Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Le développement de l’aquaculture en est encore à ses débuts au Paraguay. Les initiatives menées dans ce secteur sont publiques comme privées. La surface destinée à l’aquaculture est actuellement estimée à 946,65 ha et la production s’élève à environ 2 099,95 tonnes/an. Plus ou moins 1 200 aquaculteurs sont en activité.

    On estime que seulement 10 pour cent environ des ressources naturelles existantes sont exploitées alors que la demande du marché domestique et des marchés étrangers reste insatisfaite. Différents projets ont donc été lancés pour augmenter la production aquacole dans des cages flottantes, dans des bassins et dans des enclos, notamment dans le cadre de programmes de repeuplement des eaux continentales avec des espèces indigènes.

    Les centres de production sont principalement situés dans les départements suivants : Central, Paraguari, Itapua, Alto Parana, Canindeyu et San Pedro.

    85 pour cent de la production aquacole totale est obtenue suivant des systèmes extensifs alors que le reste (15 pour cent) provient de systèmes semi-intensifs. Il n’existe pas d’aquaculture intensive au Paraguay.

    Les principales espèces cultivées sont le tilapia (Oreochromis niloticus), la carpe commune (Cyprinus carpio), le pacu (Piaractus mesopotamicus), le boga (Leporinus spp.) et le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii).

    A Ita, dans le département Central, une entreprise privée produit 5 tonnes/an de crevette géante malaisienne dans des conditions semi-intensives. Cette production est pour le moment totalement destinée à la consommation domestique. Dans une seconde phase, elle devrait atteindre 19 tonnes/an et être exportée.

    Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (MAG) et la faculté des Sciences vétérinaires de l’université nationale d’Asunción (FCV/UNA) fournissent des services de vulgarisation aquacole. La seconde propose au sien de son programme Production animale un cours de Pathologie et biologie halieutique en quatrième année ainsi qu’un cours d’Aquaculture en cinquième année. Cette faculté propose aussi des formations destinées aux producteurs. La recherche appliquée se concentre sur la sélection et la reproduction, l’élevage d’alevins, la composition des aliments pour poisson et les services de vulgarisation destinés aux exploitations rurales.

    Le Paraguay dispose d’une industrie de production d’aliments préparés pour les différentes étapes du cycle biologique des poissons ainsi que d’institutions financières publiques comme la Banque nationale de développement, le Fonds de développement agricole et le Crédit agricole d’habilitation qui offrent des lignes de crédit à l’aquaculture.
    Historique et aperçu général
    Aquaculture continentale (eau douce). La République du Paraguay est un pays enclavé au climat de type méditerranéen. Constituée d’une plaine alluviale, elle est abondamment irriguée par des rivières et des fleuves longs de 250 à 800 km qui comptent de nombreux affluents. On y trouve aussi des lacs, des réservoirs et des estuaires. L’ensemble de ces pièces d’eau couvre plus de 5 000 km². Le pays se trouve dans une région tropicale et subtropicale.

    Le développement de l’aquaculture a démarré au Paraguay en 1960 avec le soutien de« World Neighbours », une organisation des Etats-Unis d’Amérique appelée dont l’un des objectifs était d’augmenter la consommation de protéines d’origine animale chez les paysans pauvres des zones rurales. Des étangs d’une superficie comprise entre 100 et 360 m² ont alors été construits dans plusieurs régions du pays.

    Systèmes de production. Le système de culture le plus largement répandu est celui qui adopte des méthodes extensives. Il représente 85 pour cent de la production aquacole. Les espèces cultivées sont le tilapia (Oreochromis niloticus), la carpe commune (Cyprinus carpio), le pacu (Piaractus mesopotamicus), le boga (Leporinu spp.) et le prochilode rayé (Prochilodus lineatus). Les 15 pour cent restants de la production aquacole sont obtenus par des systèmes semi-intensifs qui cultivent le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii).

