Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Espèces cultivées
    5. Pratiques et systèmes d‘élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Le développement de l'aquaculture commerciale au Norvège a commencé approximativement en 1970, et depuis ce temps, dans des régions côtières, l’aquaculture s'est développée en une industrie importante. L'élevage intensif du saumon de l'Atlantique est de loin l'activité la plus importante, contribuant à plus de 80 pour cent de toute la production norvégienne en aquaculture. La truite arc-en-ciel est également importante ainsi que plusieurs poissons marins (morue, flétan) et plusieurs espèces de coquillages (moule commune, huîtres) qui ont commencé à être commercialisées. Le volume de production en 2003 a excédé 600 000 tonnes, avec une valeur de 1 350 million de dollars EU (Direction des Pêches, les statistiques de 2003).

    Le saumon et la truite arc-en-ciel sont des espèces anadromes, ayant une phase en eau douce et une autre en eau de mer durant leur cycle de vie. L'éclosion et la production de smolt du saumon a lieu dans des réservoirs d'eau douce terrestres, tandis que l’élevage intensif jusqu’à obtention de la taille commerciale a lieu en mer dans des cages marines. L’éclosion des œufs des espèces marines telles que la morue a lieu également dans des réservoirs terrestres dont l’eau est pompée de la mer; l’élevage est alors effectué plus ou moins de la même façon que les salmonidés. L'élevage des moules est plus extensif avec la collecte du naissain naturel et le grossissement sur des filières.

    Quatre-vingt-quinze pour cent de la production norvégienne est exportée, l'UE étant le marché principal. Certains produits de saumon sont cependant exportés partout dans le monde. Le saumon cultivé est maintenant l'un des principaux produits d'exportation de la Norvège et l'aquaculture ainsi que les industries en relation contribuent sensiblement à l'économie du pays et on croit qu'il reste encore un potentiel considérable pour une future croissance. Le défi principal de l’industrie est de développer une industrie aquacole rentable basée sur des espèces autres que le saumon et d’établir un approvisionnement durable en matières premières pour l'industrie de l'alimentation.
    Historique et aperçu général
    L'aquaculture en Norvège remonte à 1850 où la première truite brune (Salmo trutta trutta) a été alevinée. Aux environs de 1900, la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a été importée du Danemark et les premières tentatives de culture en étangs ont été lancées. Après la deuxième guerre mondiale, il y a eu un intérêt croissant suivi par une percée commerciale au début des années 60 où pour la première fois la truite arc-en-ciel a été transféré à l'eau de mer avec succès. Le premier engraissement réussi des saumons de l'Atlantique (Salmo salar) a également eu lieu pendant cette même période. Un important progrès technologique est survenu autour de 1970 où la première cage a été construite. L’engraissement dans les cages s'est avéré plus sûr et assure de meilleures conditions environnementales par rapport aux bacs en terre ou les divers enclos qui avaient été employés plus tôt, en particulier pour l'élevage du saumon. Le littoral long et abrité de la Norvège, avec ses milliers d'îles et d'entrées d’eau, ainsi que la présence du Gulf stream fournit une température fiable et stable, et présente de ce fait d'excellents opportunités pour ce genre de pisciculture intensive (Trygve, 1993).

    Aujourd'hui, l'élevage de la truite arc-en-ciel et du saumon s'est transformé en exploitations importantes le long de la majorité des côtes norvégiennes.

    Après la croissance des élevages des salmonidés, l'intérêt s’est également orienté vers d'autres espèces marines telles que la morue atlantique (Gadus morhua), le flétan atlantique (Hippoglossus hippoglossus) et le loup tacheté (Anarhichas minor). Toutes ces espèces sont maintenant commercialisées.

    La culture des huîtres a été également pratiquée pour plus de cent ans, alors que l'intérêt pour d'autres coquillages (moules, coquille saint Jacques) est récent.
    Ressources humaines
    En raison des coûts élevés de la main-d'oeuvre au Norvège, les opérations piscicoles sont devenues fortement rationalisées. Depuis 1995, la production de saumon et de truite a doublé, alors que le nombre du personnel employé dans la production primaire a été réduit de 4 500 en 1995 à 3 300 en 2003 (Direction des Pêches, statistiques 2003). Le même modèle peut être vu dans le secteur d'abattage et de transformation, alors que l'emploi a augmenté dans le cas d'autres espèces.

