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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture en Italie peut être divisée en quatre systèmes d’élevage différents: l’élevage extensif (fermes des eaux intérieures), l’élevage semi-extensif (fermes des eaux intérieures), l’élevage intensif (fermes des eaux continentales et marines) et l’élevage des moules (en filières).

    Le développement de l’aquaculture italienne va, actuellement, dans le sens de l’augmentation de la production des espèces marines à savoir les mollusques et les poissons. L’augmentation de la production aquacole est due principalement à la maîtrise des techniques de production d’alevins de bar européen et de dorade royale et de l'application des nouvelles technologies d’élevage. En ce qui concerne l'élevage intensif, qui est basé traditionnellement à terre, les facteurs liés à la réduction des impacts sur l'environnement et le manque des terres dû à l'exploitation massive des zones côtières ont incité au développement de l'aquaculture marine. La production des moules a suivi la même tendance. Le financement national et celui de l’Union Européenne réservé à l'infrastructure ont, en grande partie, contribué à l'optimisation technologique des usines existantes ainsi qu’à l’établissement de nouvelles fermes aquacoles.

    La majorité de la production de la pisciculture italienne se compose des espèces d'eau douce (par exemple la truite, le poisson-chat et l’esturgeon) et des espèces euryhalines telles que le bar européen et la dorade royale, suivies de l'anguille et du sar à museau pointu. La production de l'aquaculture en Italie s'est développée considérablement au fil des années. En 2004, elle était de 232 800 tonnes, 600 millions $EU en termes de valeur. De la production aquacole totale la part des moules a représenté environ 70 pour cent en volume et environ 48 pour cent en valeur, tandis que la production des espèces euryhalines représentait à peu près 9 pour cent en volume et environ 25 pour cent en valeur. Durant la dernière décennie, en termes de volume et de valeur, le secteur d'eau douce a enregistré une production constante qui est, en termes de pourcentage, de l’ordre de 19 pour cent en volume et environ 25 pour cent en valeur.

    Concernant la consommation par personne des produits comestibles de la mer, une évolution positive a été enregistrée au cours des 10 dernières années. En 2004, elle était de l’ordre de 21,5 kg/par personne.
    Historique et aperçu général
    Il y a plus de 2 000 ans, les populations anciennes avaient l'habitude de reproduire les poissons marins, en particulier le bar et la dorade, qui étaient considérés comme des espèces de grande valeur et ils étaient très présents dans les livres de recette tels que «De Re Coquinaria» par Apicio au premier siècle Avant jésus-christ. La fin de l'Empire romain a mené à la disparition de ce type d'aquaculture et ce n'est qu’au douzième siècle que l'aquaculture d'eau douce a réapparu, en Europe centrale, principalement en Italie. C’est seulement au quinzième siècle que l'aquaculture extensive et à grande échelle est apparue dans les lagunes de l'Adriatique: vallicultura (aquaculture développée dans les lagunes côtières). Ces activités ont été favorisées par la pratique religieuse qui interdit la consommation de la viande le vendredi. Ensuite, au dix-neuvième siècle, la conchyliculture est devenue une activité courante, en particulier dans la Méditerranée occidentale et l’Adriatique. L’aquaculture marine intensive italienne moderne a débuté il y a environ 25 ans. L'aquaculture est donc très présente dans la culture et la tradition alimentaires italiennes, et de nos jours les fermes modernes de reproduction doivent être conformes à des critères stricts afin d'offrir des produits salubres et capables de satisfaire la demande croissante en poissons de haute qualité à des prix abordables, tout en respectant l'environnement. Au début des années 80, l'Italie a émergé en tant que marché principal, grâce à sa production traditionnelle de vallicultura. La tradition aquacole italienne a vu le jour dans les zones continentales, les lagunes et les étangs et actuellement la production principale est encore représentée par les espèces d’eau douce, principalement la truite, la carpe, l'esturgeon et l'anguille.

