Après 1990, les étangs qui étaient auparavant propriété de fermes collectives et de fermes d’Etat n’ont plus été utilisés pour la production piscicole. Ils ont cependant été repris par la suite par des pisciculteurs et leur production a atteint 615 tonnes en 2002 et 985 tonnes en 2003. Les estimations fournies par les exploitants sur la quantité de poisson produit sont actuellement incomplètes car elles ne couvrent pas plus de 50 pour cent des exploitations piscicoles du pays. Le ministère de l’Agriculture a approuvé le programme de développement du secteur piscicole pour les années 2002-2010. Celui-ci prévoit une augmentation de la production qui devrait atteindre 7 600 tonnes en 2010 (5 600 tonnes issues des anciennes exploitations d’Etat et 2 000 tonnes des pisciculteurs indépendants). Alors que c’était le développement des entreprises piscicoles qui devait constituer la principale réserve du programme, les pisciculteurs indépendants ont de beaucoup anticipé la quantité de production envisagée et planifiée. En 2004, la production de ces derniers a ainsi atteint 1 500 tonnes. D’après ces résultats, l’accroissement général de la production des pisciculteurs privés pourrait dépasser 5 000 tonnes en 2010 et, à l’échelle du pays, la production totale de poissons dépasserait alors 10 600 tonnes. Au cours des prochaines années, l’utilisation de technologies intensives et la création d’une industrie aquacole (cages et raceways) pourraient avoir comme résultat une augmentation de la production de poissons de 10 000 tonnes.
En 1957, les fermes exploitant des étangs piscicoles ont produit 168 tonnes de poisson alors que la pisciculture d’Etat était mise en place. En 1964, les prises de poisson dans les réservoirs s’élevaient à 1 500 tonnes, celles dans les étangs à 260 tonnes. En 1970, le principal organisme responsable du secteur piscicole était la Direction de la pisciculture qui faisait partie du Conseil ministériel de la République socialiste soviétique moldave. Une nouvelle Station de recherche sur les pêches (la « Première station de recherche sur les pêches et l’exploitation piscicole scientifique de Moldavie ») a été créée pour s’occuper de la recherche et des expérimentations. Pendant cette période, certaines exploitations d’étangs qui appartenaient à l’Etat et n’étaient pas utilisées pour la production piscicole sont passées à la coopérative d’Etat Ukrribhoz. 14 nouvelles exploitations piscicoles ont alors été créées. En 1970, la production piscicole en étang s’élevait à 1 983 tonnes. Elle est passée de 4 570 tonnes en 1975 à 6 500 tonnes en 1980. La zone couverte par les étangs d’empoissonnement a également augmenté pour atteindre 4 304 ha et la productivité piscicole a atteint 1,5 tonne/ha. Pendant cette période, en même temps que la production piscicole intensive en étang, le développement d’une pisciculture dans des bassins hydriques à usages multiples (c’est-à-dire dans des petits réservoirs) a démarré et la gestion de ces structures a été transférée à la coopérative Ukrribhoz. L’utilisation de technologies extensives dans ces réservoirs a permis une augmentation des prises de poisson supérieure à 852 tonnes en 1985, avec une productivité de 603 kg/ha. En 1985, les captures de poisson dans les étangs et les petits réservoirs s’élevaient à 8 539 tonnes. En 1990, elles avaient atteint 9 053 tonnes, avec une productivité s’élevant à 1 tonne/ha. D’après les statistiques de la FAO, la production était de 7 141 tonnes. Cette différence dans les résultats s’explique par la prise en compte des bassins naturels dans les données gouvernementales alors que ce n’est pas le cas dans celles de la FAO. Parallèlement au développement de la pisciculture en étang en Moldavie entre 1968 et 1990, une production piscicole en cages a aussi été mise en place et développée. La production de carpes dans les eaux chaudes des réservoirs de refroidissement de la centrale hydroélectrique de Kuchurgan a atteint une productivité de 189 kg/m³. En 1968, les activités aquacoles des entreprises piscicoles de Slobodzejsk produisaient 5 tonnes de carpes commerciales. Cette production a atteint 22 tonnes en 1971 et 44 tonnes en 1987. En 1988, la capacité des activités en cages dans le réservoir de Kuchurgani s’élevait à 150 tonnes. A la fin des années 1980, des activités piscicoles ont débuté en utilisant les eaux chaudes du réservoir de Kuchurgani d’une capacité de 1 000 tonnes. Les activités en cages ont été développées pour atteindre une capacité de 500 000 tonnes. Avec la transition à l’économie de marché en 1990, il n’y a plus eu de construction de structures exploitant des étangs et le système de production en cages s’est lui aussi arrêté. La pisciculture en étang se caractérise actuellement par une très forte baisse de la production qui est passée de 9 053 tonnes en 1996 à 1 042 tonnes aujourd’hui. La production de poisson par les entreprises piscicoles (les anciennes fermes d’Etat) a lentement progressé entre 1996 et 2002 pour atteindre 1 643 tonnes avant de baisser à nouveau à 1 130 tonnes en 2004. Dans le même temps, le nombre des pisciculteurs indépendants a augmenté et ces derniers ont commencé à exploiter d’anciens étangs d’Etat qui n’étaient plus utilisés pour la production de poisson.
