Le secteur de la pêche est important pour le développement social et économique du pays car la population du Myanmar consomme du poisson à chaque repas. Sur le plan des recettes en devises étrangères, il se situe au troisième rang, juste après l’agriculture et la foresterie. L’aquaculture s’est considérablement développée au cours des dix dernières années. L’Etat soutient la recherche et la formation en aquaculture dans le but de favoriser non seulement l’approvisionnement en produits bon marché destinés à la consommation locale mais aussi pour développer la production de crevettes et de produits piscicoles de plus grande valeur commerciale destinés à l’export.
L’aquaculture a démarré au Myanmar au cours des années 1950 avec l’élevage d’espèces importées comme le tilapia du Mozambique (Oreochromis mossambicus) en provenance de Chine (1953), la carpe commune (Cyprinus carpio) en provenance d’Indonésie (1954), le gourami peau de serpent (Trichogaster pectoralis) en provenance de Thaïlande (1954) et le gourami géant (Osphronemus goramy) en provenance d’Indonésie (1955). En 1955, l’introduction d’espèces étrangères dans les eaux locales fut suspendue et ne reprit que dix ans plus tard. La principale raison de cet arrêt s’explique par le manque d’intérêt manifesté par les pisciculteurs et les consommateurs locaux de poisson pour l’aquaculture. La pêche de capture était en effet aisée dans les eaux naturelles du pays et le du poisson était très bon marché. La création par l’Etat de fermes de démonstration et de production de semences dans certaines régions n’a pas davantage incité les communautés locales à investir dans l’aquaculture. On estime que seulement 400 ha environ d’exploitations piscicoles furent alors créées à travers l’ensemble du pays. Le système d’élevage était extrêmement extensif et la production était par conséquent très faible. Elle n’était vendue que dans les villages situés à proximité des exploitations. Les densités de mise en charge étaient illimitées et la production n’était même pas enregistrée. L’industrie aquacole prit son essor en 1960 alors que sa viabilité économique se renforçait et que la production augmentait régulièrement. De plus en plus de pisciculteurs potentiels commencèrent alors à formuler des demandes d’assistance technique pour mettre en place des élevages. Ils voulaient obtenir des conseils quant aux espèces adaptées à la pisciculture et bénéficier d’une fourniture régulière de juvéniles. L’Etat a alors soutenu et encouragé le sous-secteur de l’aquaculture en lançant des programmes de recherche et de développement. Des formations furent proposées et des écloseries créées dans certaines régions à fort potentiel piscicole. Des carpes chinoises furent aussi introduites en 1967 en provenance de Chine dans le but de maintenir la qualité des eaux des étangs et de produire davantage de poisson dans chaque unité hydrique. Il s’agissait plus précisément de la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus ), de la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix ) et de la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis ). Ces espèces n’ont cependant été adoptées par les pisciculteurs que pour contrôler biologiquement les conditions hydriques de leurs étangs. La valeur des carpes sur le marché était en effet largement inférieur à celle des espèces locales comme la carpe « mrigal » (Cirrhinus mrigala), le labéo roho (Labeo rohita) ou le catla (Catla catla) qui étaient devenues populaires dans les élevages en raison d’une forte demande de la part des consommateurs. Les pisciculteurs disposaient quant à eux de toujours plus de connaissances en matière d’élevage grâce aux programmes de recherche et développement ainsi qu’à leur propre expérience professionnelle. Dans un premier temps, les juvéniles des espèces locales étaient prélevés dans l’environnement naturel puis cultivés dans des fermes d’Etat. Ces prélèvements étaient cependant tributaires des courants, des marées, des tempêtes, des prédateurs locaux, etc. Une certaine incertitude demeurait donc quant à la nature, aux volumes et à la disponibilité des espèces collectées. De façon à surmonter ces contraintes, le ministère de la Pêche a demandé à la FAO d’élaborer un programme de sélection piscicole en captivité. Le but était de garantir à l’industrie aquacole un meilleur approvisionnement en juvéniles de qualité. En 1963, des experts de la FAO et des techniciens locaux ont réussi à sélectionner le labéo roho (Labeo rohita) par injection hormonale au bout de trois ans d’expérimentation. Cette méthodologie, améliorée par des techniciens