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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    La Corée est une péninsule couvrant une surface totale de 228 148 km² (la République de la Corée 99 000 km²). Le littoral autour de la péninsule est de 8 693 kilomètres. Il y a, également, 17 269 kilomètres de côtes et d’environ 3 000 îles dans le territoire. Doté d'une abondance de ressources halieutiques, les Coréens ont une tradition culinaire distincte basée sur les produits de la mer.

    La République de la Corée dépendait toujours fortement de la pêche. Cependant, une diminution continue des captures, ces dernières années, a mené la République de la Corée à prêter une plus grande attention à l'aquaculture. La production aquacole a grimpé de 667 883 tonnes en 2000 à 839 845 tonnes en 2003. L'aquaculture est devenue un secteur très important, elle assure la sécurité alimentaire, des revenus et de l'emploi au pays. Avec le développement de nouvelles technologies, la production aquacole a augmenté pour constituer plus d'un tiers de la production totale des pêcheries en 2003.

    La mariculture apporte la plus grande contribution à la production aquacole. Elle est dominée par la production d'algues, suivie par les mollusques et les poissons. L'aquaculture d'eau douce est également pratiquée mais à un moindre degré. L’élevage en eau douce est dominé par le poisson, et à moindre degré les mollusques et les crustacés. Les activités d’élevage aquacole incluent l’élevage dans des bassins à terre, l’élevage dans des raceways en eau douce, l’élevage en filières, l’élevage à plat, l’élevage en mer ouverte et les systèmes de recyclage.
    Historique et aperçu général
    L'aquaculture est un secteur très important dans la République de la Corée, procurant de la sécurité alimentaire, un revenu et de l'emploi au pays. Béni avec une abondance des ressources halieutiques et les gens ont une tradition culinaire distincte basée sur les produits de la mer.

    La République de la Corée dépendait toujours fortement de la pêche. Cependant, une diminution continue des captures, ces dernières années, a mené la République de la Corée à prêter une plus grande attention à l'aquaculture. La production aquacole a grimpé de 667 883 tonnes en 2000 à 839 845 tonnes en 2003. L'aquaculture est devenue un secteur très important, elle assure la sécurité alimentaire, des revenus et de l'emploi au pays. Avec le développement de nouvelles technologies, la production aquacole a augmenté pour constituer plus d'un tiers de la production totale des pêcheries en 2003.

    En dépit du déclin des captures, la demande des produits aquatiques est en augmentation. La République de la Corée a enregistré un déficit commercial dans les produits de la pêche pour la première fois en 2001 et pour satisfaire la demande locale en produits aquatiques, Il est clairement nécessaire de développer davantage le secteur aquacole dans le pays.

    L’activité commerciale aquacole en Corée date d’environ 300 ans (avant la séparation), cependant; les activités de recherche scientifique n’ont été lancées qu’en 1929 par l'Institut de recherche de la pêche continentale du Jinhae relevant de l'Institut national de la recherche et du développement des pêches (NFRDI).
    Les premières activités de recherche menées par NFRDI se sont concentrées sur le poisson d'eau douce, puis rapidement d'autres institutions ont lancé divers programmes de recherche sur la pêche continentale et contribué, à leur tour, au développement du secteur de mariculture. Récemment, la production d’alevins en écloseries et la technologie aquacole avancée ont mené à un développement rapide de l'industrie aquacole, permettant la production, en grande quantité, des juvéniles et l'introduction des espèces exotiques dans le pays.

    Le total de 839 845 tonnes de produits aquacoles produits en 2003 était évalué à 1,06 milliard de dollars EU, la production aquacole la plus élevée à toute de la République de la Corée provient de la mariculture. Le sous-secteur de mariculture est dominé par les algues suivies par les mollusques et les poissons tandis que les crustacés sont beaucoup moins importants en termes de quantité. Contrairement à la tendance en mariculture, l’élevage en eau douce est dominé par le poisson alors que les mollusques et les crustacés sont produits en petites quantités.

    Les pratiques d’élevage incluent les systèmes d’élevage en raceways à terre, en filières, à plat, en mer ouverte et en systèmes de recyclage.