    Des essais expérimentaux de l’élevage du bar européen et de la dorade royale n’ont commencé que vers la fin des années 80. C’est au début des années 90 que les exploitations entièrement privées et indépendantes de bars et de dorades ont été créées. Ces compagnies ont été au début orientées vers le développement des fermes basées à terre situées le long des zones côtières, tandis que les premières fermes marines n’ont été établies qu’au cours de la deuxième moitié des années 90.
    Ressources humaines
    Il n’y a aucune donnée précise relative à l'emploi dans ce secteur. Les derniers chiffres fiables se rapportent à la situation en 2000 (UNIMAR, 2001) se référant à l'enquête de recensement. À ce moment-là et selon cette étude, il y avait environ 2 153 employés à temps plein dans le secteur d’élevage des espèces euryhalines. Selon les données de 2000, l'industrie employait un nombre limité d'ouvriers provisoires estimé à 1 800 employés.

    Selon la même enquête de recensement dans le secteur des moules, il y avait environ 4 458 employés permanents à plein temps et environ 130 employés occasionnels; qui étaient distribués sur 252 fermes de mollusques et crustacés et de moules. Selon l’aperçu général du secteur national de l’aquaculture effectué par l’Institut national de la statistique «Istituto Nazionale di Statistica» (ISTAT), un total d'environ 15 000 personnes sont impliquées dans l’aquaculture, y compris les services associés et le secteur de traitement. Ce secteur est caractérisé par un grand nombre d’employés plutôt jeunes (en moyenne moins de 50 ans) et des dirigeants fortement qualifiés.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    L’expansion rapide du secteur piscicole italien a nécessité un grand effort et un investissement qui a contribué à son développement. Il y a actuellement environ 130 fermes produisant des espèces euryhalines des eaux intérieures et marines. La production de la dorade royale et du bar européen représente environ 96 pour cent de la production totale italienne des espèces euryhalines. Les fermes sont réparties dans tout le territoire italien, principalement dans les régions sud. Le système de production en cages est utilisé, mais il y a certains problèmes qui persistent surtout quand il s’agit de trouver des zones appropriées sans entrer en conflit avec d'autres activités et priorités économiques (par exemple le tourisme). Un scénario intéressant est présenté par la région adriatique où les exploitations piscicoles sont actuellement bien représentées (par exemple environ 47 pour cent des fermes intensives basées à terre, 35 pour cent des cages et 52 pour cent des écloseries). Dans cette région le secteur aquacole est caractérisé d'une part, par des traditions socio-économiques fortes, principalement celui de l'eau douce et la valliculture et d'autre part, par la présence de nombreuses zones vacantes qui conviennent à la construction des fermes.

    Concernant la production des moules, l'Italie est l'un des principaux producteurs et la plus importante production est fournie par les régions adriatiques. En 2005 une nouvelle ferme utilisant la technologie de filières a été établie à Campanie (Campania). Depuis 2003 l'Italie a développé l'engraissement du thon rouge du Nord (Thunnus thynnus) employant des cages dans les zones littorales, situées dans les régions du Sud (Sicile Sicilia, Calabre Calabria, Pouille Puglia, Campanie Campania). En 2006, neuf fermes d’élevage de thon ont été encadrées en Italie par l’ICCAT (la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique).

    Actuellement 14 espèces de poissons et 11 espèces de mollusques et crustacés sont cultivées et/ou en cours d’essai. Au moins 11 nouvelles espèces sont maintenant prêtes à être commercialement cultivées. Les nouvelles espèces représentent une grande opportunité, mais également une menace potentielle pour les marchés bien établis du bar, de la dorade et du mulet.

    Espèces cultivées
    La majeure partie de la production de la pisciculture italienne se compose des espèces d'eau douce, en particulier les truites Oncorhyncus mykiss, Salmo trutta, Salmo truttamarmoratus, le poisson-chat et l’esturgeon. Parmi les espèces euryhalines, les plus importantes sont le bar européen et la dorade royale, suivies de l'anguille et du sar à museau pointu. La production italienne des moules et des palourdes est d’une grande importance.