locaux, fut alors utilisée pour sélectionner d’autres espèces, notamment des carpes, destinées à la pisciculture. La technique fut largement diffusée et des écloseries furent créées dans le secteur privé. En 1977, l’introduction d’espèces non indigènes s’est limitée à celle du tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) et du tilapia bleu (O. aureus) dans le but d’augmenter la production dans les eaux salines peu profondes. Dans le même temps, la sélection d’une espèce locale de poisson-chat (Clarias batrachus) fut un succès grâce à la manipulation des conditions naturelles sur le terrain et à des injections hormonales dans les écloseries. D’autres espèces non indigènes furent importés pour différentes raisons, notamment pour être exportées et pour augmenter la production des différentes ressources aquatiques disponibles. Au cours des années 1970, la crevette géante tigrée (Penaeus monodon) était cultivée de façon extensive par la population locale dans l’Etat d’Arakan situé à proximité du Bangladesh. De petites digues étaient alors construites autour de grands espaces fermés par des écluses et les postlarves entraient dans ces retenues d’eau lors des marées hautes. Aucun engrais et aucune alimentation supplémentaire n’étaient utilisés et, au bout de six mois, la production ne dépassait pas 50 kg/ha. Le revenu généré par cette activité était cependant très attractif si on le comparait au très faible investissement initial. Ce système se diffusa par conséquent rapidement en dehors de l’Etat d’Arakan et pratiquement toutes les rizières salées et les terres vierges disponibles furent converties en fermes crevetticoles extensives. La culture plus intensive de crustacés a commencé sous la forme de projet-pilote avec le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) en 1980 et avec la crevette géante tigrée (Penaeus monodon) en 1986. Les stocks de géniteurs étaient prélevés dans leur environnement naturel et acclimaté dans des écloseries jusqu’à leur sélection dans des bassins de ponte. En raison de la faible demande des fermiers à cette époque, les semences de crevettes n’étaient cependant produites que pour les fermes d’Etat et les activités de recherche.
Le son de riz et les tourteaux oléagineux sont les principaux ingrédients utilisés dans l’alimentation quotidienne des poissons avec les engrais biologiques (bouses des bovins, fumier des volailles et chaux). Les aliments en poudre sont en outre de plus en plus remplacés par des aliments en granulés alors que le recours aux probiotiques se développe pour contrôler les conditions hydriques. L’utilisation de produits chimiques est encore négligeable, que ce soit sous la forme d’aliments complémentaires ou pour le contrôle de la qualité de l’eau. Comme le développement de la crevetticulture est encore relativement récent, les aliments destinés à cette industrie ont été dans un premier temps importés des pays voisins. Plusieurs usines ont cependant été créées dans le pays et d’autres sont en cours de construction pour répondre à la croissance rapide du secteur et à la demande qui en découle. Un vaste éventail de technologies, de machines et d’additifs ont été fournis par différents pays (notamment Taïwan, la Chine, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande). Les granulés produits à la ferme sont désormais rarement utilisés et seulement dans certaines zones d’élevage extensif.
Le son de riz et les tourteaux oléagineux sont les principaux ingrédients utilisés dans l’alimentation quotidienne des poissons avec les engrais biologiques (bouses des bovins, fumier des volailles et chaux). Les aliments en poudre sont en outre de plus en plus remplacés par des aliments en granulés alors que le recours aux probiotiques se développe pour contrôler les conditions hydriques. L’utilisation de produits chimiques est encore négligeable, que ce soit sous la forme d’aliments complémentaires ou pour le contrôle de la qualité de l’eau. Comme le développement de la crevetticulture est encore relativement récent, les aliments destinés à cette industrie ont été dans un premier temps importés des pays voisins. Plusieurs usines ont cependant été créées dans le pays et d’autres sont en cours de construction pour répondre à la croissance rapide du secteur et à la demande qui en découle. Un vaste éventail de technologies, de machines et d’additifs ont été fournis par différents pays (notamment Taïwan, la Chine, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande). Les granulés produits à la ferme sont désormais rarement utilisés et seulement dans certaines zones d’élevage extensif.
