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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Le premier rapport sur la construction des étangs sur le territoire slovaque remonte au 12ème siècle et le premier manuel sur la pisciculture a été écrit au 16ème siècle. Le développement dynamique du secteur a eu lieu durant la deuxième moitié du 20ème siècle et la production totale des poissons d’aquaculture tend à augmenter: en 2004, elle a atteint 1 181 tonnes.
    Le rôle de la pêche dans l’économie nationale slovaque est insignifiant: en 2004, la pêche a contribué à 0,002 pour cent du PIB. La consommation du poisson est également faible, avec 4,2 kg par habitant en 2004. En Slovaquie, la production de la pisciculture se compose de salmonidés (espèces d’eau froide), principalement la truite, et de cyprinidés (espèces d'eau chaude), notamment la carpe. La production est basée principalement sur la truite arc-en-ciel (69,5 pour cent) et la carpe (29,2 pour cent). Le reste se compose de poissons prédateurs (0,48 pour cent), de carpes chinoises (0,25 pour cent) et d'autres espèces de poissons (0,53 pour cent). L'élevage des salmonidés occupe approximativement 26 600 m3des unités spéciales de production (raceways, bassins, cages etc.). Approximativement 1 600 ha d'étangs et 500 ha de petits réservoirs d'eau sont disponibles pour la culture des espèces d'eau chaude. Environ 760 personnes sont employées dans le secteur. Une grande partie des poissons produits est destinée au repeuplement. Les perspectives pour une production élevée à l'avenir, sont possibles, cependant, il y a de nombreux problèmes, mentionnés dans ce document, à résoudre, en particulier, le facteur limitant qui découle des conflits des intérêts entre la pisciculture et l’environnement.
    Historique et aperçu général
    La Slovaquie est un pays continental, majoritairement montagneux, il est situé à la ligne de partage entre deux mers: la mer baltique (le fleuve Dunajec comme un fleuve tributaire du fleuve Vistula) et la Mer Noire (fleuve Danube). Il y a 29 748 km d‘eaux courantes et 287 barrages d'eau avec une superficie d'eau totale de 227 km2. En plus des fleuves, il y a plus de 1 750 km de canaux et apports artificiels d’égouttages et d’irrigation. Il y a également plus de 450 unités d’élevage de poissons et plus de 200 lacs naturels.

    L'histoire de l'aquaculture dans la République slovaque remonte au 12ème siècle, avec le premier rapport sur la construction d'étang (Holcík, 1998). En plus des cloîtres et des cures, en Moyen Age, les étangs ont été également construits par les municipalités de pêche. Au 15ème et 16ème siècle, les étangs étaient plus importants que les terres labourables et ce en raison de leurs rendements. En renforçant l'existence des étangs en Slovaquie, Jan Dubravius (évêque d'Olomouc, qui est maintenant la République Tchèque) a écrit un livre au 16ème siècle intitulé «A propos des étangs». Il est l'un des premiers manuels sur la pisciculture dans le pays.

    Dans le temps, de grands étangs ont été construits dans la région de Záhorie, et autour des villes de Kosice, de Humenné, de Michalovce et de Gbelce. Le développement de la pisciculture a été bloqué par l’occupation turque des régions slovaques du sud (Holcík, 1998). La construction des étangs a été également bloquée dans les régions slovaques du nord. Des étangs ont été construits principalement par l'aristocratie dans les régions d'Orava, de Turiec et de Trencín (Kirka, 1996). Au 16ème siècle, un système d‘étangs dans le dominion de Lietava (prétendument 19-32 étangs) a été établi. Au 17ème siècle, les étangs d’extraction bien connus - des tajchs - près de la ville de Banská Stiavnica ont été construits et sont toujours utilisés de nos jours pour l'élevage de poissons (Cíhar, 1983). En même temps que l’occupation turque des régions du sud, il y avait une révolte à grande échelle menée par l'aristocratie contre le roi dans les régions du nord qui a bloqué le développement de la pisciculture. Des étangs ont été détruits et convertis en terres de pâturage. Cette situation a persisté jusqu’à la première moitié du 19ème siècle.

    Le développement de la pisciculture a recommencé dans la deuxième moitié du 19ème siècle. À la fin du 19ème siècle, il y avait 25 écloseries (de salmonidés) et en 1913, il y avait 81 écloseries d'une capacité de 12 millions d'oeufs. En 1934, le nombre d’écloserie a chuté (38) (Randík, 1968). Au début du 20ème siècle il y avait prétendument environ 400 ha d'étangs (Dyk, et al. 1956). On a rapporté que la superficie des étangs en 1948 était de 292 ha, avec une production de 20 tonnes (Fekete, 1951). L'auteur a fait un plan d'étude pour la construction de 20 000 ha de nouveaux étangs sur le territoire slovaque. Ce but a été réalisé à petite échelle par la pêche d'état qui a été établie en 1954 et employait environ 250 personnes. Après 1989, les différents centres de pêche appartenant à l'état ont été privatisés. À la fin du 20ème siècle, il y avait un total de 1 200 ha d'étangs (Volcek et al. 1961). L’élevage des Salmonidés a été développé principalement par l’Union des pêcheurs à la ligne slovaques. En 1983, il y avait 14 écloseries dont 11 étaient de salmonidés (Pokorný et autres, 1992).
    Ressources humaines
    Il y a actuellement 760 personnes employées dans le secteur de l'aquaculture et 868 personnes employées dans le secteur de transformation. Dans le secteur de l'aquaculture, 85 pour cent des ouvriers sont des hommes et 15 pour cent sont des femmes. Environ 30 pour cent sont employés à plein temps et le reste, le sont de manière saisonnière. La plupart d'entre eux ont une formation appropriée en matière de pêche suite à une formation professionnelle et/ou de l'université.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    Seuls les propriétaires et les sociétés privées sont actifs actuellement en aquaculture d'eau douce slovaque. En 2004, selon le Ministère de l'agriculture, il y avait 33 exploitations de pisciculture de cyprinidés (espèces d'eau chaude), en étangs, y compris les espèces prédatrices de poissons, telles que le brochet du nord, la sandre et le silure glane. De ces fermes, 15 appartenaient à des familles, 14 à des coopératives et 4 à des sociétés. Il y avait32 fermes piscicoles fonctionnant selon les systèmes d’élevage intensifs de salmonidés (espèce d’eau froide) d’ombre commun et de sterlet.De ces fermes, 15 appartenaient à des familles, 14 à des coopératives et 3 à des sociétés.