    Le développement de la pisciculture semi-intensive a démarré avec un projet soutenu par « Tilapia Food », une organisation belge, et la faculté des Sciences vétérinaires de l’université nationale d’Asunción. Une coopérative piscicole située dans le département de Paraguari a ainsi été créée. Elle compte 70 membres qui se partageant 8 ha d’étangs. Dans le même département, l’exploitation piscicole Aida I dispose de plus de 30 ha d’étangs et envisage de se développer sur 300 ha pour augmenter ses capacités de production et commencer à exporter.

    La production aquacole paraguayenne est estimée à 2 099,95 tonnes/an, ce qui correspond à une valeur de 2,1 millions de dollars EU. Les rendements actuels s’élèvent en moyenne à 8 000 kg/ha. Certaines exploitations ont commencé à utiliser des aliments préparés pour augmenter leur productivité.
    Ressources humaines
    Professionnels : 20 personnes diplômées de l’université.

    Techniciens : 35 personnes diplômées du secondaire.

    On estime que 5 pour cent des 1 200 propriétaires d’exploitations aquacoles ont obtenu des diplômes de niveau universitaire. La même proportion a obtenu un diplôme du secondaire. Parmi les personnes qui travaillent dans les fermes rurales, 90 pour cent a achevé l’école primaire et seulement 5 pour cent a un niveau secondaire ou universitaire. Presque tous les aquaculteurs (90 pour cent) sont d’origine paysanne.

    Les professionnels qui travaillent dans l’aquaculture ont obtenu leurs diplômes à l’Université nationale d’Asunción dont la faculté des Sciences vétérinaires et la faculté Sciences exactes et de la nature forment des biologistes. La faculté d’Ingénierie agronomique propose quant à elle plusieurs spécialisations (écologie, sciences humaines, production animale, foresterie ou agronomie).

    Parmi les propriétaires d’exploitation, on trouve notamment des docteurs en médecine, des ingénieurs agronomiques, des biologistes.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Depuis les débuts de l’aquaculture dans les années 1960, l’introduction de nouvelles technologies dans les infrastructures, la modernisation des étangs, l’utilisation d’aliments préparés et la sélection des espèces cultivées ont permis de faire progresser la productivité du secteur.

    Cependant, l’aquaculture extensive prévaut encore largement et représente 85 pour cent de la production totale. Les 15 pour cent restants proviennent de systèmes semi-intensifs. La production nationale a augmenté de façon significative comme on peut le constater dans le Tableau 1 ci-dessous.

    Tableau 1 : Production aquacole (1977-2004)
    Année Production aquacole (tonnes)
    1977 22
    1988 54
    2000 1 500
    2004 2 099,95

    Au cours de la période 1990-2004, les producteurs commerciaux ont commencé à construire des infrastructures permettant d’adopter des systèmes de culture semi-intensifs. Ils ont investi dans des projets ayant recours à différents équipements (cages flottantes, bassins et enclos). Ces nouveaux systèmes de production ont suscité l’intérêt du secteur public comme celui du secteur privé. La pisciculture des espèces locales a dès lors continué d’augmenter alors que la crevetticulture de bouquet géant a commencé à se développer.

    Les produits aquacoles ont commencé à être commercialisés sur le marché domestique et les supermarchés du pays vendent désormais des produits aquacoles transformés et conditionnés en plus des produits frais. On trouve également des produits frais conservés dans la glace dans les foires agricoles. Certains marchés étrangers (Brésil, Etats-Unis d’Amérique, etc.) ont aussi commencé à être clients de l’aquaculture paraguayenne.

    Le tableau 2 présente la distribution géographique et les caractéristiques des systèmes de culture présents au Paraguay.