Parmi les espèces indigènes, le labéo roho (Labeo rohita) est l’espèce dominante depuis les débuts de l’aquaculture dans le pays. Il peut être considéré comme le poisson national. Son goût est très apprécié par la population locale qui le préfère à celui des autres espèces destinées à la consommation humaine et son prix reste abordable pour toutes les communautés. Herbivore et relativement facile à produire, le labéo roho s’adapte immédiatement à différentes conditions climatiques et tolère différents types d’environnements, notamment de faibles salinités. Toutes ces caractéristiques en font l’espèce la plus largement cultivée à travers le pays. Par le passé, les espèces de tilapia étaient cultivées par les populations rurales dans des pièces d’eau peu profondes, étroites et temporaires. Aujourd’hui, pour répondre à la forte demande des consommateurs locaux ainsi qu’à la demande croissante des restaurants et des commerces, elles sont élevées dans des exploitations qui adoptent des systèmes intensifs, surtout pour les hybrides et les espèces monosexes. Même si la carpe commune (Cyprinus carpio) est inférieure en termes de goût aux autres espèces de carpe élevées dans les zones chaudes des basses terres à cause de sa teneur en graisse, elle reste la principale espèce cultivée dans les étangs des zones montagneuses et froides. Les producteurs ruraux privilégient cette espèce car elle permet d’obtenir de la nourriture facilement et rapidement pour toute la famille. Le poisson-chat rayé (Pangasius hypophthalmus ), le labéo roho (Labeo rohita), la crevette géante tigrée (Penaeus monodon ) et le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) sont les espèces aquacoles destinées à l’export dont la valeur économique est la plus grande. Ces espèces entraînent des progrès socioéconomiques pour le secteur piscicole. Le poisson-chat rayé (Pangasius hypophthalmus) a été introduit en provenance de Thaïlande en 1982. Des méthodes d’élevage spécifiques à cette espèce ont vite été adoptées par les exploitants locaux pour produire un poisson destiné à la fois à l’alimentation de la population locale et à l’export.
La pisciculture fournit la plus grande part des produits aquacoles du Myanmar. Le labéo roho (Labeo rohita) domine la production. La majorité des pisciculteurs pratiquent la polyculture en utilisant tous les substrats disponibles et la nourriture naturellement présente dans l’eau des étangs. Ces derniers sont également enrichis avec des engrais biologiques et une alimentation complémentaire. En 2003, 13 espèces piscicoles étaient communément produites dans des systèmes ayant recours à la polyculture. Deux espèces de crustacés étaient aussi cultivées sous forme de monoculture. Dans la partie nord du Myanmar où les consommateurs préfèrent traditionnellement les petits poissons, les pisciculteurs mettent en charge leurs étangs avec des alevins de 2 à 5 cm à des densités très élevées pouvant atteindre 25 000 poissons à l’hectare. Ils les récoltent au bout de six mois quand les juvéniles mesurent entre 19 et 25 cm. Dans la partie sud du pays, les juvéniles sont mis en charge à des densités bien plus faibles d’environ 5 000 poissons à l’hectare. Ils atteignent un poids commercialisable de 2 à 3 kg au bout d’un an. La production s’élève alors à 12 tonnes/ha en moyenne. Culture en cages Le ministère de la Pêche a organisé des présentations de l’élevage de tilapia en cages dans la région de l’Ayeyarwaddy (division de Magway) dont le fond est sablonneux et poreux et où les ressources en eau pour la culture en étang sont limitées. En règle générale, les cages de 3x3x2 m sont mises en charge avec 2 000 poissons. Une compagnie privée est aussi en train de mettre en place un élevage de poisson-chat rayé (Pangasius hypophthalmus) dans la région du delta avec 19 cages à mailles d’acier de 28x28x8 m. Les cages sont mises en charge avec 110 000 poissons. Afin de limiter la période d’engraissement en cage, les alevins sont cultivés en étang jusqu’à ce qu’ils atteignent une taille comprise entre 19 et 25 cm. Les aliments administrés sous forme de granulés sont fabriqués par les usines de la compagnie. L’élevage en cages de mérou est réalisé dans la région côtière de Myeik, dans le sud du pays. Des alevins de différentes tailles sont prélevés entre mai et novembre dans