    Le secteur de service et d'approvisionnement est également très important, puisque les frais de l'aliment sont responsables de plus de 50 pour cent du coût de la production totale. L'industrie est devenue un contribuant principal à l'emploi, comme le sont les fournisseurs d'équipement technique, de services et de logistique. L’emploi total dans le secteur de l'aquaculture en Norvège est présenté dans le tableau 1.

    Tableau 1. Emploi dans l’industrie de l’aquaculture en Norvège (personne-année) durant la saison de 2003
    Activité Salmonidés Autres Services
    Eclosion/
    production
    de smolt
    Grossis
    sement
    Abattage/ transfor
    mation
    Coquil
    lage
    Espèces
    Marines
    Aliment de
    poisson/ Equip
    pement
    Ventes/ Marketing Logis
    tiques/ Transport
    Employés 970 2 230 3 000 115 200 1 200 350 1 200


    D'autres emplois supplémentaires à ceux détaillés dans le tableau ci-dessus ont été également crées pour les services en aval concernés.

    L'emploi dans la production a diminué durant les dernières années, mais ce n’est pas le cas des secteurs d'administration et de service de l'industrie où un changement important de main-d'oeuvre non qualifiée à une main-d’œuvre qualifiée a eu lieu et le nombre d'employés avec des qualifications universitaires a augmenté.
    Espèces cultivées
    Saumon de l'Atlantique et truite arc-en-ciel

    Chez le saumon de l'Atlantique (Salmo salar) espèce anadrome, indigène des eaux norvégiennes, l’éclosion et la smoltification ont lieu dans les fleuves du pays depuis la dernière période glaciaire, suivie d'une période de grossissement en mer. Des stocks sauvages de saumons de l'Atlantique ont été capturés depuis les périodes antiques, dans les fleuves et en mer ouverte. Avec le flétan, le saumon a été probablement l’espèce de poissons la plus noble pour la population vivante le long de la côte. Comparé aux espèces de saumon Pacifique, les stocks sont petits et les débarquements totaux n'ont jamais dépassé plus de quelques milliers de tonnes par an.

    Le truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est la seule espèce de poissons en aquaculture norvégienne qui n'est pas indigène, l’espèce a été introduite au Norvège vers 1900 et a été produite en eau douce jusqu'au début des années soixante. Le transfert vers l’eau de mer, étape qui suit la smoltification, a été réussi depuis le début et le grossissement intensif des poissons entre 2-6 kilogrammes dans des cages en mer est survenu plus tard pour dominer la production de la truite arc-en-ciel. Il y a également une production secondaire, même si elle n’est pas insignifiante, de la truite arc-en-ciel de consommation dans l'eau douce des étangs ou en bacs.

    L'élevage du saumon de l'Atlantique et de la truite arc-en-ciel a lieu le long de toute la côte en allant d'Agder au sud vers Finnmarkau nord. Depuis 1975, la production a été réglementée par l'autorisation d’exploitation issue du gouvernement.

    Vers la fin de 2003, 832 licences pour le grossissement en eau de mer et 242 licences de production d’écloserie/smoltification étaient en service. Environs 25 permis pour la production en eau douce dans des étangs de la truite arc-en-ciel sont également actifs et sont principalement localisés dans le sud-est de la Norvège (FHL/Sintef/KPMG, 2004).

    Le grossissement en eau de mer a lieu aujourd'hui exclusivement dans des systèmes de cages, basés soit sur des constructions équilibrées de plateformes en acier liées ensemble, soit sur des anneaux en plastique.

    Dans les conditions normales, plusieurs licences sont utilisées ensemble, au sein de la même compagnie ou à travers la coopération entre les compagnies. En plus des licences, les éleveurs doivent également avoir l’autorisation d'utiliser les sites spécifiques pour la production. Ces sites de production sont amenés à fonctionner sur une base d’une seule année. En d'autres termes, quand les smolts sont placés dans un site donné durant une année donnée, on ne permet pas au pisciculteur de stocker de nouveau smolts dans le même site avant que les poissons originaux ne soient engraissés et que tous les poissons ne soient récoltés. Le site devrait alors être laissé vide ou à jachère, pendant une période de six mois au moins, avant que de nouveaux smolts puissent être transférés de nouveau dans le site. Avec une période de grossissement variant entre 12 et 30 mois, une ferme devrait avoir au moins trois sites de grossissement disponibles.