    Tableau 2 : Distribution et caractéristiques des systèmes de culture
    Département Système de culture Aliments/engrais Surface (hectares) Production (tonnes)
    Central extensif engrais biologique 39,6 62,5
    - semi-intensif formulés/biologique 6,9 11,0
    Paraguarí extensif engrais biologique 254,4 401,7
    - semi-intensif formulés/biologique 44,8 70,8
    Caaguazú extensif engrais biologique 73,5 116,1
    - semi-intensif formulés/biologique 12,9 20,4
    Alto Paraná extensif engrais biologique 104,6 165,1
    - semi-intensif formulés/biologique 18,4 29,1
    Itapúa extensif engrais biologique 93,3 147,3
    - semi-intensif formulés/biologique 16,4 25,9
    San Pedro extensif engrais biologique 118,7 437,4
    - semi-intensif formulés/biologique 20,9 77,1
    Misiones extensif engrais biologique 94,5 348,1
    - semi-intensif formulés/biologique 16,6 61,4
    Ñeembucú extensif engrais biologique 14,6 53,6
    - semi-intensif formulés/biologique 2,5 9,4
    Pedro J. Caballero extensif engrais biologique 12,1 44,7
    - semi-intensif formulés/biologique 2,1 7,8
    Concepción extensif engrais biologique 2,45 9
    - semi-intensif formulés/biologique 0,4 1,5
    Total général 946,65 2 099,95
    Source : Ministère de l’Agriculture et de l’élevage, 2005
    Espèces cultivées
    Les espèces cultivées au Paraguay se répartissent comme suit : tilapia (Oreochromis niloticus) 80 pour cent, carpe commune (Cyprinus carpio) et pacu (Piaractus mesopotamicus) 18 pour cent, boga (Leporinu spp.), prochilode rayé (Prochilodus lineatus) et bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) 2 pour cent.

    L’introduction du tilapia du Nil remonte à 1960. Provenant de Côte d’Ivoire, cette espèce a été introduite par une mission technique française. La carpe commune a quant à elle été introduite par des immigrants d’origine européenne de la République d’Argentine au cours des années 1970.

    Le tilapia a été distribué aux exploitations piscicoles rurales dans le but d’augmenter la production de protéines d’origine animale et améliorer ainsi le régime alimentaire des populations rurales. Aucune gestion des élevages n’était réalisée en matière d’hybridation et/ou de sélection des mâles pour la phase de grossissement. A l’heure actuelle, les exploitations ont recours à des espèces de tilapia améliorées génétiquement.

    Au cours des années 1980, la station piscicole binationale Itaipú a commencé à produire des espèces indigènes comme le pacu, le boga, le carimbata, etc. qui sont principalement destinées au repeuplement des cours d’eau et du réservoir Itaipú. Au cours des années 1990, elle a lancé un programme de vulgarisation impliquant toute la région entourant le réservoir. Depuis 2003, ce programme a été diffusé dans différentes régions du Paraguay.

    En 1990, le Département de la pêche et de l’aquaculture de la Faculté des Sciences vétérinaires de l’Université nationale a introduit une variété améliorée de tilapia du Nil (O. niloticus).
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Comme on l’a souligné précédemment, la production du secteur aquacole s’élève à 2 099,95 tonnes. Elle est réalisée à 85 pour cent suivant des systèmes extensifs par de petits producteurs ruraux. Le reste de la production, c’est-à-dire 15 pour cent est obtenu suivant des systèmes semi-intensifs. La demande du marché domestique et des marchés étrangers reste cependant insatisfaite.
    Performance du secteur
    Production

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Paraguay (d'après les statistiques de la FAO):
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée au Paraguay (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Marché domestique. Les principaux lieux de commercialisation des produits aquacoles sont les supermarchés, les hôtels et les restaurants des zones urbaines, particulièrement à Asunción la capitale, ainsi que les foires agricoles où l’on vend du poisson frais et du poisson conservé dans la glace.

    Le tilapia du Nil est commercialisé vivant, frais, congelé ou en filets. Les espèces locales (pacu, boga, prochilode, etc.) sont vendues fraîches ou congelées, tout comme les crustacés (bouquet géant et écrevisse).