    Une approche multidisciplinaire à partir de 1995, comprenant une analyse de la demande du marché, du potentiel de la production et de l'analyse des données biologiques disponibles a été planifiée pour le choix de nouvelles espèces pour l'aquaculture. Actuellement, 14 espèces de poissons et 11 espèces de mollusques et crustacés sont cultivées et/ou étudiées dans le but d’accroître le nombre des espèces d’élevage, de diversifier la production et d'intensifier la mise des produits aquacoles sur le marché.

    Actuellement, des techniques de contrôle de la reproduction d’un niveau commercial ont été adoptées pour le bar européen (Dicentrarchus labrax), la dorade royale (Sparus aurata), le denté commun (Dentex dentex), Diplodus sp., le sar à museau pointu (Puntazzo puntazzo), le pageot commun (Pagellus erythrynus), l'ombrine côtière (Umbrina cirrosa), et le maigre (Argyrosomus regius). La production de nouvelles espèces de poissons reste limitée par rapport à la demande du marché et au manque de techniques normalisées de reproduction induite et d’élevage. Le Plan national de l'aquaculture traite la commercialisation et les mesures adéquates en vue d'accroître la demande du consommateur et les stratégies de distribution pour de telle production.

    Les plus importantes espèces d'eau douce cultivées sont les suivantes:
    • La truite arc-en-ciel (Oncorhyncus mykiss).
    • La truite commune (Salmo trutta).
    • La truite marbrée (Salmo trutta marmoratus).
    • Le brochet du Nord (Esox lucius).
    • Le corégone lavaret (poisson à chair blanche commun) (Coregonus lavaretus).
    • La carpe commune (Cyprinus carpio) et les carpes (Cyprinus spp).
    • L’esturgeon de l’Adriatique (Acipenser naccarii).
    • L’esturgeon blanc (Acipenser transmontanus).
    • L’esturgeon de Sibérie (Acipenser baerii).
    De ces espèces, les carpes, les truites, le poisson-chat et l'esturgeon représentent, seules, la majeure partie des 97 pour cent de toutes les espèces d'eau douce cultivées. En ce qui concerne les espèces euryhalines cultivées, il est possible de différencier entre les espèces traditionnelles et nouvelles.

    Les espèces euryhalines traditionnelles cultivées sont:
    • Le bar européen (Dicentrarchus labrax).
    • La dorade royale (Sparus aurata).
    • L’anguille d'Europe (Anguilla anguilla).
    • Le mulet à grosse tête (Mugil cephalus).
    • Le mulet lippu (Chelon labrosus).
    • Le mulet porc (Liza ramada).
    • Le mulet sauteur (Liza saliens).
    • Le mulet doré (Liza aurata).
    Au cours de ces dernières années, les nouvelles espèces suivantes ont été mises en élevage avec succès:
    • Le sar commun (Diplodus sargus sargus).
    • Le sar à museau pointu (Puntazzo puntazzo).
    • Le pageot commun (Pagellus erythrynus).
    • L'ombrine côtière (Umbrina cirrosa).
    • Le denté commun (Dentex dentex).
    • Le maigre (Argyrosomus regius).
    Cependant, la majeure partie de la production italienne est représentée par les moules et les palourdes comme suit:
    Pratiques et systèmes d'élevage
    L'aquaculture en Italie est caractérisée par la variété des espèces cultivées et des technologies appliquées grâce à la diversité des sites disponibles. Son développement devrait se repartir historiquement et géographiquement en deux principales pratiques en matière de production. La première concerne la gestion côtière des lagunes, de l’élevage basé à terre à la valliculture. La seconde est représentée par les fermes piscicoles des espèces euryhalines appartenant à des sociétés anonymes ou à des compagnies gérées par l’Etat. En fait, les eaux du cycle de refroidissement des turbines dans les centrales électriques sont régulièrement disponibles à une température moyenne constante pour approvisionner les fermes aquacoles. La deuxième étape de l'évolution de «l’aquaculture» a commencé après la deuxième guerre mondiale dans les régions continentales, suivant le processus de modernisation qui a accéléré la truiticulture à l’échelle mondiale. Les principaux systèmes d’élevage utilisés en Italie sont les suivants: l’élevage extensif (avec des fermes d’environ 15 000 ha), l’élevage semi-extensif (avec des fermes avoisinant les 27 000 ha), l’élevage intensif et l’élevage des moules.