Les employeurs du secteur aquacole sont les 21 premières grandes entreprises piscicoles (les anciennes fermes piscicoles d’Etat), 9 entreprises piscicoles sous le régime de l’affermage (leasing entreprises) de l’Association Piscicola et 138 pisciculteurs indépendants. Les grandes entreprises emploient 480 personnes, celles qui sont sous le régime de l’affermage 200 et les pisciculteurs indépendants 400. Les dirigeants des grandes entreprises et les principaux experts aquacoles ont une formation intermédiaire ou supérieure et une importante expérience en aquaculture. Les entreprises de l’association Piscicola et les exploitations piscicoles emploient un personnel non spécialisé en pisciculture ou n’ayant pas d’expérience particulière dans ce domaine. Plus de 600 exploitants ont été formés sur la pisciculture en étang de base par l’Agence de conseil et de formation en aquaculture (ACFAA). Les travailleurs du secteur aquacole moldave sont généralement des hommes. Les femmes travaillent dans le domaine de la comptabilité et en tant qu’expertes pour des entreprises spécifiques. Le nombre de femmes ne dépasse pas 10 pour cent du total.
La majorité des exploitations piscicoles sont localisées au nord du pays et représentent un quart de la production totale de poisson. La majorité des entreprises piscicoles sont localisées dans la partie centrale du pays (la zone « V » des pêches). Le potentiel de développement des activités de pisciculture est moindre dans la partie sud du pays en raison de ressources hydriques limitées. Les étangs sont situés sur des canaux de petites rivières et sur de petits affluents du Dniestr (19 rivières) et du Prut (9) ainsi que dans la région située entre le Dniestr et le Danube. Au total, plus de 3 450 étangs et 80 réservoirs ont été créés en Moldavie. 1 850, c’est-à-dire en gros la moitié de ces exploitations, sont localisées dans le bassin du Dniestr, 1 310 dans celui du Prut et 364 sur les autres rivières. La superficie totale des réservoirs artificiels est 27 000 ha et correspond à un volume de 1 800 millions de m³ d’eau. Les sources en eau qui permettent de remplir les réservoirs sont les affluents du Dniestr et du Prut (7,5 pour cent des cas), les ruisseaux et les eaux de pluie (52,9 pour cent), les sources (26,8 pour cent) et uniquement les eaux de pluie (12,8 pour cent). L’une des caractéristiques des bassins hydriques moldaves est que les crues peuvent se produire à tout moment au cours de l’année, ce qui provoque d’importantes fluctuations dans le cycle annuel des affluents. Les régimes hydriques les plus stables sont ceux des bassins du centre et du nord du pays qui reçoivent une grande quantité d’eau supplémentaire des nappes phréatiques. Dans la région sud, les bassins se caractérisent par des fluctuations hydriques moins intenses.