    Les aquaculteurs vendent directement à la ferme leurs produits vivants, entiers, transformés ou congelés à des intermédiaires qui les livrent au centres de distribution (criées, supermarchés, etc.). Les aquaculteurs vendent aussi leur production au détail aux communautés voisines.

    L’entreprise privée Bauman propose des filets de tilapia conditionnés, étiquetés (code barre) et prêts à la vente aux criées et aux supermarchés.

    Le prix de base du tilapia varie entre 1 et 2 dollars EU/kg à la ferme. Ses filets sont commercialisés à 6 dollars EU/kg dans les supermarchés. Le prix de base du bouquet géant est compris entre 10 et 12 dollars EU à la ferme.

    Marchés étrangers. Il n’y a pas d’exportations de produits aquacoles pour le moment mais des projets industriels sont en cours de développement.
    Contribution à l'économie
    Le secteur aquacole présente dans son ensemble une tendance à l’intensification de la production même si cette dernière n’en est encore qu’à ses débuts. L’aquaculture contribue en outre au renforcement de certains secteurs économiques au sein des communautés rurales et commerciaux dans les zones urbaines. Comme il n’y a pas d’exportation de produits aquacoles pour le moment, ce secteur n’est pas encore une source de devises étrangères.

    On ne dispose pas de statistiques sur la distribution économique du secteur.

    Sécurité alimentaire. Dans les exploitations, la consommation de poisson produit sur place est de l’ordre de 0,5 à 1 kg par personne, en gros une fois par semaine ou deux fois par mois. En plus de générer des ressources économiques supplémentaires, l’aquaculture contribue ainsi à une meilleure alimentation des populations pauvres, grâce à un apport supplémentaire de protéines d’origine animale.

    L’aquaculture joue un rôle important dans l’amélioration des conditions de vie de la population rurale et permet de lutter contre la pauvreté.

    Du point de vue commercial, la population urbaine achète le poisson dans les supermarchés et les foires agricoles ou bien consomme ce dernier dans les restaurants.

    Depuis 2003, le public est davantage conscient de l’importance du développement de l’aquaculture. De son côté, le gouvernement national a fourni des efforts pour soutenir ce secteur au moyen de nouvelles lois et règlementations ainsi qu’avec l’ouverture de lignes de crédit. L’investissement privé a ainsi été encouragé et les opportunités d’emplois ont augmenté dans le secteur.

    Il est important de souligner que l’intensification de l’aquaculture est à l’heure actuelle encouragée pour augmenter la productivité du secteur. Les pêcheurs continentaux et les populations riveraines sont ainsi invités à adopter des systèmes de production intensive au moyen de cages, de bassins et d’enclos comme alternative à leurs activités.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le ministère de l’Environnement (SEAM) est l’institution responsable du contrôle administratif et règlementaire de la pêche et de l’aquaculture (Loi 799/95). Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage propose quant à lui une assistance technique aux pisciculteurs en matière de production et de transfert technologique grâce à de petits groupes de techniciens (quatre personnes). Les producteurs aquacoles bénéficient de programmes et d’accords établis en collaboration avec le secteur privé (fondations, coopératives, consultants, etc.) et les municipalités. Des programmes de formation destinés aux aquaculteurs sont aussi organisés par le MAG-VMG-DIPA-Département de l’aquaculture.