    Bien que le rendement de l'aquaculture représente moins de 1 pour cent du PIB du pays, l'industrie a un effet positif sur la croissance économique du pays. Sans compter que l’aquaculture procure de l’emploi pour la population rurale, elle favorise le développement des industries s’y rapportant et joue également un rôle important dans la sécurité alimentaire nationale. On note une croissance significative dans la consommation des produits aquatiques et une diminution régulière de la pêche. Il y a toujours un grand potentiel et un développement important de l'industrie aquacole.
    Ressources humaines
    D’après l'Office national coréen de statistique (KNSO, 2004), le nombre de personnes employées dans l'industrie aquacole en 2004 était de 63 570 et il constitue environ 33,2 pour cent du nombre total des pêcheurs employés dans le secteur de la pêche. Ces employés sont concentrés aux alentours des principales villes et provinces, comme Pusan, Incheon, Ulsan (villes), Kyonggi, Kangwon, Chungnam, Chonbuk, Chonnam, Kyongbuk, Kyongnam et Jeju (provinces). Dans trois de ces provinces, Chonnam, Kyongnam et Chungnam se trouve le plus grand nombre de travailleurs d’industrie aquacole.

    En 2004, 92 pour cent, environ, des employés de l'industrie aquacole sont dans la mariculture, et les 8 pour cent restants sont dans l’aquaculture d'eau douce. De ceux employés en aquaculture marine, 49,7 pour cent travaillent dans la production des mollusques, des algues, des poissons et des crustacés contribuant de 29,1 pour cent, 9,05 pour cent et 0,3 pour cent, respectivement. Environ 1,5 pour cent des employés travaillent dans les écloseries. Indépendamment de ces employés directement impliqués dans l’aquacultur,e plusieurs autres travaillent dans les secteurs subsidiaires, y compris la recherche et le développement.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    La plupart des systèmes d’élevage continental sont des bassins basés (pour le flet, l’anguille etc.) ou raceways (pour la truite arc-en-ciel), alors que le principal système d’élevage en mer ouverte est le système des filets-enclos flottants (pour le goujon de mer, Sebastes schlegeli).


    La Corée est une péninsule couvrant une surface totale de 228 148 km² dont la République de la Corée constitue 99 000 km². Elle a un littoral de 8 693 kilomètres autour de sa péninsule et 17 269 kilomètres additionnels de côte autour d'environ 3 000 îles dans son territoire (Bai, 1999).

    Le nombre de fleuves, de lacs et de cours d'eau est 3 993 (2 801 km²), 17 948 (1 103 km²) et 17 913 (1 750 km²) respectivement.
    Environ 8 839 autorisations aquacoles couvrant une surface totale de 121 853 hectares ont été délivrées aux individus et aux organismes pour la production de divers produits aquatiques comme suit:
    Algues 2 209 (68 062 ha)
    Mollusques et/ou crustacés 5 245 (47 381 ha)
    Poisson 612 (2 136 ha)
    Autres espèces d’animaux aquatiques 773 (4 274 ha)
    Le nombre des exploitations piscicoles d’eau douce est 2 940 et la surface couverte est 1 932 hectares.
    Espèces cultivées
    La mariculture apporte la contribution la plus élevée à toute la production aquacole représentant 98 pour cent de la production totale en 2003; de cette production totale, 55 pour cent sont des algues.

    Les espèces d’algues cultivées incluent le wakame salé, la porphyre ou nori (Porphyra spp.), le kelp, le fusiforme, la laitue de mer et le codium.

    Les mollusques constituent le deuxième groupe de produits marins d'aquaculture et les premières espèces produites, sont les huîtres (Crassostrea gigas et Pinctada fucata), la moule du Pacifique (Mytilus coruscus), ascidiens red oyas (Halocynthia roretzi), la palourde japonaise (Ruditapes philippinarum), la arche (Anadara satowiand A. broughtonii), la coque (A. granosabisenensis and A. subcrenata), le pétoncle du Japon (Patinopecten yessoensis ) et l'ormeau (Haliotis discus hannai).

    L’élevage des poissons marins est dominé par le flet olive, la rascasse de fond (goujon de mer) (coréen), le mulet, le bar, les sérioles, la dorade rouge (Pageot à tache rouge Pagellus coupei), la dorade grise, tambour (Miichthys miiuy) et les compères.