l’environnement naturel puis placés par groupe de taille dans des cages de 3x3x3 m. Le taux de mise en charge est généralement compris entre 800 et 2 500 poissons par cage suivant la taille des individus. Au moment de la récolte, le taux de survie est d’environ 30 pour cent. Les deux espèces les plus communément élevées sont le mérou taches oranges (Epinephelus coioides) et le mérou loutre (E. tauvina). Enfin, une exploitation ayant recours à des cages et disposant d’une écloserie spécialisée dans l’élevage de perche barramundi (Lates calcarifer) a été créée en 2001 dans la région du delta. Le frai de perche barramundi était importé de Thaïlande avant d’être cultivé et engraissé sur l’exploitation qui a exporté sa première récolte en 2003 vers l’Australie. Les poissons les plus sains et ayant présenté la croissance la plus rapide ont été sélectionnés et maintenus dans les cages ou dans les étangs traditionnels pour servir en tant que stock de géniteur. Crevetticulture Le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) est surtout utilisé comme espèce complémentaire dans les étangs piscicoles. En raison de l’augmentation de la demande en crevettes de grande taille sur les marchés étrangers, la monoculture intensive de crevette est désormais réalisée dans certaines des plus grandes exploitations. La plupart des fermes crevetticoles cultivant la crevette géante tigrée (Penaeus monodon) se trouvent dans l’Etat d’Arakan. Elles exploitent de grands étangs de 20 à 50 ha mis en charge avec des stocks de postlarves sauvages qui y pénètrent lors de la marée haute. La crevette blanche des Indes (Penaeus indicus), les crevettes (Metapenaeus spp.), le crabe de palétuviers (Scylla serrata) et la perche barramundi (Lates calcarifer) constituent des sous produits de cette activité. La monoculture de crevette géante tigrée (Penaeus monodon) réalisée dans des condition semi-intensive est surtout présente dans les divisions d’Ayeyarwaddy et de Yangon. Ces pratiques d’élevage sont en train de se diffuser rapidement dans l’Etat du Môn et la division de Tanintheryi. Les étangs sont mis en charge avec des postlarves provenant d’écloseries. On compte entre 25 et 45 crevettes par mètre carré. La production est généralement comprise entre 4 et 5 tonnes/ha. Elle est très largement orientée vers l’export. Sur l’ensemble des 79 984 ha consacrés à la culture de crevette géante tigrée (Penaeus monodon), les méthodes semi-intensives ne concernent encore que sur 2 128 ha. Le ministère de la Pêche est donc en train d’encourager les crevetticulteurs à passer d’une culture extensive à une culture semi-intensive. Cette politique connaît un certain succès. Le second plan de développement de la crevetticulture (2004-2006) prévoyait ainsi la création de 8 000 ha de nouveaux étangs crevetticoles semi-intensifs. A l’heure actuelle, l’Etat encourage vivement l’investissement dans les écloseries, les exploitations et les usines produisant des aliments. Rizipisciculture Alors que des techniques de rizipisciculture ont été présentées dès le milieu des années 1990, ce type de culture n’est devenu populaire que récemment. En 2003, le ministère de la Pêche a mis en place un projet couvrant 2 200 ha de rizières destinées à être mises en charge avec 2,75 millions d’alevins de poisson.
Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Myanmar (d'après les statistiques de la FAO):
Les produits aquatiques destinés à l’export sont contrôlés et certifiés par le ministère de la Pêche avant de quitter le pays. Ils se heurtent cependant à des barrières commerciales d’ordre technique et à de sévères limitations de la part des principaux pays acheteurs. Pour les fabricants et les exploitants locaux, il est en effet assez difficile de satisfaire les exigences des pays importateurs à cause d’un manque d’investissement dans les équipements high-tech nécessaires et onéreux. Le ministère a encouragé les producteurs, les fabricants et les exploitants à se conformer à l’analyse des risques et maîtrise des points de contrôle (HACCP), aux meilleures pratiques de gestion (BMP) et au Code de conduite FAO pour une aquaculture responsable. Ces différents outils et instruments sont associés à des systèmes de gestion sanitaire basique des infrastructures d’élevage de façon à maintenir la qualité et l’innocuité des produits.
