - Vol.96/2. Food and Agriculture organization of the United Nations, Rome, Italy.
    Loar, A. 1999 . Fishing and aquaculture in Israel (in Hebrew). Dept. of Fisheries, Ministry of Agriculture.
    Mires, D. 1995 . Israel's aquaculture 1995 - recent developments and future prospects. Isr. J. of Aqua. Vol 47 (2)
    Mires, D. 1996 . Expected trends in fish consumption in Israel and their impact on local production. J. of Aqua. Vol 48 (4).
    Mires, D. 2001 . Internal Report: Forecasting fish consumption in Israel in 2000-2005. Dept. of Fisheries, Ministry of Agriculture (in Hebrew).
    Snovsky, Z. & Shapiro, J. 2003 . The Fisheries and aquaculture of Israel. Dept. of Fisheries, Ministry of Agriculture.
    Liens utiles
     
    Powered by FIGIS