    Le secteur privé (producteurs et commerçants) est organisé en comités de 6 à 12 producteurs, en coopératives piscicoles comptant entre 70 et 100 membres et en associations aquacoles.
    Règlements en vigueur
    Le cadre juridique relatif au secteur aquacole paraguayen comprend les textes suivants :
    • La Loi 799/95 et le Décret règlementaire n° 15.487/96 relatif à la pêche comprenant des chapitres sur l’aquaculture qui ne sont cependant pas spécifiques et fondamentaux pour le développement de l’aquaculture. Cette loi est en cours d’analyse au Congrès.
    • La Loi 294/93 relative à l’impact environnemental qui établit des règlements à ce sujet et concerne donc l’aquaculture.
    • La Loi 96/02 sur la Faune et la flore sauvage suivant laquelle l’introduction d’espèces exotiques exige un permis spécial ne pouvant être émis qu’après une évaluation de l’impact environnemental.
    • La Loi 2419/04 relative à l’Institut national du développement rural et de la terre règlementant la propriété foncière dans les zones rurales.
    • La Loi 2426/04 qui crée le Service de la qualité et de la santé animale règlementant les questions relatives aux systèmes de réfrigération, au transport et aux mesures de contrôle sanitaire pour tous les produits animaux (le Service vétérinaire officiel publie des certificats nécessaires pour l’importation et l’exportation des produits halieutiques et aquacoles).

    A partir des Normes constitutionnelles, de questions juridiques et de ses propres objectifs, le pouvoir exécutif a émis un ensemble de dispositions règlementaires afin d’initier un processus de modernisation et d’adaptation en accord avec les conclusions d’études techniques. La Loi 799/95 sur la pêche est en cours de révision au Congrès national. Les normes juridiques qui la composent doivent être modifiées et des chapitres fondamentaux quant à l’aquaculture doivent être rédigés par la Commission sur les ressources naturelles et l’environnement (CONADERNA) qui comprend des représentants techniques de tous les secteurs concernés.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Parmi les différentes activités productives du secteur primaire, l’aquaculture est la plus récente dans le domaine de la recherche.

    De façon à répondre aux nombreuses questions posées par les producteurs, les étudiants et les techniciens du secteur aquacole, le Département de la pêche et de l’aquaculture de la faculté des Sciences vétérinaires (FCV) de l’Université nationale d’Asunción (UNA) mène des recherches dans les domaines de la sélection artificielle, de la composition des aliments et de la nutrition des organismes aquatiques au cours des différentes phases de leur existence ainsi qu’en matière de polyculture, de production d’alevins monosexes, d’élevage en cage, d’aquaculture intégrée à l’élevage de bétail et de crevetticulture. La plupart de ces recherches sont réalisées dans l’exploitation intégrée et le laboratoire nutritionnel de la Ferme expérimentale qui se consacre à l’élevage animal. Cette dernière travaille sur le bétail, les chèvres, les lapins, les abeilles, les volailles, les poissons, les fourrages, etc. Dans son laboratoire d’ichtyopathologie, la recherche est menée sur l’identification des parasites, la caractérisation des bactéries, l’incidence des maladies dans les fermes piscicoles, les conditions environnementales des systèmes de culture, etc.

    Chaque programme de recherche est dirigé par un professionnel assisté d’un technicien suppléant. Les résultats sont évalués et validés dans les fermes de production.

    Le Département de la pêche et de l’aquaculture de la Faculté des sciences vétérinaires (FCV) de l’Université nationale d’Asunción (UNA) fonctionne comme un institut de recherche. Il délivre des diplômes universitaires en sciences (production animale et médecine vétérinaire) ainsi que des doctorats en sciences vétérinaires. En 2004, 56 étudiants étaient inscrits au cours d’aquaculture d’une durée de cinq ans et 75 à celui de biologie halieutique qui dure quatre ans.

    Des institutions privées délivrent aussi des titres universitaires (production piscicole) alors que des écoles techniques agraires proposent des formations en pisciculture.

    Le ministère de la Justice et du travail propose un soutien financier aux exploitants dans le domaine de la pisciculture par l’intermédiaire de ses Unités techniques de formation professionnelle (UPT). En 2004, 120 bourses ont été allouées dans le but d’encourager le travail.
    Tendances, questions et développement
    En réponse à une demande du gouvernement national, la Mission multidisciplinaire envoyée au Paraguay en avril 1990 par le Département des pêches de la FAO a conclu que l’Administration de la pêche devait être réorganisée et que les compétences de celle-ci devaient être renforcées afin de permettre la réalisation du potentiel de la pêche et de l’aquaculture dans le pays.