    L'élevage des crustacés concerne, principalement, deux espèces de crevette et quelques crabes. La crevette charnue (Penaeus chinensis)) et la crevette japonaise (Penaeus japonicus) sont les principales espèces de crevettes mises en élevage ; la première est élevée dans les fermes aquacoles le long de l'ouest de la péninsule et la deuxième dans les fermes de la région sud.
    Les poissons sont les espèces les plus importantes en aquaculture d'eau douce; comme la truite, les poisson d'eaux vaseuses, l'anguille japonaise, le tilapia, la carpe commune, la loche, la carpe colorée, le poisson tête de serpent, les poissons doux, le poisson chat (Pelteobagrus fulvidraco), cyprins (carassins) dorés et la truite de montagne. Les crustacés et les mollusques sont de moindre importance dans l'élevage d'eau douce dans le pays.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les systèmes d’élevage dans des bassins à terre sont les plus utilisés car l'eau de mer est pompée de la mer directement dans des réservoirs et passe, après, dans les bassins de poissons. Les fermes aquacoles sont souvent situées sur les côtes sud et ouest, particulièrement sur l'île de Jeju, qui se situe le plus au sud du pays. Chaque ferme produit aux environs 110 tonnes par an. Le flet japonais, ainsi que le flétan hybride (Paralichthys olivaceus) sont les poissons marins les plus dominants des élevages et ils sont mis en élevage dans des bassins en terre. Les raceways d'eau douce sont adaptés pour les poissons d'eau froide comme la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss).

    L’élevage d'huître en filières est pratiqué sur les côtes sud et sud-est, y compris les ceintures bleues du Tongyoung où la profondeur de l'eau varie de 5 à 20 m. Les filières d'environ 100 m de longueur sont disposées horizontalement sur la surface de l'eau, espacées de 5-10 m, flottantes et solidement ancrées afin de garder les filières à la surface de l'eau. Des cordes verticales sont accrochées aux filières à des intervalles de 50-70 centimètres. Des collecteurs de semence sont attachés chaque 30-50 centimètre. Normalement, les cordes sont en polyéthylène, et les flotteurs sont en mousse de styrol. L'élevage des huîtres, des moules, des huîtres perlières et des ascidres est basé sur ces systèmes de filières.
    Les techniques d’élevage à plat sont employées pour les espèces benthiques telles que les arches et la palourde japonaise (Tapes philippinarum). Normalement, la profondeur de l'eau pour l’élevage à plat ne dépasse pas 20 m mais des fois elle peut atteindre 40 m au maximum.

    Le goujon de mer, une des espèces marines les plus importantes dans le pays est souvent produite dans des systèmes en mer ouverte tels que les filets d'enclos flottants. Les systèmes d’élevage fixes et semi-flottants sont employés pour la production d'algues comme la laitue de mer (varech).

    En raison de la population nombreuse du pays et de la surface disponible limitée des terres, les systèmes commerciaux de recyclage des poissons d’élevage ont gagné de l’importance dans la production. Ces systèmes requièrent l'investissement d'un énorme capital initial en équipements pour la construction de la ferme et un haut niveau de gestion mais ceci va avec le rendement élevé dû à la densité de mise en charge élevée.
    Performance du secteur
    Production
    Selon les statistiques des pêches FAO la production aquacole nationale totale en 2003 était de 2 492 545 tonnes, avec 1 652 700 tonnes en provenance de la pêche et 839 845 tonnes de l’aquaculture. Ces chiffres reflètent clairement la tendance surtout vers l’aquaculture si l’on voit qu’en 2000, la production des captures et la production d’élevage étaient de 1 838 018 et 667 883 tonnes, respectivement. L'augmentation est due à la politique gouvernementale qui vise le développement aquacole et la réduction de la flotte. En 2003, la production marine était de 826 245 tonnes et la production d'eau douce de 13 600 tonnes. La valeur totale de la production aquacole était 1,06 milliard de dollars EU.

    Le sous-secteur de mariculture et dominé par la production d'algues qui a atteint 452 054 tonnes et représentait 55 pour cent de la production de mariculture en 2003. En second lieu après les algues il y a l’élevage des mollusques (291 063 tonnes), suivi par les poissons (80 804 tonnes) tandis que les crustacés (2 324 tonnes) sont moins importants en termes de production.
    La production d'algues est dominée par le wakame (Undaria spp.), et la porphyre ou nori (Porphyra spp.), avec, en 2003, des productions de 198 172 et 193 553 tonnes, respectivement, tandis que le fusiforme (Hizikia fusiformis) et le varech (Laminaria spp.) contribuent de 33 661 et 25 259 tonnes.
    Les huîtres sont les espèces les plus importantes des mollusques mises en élevage avec une production, en 2003, de 238 326 tonnes. Au cours de la même année, 27 494 tonnes de short neck, 15 785 tonnes de praire et 13 653 tonnes de moules ont été produites.

