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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L'aquaculture au Mozambique est une activité relativement nouvelle. La culture des espèces d'eau douce telles que le tilapia existe depuis les années 50, tandis que la culture des espèces marines a émergé au cours des cinq dernières années. En 2003, l'industrie de l'aquaculture comprenait des fermes commerciales produisant la crevette marine (Penaeus spp.) et l'algue (Kappaphycus spp.), et les fermes artisanales de culture de tilapia (Tilapia spp.). En aquaculture, la production de 2003 était approximativement de 855 tonnes/an, mais les perspectives prévoient une production de 5 000 tonnes d'ici 2006 (Ministério das Pescas, 2003). Les données de 2003 sur les captures de pêche ont rapporté une production de 89 111 tonnes de crustacés, de poissons et de mollusques (INE, 2003).

    Les systèmes aquacoles utilisés varient d’un élevage extensif (tilapia et algues) avec peu d’intrants et un rendement modeste, à un élevage semi-intensif (crevette) avec des intrants élevés et un rendement élevé.

    L'aquaculture au Mozambique joue un rôle important dans le développement socio-économique du pays: fournissant une protéine bon marché, améliorant le régime de la population, créant des emplois, produisant un revenu et favorisant le développement régional. Le potentiel pour le développement de l'aquaculture au Mozambique est énorme. Il y a un environnement favorable pour l'investissement, les conditions climatiques sont favorables (climat tropical et subtropical et non pollué), la pression démographique est basse, et il y a des ressources étendues avec un potentiel de 33 000 ha de terre adéquat pour l'aquaculture côtière et des espèces indigènes sauvages qui peuvent potentiellement être cultivées comme la grande crevette tigrée Penaeus monodon , la crevette royale blanche Penaeus indicus , la crevette kuruma Penaeus japonicus , la crevette rayée Metapenaeus monoceros, le bouquet géant Macrobrachium rosenbergii et le tilapia Tilapia spp.
    Historique et aperçu général
    La culture des espèces d'eau douce telles que le tilapia existe depuis les années 50 avec la construction d'un grand nombre de petits barrages. Cependant, la culture des espèces marines n’a émergé qu’au cours des cinq dernières années. Au début des années 60, le gouvernement a construit des écloseries et des fermes de démonstration dans Umbeluzi (0,5 ha), Sussundenga (2 ha) et Chowke (1,6 ha). En 1978-1979, le gouvernement a renouvelé son intérêt pour la pisciculture d'eau douce, en particulier en tant que moyens de fournir des poissons à la population rurale qui était déficiente en protéine animale et loin des réseaux de distribution existants de poissons marins et d'eau douce. Sous l'autorité du Secrétaire d'état pour la pêche, deux exploitations de pisciculture expérimentale ont été rénovées à Umbeluzi (province de Maputo) et à Sussundenga/Chizizira (province de Manica), et la recherche a été reprise. En octobre 1984, la pisciculture d'eau douce a été transférée au Ministère de l'agriculture.

    Aux années 90 un Programme d'aquaculture pour les Communautés locales (PACL), financé par SIDA et exécuté par la FAO, a aidé le Mozambique à vulgariser et à développer la pisciculture d'eau douce. Approximativement 230 étangs de poissons ont été rapportés pendant cette période.

    La culture des espèces marines n’a émergé qu’au cours des cinq dernières années. L'aquaculture côtière a commencé dans les années 70 par un programme de recherche sur la culture de la moule de rocher sud américaine Perna perna.

