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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La production de l’aquaculture commerciale au Japon a été nettement développée depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, et aujourd’hui elle occupe une importante place dans le secteur de la pêche. La production aquacole totale en 2003 a été estimée à 1 301 437 tonnes, équivalente à 4 199 dollar EU (FAO, 2005), ce qui correspond à 22 pour cent de la production halieutique nationale et 31 pour cent de la production totale du Japon. L’aquaculture marine contribue de 96 pour cent à la production aquacole totale et de 90 pour cent à la production totale.

    Plus de 60 espèces sont comprises dans la section d'aquaculture des statistiques annuelles de la pêche. Parmi ces espèces, la plus importante est la Nori (27 pour cent de la production totale de l'aquaculture, et 18 pour cent de la valeur produite), le pétoncle du Japon (20 et 7 pour cent), l’huître (17 et 8 pour cent), la sériole du Japon (12 et 25 pour cent), la daorade japonaise (6 et 11 pour cent), et le wakamé (5 et 2 pour cent).

    L'aquaculture a contribué à mettre des espèces, qui au début étaient chères, à la portée du consommateur moyen et a aidé à créer une culture diététique plus diversifiée. Elle a également contribué à l'économie des régions éloignées en fournissant de l’emploi. Cependant, ces dernières années, les exploitations piscicoles surchargées et l'alimentation excessive ont mené à la détérioration de l’environnement des zones côtières, et seraient une cause importante d'eutrophisation, des marées rouges et des maladies des poissons. Pour mieux contrôler ces problèmes, un développement technologique supplémentaire et des efforts institutionnels sont en cours.
    Historique et aperçu général
    On pense que vers 100 A.C., les étangs d'irrigation et les fossés ont été employés pour élever du poisson d'eau douce. Les anciens documents rapportent que le poisson était stocké et élevé pour la cuisine de palatin dans les étangs du palais à la fin du 8ème siècle. La première culture de mollusques et de crustacés enregistrée était l’élevage sur un fond de mer ensemencé d’huîtres dans la mer intérieure de Seto vers la moitié du 16ème siècle. Le grossissement commercial de la daorade japonaise a commencé au début du 17ème siècle. La culture du Nori (varech) avec un système de support a été initiée par des pêcheurs vivant à Edo (Tokyo) à la fin du 17ème siècle. Au milieu du 19ème siècle, ont commencé la culture semi intensive de la carpe dans les rizières, ainsi que l’élevage de l'anguille dans les étangs.

    La première aquaculture intensive des poissons marins, la sériole du Japon, le maquereau et la daorade, a vu le jour à la fin des années 30. L’élevage dans les cages a été alors développé durant les années 50 aboutissant aux principaux gains en productivité. Jusqu'au milieu des années 60, la sériole du Japon était le poisson marin le plus cultivé, mais la daorade japonaise a connu aussi une augmentation, et actuellement, plusieurs douzaines d’espèces sont élevées au Japon. L'aquaculture commerciale des huîtres a utilisé la première fois un système de support, qui a été remplacé par la culture accrochée sous des radeaux. A partir des années 50, la culture en filières suspendue, caractérisées par sa résistance aux grandes vagues, a prédominé principalement dans la région nord du Japon. Cette technique a été également utilisée pour la culture des plus grandes algues telles que le varech japonais (kombu). La culture des perles a été réussie en 1893. Après 1910, la production de perles parfaitement rondes a été rendue possible grâce aux développements techniques qui depuis ont été adoptés dans le monde entier par les fermes de perles (Ohshima, 1994).

    Selon le Ministère de l'Agriculture, des forêts et de la Pêche (MAFF), la production totale de l'aquaculture en 2003 a été estimée à 1 301 437 tonnes, équivalente en valeur à 4 199 millions dollar EU, correspondant à 22 pour cent de la production nationale totale des poissons et à 31 pour cent de la valeur totale du poisson produit. Plus de 60 espèces sont inclues dans la section de l'aquaculture des statistiques annuelles de la pêche. 96 pour cent de la production totale de l'aquaculture, et 90 pour cent de la valeur totale produite par l'aquaculture, est réalisée par l’aquaculture marine (Département de statistiques, MAFF, 2005a).
    Ressources humaines
    En 2003, il y avait 23 068 entreprises impliquées dans l’aquaculture marine, employant 69 645 ouvriers durant la haute saison, parmi lesquels 35 560 étaient des femmes. Environ 4 495 entreprises étaient engagées dans l’aquaculture d'eau douce, employant 11 558 individus, dont 3 569 femmes. Par conséquent, le secteur de l'aquaculture au Japon a soutenu les 81 203 postes de travail en 2003. Cependant, le nombre d'entreprises et d'ouvriers diminuait sans arrêt ces dernières années (Département des statistiques, MAFF, 2005c).
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    L'aquaculture marine et d'eau douce sont pratiquées dans chacune des 47 préfectures japonaises.