    Des écloseries sont localisées principalement le long de la côte; la production maximale de smolts est actuellement de 2,5 millions de smolts (approximativement) par permis, toutefois et encore une fois, plus d'un permis peut servir pour chaque producteur. Pour des raisons évidentes, les producteurs de smolts sont situés près des ressources principales d'eau douce.

    Aujourd'hui, le saumon de l'Atlantique est de loin l’espèce la plus importante en aquaculture norvégienne, elle représente plus de 80 pour cent de la production totale tandis que la production de la truite arc-en-ciel représente 10-15 pour cent.

    Morue Atlantique

    La morue (Gadus morhua) a toujours été l’espèce la plus importante dans les captures de la pêche norvégienne. A cause des variations saisonnières dans la disponibilité et les fluctuations dans les captures interannuelles, l’importance de l’élevage de cette espèce a été révélée depuis longtemps et suite aux longues années de recherche, la production de la morue est entrain de se développer rapidement.

    Flétan Atlantique

    Dans la vieille langue des norses, le flétan (Hippoglossus hippoglossus) était appelé le ‘poisson saint'. Ce poisson est fortement valorisé en raison de son goût et de sa rareté relative dans les captures de pêche; il est donc considéré très intéressant comme perspective pour l'aquaculture. L’espèce a cependant, une biologie complexe et il a été très difficile d'établir une production stable de haute qualité des alevins. Des améliorations ont eu lieu et de nos jours les quantités produites augmentent en raison de son prix élevé qui fait que la production soit rentable.

    Des fermes de morue et de flétan sont distribuées le long de la côte norvégienne.

    Autres espèces de poissons

    Dans la partie sud du pays, une ferme produit environ 600 000 alevins de turbot (Psetta maxima) et environ 250 tonnes par an de poissons de taille commerciale. Le loup tacheté (Anarchichas minor) est une espèce très prometteuse pour l’aquaculture qui se développe dans les eaux froides et qui est donc très bien adaptée à la production dans des régions nordiques. Cela est vrai également pour l’omble chevalier (Salvelinus alpinus), dont la production est faible mais stable et atteint 200 à 300 tonnes par an.

    Moule commune

    La moule commune (Mytilus edulis) est rencontrée le long de toute la côte norvégienne depuis les frontières suédoises jusqu’à celles russes. De diverses expériences dans l’aquaculture extensive de cette espèce ont été effectuées au cours des 50 dernières années; cependant, la production n’a pas encore atteint une rentabilité commerciale. Les raisons principales sont le bas prix, les problèmes logistiques ainsi que les problèmes liés à la prédation par les oiseaux et les biotoxines marines provoquées par les blooms d’algues. L'intérêt pour l'élevage de la moule reste, cependant, important, et la production augmente. Les possibilités d’une grande production, le long du littoral qui est riche s’avèrent énormes et fortement prometteuses si une percée commerciale se produit un jour.

    Autres coquillages

    La production de l'huître plate européenne (Ostrea edulis), aussi bien des juvéniles que des huîtres de taille commerciale, ont une longue tradition au Norvège, l'huître creuse Pacifique (Crassostrea gigas) a été également importée pour des fins aquacoles, mais ni l'une ni l'autre n'a atteint un volume de production significatif. Les expériences dans la culture de la grande coquille Saint-Jacques atlantique (Pecten maximus) sont également en cours et ce depuis plusieurs années mais aucune production commerciale n’a été encore établi.
    Pratiques et systèmes d‘élevage
    Géniteurs

    Du moment que la majorité de l’aquaculture norvégienne est basée sur les poissons anadromes (salmonidés), qui ont besoin d’une étape en eau douce et une autre en eau de mer durant leur cycle de production, le point de départ est la production de géniteurs de poissons pour la collecte d'oeufs et de laitance. Ceci est maintenant presque entièrement basé sur la participation aux programmes de reproduction génétique et il y a maintenant 10 producteurs spécialistes des oeufs fertilisés de saumons. Pour les saumons cultivés, la population d’élevage originale a été obtenue par une sélection de saumons sauvages capturés dans les fleuves norvégiens, et ce il y a environ sept à huit générations. La truite arc-en-ciel a maintenant autour de neuf à 10 générations basées sur la sélection des individus. Des programmes de reproduction sont maintenant entrain d’être établis pour la morue et le flétan.