    Les premiers travaux sur la culture et le développement de la crevette rose ont commencé dans les mi années 80 par la prospection de sites, la promotion de l'investissement étranger et l'exécution d'un projet pilote financé par le PNUD près de la ville de Maputo. Cependant, l'exécution du projet a fait face à plusieurs contraintes et au début des années 90, la ferme a été privatisée. Actuellement c’est une écloserie d'élevage de Penaeus indicus. Des rendements de 2,5 tonnes/ha/an ont été obtenus. En 2002, la production de la crevette marine était de 600 tonnes avec une valeur de 3 000 000 dollars EU. En 2003, elle était de 332 tonnes avec une valeur de 1 657 920 dollars EU provenant d’une seule ferme toujours en fonctionnement. La production d'algue en 2002 était de 157 tonnes d’une valeur estimée de 31 000 dollars EU et en 2003, 523 tonnes estimées à 105 000 dollars EU.
    Ressources humaines
    On estime que l'emploi direct dans la pêche et le secteur de l'aquaculture est de 95 000 (Ministère de pêche, 2004 ; Omar, 2005), dont 90 pour cent sont dans le secteur artisanal. On estime qu'environ 1 000 personnes sont employées dans les fermes commerciales à plein temps. Autour de 5500 personnes sont impliquées dans l’aquaculture de subsistance comme une activité à temps partiel, dont 3 500 personnes travaillent dans l'élevage extensif du tilapia et 2 000 dans la culture d'algues. D'autres activités incluent l'agriculture, y compris la culture commerciale et le bétail. La grande majorité, plus de 90 pour cent, sont illettrées ou ont eu une éducation primaire, tandis qu'un petit nombre, principalement dans les zones administratives, ont eu une éducation secondaire. Les fermes commerciales emploient les ouvriers étrangers dans les postes techniques et gestionnaires. Dans l’élevage des algues, 80 pour cent des producteurs sont des femmes, tandis que dans les fermes commerciales, les femmes constituent 30 pour cent des ouvriers (Département d'aquaculture, 2004) employés dans la transformation.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    On estime qu'il y a plus de 3 500 étangs d'eau douce pour l’élevage des poissons (200-400 m2 en surface, 105 ha) dans Manica, Niassa, Tete, Sofala et Zambézia.

    Il y a actuellement trois entreprises commerciales d’élevage de crevette fonctionnant à Beira, province de Sofala (Sol & Mar avec 500 ha), Quelimane, la province de Zambézia (Aquapesca avec 1000 ha) et Pemba, dans la province de Cabo Delgado (aquaculture en Océan Indien avec 980 ha). Toutes les trois emploient le système d’élevage semi intensif dans les étangs continentaux (les dimensions varient de 5 à 10 ha) et importent l'aliment de l'Afrique du sud et des Seychelles ou d'Asie. La production actuelle est à 4,8 tonnes/ha/an. La qualité de l'eau est surveillée de manière permanente et l'investissement est important. Les espèces produites sont Penaeus monodon la grande crevette tigrée et Penaeus indicus la crevette royale blanche.

    L'algue (Kappaphycus alvarezii) est cultivée dans Cabo Delgado (de Pemba à Macomia, y compris quelques îles dans l'archipel de Quirimba) et dans les provinces de Nampula (entre Angoche et Nacala).
    Espèces cultivées
    Les espèces cultivées au Mozambique incluent les poissons, les crustacés et les macro algues aquatiques. Les espèces les plus cultivées sont les espèces marines indigènes de la crevette rose: la grande crevette tigrée (Peneaus monodon), la crevette royale blanche (Peneaus indicus) et le tilapia d'eau douce indigène du Mozambique (Oreochromis mossabicus).

    Au début des années 90, le programme du PACL a introduit du Zimbabwe la carpe commune (Cyprinus carpio), la carpe argentée (Hypophthalmichtys molitrix)), et le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus). De nos jours, cependant, les fermiers de subsistance cultivent les hybrides d’Oreochromis mossabicus et d’Oreochromis niloticus, qui ont probablement des contraintes innées donnant une croissance lente et une production basse.

    Vers la fin des années 90, les espèces d'algue Kappaphycus alvarezii (=Eucheuma cottonii ) et Eucheuma denticulatum (=E.spinosum) ont été introduites de Zanzibar (Tanzanie).
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les modèles de production et l'intensité de la production aquacoles au Mozambique sont comme suit :

    Aquaculture d'eau douce
    • Aquaculture de subsistance

      L’espèce principale cultivée est le tilapia avec ses deux sexes. Elle est pratiquée dans les étangs continentaux, variant en dimension des petits étangs d’arrière-cour (200-400 m²) à de plus grands étangs (1,5 ha). La culture des poissons d'eau douce en étang est la technique la moins développée au Mozambique. Le système de culture est extensif. Les alevins sont soit collectés de la nature ou des étangs d'autres fermiers et la densité du stockage est de 2-5 poisson/m2. Les poissons atteignent un maximum de 150 g en six mois.