    Les espèces d'eau douce sont principalement élevées dans les étangs et les raceways. Au nord-est du pays les poissons sont cultivés en vallicultura et dans les étangs. Au sud et sur les îles la tendance est orientée vers l’élevage en cages. Dans les régions adriatiques où se trouve la plus importante production des palourdes et des moules, la technologie la plus utilisée est celle des filières pour la production intensive et les lagunes connues par la production extensive ou organique.
    Performance du secteur
    Production
    L'augmentation croissante de l’aquaculture italienne est en harmonie avec les tendances européennes et mondiales. En Italie la production a grimpé de 157 000 tonnes en 1985 à 232 000 tonnes en 2004 (particulièrement les poissons et les mollusques). En 2003, on a enregistré une diminution de la production totale nationale de l'aquaculture (environ 192 000 tonnes), provoquée notamment par le résultat négatif du secteur des mollusques dû aux conditions environnementales défavorables de l'eau et de la température. La production totale des espèces de poissons cultivés était, en 2003, de l’ordre de 67 000 tonnes, celle des moules provenant de l'aquaculture et des captures, et des palourdes tournait autour de 125 000 tonnes. En 2004, la production des poissons et des mollusques cultivés a augmenté aussi (en volume environ 233 000 tonnes).

    En ce qui concerne la pisciculture, la truite d’élevage détient le record et représente le secteur le plus développé avec, par conséquent, des fluctuations limitées du marché en termes de prix et des volumes d'échange.

    La performance des espèces d'eau douce en termes de production annuelle est statique, principalement en ce qui concerne la production semi-intensive ou extensive. La truite et l'anguille représentent les espèces les plus importantes du secteur d'eau douce. La truiticulture détient le record et représente l’activité la plus développée avec, par conséquent, des fluctuations limitées du marché en termes de prix et des volumes d'échange. En 2005, le rendement de l'aquaculture a atteint environ 42 pour cent du volume de la production totale nationale des pêcheries, comparé à 38,6 pour cent en 2000. En termes de revenus, l'industrie aquacole demeure moins importante par rapport à la pêche.

    Le secteur des alevins

    Le secteur a enregistré une évolution dans la production des alevins de bar et de dorade, il y a eu aussi une production expérimentale des fingerlings. L’évolution remarquable de la productivité est déterminée par le degré de spécialisation atteint dans le secteur de production des alevins à des prix bas. En 2004, les ventes de bar ont augmenté de 8,5 pour cent et ceux de la dorade de 9,2 pour cent.

    Bien que l'Italie était auparavant un importateur principal d’alevins, elle est actuellement parmi les pays européens qui peuvent satisfaire la demande d'autres nations européennes. Le plus grand nombre des fermes d’alevins est situé dans les Pouilles, suivie de Veneto et de la Toscane. L'Italie exporte des alevins notamment vers la Grèce, l'Espagne et Malte.

    En Italie, il est possible de distinguer entre deux types de fermes d’alevins: le premier impliqué dans l’éclosion (secteur larvaire) et l’autre s’occupant du sevrage (secteur de sevrage). De 1998 à 2002, le nombre des fermes productrices d’alevins a considérablement augmenté, tandis qu'en 2004 il est demeuré constant. Dans ce sous-secteur, l'innovation technologique est assez avancée: les surfaces importantes réservées à la production à grande échelle a permis à cette activité de produire du bar et de la dorade de grande qualité.