    Espèces cultivées
    Les poissons marins (Kumai, 2005)


    La sériole du Japon (Seriola quinqueradiata) et la sériole couronnée (Seriola dumerili)
    La sériole du Japon et la sériole couronnée sont les espèces les plus importantes au Japon, économiquement parlant; elles représentent 25 pour cent de la valeur totale de la production de l'aquaculture. A la préfecture de Kagawa, la famille Noami a commencé l'aquaculture vers les années 30. Depuis les années 50, l’élevage en cages a été largement adoptée dans la région occidentale du Japon. La production a rapidement augmenté de 1 431 tonnes en 1960, à 43 354 tonnes en 1970 et 149 311 tonnes en 1980. Aujourd'hui, la production est autour de 150 000 tonnes, de ce fait la production de l'aquaculture a doublé celle de la pêche. Bien que la production de semence artificielle ait été techniquement accomplie durant les années 60, des semences sauvages sont encore largement utilisées pour la production.

    Daorade japonaise (Pagrus major)
    Depuis les temps anciens, la daorade japonaise a été considérée comme le «roi des poissons» au Japon, en raison, à la fois, de son aspect et de sa couleur élégants et de son goût raffiné. Il est devenu essentiel dans les repas des célébrités durant les fêtes du nouvel an ou lors des cérémonies de mariage comme «poisson propice». La valeur de production contribue à 10 pour cent de la valeur totale de l’aquaculture. La technique de production des reproducteurs a été développée dans les années 60 et la méthode principale de production est la culture en cages. Elle est généralement cultivée autour de l'île de Kyushu et dans la mer intérieure de Seto.

    Autres poissons marins
    Une technique artificielle d’éclosion a été développée en 1965 pour le poisson plat japonais (Paralichthys olivaceus), suivi de la commercialisation en 1977. La production a augmenté nettement depuis 1985, allant de 648 tonnes en 1983 à 3 097 tonnes en 1988 et puis à 6 039 tonnes en 1990. Ces dernières années, l'aquaculture continentale s'est également développée. En plus des espèces citées plus haut, le chinchard du Japon (Trachurus japonicus), la carangue dentue (Pseudocaranx dentex) et les décolleurs de tigre (Fugu rubripe) peuvent être citées comme les principales autres espèces de poissons marins cultivées. En 2002, l'aquaculture complète du thon rouge (Thunnus thynnus) a été accomplie par l’université de Kinki.

    Poissons d’eau douce (Takashima and Murai, 2005)

    Anguilles (Anguilla spp.)
    L'anguille est la principale espèce d'eau douce cultivée, elle contribue à 40 pour cent de la production totale en quantité et en valeur. Presque 100 pour cent des anguilles domestiques sont produites par l'aquaculture. La production d'Anguilla japonica a été commercialisée pour la première fois en 1879 et elle s’est développée ensuite principalement dans les régions centrales de la côte Pacifique. L’élevage est maintenant également pratiqué de manière active dans la région occidentale du Japon. Ces dernières années, on pense que les alevins d'Anguilla anguilla et d’ A. rostrata d'Europe et des Etats-Unis, respectivement, se sont échappés dans la nature au Japon. Quant aux poissons reproducteurs, on utilise les alevins de l'anguille sauvage capturés, mais depuis 2003, l'Institut National de Recherche en Aquaculture (NRIA) a réussi la production des reproducteurs.

    Ayu japonais (Plecoglossus altivelis)
    La commercialisation de cette espèce a progressé depuis les années 60. Actuellement l’ayu japonais est relâché dans les fleuves pour la pêche commerciale et de loisir. La production de ce poisson contribue à presque 20 pour cent du montant total gagné en aquaculture d'eau douce.