      L'aliment préparé pour les poissons n'est pas disponible dans le pays. Les poissons sont nourris par des sous-produits agricoles tels que le riz, le maïs, le son de millet et de sorgho et les feuilles de manioc.

      Comme engrais, les fermiers emploient la bouse de vache et de tout autre bétail selon la disponibilité. Les rendements sont faibles, estimés à 0,8 tonnes/ha/an. La récolte a lieu de six mois à une année, selon le régime d'alimentation.
    • Aquaculture commerciale

      L'aquaculture commerciale consiste en l’installation d’une cage de culture dans la province de Manica. La ferme a commencé la production commerciale en 2004 et produit 1 tonne par mois du tilapia du Nil (150 g). La production est vendue sur place. Les équipements incluent des bassins allongés pour la production et le grossissement des juvéniles. Des cages sont construites avec des matériaux de construction localement disponibles ayant le plus bas prix sur le marché tels que les tonneaux d’huile vides (comme dispositif flottant).

      L'approvisionnement en juvéniles pour la culture en cages dépend de la production de la ferme. L’aliment est fabriqué dans la ferme à partir des ingrédients localement disponibles.

      La ferme des cages et d'autres fermes font face à des problèmes tels que le manque d’alevins, de technologie d’alimentation, de la gestion et préparation de l'aliment, et le manque de capital pour la récolte et pour augmenter la productivité.

    Aquaculture côtière
    • Aquaculture de subsistance

      Dans les secteurs côtiers de Cabo Delgado et de Nampula, les communautés locales sont impliquées dans l’élevage de l'algue (Eucheuma et Kappaphycus) avec un système de pieux installés dans des secteurs peu profonds près du rivage. En 2003, la production a atteint 523 tonnes. On rapporte que les fermiers locaux gagnent une moyenne de 60 dollars EU par mois
    • Aquaculture commerciale

      L'aquaculture côtière commerciale repose sur la culture de la crevette. En 2004, le Mozambique a produit 400 tonnes de crevette. Des crevettes sont produites dans les étangs continentaux dans un système semi intensif et les dimensions des fermes varient de 500 ha à 1 200 ha. Toutes les fermes emploient le système d’élevage semi intensif dans les étangs continentaux (la taille de l'étang s'étend de 5-10 ha). L’aliment est importé de l'Afrique du sud et des Seychelles ou d'Asie.

      Les étangs de crevette sont situés près de la forêt de mangrove, sur les haut-fonds des estuaires. La nature des sols varie du sableux à l’argileux. La salinité pendant la période de culture est de 32 pour cent en moyenne. L'échange quotidien d'eau étang/champs est de 30 pour cent. La densité de stockage varie entre 100 000 et 300 000 alevins/ha et le taux de production est de 4,8 tonnes/ha/an (Département d’aquaculture, 2004). Les fermiers traitent de sol des étangs de culture et mesurent les paramètres de l'eau. Toutes les fermes traitent leur effluent en utilisant comme biofiltreurs, les installations des étangs et des mangroves.
    Performance du secteur
    Production
    La pêche au Mozambique est un secteur important et contribue de manière significative au régime alimentaire de la population. En 2003, la production artisanale a été estimée par le Ministère de pêche du Mozambique à environ 67 074 tonnes. En 2003, les captures totales enregistrées (des bateaux industriels et de la pêche semi industrielle) ont été de 22 037 tonnes et représentent 10 pour cent de toutes les exportations du pays. En 2003, la valeur annuelle des produits de pêches exportés était 79.7 millions dollars EU (DNEP, 2004).
    En 2002, la production de l'aquaculture (crevette et algues marines) étaient de 757 tonnes avec une valeur de 3 031 000 dollars EU. En 2003, elle était de 855 tonnes et d’une valeur de 1 668 300 dollars EU (DNEP, 2004).