    Aujourd'hui, la partie consacrée à la reproduction des espèces marines a atteint des niveaux élevés de spécialisation. En conséquence, les méthodes innovatrices visant la reproduction des espèces nouvelles se sont développées. Les techniques d’alevinage sont souvent intensives avec une forte densité de production (30-150 unités par litre) et se servent des aliments vivants.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture en Italie (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée en Italie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Le marché italien est caractérisé par une production importante des espèces euryhalines (le bar européen, la dorade royale et le sar à museau pointu).

    Actuellement, la stratégie choisie par le secteur aquacole italien est basée sur la qualité des produits et les processus de fabrication. La qualité d'un produit provenant d'une exploitation aquacole dépend des caractéristiques alimentaires et biologiques du produit lui-même et de la qualité de la chaîne de production. Afin de faire face à la concurrence mondiale, les compagnies italiennes devraient adopter les mesures qui leur permettraient de garantir la qualité et la sécurité de leurs produits et d'amplifier le développement du secteur.

    Au cours des dernières années, en raison d’une nette augmentation en volume, le secteur aquacole a connu une diminution des prix. L’augmentation du rendement national et étranger a causé une réduction des prix des espèces euryhalines, cette tendance négative a régné pendant les cinq dernières années.

    Les importations vers l'Italie viennent notamment de l'UE. Au sein de l'UE, les achats représentent 61,1 pour cent des importations globales. Le produit le plus élevé qui provoque ce flux d'importation est le poisson frais et congelé, ceci se répercute en général sur les produits italiens comestibles de la mer. Les mollusques et les crustacés frais, congelés, secs et salés, liés aux produits traités et conservés, représentent 37,8 pour cent des dépenses italiennes en valeur, ce qui équivaut à un milliard $EU. Les produits aquacoles importés à des prix très bas sont fortement concurrentiels par rapport au produit national.

    Au cours de ces trois dernières années, une légère augmentation dans les importations et une diminution considérable des exportations ont été enregistrées. Le déclin dans les quantités exportées est dû à la tendance globale du secteur de la pêche, en particulier à la réduction des quantités venant de la Méditerranée. Vu la stabilité de la demande interne, ce phénomène a provoqué une augmentation des importations et un déclin des exportations.
    Contribution à l'économie
    Les produits comestibles de la mer sont un constituant important de l’alimentation des italiens. Tandis que l'approvisionnement dans le secteur est limité par des contraintes biologiques, la demande du consommateur en poissons et produits de la pêche continue à augmenter. Cette dernière est influencée par le niveau social, les habitudes alimentaires, le revenu net disponible et le prix des poissons.

    En Italie, la forte concurrence étrangère a poussé les prix du marché vers leurs niveaux les plus bas, avec un déclin des bénéfices. En conséquence, les fermiers ont réagi en diversifiant leur production par des produits effilés, étripés, conservés dans un environnement modifié. Le volume des ventes a évolué grâce à la diversification des produits mis en vente, ainsi qu’à l’étiquetage et l’emballage sophistiqués. En même temps, des mesures sont prises pour la modernisation des exploitations et l'intégration des secteurs de la fabrication et de la commercialisation, ainsi que la réduction du temps de distribution.

    Dans les conditions actuelles, en ce qui concerne les prix, les produits de la pêche et le système dans lequel ils sont traités ne peuvent pas concurrencer le marché mondial. Néanmoins, suivant la déclaration ci-dessus, le secteur peut assurer une concurrence potentielle pour la typologie des produits traités. La qualité d'un produit provenant d'une exploitation aquacole dépend des caractéristiques alimentaires et biologiques du produit lui-même et de la qualité de la chaîne productive. De ce point de vue, à l’examen, la qualité d’un produit est assurée par l'origine de ses frais et de ses gamètes, par le processus d’élevage et par sa conformité aux conditions sanitaires du traitement des produits avant qu'ils n’arrivent aux consommateurs.