    Ecloserie

    Le stripping des saumons a lieu entre octobre à mi janvier, alors qu'il commence en mi février pour la truite arc-en-ciel et continue durant deux mois. Des oeufs fécondés sont alors incubés et éclos. L’alimentation commence dans des systèmes intensifs d'alimentation composée. C’est avec la manipulation de la lumière artificielle que le premier processus de smoltification a lieu en août avec des smolts pouvant être alors transférés en mer, le processus de smoltification a habituellement lieu en juin de l'année suivante. Certaines installations de production en eau douce incluent des écloseries et des facilités pour la production de smolts tandis que d'autres achètent les juvéniles et produisent des saumons en stade de smolts.

    La production des oeufs fécondés du flétan et de la morue, a lieu habituellement entre mars et mai, mais ceci peut être modifié en manipulant la photopériode par utilisation de lumière artificielle. À la différence du saumon et de la truite, les alevins de ces espèces doivent recevoir au début, du plancton naturel vivant (rotifères, artemia) comme alimentation de démarrage. Ceci a lieu généralement dans les écloseries intensives, mais les systèmes semi-intensifs dans de petites entrées d’eau sont également employés pour la production d’alevins de morue.

    Techniques de grossissement

    L’engraissement en mer est maintenant presque exclusivement basé sur la culture intensive en cages pour toutes les espèces de poissons, quelques flétans sont encore produits dans des bacs en terre, mais l’élevage en cage semble également être maîtrisé pour cette espèce. L'aliment sec composé représente presque 100 pour cent de l'aliment utilisé; cependant, on utilise toujours une petite quantité de granulés humides. L’élevage en mer dure 14 à 30 mois, la production dans un lieu donné varie habituellement de 800 à 4 000 tonnes pour un cycle de production, faisant de ce système un système de production à très grande échelle.

    Fondamentalement, les systèmes de cages utilisés ont très peu changé de ceux du début; les unités sont amarrées, ou flottantes, carrées, hexagonales ou circulaires avec un filet fermé s’accrochant vers le bas au-dessous de l’unité. Tandis que les premières cages étaient en bois, avec un volume de 3 400 m3, les cages actuelles sont des plateformes carrées en acier très robustes ou des anneaux circulaires en plastique avec des volumes variant entre 3 000 et 40 000 m3. Chaque cage a normalement une superficie entre 400 m² et 1 100 m², les filets peuvent être de 10 à 40 mètres de profondeur. Les règlements autorisent une superficie totale de cage d'approximativement 2 800 m3 par permis, mais la surface totale demandée sera beaucoup plus grande quand les systèmes d'amarrage y sont inclus. Les cages circulaires en plastique exigent plus d'espace que les plateformes en acier.

    Elevage extensif des moules

    Tout l'élevage des moules est basé sur des filières utilisant le naissain naturel collecté à l'aide de collecteurs en suspension, ceux-ci sont parfois laissés pour le grossissement final, mais il est devenu pratique commune de ressemer ou dédoubler le naissain durant son développement.

    Elevage semi-intensif des huîtres

    Le naissain de l’huître plate européenne est habituellement produit dans des entrées d’eau spécifiques qui sont étroites et de petites tailles et qui ont une couche d'eau douce en surface, cette couche joue le rôle d’«effet de serre» avec une température assez haute pour que l'huître puisse pondre. Le naissain va s’installer alors sur les collecteurs et peut être transféré aux paniers en suspension pour le grossissement. La production intensive du naissain de la coquille Saint-Jacques a été également investiguée.
    Performance du secteur
    Production
    La production totale du saumon et de la truite arc-en-ciel était juste en dessous de 600 000 tonnes en 2003. En raison des prix élevés, le revenu maximum des éleveurs a atteint un pic en 2000 avec 1 720 million de dollars EU, alors que la valeur en 2003 a diminué à 1 350 million de dollars EU.

    Comparé au saumon et à la truite arc-en-ciel, les volumes et les valeurs de production d'autres espèces sont toujours très faibles.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Norvège (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Norvège (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Les exportations comptent 95 pour cent de toute la production norvégienne en aquaculture qui est destinée à 130 pays. L'UE est de loin le marché le plus important, les plus grands volumes allant au Danemark et à la France. La croissance la plus rapide dans le volume d'exportation est maintenant observée sur le marché russe et celui d'autres pays européens de l’Est. Le Japon et la Russie importent le plus grand volume de truites.