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Mozambique (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Mozambique (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    La vente et la distribution des poissons sont effectuées par le secteur privé (officiellement et officieusement). Un éventail de produits de mer est disponible sur le marché. La production de l’aquaculture marine est destinée aux marchés externes, alors que la production d'eau douce est pour la consommation locale. Le marché interne des produits de la mer est petit et la consommation de tels produits est principalement confinée aux zones marines. La consommation du poisson dans le pays est estimée à 7-10 kg/an. Cependant, il y a des déséquilibres de consommation entre les régions côtières et intérieures. Des espèces de haute valeur, telles que les crevettes Penaeus monodon et Penaeus indicus , sont exportées vers l'Europe et les Etats-Unis qui sont les principales destinations. De petits volumes sont également commercialisés en Afrique du sud et aux pays asiatiques. La production du tilapia élevé en cages est entièrement commercialisée sur le marché local. Le Département d'inspection du poisson du Ministère de pêche est l'autorité compétente pour l'inspection, l'essai et la certification des produits de capture et d'aquaculture.
    Contribution à l'économie
    En 2003, le secteur de la pêche a constitué environ 4 pour cent du PIB et 28 pour cent des revenus en devises étrangères. Les exportations des produits aquatiques (crevette, poissons, mollusques, algue, etc.) se sont élevées à peu près à 73 millions de dollars EU en 2003. On estime que la population satisfait 50 pour cent de ses besoins en protéine animale directement des poissons et des produits de la pêche. Le secteur fournit l'emploi direct pour plus de 95 000 personnes. Plus de trois à quatre fois ce nombre est employé dans les services d’appui. La production annuelle des poissons et des produits de la pêche comprenant l'aquaculture est estimée à 100 000 tonnes.

    Les programmes ruraux d'aquaculture contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire et à améliorer les niveaux et les conditions de vie. Ils ont un énorme impact social positif dans les communautés rurales. On signale qu'environ 3 000 familles sont impliquées dans la pisciculture de subsistance et 2 000 dans l'élevage des algues. Bien qu'il n'y ait aucun document sur la rentabilité de la pisciculture, on rapporte que les fermiers locaux qui cultivent les algues gagnent une moyenne de 60 dollars EU par mois. L'élevage de crevette offre de l'emploi pour 1 492 personnes au Mozambique (Département d'aquaculture, 2004).
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le Ministère de pêche a la responsabilité globale de la gestion et de l'administration de l'aquaculture au Mozambique. Deux organismes du gouvernement sont directement responsables de l'aquaculture : le Département d'aquaculture du Ministère de la pêche et de la Division de l'aquaculture à l'Institut de recherche halieutique (IRH). Le Département d'inspection des poissons sous le Ministère de pêche est responsable du contrôle des normes de qualité de tous les produits d'aquaculture.

    En dépit de la création d'un Ministère de pêche, à part, la pisciculture en eau douce de subsistance et de petite taille est sous la promotion et l'assistance des Départements provinciaux d'agriculture.


    Les ONGs jouent un rôle essentiel dans la mobilisation des communautés, l'application et l'exécution des projets. Au Mozambique, un certain nombre d'ONGs est impliqué dans la vulgarisation de l'agriculture (y compris la pisciculture), en formant de groupes et en allouant des crédits à petite échelle pour les fermiers ruraux.