En 1981, les carpes de la race « Fresinet », des carpes miroirs et des carpes écailles ont été importées de Roumanie et introduites dans l’exploitation piscicole de Teleneshty. Par la suite, en raison de leur faible résistance à la peste rouge, vingt ans ont été consacrés à la sélection de variétés de carpes résistantes à cette maladie. Deux groupes génétiques de carpes ont été obtenus: la carpe écaille de Teleneshty et la carpe miroir. En 1961, des larves d’espèces herbivores de poissons en provenance de Chine ont été introduites. Par la suite, les activités aquacoles se sont concentrées sur la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix), sur la carpe à grosse tête (Hypophtalmichthys nobilis) et carpe herbivore (Ctenopharyngodon idella). Au cours des années 1980, les espèces herbivores sont devenues les principales espèces aquacoles en termes de volumes de production. Actuellement les espèces herbivores représentent 70 pour cent de toute la production piscicole (50 pour cent de carpes argentées et 20 pour cent de carpes communes et de carassin (Carassius carassius)). L’alimentation intensive associée à une nutrition dans des conditions de production extensive a provoqué une augmentation des captures de carpes herbivores dont la part commence à devenir importante dans la production aquacole totale (10 pour cent de la production totale). Le sandre (Sander lucioperca) est utilisé comme race amélioratrice dans le système aquacole moldave. Sa reproduction (plus de 50 millions d’individus) est gérée dans des entreprises aquacoles de la société anonyme « Victoria » à Edinets. Son utilisation accroît la productivité des étangs à un niveau supérieur à 100 kg/ha. Les captures de sandres ne sont cependant pas prises en compte dans les données statistiques. Jusqu’en 1990, le poisson chat (Ictalurus punctatus), introduit en Moldavie en 1976, était élevé en étang dans des entreprises piscicoles situées au sud du pays ainsi que dans le réservoir de refroidissement de Kuchurgani. Le plan de propagation de cette espèce dans le bassin du barrage hydroélectrique s’est traduit par l’introduction de 28 000 spécimens dont un millier étaient adultes. Cependant, en raison du conflit armé dans la région Transdniester, les activités d’élevage y ont été arrêtées. Etant donné que l’espèce s’y est désormais adaptée, sa diffusion dans de telles conditions pourrait reprendre. La spatule d’Amérique (Polyodon spathula) a été introduite en Moldavie en 1978 et sa reproduction a démarré en 1988. Cependant, en raison du nombre limité de poissons issus du stock de géniteurs qui a nettement baissé après 1990, la culture de ce poisson d’une grande valeur commerciale n’a plus été possible. Jusqu’en 1990, la culture d’esturgeons en étang a aussi été entreprise en Moldavie. Celle-ci comprend le «bester» (hybride de Huso huso et Acipenser ruthenus), l’esturgeon de Sibérie (Acipenser baeri) et l’esturgeon (Acipenser ruthenus). A la fin des années 1980, plus d’une tonne de «bester» commercialisable était cultivée chaque année. Entre 200 et 250 kg de jeunes esturgeons et d’esturgeon lensky étaient aussi produits pour l’empoissonnement du réservoir Dubasary situé sur le Dniestr. Actuellement, des tentatives d’élevage sont menées avec le silure glane (Silurus glanis) et le mulet so-iuy (Mugil soiuy). En 2004, les chercheurs de l’Institut de zoologie et les employés de l’entreprise piscicole de Falesht ont introduit dans des étangs environ 1 000 spécimens de fingerlings de 3 à 4 grammes provenant d’Ukraine. En novembre, leur poids moyen avait atteint 80 grammes. Les poissons ont bien passé l’hiver et il y a de fortes chances pour que ces espèces puissent être introduites dans le système aquacole national. Enfin, en ce qui concerne les crustacés, l’écrevisse du Danube (Astacus leptodactylus) est cultivée dans des étangs mais, en raison de la très faible valeur de cette production, elle n’est pas prise en compte dans les statistiques annuelles.