    A la récolte, le poisson est transporté vivant des fermes aux abattoirs dans des bateaux viviers, qui sont capables de porter des charges de 20 à 200 tonnes de poissons. Les stations de récolte sont conçues et ont des pratiques de fonctionnement sur place pour assurer les meilleurs niveaux du bien être des animaux ainsi que la qualité du produit final. Tous les abats produits pendant ce processus sont cannelés dans l'industrie de production de farine de poisson et il n'y a aucune décharge dans la mer. Environ 70 pour cent des saumons norvégiens cultivés sont exportés réfrigérés dans la glace, étripés avec tête, et le reste est traité par une multitude de moyens (filets, saumons fumés etc.) ou congelé.

    La morue et le flétan cultivés ont été très bien acceptés aussi bien sur le marché national que sur les marchés d’exportation. Comme pour la moule commune, ces espèces sont toutes vendues fraîches, conservées dans la glace.
    Contribution à l'économie
    L'aquaculture est maintenant une industrie importante le long des côtes occidentales et nordiques de la Norvège. Plus de 9 000 hommes - années sont employés directement dans le secteur (voir le tableau 1) et à peu près le même nombre est estimé dans les activités en appui (FHL/Sintef/KPMG, 2004). Le saumon et la truite sont devenus les principaux produits d'exportation en Norvège. L'équipement de pisciculture, la technologie et les services norvégiens de consultation, sont vendus dans beaucoup de marchés de part le monde. On a estimé que le chiffre d'affaires total dans la production, la transformation et la vente/marketing en 2002 est aux alentours de 2 800 millions de dollars EU, une valeur qui peut être doublée si d'autres activités de soutien sont incluses (FHL/Sintef/KPMG, 2004).
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    L'agence principale ayant la responsabilité de la gestion publique de l'industrie de l'aquaculture est la Direction des Pêches, qui est un corps administratif exécutif au sein du Ministère de la Pêche. Cette agence assume la responsabilité de la coordination, de l'administration et de l'exécution de la surveillance et du contrôle. Le bureau principal de la Direction est situé à Bergen; les Départements régionaux étant localisés dans la plupart des comtés norvégiens. D'autres agences impliquées dans la gestion publique sont l'Administration Côtière Norvégienne (Ministère des Pêches) qui réglemente les aspects en liaison avec la communication et le trafic maritime en mer; l'Autorité Norvégienne de Sécurité Alimentaire (Ministère d'Agriculture), qui contrôle la santé et le bien-être des poissons, ainsi que la sécurité alimentaire et le Ministère de l'Environnement qui a la responsabilité de la pollution et d'autres aspects d'intérêt commun. Toutes ces agences ont des départements régionaux.

    Les communautés locales ont également des responsabilités importantes dans l'entretien des secteurs de l'aquaculture.
    Règlements en vigueur
    L’acte concernant la reproduction des poissons, des coquillages etc. (L’acte sur l'aquaculture de 1985, tel qu’il a été modifié en 2003) est le texte de loi principal réglementant la gestion, le contrôle et le développement de la pisciculture dans l'eau douce, saumâtre et marine. L’acte établit un système de licences régissant l'établissement et le fonctionnement des exploitations de pisciculture. C'est un instrument principal pour atteindre l'objectif de l'acte, qui est de "contribuer au développement équilibré et soutenable de l'industrie de l'aquaculture et à son développement comme étant une industrie régionale rentable et viable". Le Ministère des Pêches est l'établissement responsable de l'administration de l'acte, ayant le pouvoir général pour créer les règlements concernant tous les sujets indiqués dans l'acte. La Direction des Pêches est l'autorité accordant tous les permis d’exploitation en pisciculture, ainsi que la gestion et les pouvoirs d'application.

    L’acte relatif au Pacage marin (2000, tel qu’il a été modifié en 2003) s'applique au lâchage et la re-capture des crustacés, des mollusques et des échinodermes pour des buts commerciaux. Le Ministère des Pêches est l'établissement responsable de l'administration du pacage marin, ayant le pouvoir général de faire les règlements en ce qui concerne tous les sujets indiqués dans l'acte. L'octroi de tous les permis du pacage marin est délégué à la Direction des Pêches, ainsi que les pouvoirs de gestion et d'application.

