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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Espèces cultivées
    5. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    L’industrie aquacole est encore à ses débuts à Oman mais de bonnes opportunités existent pour un fort développement dans le futur. Conscient de ce potentiel, le ministère de l’Agriculture et de la pêche a mis en place un Laboratoire aquacole en 1992 au Centre des pêches et de la science marine (CPSM) pour mener des recherches appliquées en aquaculture.

    Les bons résultats de la recherche et une implication accrue du secteur privé ont ensuite amené le ministère à établir un Comité de l’aquaculture en 1996 pour évaluer les demandes du secteur privé et gérer le développement du secteur. En 2000, un Département du développement aquacole a été mis en place au sein du ministère dont les principales fonctions sont : (i) de collaborer avec le secteur privé de façon à augmenter les possibilités d’investissement, (ii) de prendre en compte les demandes des compagnies qui souhaitent investir dans le secteur et (iii) d’organiser le travail du Comité de l’aquaculture. La production commerciale a démarré en 2003 avec une production de 352 tonnes. Fin 2004, celle-ci s’élevait à 514 tonnes.

    Le ministère de l’Agriculture et de la pêche a planifié la construction d’un nouveau centre aquacole de façon à répondre aux besoins du secteur qui devrait encore se développer. Conscient qu’il est important d’établir des règlements pour le secteur de l’aquaculture afin de garantir un développement durable, le ministère a également publié un règlement relatif à l’aquaculture et au contrôle de la qualité des produits aquacoles en 2004.

    Le Laboratoire aquacole a récemment préparé un plan pour le développement de l’aquaculture à Oman. Ce plan est en cours d’étude par les différents ministères gouvernementaux concernés.
    Historique et aperçu général
    Le laboratoire aquacole national a débuté ses opérations en 1992. Avant, la première activité aquacole a démarré avec le développement d’une exploitation commerciale de crevettes géantes tigrées (Penaeus monodon) en 1986 dans la région sud (Al-Sharqiyah). Cette infrastructure a mis fin à son activité deux ans plus tard en raison de problèmes techniques et administratifs. Cette expérience a eu comme résultat une plus grande prise de conscience de la part du gouvernement du potentiel du secteur pour améliorer l’utilisation des ressources halieutiques du pays et devenir une source alimentaire. Les autorités nationales ont en outre créé le Laboratoire aquacole au sein du Centre des pêches et de la science marine (CPSM).

    L’identification de sites appropriés pour le développement de l’aquaculture est cruciale pour la réussite de projets commerciaux et le personnel du Laboratoire aquacole a mené deux projets en ce sens le long de la côte omanaise (Al-Yahyai et al., 2004). Le laboratoire a également mené une série de projets afin d’étudier le potentiel d’exploitation d’espèces de crevettes locales et de la crevette blanche des Indes (Penaeus indicus). Des études ont également été développées sur l’élevage en cages de poissons comme la dorade royale (Sparus aurata), une espèce exotique, et la brème noire (Acanthopagrus cuvieri), une espèce locale. Les résultats de ces recherches se sont avérés encourageants et deux exploitations de cages commerciales ont été mises en place. Privées, elles appartiennent à la Quriyat Aquaculture Company.

    Ces exploitations de cages produisent principalement des dorades royales (Sparus aurata) ainsi que de petites quantités de bars communs (Dicentrarchus labrax) et de pagres à nageoires jaunes (Acanthopagrus latus). La production de dorades royales a augmenté de 331 tonnes en 2003 à 460 tonnes en 2004, celle de bars communs de 13 à 27 tonnes. La production de pagres à nageoires jaunes était d’environ 13 tonnes en 2004. 14 tonnes de thons à nageoire jaune (Thunnus albacares) ont été produites avec des techniques d’engraissement.

    L’exploitation de tilapias du Nil (Oreochromis niloticus) est une activité répandue dans différentes zones d’Oman. La majorité de la production est consommée localement par les exploitants eux-mêmes.

    Les futurs investissements et recherches dans le secteur de l’aquaculture se concentreront davantage sur la culture de crevettes marines.

    La valeur totale de la production aquacole a augmenté de 1,6 millions de dollars EU en 2003 à 2,5 millions en 2004.
    Ressources humaines
    Actuellement, le ministère de l’Agriculture et de la pêche compte neuf employés de niveau universitaire et post-doctoral qui travaillent sur des questions en relation avec l’aquaculture. Dans le secteur privé, la Quriyat Aquaculture Company emploie 26 personnes dont 62 pour cent est omanaise.
    Espèces cultivées
    Parmi les espèces cultivées a des fins commerciales à Oman, deux sont exotiques. Il s’agit de la dorade royale (Sparus aurata) et du bar européen (Dicentrarchus labrax). La première a été l’objet de recherches de la part du laboratoire aquacole en 1997 et s’est avérée viable économiquement. Le second et le mulet porc (Liza ramada) ont été introduits par la Quriyat Aquaculture Company en 2001. Ces espèces sont cultivées pour leur importance et leur valeur à l’export.