    D'autres espèces de mollusques mises en élevage incluent l‘arche, le pétoncle, la grande nacre, les coques, la petite praire et l'ormeau, toutes produites en plus petites quantités que les espèces précédentes.


    Les espèces les plus importantes des poissons marins sont le flétan hybride, produit dans des bassins en terre et le goujon de mer, produit dans les filets - enclos flottants en mer ouverte. Le flétan hybride (Paralichthys olivaceus) constitue plus de 98 pour cent de la production de poissons plats dans le pays. On a signalé que 34 533 et 23 771 tonnes de flétan hybride et de goujon de mer, respectivement, ont été produites en 2003.

    La production des crustacés est très faible, et l’élevage concerne, principalement, deux espèces de crevettes et certains crabes. La crevette charnue (Penaeus chinensis)) et la crevette japonaise (Penaeus japonicus) sont les principales espèces de crevettes mises en élevage. Un rendement de 2 324 tonnes a été enregistré pour la crevette rose charnue en 2003, cependant, il est important de noter le fait que l'intérêt pour l’élevage de crevette s'est développé rapidement depuis 1989.

    Contrairement à la tendance en mariculture, l’élevage en eau douce est dominé par les poissons. Un total de 12#160;866 tonnes de poissons a été produit en 2003, représentant 95 pour cent de la production aquacole annuelle d'eau douce. La majeure partie de la production des poissons est constituée par l'anguille (4 312 tonnes), la truite (3 521 tonnes), le poisson-chat (1 609 tonnes), la loche (968 tonnes) et la carpe commune (920 tonnes). Viennent, ensuite, les mollusques (688 tonnes), alors que les crustacés sont produits en quantités beaucoup plus petites.

    Tableau 1: Statistiques de la production aquacole (tonnes) et sa valeur (1 000 dollars EU) entre 1994 et 2003 République de la Corée.
    Année Production (tonnes) Valeur (1 000 dollars EU)
    1994 1 092 988 1 019 908
    1995 1 017 254 941 335
    1996 897 041 974 678
    1997 1 040 210 1 216 335
    1998 796 632 759 897
    1999 777 711 778 743
    2000 667 883 696 302
    2001 668 022 611 939
    2002 794 340 702 838
    2003 839 845 1 058 475

    (Source: Statistiques des pêches, production aquacole, FAO 2003).

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au République de Corée (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au République de Corée (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Les produits aquatiques sont consommés à divers endroits dans le pays sans aucune distinction entre les produits d’élevage et ceux des captures. Comme la plupart des fermes aquacoles sont situées dans des zones côtières à cause de leur dépendance de l'eau de mer naturelle, il est clair que les produits aquacoles suivent essentiellement les mêmes systèmes de distribution que les produits de la pêche, qui sont également disponibles dans ces zones. La vente et la distribution des produits dans les ports de débarquement ont lieu dans les marchés coopératifs à la criée de poisson et les marchés de poissons communs de Pusan, qui sont toujours sis aux ports, mais la distribution aux différentes régions est faite par l'intermédiaire des marchés en gros, la vente commune intérieure et les marchés et les détaillants de vente directe. Les consommateurs finals s’approvisionnent habituellement aux marchés conventionnels, aux supermarchés, aux magasins à demi-gros, aux grands magasins et aux marchés en gros de fruits de mer.

    La République de la Corée importe des produits aquatiques de la Chine, de la Fédération Russe, des Etats-Unis d'Amérique, du Japon et du Vietnam pour la consommation locale et la réexportation. Aucune différence n'est jamais faite entre les produits importés et les produits localement produits lors de la déclaration des quantités et des valeurs d'exportation totale.

    En 2003, un total de 424 785 tonnes de produits de la pêche, évalués à 1,13 milliard de dollars EU a été exporté, la majeure partie du produit exporté était sous forme de produits congelés (273 933 tonnes) ou sous d’autres formes comme le produit vivant, la farine de poisson, le poisson frais ou réfrigéré, fumé, séché, salé ou saumuré et produits conservés dans des boîtes hermétiquement fermées.

    Les principales espèces exportées vers d'autres pays sont le thon, le calmar, les anguilles de mer, l'huître, l'arche, les crabes, le fusiforme (Hizikia fusiformis), le wakame (Undaria pinnatifida), les petites palourdes, la porphyre ou nori (Porphyra spp.), l'oursin, le maquereau (espagnol), le chinchard, les coquilles supérieures, la plie, l'agar-agar et les poissons plats.