La technologie du cycle de production continue exige que les étangs soient empoissonnés avec des yearlings qui seront élevés pendant deux ans, après quoi une partie sera pêchée (entre 500 et 1000 kg/ha) sans que de nouveaux yearlings n’y soient introduits. Pendant la troisième année d’exploitation de l’étang, la quantité de yearlings introduits est proportionnelle à celle de poissons prélevés précédemment. Lors de la sixième année d’activité, l’étang est complètement asséché, les poissons sont capturés et il n’est plus exploité pendant un an. La reproduction de tous les stocks aquacoles est réalisée par des écloseries au moyen d’incubateurs. Les larves obtenues (environ 30 pour cent) sont ensuite élevées dans des étangs d’alevinage. Ce matériel constitué de semences post-larvaires est stocké dans des étangs spécifiques. Il s’agit d’étangs d’élevage qui se trouvent généralement dans les entreprises piscicoles où les poissons sont élevés jusqu’à leur premier été. La production totale de matériel de semence est d’environ 250 tonnes. Une partie de ce matériel (plus de 59 tonnes) est également élevée par les pisciculteurs indépendants.
19 315 tonnes de poissons et de produits piscicoles sont importées chaque année en République de Moldavie. Selon des données gouvernementales, les 2 258 tonnes produites dans le pays correspondent à une valeur de 2 610 000 dollars EU. La production piscicole en étang des grandes entreprises piscicoles se décline comme suit : 9 053 tonnes en 1990, 1 400 en 1995, 1 334 en 2000, 1 643 en 2002 et une estimation s’élevant à 5 600 tonnes pour 2010. Pour les petits pisciculteurs, la production s’élevait à 615 tonnes en 2002, 1 500 en 2004 et les estimations tablent sur une production de 5 000 tonnes en 2010. Autrement dit, les petits pisciculteurs qui produisaient deux fois moins de poissons que les grandes entreprises piscicoles en 2002 ont rattrapé ces dernières en 2004 et devraient encore être à leur niveau de production en 2010. Selon les statistiques de la FAO, la production piscicole moldave s’élevait à 7 141 tonnes en 1990 et à 1 765 tonnes en 2002, ce qui correspondait à une valeur de 1 904 000 dollars EU. Comme évoqué précédemment, cette différence s’explique parce que les données de la FAO ne prennent en compte que les bassins des exploitations piscicoles alors que celles du gouvernement comprennent aussi les plans d’eau naturels. Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Moldova (d'après les statistiques de la FAO):
Les taxes commerciales représentent en moyenne 10 à 15 pour cent du coût total du poisson mais, dans certains districts, elles peuvent en représenter 20 à 25 pour cent. Le poisson est sujet à des examens vétérinaires qui suivent les normes nationales. Des certifications relatives au contrôle et aux analyses sont alors produites. Sans certificats adéquats, les exploitations piscicoles ne peuvent pas commercialiser leur production dans les centres commerciaux. La commercialisation de poissons non autorisés existe cependant sur les marchés. Elle est le fait, en particulier, de personnes privées.
En 2002, 139 exploitations aquacoles étaient enregistrées en Moldavie. En 2003-2004, plus de 600 exploitants ont participé à des formations et des cours de renforcement des compétences de l’Agence de conseil en agriculture (ACA). Au cours des prochaines années, en raison du nombre d’étangs et des surfaces disponibles, on prévoit que le nombre d’exploitations s’élèvera à environ 500. D’après ces données, on estime grosso modo que les revenus tirés de la production piscicole pourraient dépasser 8 millions de lei pour les communautés rurales chaque année (c’est-à-dire 645 000 dollars EU). Les taxes payées par les exploitants pourraient constituer une autre ressource importante pour l’autofinancement des villages. Le développement de la pisciculture contribuera également à la création de 2 000 emplois à proximité des lieux d’habitation. Les projections montrent que la production dans ces étangs atteindra 5 000 tonnes en 2010 et la plus grande part de celle-ci sera consommée par la population rurale. Etant donné que l’on compte 1 549 villages en République de Moldavie et que chacun peut fournir plus de 2 tonnes de poisson cultivé chaque année, la croissance de la production piscicole pourrait correspondre à celle de la consommation de poisson.