    Ces espèces exotiques ont été importées et sont pourvues de toutes les certifications sanitaires nécessaires. Ces dernières sont garanties par des laboratoires accrédités des pays d’origine. Forte du soutien du gouvernement, la compagnie a également lancé l’exploitation d’espèces endémiques comme le pagre à nageoires jaunes (Acanthopagrus latus) et le mérou taches oranges (Epinephelus coioides) qui sont importés d’écloseries situées au Koweït.

    Le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) est une autre espèce dont l’exploitation démarre pour répondre à une forte demande, notamment de la part des travailleurs égyptiens et indiens qui vivent à Oman. A l’origine, les alevins de tilapias ont été importés d’Egypte et de Thaïlande.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Les principaux systèmes aquacoles adoptés à Oman sont les suivants :

    Culture en cages – La culture en cages est le principal système utilisé à Oman. A l’heure actuelle, la Quriyat Aquaculture Company est la seule société privée opérant dans le pays. Deux sites de cages sont situés dans la zone Muscat, l’un de 2 400 m², l’autre de 3 500 m². Les cages sont réalisées en polyéthylène à haute densité (HDPE).

    Systèmes d’élevage intégré – La culture en eaux douces de tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) est pratiquée dans diverses zones d’Oman, en particulier dans la partie nord du pays. Ce type d’aquaculture est développé par de petites exploitations là où des niveaux élevés d’eaux souterraines salines empêchent ou réduisent les activités agricoles normales. Le tilapia a tout d’abord été introduit par le ministère de la Santé pour contrôler les moustiques. En raison de l’adaptabilité de cette espèce à l’environnement, son nombre a augmenté et les populations locales ont commencé à l’élever dans leurs propres exploitations. On ne compte qu’une exploitation agricole, située au nord d’Oman, qui produit des tilapias à une échelle commerciale. L’eau d’irrigation est utilisée dans le processus de production. L’exploitation compte quatre étangs en béton d’un volume de 140 m² chacun.

    Culture de thons – Oman est le premier pays du Moyen-Orient à avoir démarré un programme d’engraissement du thon. La Quriyat Aquaculture Company a installé une vaste cage de 47 000 m² dans la zone du Bandar Khayran. Sa production de thon à nageoire jaune (Thunnus albacares) s’élevait à 14 tonnes en 2004.
    Performance du secteur
    Production
    La production commerciale de poisson a démarré à Oman en 2003. Elle a progressé de 352 tonnes en 2003 à 514 tonnes en 2004. La production de dorade royale représentait 89 pour cent de la production totale. En 2004, la production aquacole a été estimée à 2,5 millions de dollars EU, à comparer au 1,5 millions de dollars EU de 2003. La dorade royale représentait environ 82 pour cent de la valeur totale de la production.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Oman (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Oman (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    La majorité de la production aquacole était exportée en 2003 et 2004 aux Emirats arabes unis sous la forme de poissons entiers. Des quantités seulement très faibles ont été consommées sur le marché intérieur. Il y a deux raisons à cela: premièrement le prix relativement élevé des produits aquacoles, deuxièmement la préférence des consommateurs locaux pour les poissons frais capturés en mer. La valeur de la dorade royale exportée s’élevait à 4,5 dollars EU le kg alors que celle du bar commun était de 5 dollars EU le kg en 2004.

    La production issue du projet d’engraissement de thons était directement exportée vers le Japon. Les thons sont étêtés et éviscérés avant d’être exportés. Des procédures qualités très strictes sont appliquées lors des processus de récolte et de conditionnement. Le thon exporté atteignait un prix d’environ 20 dollars EU le kg alors que la valeur du tilapia s’élevait à 2,57 dollars EY le kg sur le marché domestique.
    Contribution à l'économie
    La quantité et la valeur de la production aquacole restent réduites par rapport à celles des pêcheries de capture. La contribution de l’aquaculture à l’économie nationale est par conséquent négligeable pour le moment.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    La Direction générale des pêches, dans le cadre des directives du ministère de l’Agriculture et de la pêche est l’agence chargée du développement de l’aquaculture à Oman. Elle est responsable de la gestion de l’ensemble du secteur de la pêche et coordonne les principales questions relatives à celui-ci avec les autres ministères gouvernementaux impliqués dans le développement de l’aquaculture. Différents départements de cette Direction générale sont responsables de la gestion des différentes activités aquacoles.