    L'Association des producteurs de crevette du Mozambique attend actuellement l'enregistrement officiel. Elle se composera de trois entreprises établies à Aquapesca, Indian Ocean et Sol e Mar. L’adhésion sera limitée aux compagnies autorisées par les autorités en tant que producteurs industriels. En ce qui concerne le marketing, l'association dirigera ses efforts pour assurer le maintient de la réputation pour sa haute qualité de la crevette du Mozambique. Ceci impliquera la mise en application des Codes de conduite de réglementation autonomes pour une aquaculture responsable, et la création, pour ses membres, d’une étiquette garantissant la qualité aux acheteurs. Le gouvernement encourage les producteurs à atteindre leurs objectifs en assurant l’application des règlements stricts qui régissent la manutention et la transformation des captures des produits de la pêche et de l'aquaculture.
    Règlements en vigueur
    La Loi de la pêche (Loi 3/90 du 26 septembre 1990) et les règlements qui en découlent forment la base juridique pour le secteur de la pêche. Cette Loi définit le rôle et la responsabilité de l'administration de pêche et des principes qui guident les activités de pêche. Le règlement maritime (Décret 43/2003 du 10 décembre) traite l’administration et la gestion de la pêche (procédures d'autorisation, régimes et engins de pêche, contrôle de qualité, mesures d’aménagement etc.). Il y a un règlement général d'aquaculture qui définit tous les droits et les engagements de tous les dépositaires au Mozambique (Décret 35/2001 du 13 de novembre). La législation définit des normes et des conditions spécifiques pour les fermes aquacoles et établit les procédures pour l’autorisation et les paramètres pour chaque système d’élevage.


    A travers le Département d'inspection des poissons et de l'aquaculture, le Ministère de pêche est responsable du contrôle de l'utilisation des produits chimiques dans l’aquaculture. Dans ce but, un Plan national pour le contrôle des résidus des médicaments vétérinaires, des métaux lourds, des pesticides et d'autres polluants de l’environnement, est élaboré et mis en application et ce, pour chaque année. Le Département d'inspection des poissons est l'autorité compétente pour le contrôle des normes de qualité de tous les produits de la pêche y compris des produits de l'aquaculture. Étant donné le développement de l'aquaculture et les produits qui sont devenus plus diverses, des normes spécifiques doivent être légiférées par le Ministère de pêche.
    Il n'y a aucun règlement régissant la quarantaine des poissons importés ou les autres espèces aquatiques. Il n'y a aucun règlement spécifique sur le contrôle des maladies en aquaculture.


    Il y a des conditions légales pour l'évaluation de l'impact sur l’environnement pour les fermes aquacoles dont la superficie est supérieur à 5 ha et avec un résultat annuel de plus de 100 tonnes. Une Loi environnementale a été approuvée en octobre 1997. Il y a un nouveau règlement pour le contrôle de l'effluent déchargé par les usines industrielles et d'autres activités de développement.


    La Loi agraire a été approuvée en juillet 1997 (N° 19/1997). Elle suit la Constitution et elle est semblable à la législation précédente (Loi agraire 1979) par laquelle toute la terre est toujours possédée par l'état. Aucun droit sur la terre privée n'existe.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Les priorités de recherche dans le secteur de la pêche, y compris l'aquaculture, sont établit par le Ministère de pêche.

    L'organisme public principal pour la promotion et le soutien des activités en science et en technologie au Mozambique est le Ministère de la science et de la technologie. Dans le secteur de la pêche, il y a deux organismes responsables de la recherche et du développement scientifiques: l'Institut de recherche halieutique (IRH) et l'Institut pour le développement de la pêche à petite échelle (IDPPE). L'IRH fonctionne comme un institut de recherche en matière pêche traditionnelle en focalisant sur les aspects biologiques d’aménagement. Il fonctionne parfaitement dans ce paradigme et avec les ressources disponibles limitées. L‘IRH et le IDPPE sont impliqués dans des activités appliquées de recherche concernant la pêche de vulgarisation et d’expérimentation. Sous l’encadrement du Ministère de pêche, il y a une école de pêche qui fournit la formation professionnelle pour les pêcheurs et les machinistes de bateau de pêche.


    Il n'y a actuellement aucun équipement pour la recherche en matière d'aquaculture dans le pays. La recherche est limitée aux prospections des ressources et aux études environnementales avec l'appui des laboratoires extérieurs.