Le Myanmar dispose de très importantes ressources pour développer la pêche fondée sur l’aquaculture. Diversifiées, ces ressources contribuent à la sécurité alimentaire, à l’emploi ainsi qu’à l’économie rurale et nationale. Leur potentiel n’a cependant pas encore été complètement analysé. En 1988, les exploitations aquacoles ne couvraient que 2 550 ha. Après la promulgation de la Loi relative à l’aquaculture en 1989, l’industrie aquacole s’est développée et, en 2002, on comptait 50 248 ha consacrés à la pisciculture et 80 956 ha à la crevetticulture. Même si l’on ne dispose pas de statistiques en matière d’emploi, on a pu observer une augmentation significative de celui-ci dans l’industrie aquacole. Il s’agit aussi bien d’emplois permanents que d’emplois temporaires. Au Myanmar, l’aquaculture est considérée comme la principale source de protéine d’origine animale à un prix abordable pour la population rurale. Ce secteur offre aussi d’importantes opportunités en matière d’emploi. Récemment, les produits aquacoles ont commencé à être exportés vers les pays voisins, ce qui a permis d’élargir les possibilités de revenus. Il faut cependant souligner que ces derniers sont le plus souvent très faibles en raison d’une production et d’un investissement très limités. L’enjeu essentiel de l’aquaculture demeure donc la fourniture d’une source de protéines pour les foyers des populations rurales dans les zones reculées du pays.
Le Département de la pêche est géré par son Directeur général et son équipe compte environ 1 600 personnes. Subdivisé en différentes sections (aquaculture, recherche et développement, administration et finance), le Département de la pêche a des bureaux locaux au niveau des divisions, des districts et des communes où il existe des activités halieutiques et aquacoles. Parmi les sous-secteurs du Département de la pêche, celui de l’aquaculture fait partie des priorités de l’Etat. Des plans de développement à court terme comme à long terme ont été élaborés et mis en place. De façon à soutenir ces plans, le Département de la pêche est en train de créer 19 nouvelles stations piscicoles et écloseries à travers le pays. Le mandat de ces structures est de:
L’Etat a participé à la création de la Fédération de la pêche du Myanmar. Cette ONG est fondée sur les mêmes principes que la Fédération de la pêche de l’ASEAN. Grâce à toutes ces actions aux retombées positives, il n’est pas étonnant de constater que l’aquaculture soit le sous-secteur qui a connu la croissance la plus rapide pendant plus d’une décennie. Depuis 1991, la croissance de l’aquaculture s’établit en effet à 40 pour cent par an alors que celle de la pêche de capture n’est que de 5 pour cent.
Pour obtenir davantage d’informations au sujet de la législation du Myanmar en matière d’aquaculture, veuillez cliquer sur le lien suivant: Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture – Myanmar (en anglais)
L’unité de recherche de la division aquacole se concentre surtout sur la nutrition, l’environnement et la qualité de l’eau. Les résultats des recherches sont diffusés aux exploitants sous forme de démonstrations et de formations. Il arrive aussi que les exploitants mènent leurs propres recherches à partir de leurs connaissances et de leur expérience, en particulier sur les questions liées au travail sur le terrain.
Le soutien au développement futur du secteur de la pêche et en particulier de l’aquaculture fait partie des priorités de l’Etat. Ce dernier accorde une grande attention à la production de poisson d’eau douce bon marché pour la sécurité alimentaire nationale ainsi qu’à celle de crevette et d’espèces piscicoles de grande valeur destinées à l’export. Il est urgent de garantir le développement durable de l’aquaculture grâce à une gestion concrète qui assure un environnement viable, socialement acceptable et économiquement solide. Les pisciculteurs en sont tout à fait conscients et leur expérience comme les formations proposées contribuent à la diffusion de cette approche responsable. Malgré sa prospérité, sa forte croissance et son grand potentiel, le sous-secteur de l’aquaculture doit affronter des difficultés. Les principaux enjeux auquel il fait face sont les suivants:
L’Etat cherche à maintenir avec la plus grande attention possible l’équilibre entre le développement durable et le respect de l’environnement. Il se consacre ainsi à la conservation de la biodiversité et des habitats naturels tout en s’efforçant de garantir un développement durable de l’aquaculture.
Department of Fisheries, 2001. Fisheries Statistics of Myanmar, 2001. Department of Fisheries, 2002. Annual report. Win, H. 2003. Alien Species in Myanmar. Win, H. 2003. Fishery Development Potential in Myanmar. Win, H. & Khin Ko Lay, 2002. Opportunities and Challenges in Myanmar Aquaculture. Ministry of Information, 2002. Myanmar facts and figures.
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