    La nouvelle image de la stratégie de diversification dans le secteur piscicole peut devenir une politique intégrée pour tous les producteurs qui exploitent «les zones naturelles» et réduire la tendance caractérisant la pisciculture, par laquelle elle se transforme d’une industrie avec des marges de bénéfice élevées et des volumes bas à une industrie avec des marges de bénéfice réduites et des volumes élevés. Le bar et la dorade perdent leur image de luxe et sont devenus, comme le saumon, des produits communs. Le marché existant est saturé, cependant, il ne représente qu’une petite partie du potentiel global du marché. Pour un éventuel développement futur, l'industrie aquacole devrait adopter des méthodes plus sophistiquées de commercialisation. C'est une nécessité pour accéder à de nouveaux marchés et élargir ceux déjà existants.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le cadre politique et administratif du secteur aquacole est contrôlé par le Ministère des Forêts, Département de la pêche et de l’aquaculture. Le Ministère tire bénéfice de la collaboration de plusieurs instituts de recherche tels que l'ICRAM (Institut Central pour la Recherche scientifique et technologie Appliquée à la Mer), le plus important en Italie, avec 15 chercheurs impliqués. L'association du secteur privé comprenant 90 pour cent de tous les producteurs implique l'API (association des producteurs italiens).
    Règlements en vigueur
    L’évolution rapide de l'aquaculture en moins de 20 ans et la diversification en termes de technologies et des espèces cultivées ont fortement renforcé le secteur aquacole et ont clarifié sa définition. Actuellement, selon des consultations d’experts techniques au sein de l'Union Européenne, «l'aquaculture» c’est l'élevage des poissons, des mollusques, des crustacés, des plantes aquatiques et d'autres organismes aquatiques. La législation de l'aquaculture, telle que la Loi sur la pêche, est une loi complexe, constituée de différents règlements tirés des droits civil, administratif et communautaire. Ainsi, elle ne peut pas être considérée comme une section de loi séparée. Cependant, d'un point de vue général, il est à noter qu'au niveau communautaire, gouvernemental et régional, la législation de l'aquaculture est d’habitude incluse dans les règles et les règlements régissant la pêche. En Italie, l’aquaculture d'eaux douce et marine, est considérée comme une activité d’élevage.La Loi n° 122, du 27 mars 2001, complétée par la Loi n°102, du 5 février 1992, décrit les entrepreneurs piscicoles comme: «des entrepreneurs agricoles, sous l'art. 2135 du code civil, les sujets, les individus ou les personnes morales, les particuliers ou groupe de personnes, qui pratiquent l'aquaculture et les activités de récolte dans les eaux douces, marines ou saumâtres».

    Systèmes d’autorisation des exploitations aquacoles

    Un aperçu sur les aspects législatifs qui entravent le développement de l'aquaculture nécessite forcément un examen pointu des principales questions législatives concernant le contrôle des zones côtières. Les exploitations piscicoles devraient aussi s'adapter au cycle naturel des ressources d'eau. Les aspects législatifs applicables sont liés à la présence des règlements environnementaux, à la complexité des règles concernant les concessions de l'Etat, ainsi qu’aux difficultés rencontrées au cours de l'exécution et de l'application du Règlement sanitaire international. Selon les directives de la FAO, une aquaculture responsable devrait rehausser la valeur des systèmes côtiers marins. Ce concept implique que la masse de la production devrait assurer la durabilité de l'environnement et que toutes les dernières techniques de lutte contre la pollution devraient être adoptées.