    Autres poissons d’eau douce
    Pour la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), 10 000 oeufs ont été apportés de la Californie en 1977. Actuellement, la culture de la truite arc-en-ciel est commercialisée à travers le pays et elle a été relâchée dans plusieurs fleuves. La culture de la carpe commune (Cyprinus carpio) a débuté durant l'ère d'Edo. En plus, la carpe ornementale (ou la carpe de koi), qui est une espèce avec différentes mutations de couleur, est produite pour les expositions. La production de la carpe, au Japon, a été sévèrement atteinte par le virus d'herpès de Koi (KHV) depuis 2003.

    Mollusques et crustacés (Mori, 2005)

    Pétoncle du Japon (Patinopecten yessoensis)
    Le pétoncle du Japon (Patinopecten yessoensis) est l'une des principales espèces de l’aquaculture côtière dans la région nord du Japon. Il a été exporté vers la Chine pendant plus de 200 années. Bien que dans le passé il ait été principalement reproduit par la culture sur fond de mer ensemencé, le succès de l’aquaculture suspendue en 1958 et le progrès technologique ultérieur ont considérablement augmenté sa production.

    Huître (Crassostrea gigas, C. nippona)
    La culture avec ensemencement du fond marin par des huîtres a été effectuée dans les zones des marées de la mer intérieure de Seto depuis le milieu du 16ème siècle. Cependant, l'utilisation pratique de la culture en suspension avec des radeaux a été favorisée durant les années 20, ayant pour résultat l'expansion de la production à d'autres secteurs que les zones des marées. La production des huîtres a considérablement augmenté après le fait que l'aquaculture soit devenue possible dans les pêcheries côtières par l'adoption de la culture en filières en suspension dans la première moitié des années 50. Actuellement, Crassostrea gigas et C. nippona sont les principales espèces de mollusques et crustacés, en aquaculture.

    D'autres mollusques et crustacés
    Parmi les autres mollusques et crustacés cultivés au Japon, il y a l’ormeau (Haliotis discus), la palourde japonaise (Ruditapes philippinarum), le pétoncle (Pecten albicans) et les tuniciés (Tunicata).

    D'autres espèces (algue, crevette rose, perles)

    Nori ou varech (Porphyra spp. - Porphyra pseudolinearis et P. yezoensis)
    La culture du Nori (Porphyra spp.) a été commencée par des pêcheurs dans la baie de Tokyo à la fin du 17ème siècle en utilisant un système de support. Le succès de la production de la graine artificielle en 1952 a mené à l'expansion des secteurs de production à travers le pays. Il est l'une des espèces principale dans l'industrie de l'aquaculture, contribuant à 28 pour cent du volume de la production et 20 pour cent de la valeur produite par l'aquaculture au Japon.

    Le wakame (Undaria pinnatifida)
    Pour le wakame (Undaria pinnatifida), le développement technologique a été stimulé par des instituts de recherche et l’industrie de pêche durant les années 50, menant à la culture commerciale du wakame et ce, depuis environ 1965. Il contribue actuellement à 5 pour cent de la production totale de l'aquaculture, 2 pour cent de la valeur totale produite au Japon.

    Autres algues marines
    Le varech japonais, ou le kombu (Laminaria japonica, L. angustata, L. longissima, L. ochotensis) et la Cladosiphon okamuranus, sont également cultivés.

    Crevette japonaise ou crevette impériale (Marsupenaeus japonicus)
    Pour la crevette impériale ou la crevette japonaise, l’écloserie et l’élevage dans les étangs ont commencés en 1889. Des graines artificielles ont été introduites en 1963, menant à une production accrue. Ces techniques d'aquaculture ont été transférées en Chine, en Asie du Sud-Est, en Inde et en Amérique latine.

    Perles
    Kôkichi Mikimoto était le premier à réussir la culture de perle en 1893. il y a eu ensuite des développements techniques pour produire des perles parfaitement rondes. Après 1910, la production des perles parfaitement rondes a été possible grâce au progrès technique qui depuis, a été adopté dans le monde entier. De nos jours, des perles sont produites par la culture en suspension. Les valeurs de production contribuent à presque 5 pour cent de la valeur totale de l'aquaculture et sont exportées à l’étranger.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    L'aquaculture marine peut être divisée en aquaculture intensive, principalement pour le poisson, et aquaculture extensive pour les mollusques, les crustacés et les algues. Jusqu'environ 1960, des étangs naturels et les entrées de l'eau de mer entourés par des remblais ou des filets ont été largement utilisés pour l'aquaculture extensive. Cependant, ces dernières années, cette pratique n’est appliquée que pour la crevette japonaise ou la crevette impériale et pour quelques autres espèces de poissons, de mollusques et de crustacés.