    Laboratoire aquacole - Ce laboratoire, fondé en 1992 au sein du Centre des pêches et de la science marine, est responsable de la recherche scientifique et fournit des conseils scientifiques et techniques à la Direction générale des pêches.

    Département du développement aquacole - Ce bureau a été mis en place en 2000 au sein de la Direction générale des pêches à la suite d’un intérêt croissant et d’un nombre toujours plus élevé de demandes formulées par le secteur privé au sujet de l’investissement dans l’aquaculture. Les propositions d’investissement sont reçues par le Département puis transmises à la Direction générale des pêches pour une évaluation technique.

    Centre du contrôle qualité piscicole – Ce centre a été mis en place en 1988 de façon à garantir la qualité des poissons exportés. Il comprend un département responsable de la qualité des produits piscicoles. Un autre département est responsable du respect des normes existantes de la part des compagnies en matière de qualité et d’hygiène ainsi que des règlementations, notamment de l’application d’un système HACCP approprié. Les compagnies souhaitant investir dans l’aquaculture doivent obtenir un numéro de contrôle qualité de la part du Centre après avoir rempli les conditions décrites dans les règlementations relatives à la qualité.

    Comité de l’aquaculture - Ce Comité est responsable de l’évaluation des demandes du secteur privé. Il est dirigé par le Directeur général des pêches et composé de représentants du ministère de l’Agriculture et de la pêche, du ministère des Municipalités régionales, de l’environnement et des ressources en eau, du ministère du Logement, de l’électricité et de l’eau, du ministère du Commerce, du ministère des Transports et des télécommunications et de la Chambre de commerce omanaise. Ses autres domaines de compétence comprennent l’identification de sites appropriés pour chaque demande et le suivi du développement des projets.
    Règlements en vigueur
    La principale loi régissant l’aquaculture a Oman est la Loi sur la pêche et la protection des ressources aquatiques vivantes. Celle-ci a été promulguée pour la première fois en 1982 et modifiée en 1993. Elle est de nouveau en cours de révision de façon à rendre compte des développements en cours dans le secteur de la pêche. La loi établit que la Direction générale des pêches est l’autorité compétente responsable de la gestion du secteur aquacole. Dans le cadre de cette loi, différents règlements exécutifs encouragent sa mise en place. Les deux principaux règlements concernant l’aquaculture sont :
    1. Le règlement sur le contrôle qualité (décision ministérielle n°136/1998).
    2. Le règlement sur l’aquaculture et le contrôle qualité des organismes cultivés (décision ministérielle n°36/2004).
    Le règlement exécutif sur l’aquaculture et le contrôle qualité des organismes cultivés comprend environ 48 articles relatifs à différents sujets comme les licences, les procédures de quarantaine et la qualité. Selon la loi, une compagnie ne peut pas entreprendre des opérations aquacoles sans y avoir été autorisée par les autorités compétentes (Direction générale des pêches). Les autres domaines qui relèvent de cette loi sont notamment :
    • Les procédures de quarantaine et le contrôle de l’introduction d’espèces exotiques.
    • Les termes de référence du Comité de l’aquaculture et les procédures pour traiter les demandes d’investissement privé.
    • Les exigences en matière de protection de l’environnement et d’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIA)
    • Les règlementations sur les exigences en matière de qualité et d’hygiène.
    • L’utilisation de l’alimentation et des médicaments (notamment la liste des produits et des traitements autorisés).
    • Les règlementations relatives à l’exportation de produits aquacoles.
    • Les taxes et les charges relatifs aux demandes de licence et à la location de terrains.
    En plus de la Loi sur la pêche et la protection des ressources aquatiques vivantes, différentes lois environnementales et règlementations liées au secteur aquacole sont gérées par le ministère des Municipalités régionales, de l’environnement et des ressources en eau. Elles comprennent :
    • Le Décret royal n° 114/2001 émanant de la Loi sur la conservation de l’environnement et la prévention de la pollution.
    • La Décision ministérielle n° 187/2001 qui organise l’émission des approbations environnementales et des permis environnementaux définitifs.
    • La Décision ministérielle n° 7/84 qui organise les règlementations concernant l’élimination des effluents liquides dans l’environnement marin.
    • Le Décret royal n° 46/95 émanant de la Loi sur la manutention et l’usage des produits chimiques.

    Recherche appliquée, éducation et formation
    Le Laboratoire aquacole est l’institution étatique responsable de la conduite de la recherche appliquée et scientifique dans le domaine de l’aquaculture. Il est également responsable de l’établissement des priorités nationales en matière de recherche en aquaculture. Une bonne coopération en matière de formation et de recherche a été mise en place entre celui-ci et la seule compagnie aquacole privée opérant à Oman.