    L’acte sur la production de l’aliment et la sécurité Alimentaire (L’acte sur la Sécurité Alimentaire de 2003) est l'acte principal régissant les aspects liés à la production, à la culture et à la distribution des produits alimentaires, des juvéniles et des aliments, ainsi que des sujets liés à la santé animale et végétale - par conséquent il est applicable à la production de poissons et aux poissons transformés ainsi que la santé des poissons. Les Ministères de la Santé, de la Pêche et de l'Agriculture sont les établissements responsables de l'administration de l'acte, avec le pouvoir d'élaborer des règlements concernant tous les sujets mentionnés dans l'acte. L'autorité norvégienne de sécurité alimentaire est munie du pouvoir de gestion et d'application lié à l'acte.

    L’acte relatif à la prévention de la cruauté contre les animaux (1974, tel qu’il a été modifié en 2003) est également d'importance pour le secteur d'aquaculture.

    L'accord de l'EEA impose plusieurs engagements à la législation norvégienne. L'exécution de la législation - UE sur les contrôles vétérinaires, la santé animale et l'hygiène des aliments, revêt un grand intérêt.

    Pour plus d'information sur la législation en aquaculture au Norvège, prière de cliquer sur le lien suivant:
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Norvège (en anglais)
    Recherche appliquée, éducation et formation
    L'aquaculture norvégienne s'est développée grâce à une collaboration étroite entre l'industrie et les établissements de recherche. Le corps principal d'administration de recherche est la Direction de Recherche de la Norvège, soutenu par un autre organisme gouvernemental appelé la Norvège d’Innovation qui traite davantage des programmes de développement des affaires.

    La recherche en matière d'aquaculture et l'enseignement universitaire sont entrepris par pratiquement toutes les universités norvégiennes, les plus importantes étant les universités de Tromsø et de Bergen, l'université Agricole de la Norvège, l'Ecole Norvégienne de la Science Vétérinaire et l'Université Norvégienne de la Technologie et de la Science. L'enseignement est également assuré par les collèges des universités régionales.

    La formation professionnelle est assurée par plusieurs écoles secondaires du deuxième cycle, elle est basée sur une formation théorique de deux ans plus deux ans d’apprentissage et qui donne droit au certificat de métier. Plusieurs instituts de recherche publics sont également impliqués dans la recherche en matière d'aquaculture, les plus importants étant l'Institut des Pêches et de Recherche en Aquaculture, l'Institut de Recherche Marine, le SINTEF de la Pêche et de l’Aquaculture et l'Institut de Recherche en Aquaculture (AKVAFORSK). Les principaux fabricants d'aliments (Skretting, EWOS, et le Biomar) ont également leurs propres départements de recherches et facilités expérimentales.

    Le financement de la recherche est aussi bien public que privé. Le financement public est principalement assuré par le Conseil de Recherche, les universités et les instituts de recherche étant les principaux bénéficiaires. Le financement privé a deux sources, premièrement, il y a des honoraires généraux de 0,3 pour cent sur toutes les exportations des fruits de mer, produisant autour de 10 millions de dollars EU par année pour les Fonds de la Recherche en matière de Pêche et d’Aquaculture, et deuxièmement, les programmes de recherche dans les entreprises privées, financés totalement par les compagnies elles-mêmes ou en partie conjointement avec le financement public.
    Tendances, questions et développement
    Le développement continu de l'élevage des salmonidés au Norvège est mené en parallèle avec la croissance du développement aquacole dans le monde entier. La demande du marché pour les fruits de mer a augmenté continuellement depuis la deuxième guerre mondiale. Une augmentation des captures des pêches ne peut plus satisfaire cette demande accrue. Afin de lutter contre ce déficit, l’élevage des poissons dans les lacs, les fleuves et en mer semble être la solution.