    La culture en cages est généralement employée pour l’élevage des poissons. Elle peut être divisée en deux méthodes différentes: (1) la méthode flottante; et (2) la méthode de cordage. Avec la méthode flottante, des cages en filets sont suspendues sous des flotteurs en bois, bambou, tuyaux en acier ou tubes en plastique. Les tailles standard des cages dans la méthode flottante sont de 5 x 5 ou 10 x 10 m de m. Cette méthode facilite l'entretien, mais elle est vulnérable face aux vagues. Avec la méthode des cordes, les cages sont attachées par des cordes aux flotteurs et amarrées aux ancres ou aux blocs de béton. Elles peuvent être employées pour la culture à grande échelle des grands poissons, tels que le thon et la sériole du Japon.

    Des flotteurs et des cordes sont généralement aussi utilisés en tant que structures flottantes pour suspendre les mollusques et les crustacés cultivés et le varech japonais. Des flotteurs sont utilisés pour les huîtres, les pétoncles, les huîtres perlières, l'ormeau, etc.

    La méthode horizontale est employée pour la culture du nori. Il est nécessaire d'utiliser les eaux de surface pour cultiver cette espèce. Les filets sont ainsi écartés horizontalement entre les pieux de support fixés dans le substrat ou attachés aux filières, puis amarrés aux ancres. Les algues adhèrent et se propagent sur ces filets horizontaux.

    Quant à l'aquaculture d'eau douce, la méthode de l'eau courante est employée pour des espèces d'eau froide, telles que l’Ayu Japonais et la truite arc-en-ciel. L'anguille et la carpe sont élevées selon les méthodes de l'eau stagnante ou de l'eau courante. Sans alimentation supplémentaire, l'aquaculture extensive des carpes était très commune jusqu'aux années 50, mais on la trouve rarement aujourd'hui. Plus de détails des pratiques en matière d'aquaculture au Japon peuvent être trouvés dans Mottet (1981), Honma (1993), FAO (1999) et Sugiyama (2006).
    Performance du secteur
    Production
    La production totale de l'aquaculture en 2003 a été estimée à 1 327 361 tonnes, équivalente en valeur à 4 428 962 000 dollar EU, et correspondant à 22 pour cent de la production nationale totale des poissons et à 31 pour cent de la valeur totale du poisson produit au Japon.

    L'aquaculture marine contribue à 96 pour cent de la production totale de l'aquaculture, et 90 pour cent de la valeur totale produite par l'aquaculture. La principale espèce cultivée est le nori (27 pour cent de la production totale de l'aquaculture, et de 18 pour cent de la valeur produite), le pétoncle Japonais (20 et 7 pour cent), l'huître (17 et 8 pour cent), la sériole du Japon (12 et 25 pour cent), la daorade japonaise (6 et 11 pour cent), et le wakame (5 et 2 pour cent), les anguilles (2 et 4 pour cent), l’Ayu japonais (1 et 2 pour cent), la truite arc-en-ciel (1 et 1 pour cent), et les perles (0,002 et 5 pour cent). (Département des Statistiques, MAFF, 2005a).

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Japon (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Japon (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Pour faciliter la distribution des produits et l'échange de l'information, plus de 50 marchés centraux de gros ont été établis partout au Japon. Le marché de gros central métropolitain de Tokyo (Tsukiji), établi en 1923, est le plus célèbre parmi eux.

    Des produits d'aquaculture sont expédiés par des associations de coopératives de pêche locales, ou individuellement obtenus auprès d’un intermédiaire, puis apportés aux marchés de gros et vendus aux enchères. Les revendeurs en gros doivent tenir des autorisations du Ministère d'Agriculture, des forêts et de la Pêche et payer des frais de commission. Dans le cas du marché de gros central métropolitain de Tokyo, les frais de commission pour des produits de mer comestibles sont de 5,5 pour cent du prix. Les grossistes intermédiaires ou les revendeurs autorisés achètent alors des produits des revendeurs en gros en quantités relativement faibles et les fournissent aux magasins de détail, aux restaurants, etc. (JIFRS, 2004).