    La République de la Corée exporte ses produits aquatiques transformés au Japon, aux Etats-Unis d'Amérique et en Europe. Une grande partie du traitement complémentaire (secondaire) est fait en Chine due à la main-d'oeuvre relativement moins chère. Les deux produits importés et localement produits (élevés) du pays sont embarqués vers la Chine où ils sont traités et réexportés.
    Contribution à l'économie
    Bien que le rendement de l'industrie aquacole représentait moins de 1 pour cent du PIB du pays en 2000, le secteur a eu un effet positif sur la croissance économique du pays. En plus de procurer de l’emploi pour les habitants ruraux elle a favorisé le développement des industries s’y rapportant, telles que les écloseries, le traitement (transformation) des aliments et des produits alimentaires, le transport, les ventes et l’exportation. L'aquaculture joue, également, un rôle important dans la sécurité alimentaire, puisque le pays est situé sur une péninsule avec une densité de population élevée et des terres arables limitées.

    Une action concertée par le secteur public et privé est essentielle pour assurer un approvisionnement durable (continu) en poissons de qualité pour les générations actuelles et futures. En vue d’améliorer la sécurité alimentaire tout en se conformant aux normes internationales sur la qualité des produits alimentaires, le gouvernement a décrété «l'Acte de contrôle de qualité des produits de la pêche», qui est entré en vigueur le 1er septembre 2001.

    L’Acte a introduit les systèmes de HACCP (Analyse des risques et maîtrise des points critiques) pour la manipulation et le traitement des fruits de mer, plus tard, le gouvernement a également publié un décret ministériel en parallèle avec l'Acte, qui met en place les HACCP, points de contrôle critiques pour les produits de la pêche et les produits destinés à l'exportation à partir du 14 mars 2002. Le système de HACCP sera prolongé pour couvrir d'autres équipements de production et de traitements (transformation).
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    L'organisme chargé de la gestion administrative de l'aquaculture est le Bureau des ressources halieutiques, relevant du Ministère des affaires maritimes et de la pêche (MOMAF). La Division de l'aquaculture au sein de ce bureau s’est assignée les responsabilités suivantes:
    • L'élaboration d'un plan exhaustif de développement de l'aquaculture et des activités s’y rapportant.
    • Réaction aux risques (catastrophes, désastre) de la pêche conformément à l’Acte sur la prévention et les mesures contre les risques agricoles et de pêche.
    • Travaux concernés par le développement du secteur de l'élevage aquacole dans les pays étrangers ainsi que la prévention contre la floraison d'algues dans les zones d'élevage aquacole.
    • Travaux se rapportant à la lutte contre la pollution dans les zones d'élevage aquacole.
    Règlements en vigueur
    Le Ministère des affaires maritimes et de la pêche (MOMAF) a été créé en août 1996, afin de coordonner les activités marines qui étaient dispersées dans 13 autres organismes gouvernementaux. Le Ministère instaure des politiques et des règlements qui orientent les différentes activités aquacoles dans le pays, il réglemente l'industrie aquacole par des restrictions sur l’émission et le retrait des permis, non conformes, des organismes et individus.

    Les politiques assurent le développement de technologie aquacole écologique (anti-pollution), du contrôle et de la prévention des maladies chez les animaux aquatiques, le développement, au niveau régional, de technologie aquacole adaptée, et de technologie aquacole en vue d'accroître la production aquacole continentale.

    Pour plus d'information sur la législation d'aquiculture en la République de Corée cliquez sur le lien suivant (en anglais):
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - République de Corée (en anglais)
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Les principaux instituts gouvernementaux de recherche en matière d'aquaculture sont l'Institut national de la recherche et du développement de la pêche (NFRDI) et les universités nationales y compris l'Université nationale de Pukyong. Les activités de recherche scientifique ont été lancées en 1929 avec la création de l'Institut de recherche en pêche continentale de Jinhae relevant du NFRDI, et se concentrant sur le poisson d'eau douce y compris la carpe commune.
    Les premières activités de recherche en matière d'aquaculture d'eau douce ont contribué au développement de la mariculture. Le NFRDI et les universités nationales y compris l'Université nationale de Pukyong ont été le noyau du développement des activités de mariculture.