    Une autre raison du succès de l'aquaculture est probablement basée sur la logistique. Les clients et les réseaux de commercialisation d'aujourd'hui exigent la qualité, la stabilité, et la fiabilité qui est difficile à atteindre dans les captures de pêches. Tandis que ce secteur a connu un développement énorme, l'industrie des fruits de mer a toujours beaucoup de chemin à faire pour se rattraper par rapport au secteur agricole. Les systèmes améliorés de logistique rendus possibles par l'aquaculture fourniront également un avantage en développant la culture d'autres espèces en concurrence avec la pêche. Bien que le rapport entre la production et la demande ait été plutôt instable parfois dans le secteur de l’élevage du saumon, il n'y a aucune raison de croire que la demande du marché a atteint son pic. Plus de croissance sont donc prévue, en rapport avec les salmonidés et en particulier les nouvelles espèces.

    Aujourd'hui on observe également une intégration entre la pêche artisanale et l'aquaculture. L’aquaculture basée sur la capture suscite maintenant un intérêt: le poisson est pêché et apporté à terre vivant, évalué, maintenu en enclos, nourrit au besoin et récolté en réponse à la demande du marché.

    Peu de temps après le développement du saumon en élevage intensif, des problèmes graves ont survenus avec l’éruption de maladies bactériennes (vibriose, vibriose d'eau froide, furonculose etc.). Ces maladies ont été traitées sans succès avec des antibiotiques. Le problème a continué à augmenter et en 1987, l'utilisation d’antibiotique a atteint un pic de près de 50 tonnes administrées pendant une année. Un contrôle de l'industrie a été alors entrepris comprenant l'exécution de bonnes pratiques environnementales et le développement des vaccins de poissons. Ce développement était extrêmement réussi et l'usage d’antibiotique chez les saumons est resté à moins de 1 000 kilogrammes par an depuis 1996 (Direction de Pêche, 2003 et de FHL Havbruk, 2003).

    La pisciculture norvégienne actuelle est une affaire ‘saine’ où les problèmes de maladies et de parasites sont très bien contrôlés, les problèmes de pollution sont réduits, et de grandes améliorations concernant d'autres aspects environnementaux ont été également réalisées. Cependant, quelques maladies virales posent toujours des problèmes, le pou de mer demande une attention méticuleuse et les évasions de saumon doivent être réduites. Plus d'attention à ces aspects, et également la documentation et la traçabilité dans tout le procédé de production, seront cruciale afin de satisfaire la demande du client et du consommateur.

    L'accès aux marchés limités constitue également un problème. Suite aux accusations faites concernant la fixation des prix en 1996, l'Union Européenne a imposé des restrictions aux importations du saumon norvégien à l'UE.

    A long terme, les approvisionnements limités et probablement diminuants en protéines et en huiles marines pour l'industrie de l'alimentation des poissons seront probablement l'obstacle principal pour le développement futur. La quantité de poissons de mer disponibles pour l'industrie de farine de poisson et d’huile est limitée et la proportion utilisée à cette fin diminue. Des protéines et des huiles végétales sont déjà employées pour substituer les aliments d'origine marine dans l’alimentation de poissons et beaucoup de recherches sont réalisées pour optimiser l'utilisation des matières premières d’alternatives.
    Références
    Bibliographie

    Directorate of Fisheries. Statistics 2003

    FHL/Sintef/KPMG. 2004. Betydningen av Fiskeri- og Havbruksnæringen for Norge – en ringvirkningsanalyse: an analysis of spreading effects from the fsheries and auaculture sector in Norway.

    Direct information from the industry.

    FHL Havbruk. 2003. Aquaculture in Norway. (Information pamphlet).

    Gjedrem Trygve (ed). 1993. Fiskeoppdrett. Vekstnæring for distrikts-Norge. Landbruksforlaget.

    FAO. 2005. Aquaculture production, 2003. Yearbook of Fishery Statistics - Vol.96/2. Food and Agriculture organization of the United Nations, Rome, Italy.
    Liens utiles

    The Directorate for Nature Management

    The Directorate of Fisheries

    The Ministry of Fisheries

    The Ministry of Environment

    The Norwegian Food Safety Authority

    Norwegian Seafood Federation (FHL)

    FHL Aquaculture

    Norwegian Seafood Export Council (EFF) (en norvégien)

    Norwegian Seafood Association (en norvégien)

    The Research Council of Norway

    Fishery and Aquaculture Industry Research Fund

    Norwegian Institute of Fisheries and Aquaculture

    Institute of Marine Research

    Institute of Aquaculture Research

    National Veterinary Institute

    Sintef Fisheries and Aquaculture Ltd.

    National Institute of Nutrition and Seafood Research
     
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