    Concernant les espèces d'aquaculture exportées du Japon, le produit principal est constitué de perles. La valeur d'exportation des perles en 2005 était de 243 millions dollar EU (Association Syndiquée du Japon, 2006). Les principaux marchés sont les Etats-Unis, l'Allemagne, la Suisse, Hong Kong, l'Italie, et la Corée. Des poissons ornementaux ont été également exportés pour 9,3 millions de dollar EU vers le R-U, Hong Kong, l'Allemagne, les Etats-Unis et les Pays Bas. De petites quantités de sériole en filet, de daorade japonaise vivante, et de pétoncle du Japon ont été également exportées.
    Contribution à l'économie
    Après la 2ème guerre mondiale, l'aquaculture était une source très importante de protéine animale, particulièrement dans les régions montagneuses éloignées. Cependant, aujourd'hui, l'aquaculture contribue à mettre des espèces, qui étaient chères au début (telles que les sérioles, la daorade japonaise, ou les anguilles) à la portée du consommateur moyen, aidant à créer une culture alimentaire diversifiée. L'aquaculture a également contribué à l'économie locale et à la création d'emploi dans les zones éloignées.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Les activités de la pêche sont dirigées par l'Agence de pêche du Ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche. L'Agence de pêche (AP) est responsable de la préservation et du contrôle des ressources biologiques marines et des activités de la pêche, mais dans la pratique beaucoup de taches ont été déléguées aux gouvernements préfectoraux et aux associations coopératives locales de pêche (FCAs). Les activités d'aquaculture sont dirigées principalement par la division de l’Agence de Pacage des poissons et de l'Aquaculture du Département de la Promotion de la Valorisation des Ressources.
    Règlements en vigueur
    La principale loi qui réglemente les activités de la pêche est la Loi sur la Pêche (1949, telle qu’elle a été révisée en 1962), qui traite en détail plusieurs types de droits de pêche et de licences pour les individus et les groupes japonais. La loi est administrée par le Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche. Dans le MAFF, l'Agence de pêche (AP) est responsable de la préservation et du contrôle des ressources biologiques marines et des activités de production de la pêche. La AP maintient plusieurs instituts de recherche, tels que l'Institut National de Recherche en Aquaculture (NRIA).

    Au Japon, les eaux marines sont divisées en un certain nombre de zones marines en tant qu'unités administratives pour la réglementation de la pêche. À quelques exceptions, chaque zone marine correspond essentiellement à la zone maritime d'une préfecture côtière. La Loi sur la Pêche établit les Commissions de réglementation de la pêche dans les zones marines et un Conseil central de réglementation de la pêche pour approcher des sujets de la politique, de l'exécution et de l'application de la loi en vertu dans chaque zone marine et pour assurer la coordination du développement préfectoral de la pêche dans le cadre national général. Les Commissions de réglementation de la pêche dans les zones marines relèvent de la juridiction commune du MAFF et des gouvernements de préfecture.

    La Loi sur l'association coopérative de pêche (1948, telle qu’elle a été modifiée) fournit le cadre juridique pour les associations coopératives de pêche locales (FCAs) qui assument la responsabilité d'une région géographique particulière et dont les membres sont des pêcheurs des communautés au sein de la région géographique concernée. Dans le cadre présenté par les préfectures, et vues les conditions locales, chaque FCA établit ses propres réglementations pour le contrôle des activités de pêche, la conservation et l'exploitation rationnelle des ressources halieutiques. En termes des activités journalières, le secteur de la pêche japonais, bien que sujet au règlement de plus haut niveau, est essentiellement géré de façon autonome par les FCAs ou les fédérations de FCAs.

    La Loi pour assurer la production durable en aquaculture (1999) cherche à empêcher la détérioration environnementale induite autour des exploitations piscicoles. Conformément à cette loi, le MAFF a publié les Directives de base pour assurer une production durable en aquaculture (1999) et les FCAs ont développé et ont mis en application «les Programmes d'amélioration des fonds d'aquaculture», qui peuvent être développés individuellement par un FCA unique ou conjointement par plus d'un FCA, et qui doivent être approuvés par les autorités préfectorales.
    Pour plus d'information sur la législation de l'aquaculture au Japon, prière de consulter le lien suivant:

    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture – Japon
    Recherche appliquée, éducation et formation
    La recherche halieutique au Japon s'est développée de trois manières. Premièrement, plusieurs instituts de recherche halieutique ont été établis par le gouvernement national depuis 1929. L'Institut de Recherche National en Aquaculture (NRIA) a été établi en 1979 pour mener de la recherche fondamentale sur l'aquaculture et pour fournir des informations aux industries. En 2001, les instituts de recherche ont été réorganisés dans une agence de recherche halieutique, composée de 9 instituts de recherche et de 2 départements. Deuxièmement, des stations préfectorales expérimentales de pêche ont été établies par des gouvernements préfectoraux. Ces stations expérimentales conduisent la recherche locale spécifique et appliquée. Troisièmement, des programmes de recherche ont été établis dans les universités.
    La première université nationale de pêche a été fondée en 1889, elle est connue aujourd'hui sous le nom de l’université de Tokyo de la Science et de Technologie Marines. L'Université Nationale de Pêche, fondée en 1941, s’occupe également de l'éducation et de la recherche sur les théories et les technologies de la pêche. Aujourd'hui, au Japon, plus de 18 facultés ou départements dans les universités assurent la recherche et l’éducation halieutique. En 2004, il y avait également 47 lycées traitant des sujets en relation avec la pêche qui comptent 12 620 étudiants.
    Tendances, questions et développement
    Ces dernières années, l'élevage surchargé et l'alimentation excessive ont mené à la détérioration environnementale des sites aquacoles et semblent être devenus une cause importante d'eutrophisation, de marées rouges et de maladie des poissons. Pour réduire les effets de la pollution provoquée par les activités de l'aquaculture, l'amélioration des pratiques en matière d'alimentation allant de l'utilisation des aliments vivants jusqu’aux granulés secs, et le développement des machines d'alimentation automatique qui peuvent limiter les résidus dans l'eau en utilisant les sondes optiques sont en cours de mise en place. Pour répondre à l’attention en augmentation aux questions environnementales, la loi pour assurer la production durable en aquaculture a été décrétée en 1999. En plus des efforts pour réduire les charges organiques, il est essentiel d'établir un système intégré d'utilisation/conservation des zones côtières d'une façon équilibrée du point de vue circulation de matériel des écosystèmes naturels.

    En outre, ces dernières années, une nouvelle maladie virale a frappé avec des dommages significatifs, elle a été, probablement, apportée par les semences importées. En 2003 Par exemple, il y a eu la maladie du virus d'herpès de Koi (KHV), et à la fin de 2004, l'occurrence de la maladie de KHV a été confirmée dans 39 des 47 préfectures au Japon. Mais il n'y a aucun traitement spécifique contre ce virus à l'heure actuelle. Afin de traiter ces nouvelles maladies, des recherches génétiques progressaient dans le sens de développement des souches spécifiques qui peuvent tolérer les conditions d'élevage, mais il y a de grands soucis concernant la sûreté des produits destinés à l’alimentation et l’impact génétique sur les poissons indigènes.

    Une autre question à résoudre est le déclin des prix des poissons, principalement dû à la surproduction, aux importations accrues des poissons et à la consommation diminuante de poisson par habitant, au Japon. Comme mesures contre cette tendance, divers efforts ont été entrepris. Par exemple, afin de faire face à la surproduction et à la concurrence excessive, plusieurs sociétés essayent de créer des produits marqués identifiés par zone de production et par méthode. Les systèmes de traçabilité de la production par Internet sont en cours de développement pour différencier les produits et pour ajouter la crédibilité à la sécurité alimentaire. Les organisations des pêcheurs et le gouvernement promouvoient, également, la culture japonaise traditionnelle et la consommation des produits marins, ainsi que la création de nouveaux produits comestibles ou des recettes de cuisine adaptée à la cuisine moderne.
    Références
    Bibliographie
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    Kumai, H. 2005 . Fisheries Enhancement and Aquaculture System (Vol.1 Marine Fish). Kouseisya-Kouseikaku, Tokyo Japan (in Japanese).
    Makino, M. & Matsuda, H. 2005 . Co-Management in a Japanese Coastal Fishery: Its Institutional Features and Transaction Costs. Marine Policy, 29, p. 441-450.
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    Mottet, M.G. 1981 . Enhancement of the Marine Environment for Fisheries and Aquaculture in Japan. Department of Fisheries, State of Washington.
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    Statistics Department - Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries (MAFF). 2005b . Annual Report on the Fishery Economy of 2003.
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    Takashima, F. & Murai, M. 2005 . Fisheries Enhancement and Aquaculture System (Vol.2 Freshwater fish). Kouseisya-Kouseikaku, Tokyo Japan (in Japanese).
    Liens utiles
     
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