    Il n'y a aucun établissement d’enseignement en matière d'aquaculture au Mozambique.
    Tendances, questions et développement
    L'aquaculture au Mozambique représente une source additionnelle de protéine animale, contribuant à la sécurité alimentaire, stimulant le développement régional, générant du revenu étranger, créant de nouveaux emplois et réduisant la pression sur les stocks sauvages, en particulier les stocks de crevette. L'aquaculture de crevette représente actuellement un peu plus de 2,5 pour cent de toute la production de la crevette du pays. Il y a un potentiel pour le développement ultérieur de l'aquaculture au Mozambique. Le pays est bien placé pour l’élevage de la crevette qui est exportée à un prix élevé vers l’Europe. Les études ont montré qu'il y a 33 000 ha disponibles pour le développement à court et à moyen terme de l'aquaculture côtière, sans compter les utilisations à conflit et les ressources protégées. L'installation des exploitations de crevette et de pisciculture est l'un des plans principaux du gouvernement. Le pays possède un grand nombre de lacs tels que Niassa (lac Malawi), Chiuta, Chilwa, Amaramba et de barrages tels que Cahora Bassa, Chicamba vrai, Massingir, Corumana et Pequenos Libombos. Ces ressources aquatiques sont des sites potentiels pour la culture en cages et la culture en enclos par des petites et moyennes entreprises.


    Quant à l'utilisation de la terre, pour le tourisme et d'autres activités, il y a peu de concurrence pour les zones potentielles au développement d'aquaculture.

    Le gouvernement mozambicain est maintenant en cours de formuler sa stratégie pour le développement de l'aquaculture. Un certain nombre de questions sont abordées comme l’utilisation plus efficace des ressources (gestion améliorée de l'eau, meilleures pratiques d'alimentation, gestion améliorée de santé, intégration accrue avec l'agriculture), la maximisation des pratiques environnementales positives et une conservation de biodiversité.


    La situation sur le marché mondial n'encourage pas les producteurs potentiels de crevette d’eaux chaudes. L'approvisionnement surpasse toujours la demande, abaissant ainsi les prix. Les marchés sont dominés par de grands producteurs ayant les avantages d'économies d'échelle. Cette situation, en plus des soucis environnementaux mondiaux, mène à une production moins intensive de crevette au Mozambique. Les producteurs de crevette au Mozambique doivent fournir des produits de haute qualité afin d'atteindre les niches de marchés. Ainsi le niveau d’intensification et des impacts sur l'environnement sont des questions qui sont abordées quotidiennement.

    Le gouvernement favorise la culture des bivalves et des algues. Ce sont des activités qui ont un impact positif sur l'environnement par la lutte contre la pollution des systèmes locaux de l’eau.
    Références
    Bibliographie
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    Aquaculture Department, Ministry of Fisheries-Mozambique . 2004 . Shrimp Aquaculture Production Facilities Monitoring Reports.
    Boletim Da República, 2º Suplemento. 1996 . I Série – Número 21, the Council of Ministers Resolution 11/96 of 28 May.
    Boletim Da República, 2º Suplemento. 1990 . I Série – Número 3, Law 3/90 of 26 September.
    Boletim Da República, I Série – Número 50, Decree 43/2003 of 10 December.
    Boletim Da República, 2º Suplemento. 2001 . I Série - Número 45, Decree 35/2001 of 13 November.
    Instituto Nacional de Investigação Pesqueira . 2002 . Desenvolvimento Sustentável da Industria de Aquacultura do camarão Marinho, 90 pp.
    Omar, I. 2005 . Local Expert on Aquaculture Development Report; Commonwealth Mission: Assistance to Develop an Aquaculture Policy.
    Ministério das Pescas . 2003 . Plano Económico e Social do Sector para o ano 2003, 26 pp.
    Ministry of Fisheries . 2005 . Development of aquaculture sector in Mozambique: potentials and constraints for development-policy and implementation needs. (Draft for discussion). 47 pp.
    DNEP, Ministério das Pescas . 2005 . Balanço do programa quinquenal do governo 2000-2004. Sector das Pescas. 20 pp.
    National Statistics Institute . 2003 . Statistical Yearbook 2003 - Mozambique, 129 pp.
    Norwegian College of Fisheries Science . 2002 . A Study of the Fisheries Sector in Mozambique, 88 pp.
    FAO. 2005. Producción de acuicultura, 2003. Anuario Estadístico de Pesca - Vol.96/2. Food and Agriculture Organization of the United Nations, Roma, Italia.
    Liens utiles
     
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