    Le 1er mars 1990, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage et la FAO ont commencé à mettre en œuvre le Programme de coopération technique « Planification et renforcement institutionnel pour le développement de la pêche » (TCP/PAR/0051) dont le but était de rétablir la capacité institutionnelle du ministère de l’Agriculture et de l’élevage sur trois fronts principaux :
    • Assistance technique au secteur de la pêche et de l’aquaculture.
    • Assistance en matière de directives politiques.
    • contribution à la formation technique de l’Unité de la pêche et de l’aquaculture.

    Le secteur de l’aquaculture s’est développé à la suite des évaluations et des recommandations de ce programme.

    Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage contribue davantage à l’assistance technique auprès des producteurs aquacoles alors que la faculté des Sciences vétérinaires a créé de son côté des cursus universitaires en Pathologie et biologie de la pêche (second cycle) et en Aquaculture (troisième cycle). Les étudiants disposent ainsi des bases nécessaires pour poursuivre leur formation dans des institutions étrangères, par exemple au Brésil (7 professionnels), en France/Côte d’Ivoire (2 professionnels), aux Etats-Unis d’Amérique (1 professionnel), au Venezuela (1 professionnel), en Chine (1 professionnel et 2 techniciens), au Chili (2 professionnels), au Costa Rica (1 technicien) et en Israël (1 professionnel).

    La Mission technique TFAO/Tilapia FOOD/Belga, menée conjointement avec la faculté des Sciences vétérinaires de l’université nationale d’Asunción (FCV/UNA), a contribué à un programme de renforcement de l’unité productive de la Station aquacole de la FCV/UNA avec la création du Centre de formation piscicole et de la Coopérative de production aquacole « San Antonio de Padua ». Cette dernière rassemble plus de cent producteurs de la communauté Acahay/Dto (Paraguarí). Elle a été établie sur 15 ha de terre disposant de 8 ha d’étangs d’une capacité de production de 30 tonnes/ha/an.

    La Loi sur la pêche 799/95 confère au ministère de l’Agriculture et de l’élevage l’autorité pour appliquer les règlementations relatives au secteur de la pêche et de l’aquaculture. En 2000, la Loi 1561/00 l’a remplacée et établit, notamment, que le ministère de l’Environnement devient la principale autorité dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Ce changement a provoqué une fracture au niveau institutionnel qui a eu des répercussions négatives dans le domaine de la production aquacole. Dans le même temps, le secteur privé a investi dans l’aquaculture, ce qui a contribué à son développement.

    Les entités binationales Itaipú Binational et Yacyretá soutiennent financièrement la recherche et la mise en œuvre de programmes productifs à différents endroits du pays (construction d’étangs traditionnels, de cages flottantes et d’enclos).

    En outre, des investisseurs étrangers (Taïwan, Chine) ont manifesté leur intérêt pour la construction de stations de production d’alevins alors que le gouvernement japonais a proposé de réaliser une étude géographique et une cartographie du secteur aquacole par l’intermédiaire de la JICA, l’Agence japonaise de coopération internationale.

    En raison de l’importance du développement agroindustriel de l’aquaculture au Paraguay, la société agroalimentaire Trociuk a introduit la production d’aliments pour l’aquaculture dans ses différentes lignes de production.

    Enfin, la production de poisson sous forme intensive dans des cages flottantes a attiré l’attention du secteur public et des groupes privés en raison de son importance potentielle pour les pêcheurs et les populations riveraines.
    Références
    Bibliographie
    Fuente: Ministerio de Agricultura y Ganadería - Paraguay
    Liens utiles
     
    Powered by FIGIS