    Pour plus d'information sur la législation de l'aquaculture en Italie prière de cliquer sur le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Italie (en anglais)
    Tendances, questions et développement
    Les produits comestibles de la mer constituent un composant important de l’alimentation des italiens. Plusieurs facteurs déterminent le développement du secteur de la pêche et de l'aquaculture. Les limitations biologiques dans les stocks de poissons marins sont une contrainte majeure, bien qu'elles puissent être légèrement équilibrées par le développement technologique de la récolte et du transport, et le développement de l'aquaculture. Tandis que l'approvisionnement dans le secteur est limité par des contraintes biologiques, la demande des poissons et des produits de la pêche continue à augmenter. Cette demande est influencée par les classes sociales, leurs habitudes alimentaires, le revenu net disponible, les prix des poissons et les zones géographiques. Les espèces importées telles que le bar, la dorade, les moules, les mollusques et crustacés et les produits d’élevage d'eau douce sont également consommés en grandes quantités par les consommateurs italiens.

    En Italie il y a des chaînes de distribution différentes pour les produits d’élevage et les produits de la pêche, selon les habitudes des consommateurs italiens, menant à une variation des prix. Les deux différentes formes de production - capture et élevage - ne se substituent pas l'un à l'autre et il n’y a aucun lien entre leur prix. Par conséquent un changement cohérent des prix des espèces de poissons en élevage n'a aucun impact sur le prix des mêmes espèces capturées. Il y a en fait deux marchés séparés; tandis que le marché des poissons capturés est caractérisé par une tendance positive constante dans les prix, le marché des produits d’élevage connaît une tendance décroissante des prix, liée à l’abondance des produits et aux importations peu coûteuses.

    Les nouveaux traits de consommation orientent les consommateurs vers le choix des produits comestibles de la mer valorisés en termes d’étiquetage, de marque, de certification de la qualité, de traçeabilité etc. et toute autre information qui garanti les aspects de sécurité et d'hygiène. Cette information supplémentaire peut augmenter la demande des espèces d’élevage indépendamment de leur prix.

    Pour surmonter le facteur de l'inefficacité du secteur, il est évident qu’il faut intégrer les activités de commercialisation et de traitement pour réduire les étapes de distribution qui acheminent les produits au consommateur. L'aquaculture italienne montre des signes sérieux d'une croissance controversée et d’une crise de gestion. D'une part, l'Italie a un secteur technologique fortement développé qui a connu, dans le passé, une évolution rapide grâce aux procédures fiables de reproduction du bar et de la dorade. D'autre part, les efforts déployés pour améliorer la production ont été en partie neutralisés par la concurrence d'autres pays méditerranéens qui, grâce à de meilleurs facteurs environnementaux et aux faibles coûts de la main-d'oeuvre, peuvent produire à des coûts inférieurs. Un autre problème réside dans l'évaluation rigoureuse de la production et dans le choix des espèces à mettre en élevage. Un déclin dans les stocks halieutiques et les quotes-parts réduites peut signifier qu’une main d’oeuvre peu nombreuse est employée dans la pêche. Plus d’opportunité d'emploi peuvent résulter de l'expansion de l'aquaculture dans les régions où il n’y a pas beaucoup d'autres solutions alternatives d'emploi. Dans ces cas-ci, le développement de l'aquaculture peut jouer un rôle important en aidant à pallier à l’exode rurale et en améliorant la qualité de vie de la population. Cependant, ceci ne signifie pas nécessairement que les emplois perdus dans la pêche peuvent être comblés par le développement et la diversification de l'aquaculture marine.

    L'aquaculture constitue un composant socio-économique fondamental du domaine de la pêche. L’augmentation de la production et de l'emploi dans le domaine aquacole peut jouer un rôle majeur en aidant à augmenter et à diversifier les occasions économiques aux niveaux national et surtout local. La dépendance progressive de l'aquaculture peut être interprétée comme un signe de possibilités grandissantes d'emploi dans les régions éloignées où il y a peu d‘alternatives. En général, il est nécessaire de soutenir le rôle de l'aquaculture en tant que moyen de conservation territoriale et comme activité eco-compatible et de protéger la production nationale par la certification de la qualité et de l'origine. En conclusion, la certification se rapportant aux processus de production au nom des compagnies favoriserait une aquaculture plus structurée pour les générations futures.
    Références
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