    A présent, le ministère de l’Agriculture et de la pêche planifie la construction de deux nouveaux instituts des pêches qui proposeront des cours en aquaculture d’une durée de deux ans pour des post-doctorants souhaitant entreprendre des recherches sur les pêches et l’aquaculture. Le Département de la pêche et des sciences marines de l’université Sultan Qaboos propose aussi des licences, des masters et des troisièmes cycles en sciences marines et pêches qui comprennent l’aquaculture.
    Tendances, questions et développement
    La construction planifiée par le ministère de l’Agriculture et de la pêche d’un nouveau centre de mariculture permettra à Oman d’atteindre l’expansion attendue dans le secteur aquacole. Le nouveau centre hébergera toutes les infrastructures nécessaires qui garantiront une recherche appropriée au bénéfice du secteur.

    Un Plan directeur a également été préparé par le Laboratoire aquacole pour le développement futur du secteur. Ce Plan couvre des domaines comme la législation, le suivi sanitaire et environnemental ainsi que de meilleures pratiques dans l’aménagement et le développement durable. Il fournit en outre des directives pour engager les autorités gouvernementales concernées et le secteur privé dans la gestion du secteur.

    Les principaux objectifs du Plan directeur sont les suivants :
    • Promouvoir le développement ordonné d’une industrie aquacole viable et professionnelle.
    • Rationaliser le processus d’approbation des demandes d’investissement dans l’aquaculture.
    • Promouvoir une aquaculture durable et environnementale.
    • Garantir une utilisation correcte de l’eau et contrôler les pollutions environnementales.
    • Contrôler l’introduction et l’évasion des espèces aquatiques introduites.
    • Contrôler l’introduction d’agents pathogènes et suivre les foyers de maladies.
    Une aquaculture durable peut-être réalisée à Oman grâce à une utilisation écologique et socialement responsable des ressources naturelles du pays par le secteur privé. La préparation d’un code des meilleures pratiques pour ce secteur est considérée comme une étape importante en ce sens. Ce code comprendra des directives relatives à la sélection des sites et des espèces, à la planification des activités ainsi qu’à la bonne gestion des exploitations. Il devra également être cohérent avec les règlementations existantes de façon à garantir une juste interaction avec l’environnement. Le gouvernement reconnaît en effet l’importance que constitue un programme de suivi environnemental qui comprend la surveillance, le contrôle et l’analyse des activités aquacoles.

    Les maladies représentant le principal risque qui menace l’industrie aquacole, le ministère de l’Agriculture et de la pêche a parfaitement saisi l’importance d’établir un plan de prévention de celles-ci. A l’heure actuelle, Oman ne connaît pas de maladies dans ce domaine mais le pays entend investir dans les compétences et les infrastructures nécessaires pour affronter cette éventualité. Un plan de prévention encouragera les investissements dans ce secteur et réduira en conséquence le risque d’introduction de maladies.

    Une plus vaste recherche dans les domaines de l’aquaculture est encore nécessaire de façon à encourager le développement de ce secteur. La recherche future se concentrera probablement sur (i) la sélection d’espèces locales appropriées pour l’aquaculture, (ii) le suivi environnemental, (iii) le contrôle des maladies et de la santé ainsi que (iv) l’amélioration du cadre juridique et administratif.
    Références
    Bibliographie
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    Al-Qasmi, A., Al-Farsi, I., Gindy. A., Al-Busaidi, Y. & A. Al-Mazroai. 1998. Finfish cage culture demonstration project: Final report. Ministry of Agriculture and Fisheries. 20 pp.
    Al-Yahyai, D.S., Mevel, J.Y., Al-Farsi, I., AL-Farsi, E., & Y. Al-Ruqishi. 2004 . General Introduction to suitable sites for aquaculture in Oman. Agriculture and Fisheries Research Bulletin 1(5): 5-10
    Gindy, A. 1999 . Planning for future mariculture development in the Sultanate of Oman. Ministry of Agriculture and Fisheries. 113 pp.
    Gindy. A., Al-Busaidi, Y., Rajakumar. T., Kagoo, I., Al-Farsi, E., Al-Ruquishi, Y. & F. Al-Kindy. 2000a . Experimental Shrimp and Shellfish Culture in Sultanate of Oman: Final report: Part 1: Shrimp culture. Ministry of Agriculture and Fisheries. 38 pp.
    Gindy. A., Al-Busaidi, Y., Rajakumar. T., Kagoo, I., Al-Farsi, E., Al-Ruquishi, Y. & F. Al-Kindy. 2000b . Experimental Shrimp and Shellfish Culture in Sultanate of Oman: Final report: Part 2: Shellfish culture. Ministry of Agriculture and Fisheries. 38 pp.
    Liens utiles
     
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