    La production d'alevins en écloseries est un élément primordial dans le développement aquacole car la technologie aquacole avancée est basée sur la production en masse des juvéniles en écloseries. Les douze écloseries marines de NFRDI situées le long des zones côtières de la péninsule ont joué un rôle significatif dans les aspects techniques du développement de la technologie de production d'alevins en écloserie. Grâce à leurs efforts, les écloseries commerciales ont prospéré dans le pays assurant aux pisciculteurs et aux conchyliculteurs un approvisionnement adéquat pour satisfaire leurs besoins en aquaculture.

    Actuellement, ces établissements orientent leurs travaux de recherche vers l'amélioration génétique des espèces aquacoles et le développement de nouveaux produits à haute valeur ajoutée des organismes aquatiques.
    Tendances, questions et développement
    La diminution des captures nationales, ces dernières années, a mené à l'élaboration de diverses politiques pour encourager la production aquacole. Le gouvernement poursuit un plan de développement aquacole à long terme par l'expansion des zones d'élevage et de développement intensifié des espèces rentables et inexploitées.

    Certaines zones de marée, dans les provinces du sud, ont déjà été réservées pour la culture des mollusques et des crustacés, parallèlement à ce développement, un effort particulier est déployé pour protéger et promouvoir l'environnement côtier avoisinant. Un souci croissant s'est dévoilé à l'égard de l'impact de la pollution sur la production marine et aquacole à cause des travaux de rénovation et de construction des complexes industriels dans les zones côtières sud et ouest du pays.

    Le Ministère des affaires maritimes et de la pêche a élaboré un « Plan de base pour le développement de la promotion des pêches » pour encourager l'industrie aquacole à haute valeur ajoutée. Dans le cadre du plan, environ 1,1 trillion won (KRW) (à peu près 1,1 milliard de dollars EU) sera investi d'ici 2008 pour accomplir les tâches primordiales (principales), comme la restructuration des pêcheries aquacoles, le développement des technologies aquacoles, et l'amélioration de l'environnement marin.

    L'industrie aquacole sera restructurée afin d'établir un système de production optimal pour favoriser la compétitivité. Environ 10 pour cent des installations aquacoles seront éliminé au cours des cinq années à venir et aucune nouvelle autorisation ne sera émise pour la production de la porphyre ou nori (Porphyra spp.), le wakame salé et toutes les espèces de poissons produites en excès.

    En se penchant sur les secteurs aquacoles de production plus avancée (perfectionnée) dans les cinq années à venir, le Ministère projette d'encourager l'industrie en ramenant les coûts de production à un point où ils peuvent concurrencer favorablement leurs homologues étrangers. Avec le développement de nouvelles technologies, la production aquacole est arrivée à représenter plus du tiers de la production totale des captures en 2003 et il y eu une grande augmentation dans la production des espèces de poissons à haute valeur, tel que le flet japonais et le goujon de mer. Il y a également eu un intérêt croissant pour l'élevage de crevettes.

    A cause de l'intérêt porté aux questions sanitaires, la consommation des produits aquatiques a augmenté jusqu’à atteindre 52 kg/an/personne en 2002. Les consommateurs préfèrent maintenant manger les produits aquatiques comme alternative à la viande rouge en raison de leurs apports nutritionnels. Des efforts sont déployés, actuellement, pour assurer au grand public un approvisionnement en poissons d'élevage et développer les méthodes de transformation qui donnent des produits à haute valeur ajoutée.

    Comme précédemment mentionné, les produits aquacoles suivent principalement les mêmes canaux de distribution que les produits de capture, ce qui fait que, les tendances dans la commercialisation des produits aquacoles et de capture sont identiques. Plusieurs mesures sont prises par le gouvernement afin de stabiliser les prix du marché des produits de la pêche et des produits agricoles comme la création « des fonds de stabilisation des prix ». Les fonds sont prévus pour couvrir dix produits de la pêche, y compris l'algue sèche, le calmar congelé et le poisson sabre commun congelé.

    Des réseaux de commercialisation des pêcheries ont été améliorés par l’installation de plusieurs marchés et l'évolution du système d'expédition aux ports et de la capacité de distribution dans les régions d'une grande population. Depuis octobre 1997, le gouvernement a libéralisé le système d'expédition.

    Cette stratégie a fait partie d'un système de marché libre qui s’est déroulé en deux étapes introduit en premier en 1996. Cinq marchés de vente directe ont été créés dans de grandes zones urbaines pour renforcer la capacité de distribution et de manipulation dans les régions très peuplées. L'amélioration concerne la réduction des étapes de la chaîne de distribution et de manipulation et la promotion de l'expédition directe aux consommateurs par les coopératives des pêcheurs.
    Références
    Bibliographie
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