L’Académie des sciences est le principal organisme qui soutient et coordonne la recherche fondamentale et appliquée pour le développement de l’aquaculture. L’Institut de zoologie et l’Institut de microbiologie sont les deux structures dans lesquelles se concentre la recherche. A l’heure actuelle, la Moldavie est en train de réorganiser ses instituts de recherche scientifique en liaison avec le secteur de production, notamment avec celui de l’aquaculture. Les stations de recherche pour l’élevage piscicole qui assistent les exploitations piscicoles étatiques dans l’adoption de méthodes scientifiques sont également en train d’être réorganisées. Après leur accréditation officielle devenue obligatoire à la suite du Code sur le développement des sciences et de l’innovation adopté par le Parlement en juillet 2004, toutes les institutions, y compris les établissements qui travaillent dans le secteur de l’aquaculture, ont été obligées de recevoir la certification d’accréditation en août 2004. En accord avec la décision du Haut-conseil scientifique de la République de Moldavie, la première station d’élevage piscicole à être passée sous la juridiction du ministère de l’Agriculture a été intégrée à la structure de la station rattachée à l’Institut de zoologie de l’Académie des sciences. Le ministère de l’Ecologie et des ressources naturelles comprend un Comité ichtyologique qui fournit des conseils sur les règlements en matière de pêche dans les réservoirs naturels, sur l’introduction de nouvelles espèces de poisson ainsi que sur d’autres sujets en relation avec les questions environnementales. Les membres de ce comité sont d’éminents scientifiques et des experts piscicoles du pays.
A la fin des années 1980, quand la production piscicole moldave a atteint environ 10 000 tonnes, la commercialisation des poissons est devenue plus difficile, surtout celles des individus qui n’atteignaient pas un poids de 400 g. Au cours de cette période, les employés de la Station de recherche et de pisciculture scientifique de Moldavie ont développé avec le biologiste E.V. Kozhokaru la « Technique de culture de poissons commercialisables au cours d’un cycle de production long de trois ans ». Ce type de technologie est basé sur l’élevage de yearlings à une densité de 9,5 à 13,5 mille/ha jusqu’à ce que ceux-ci aient deux ou trois ans, avec une prévalence de carpes dans les systèmes de polyculture. Cette technologie nécessite l’utilisation d’aérateurs, le chaulage des étangs, une circulation intensive de l’eau et de grandes quantités d’alimentation de bonne qualité. La situation actuelle des systèmes de production piscicole ne permet pas de recourir à cette technologie car la mise en place d’aérateurs et la fourniture d’une alimentation de grande qualité ne sont pas possibles pour des raisons économiques. De bons systèmes de circulation de l’eau ne sont pas non plus disponibles. L’introduction d’une technologie à cycle de production continue dans les étangs permettrait aux exploitants piscicoles d’obtenir des captures annuelles supérieures à 1 000 kg/ha et d’un poids moyen de 1 à 1,5 kg à partir de la deuxième année. Il serait cependant nécessaire de développer des directives scientifiques pour cette technologie car les exploitations piscicoles actuelles ne disposent pas du potentiel leur permettant de drainer les étangs tous les deux ans. Comme il n’y a pas de plan technologique relatif à une récolte partielle et à un empoissonnement régulier des étangs, les recommandations devraient également décrire quelles sont les conditions nécessaires pour l’hivernage des étangs avec des espèces adaptées. Le ministère de l’Agriculture a approuvé le programme de développement du secteur aquacole de la République de Moldavie pour la période 2002-2010 selon lequel la production piscicole devrait atteindre 7 600 tonnes en 2010. La part des anciennes exploitations piscicoles d’Etat devrait être de 5 600 tonnes et celle des pisciculteurs indépendants de 2 000 tonnes. Les résultats des activités piscicoles sont prometteurs. En 2004, ces dernières ont produit 1 500 tonnes de poisson. Il est dès lors possible de prévoir un accroissement de la production piscicole à plus de 5 000 tonnes en 2010 et une production totale de poisson s’élevant à 10 600 tonnes cette même année. La production de poisson peut donc augmenter de 10 000 tonnes au cours des prochaines années avec les technologies aquacoles intensives et la création d’entreprises aquacoles industrielles qui utilisent des cages et des systèmes à recirculation d’eau clos.
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