    Les élevages dans les étangs sont situés principalement dans les basses terres dans les régions de l'est et du sud-ouest. Les fermes des salmonidés sont situées principalement au pied des montagnes dans les régions du nord et du centre de la République slovaque. Toute la superficie des étangs et des petits réservoirs d’eau utilisée pour l'aquaculture a atteint environ 2 100 ha en 2004. Durant la même année, le volume de production des unités d’élevage piscicole, telles que les réservoirs des écloseries, les raceways, les cages, etc., utilisés dans la production de salmonidés a atteint plus de 23 000 m3.
    Espèces cultivées
    La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est l’espèce dominante, contribuant d’environ 70 pour cent à la production totale. Elle est vendue à un poids de 250 g ou plus, après 16-24 mois d’élevage. L’alevin de la truite arc-en-ciel est obtenu par l’incubation des oeufs dans les écloseries, où ils sont également élevés jusqu’aux premiers stades de développement. Après, l’alevin est élevé dans des auges au sein des nurseries et/ou dans les unités d’élevage couvertes spécialisées. Quand le poisson atteint six mois, il est mis dans des unités en plein air dans les raceways et les étangs. L’élevage de la truite est basé sur les aliments granulés.

    La production de la carpe commune (Cyprinus carpio) contribue de 20 pour cent , approximativement, à la production totale. La carpe commune est commercialisée à 2 kg ou plus, après 3-4 saisons de croissance. Les alevins de la carpe sont obtenus par l’incubation des oeufs dans les carafes d’éclosion. Après incubation, les premiers alevins sont élevés dans les auges ou sont transférés dans des étangs à alevins spéciaux, où ils restent pour toute une année. Après la première année, ils sont transférés dans les étangs en plein air. La majorité de la production est basée sur une alimentation naturelle constituée de zooplancton et de zoobenthos. La prise active de nourriture, principalement avec des céréales pendant l'été, est également pratiquée. La carpe commune est élevée aussi en polyculture avec d'autres espèces de poissons: le carassin (Carassius gibelio), la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idella), la carpe à grosse tête (Hypophthalmichthys nobilis), la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix), la tanche (Tinca tinca), et certains poissons prédateurs tels que le brochet du Nord (Esox lucius), la sandre (Sander lucioperca), et le silure glane (Silurus glanis). En outre, à des altitudes plus élevées, la truite commune (Salmo trutta fario) est également élevée dans des systèmes de monoculture.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Dans la République slovaque, deux principaux systèmes d’élevage de poissons sont utilisés : des étangs de terre pour la carpe commune et des unités spéciales d’élevage pour la truite commune.

    La culture de la carpe commune dans des étangs suivant une technique semi-intensive, est la forme traditionnelle la plus commune en aquaculture dans la République slovaque. Pour augmenter la production des étangs, on applique certains facteurs d'intensification tels que la fertilisation, l'utilisation de la chaux, le séchage d'été et le séchage d'hiver, etc. La polyculture est également un aspect important de la culture en étang. La carpe commune est cultivée en tant que principale espèce avec la carpe chinoise (la carpe herbivore, la carpe à grosse tête et la carpe argentée), les poissons traditionnels supplémentaires (tanches) et les espèces prédatrices (le brochet du Nord, la sandre et le silure glane). Dans certains étangs de montagne, la truite arc-en-ciel est également cultivée comme espèce principale, avec la carpe. La production des étangs atteint environ 30 pour cent de la production totale.

    La truite brune ou fario est élevée dans les fermes à truite principalement dans les unités spéciales de production, telles que les réservoirs de nurseries, les raceways, les cages etc., à des altitudes plus élevées suivant une technique d’élevage intensive en monoculture seulement. La plupart du temps on emploie des unités spéciales d’élevage sous forme de réservoirs et de raceways (environ 60 pour cent ), suivies des cages (environ 30 pour cent ). La production commercialisable des unités spéciales d’élevage atteint environ 70 pour cent . En plus des poissons commercialisables, la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), l’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), la truite fario (Salmo trutta fario) et l’ombre commun (Thymallus thymallus) sont également cultivés, en particulier pour des raisons de repeuplement pour la pêche à la ligne.
    Performance du secteur
    Production
    Avant 1989, l’élevage commercial des poissons était assuré par des entreprises de pêche appartenant à l'état. Après, il a été confié aux sociétés privées. Il y a actuellement plus de 70 sociétés enregistrées et autorisées engagées dans l’aquaculture, dont la moitié font l’élevage des salmonidés (y compris l’ombre commun) et l'autre moitié, l’élevage des cyprinidés (y compris le brochet du nord, la sandre et le silure glane). Selon l'Office des statistiques de la République slovaque, en 2004, la production commercialisable totale des exploitations piscicoles était de 1 181 tonnes. La majeure partie de cette production était constituée de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss – 69,3 pour cent), suivie de la carpe commune (Cyprinus carpio – 20,2 pour cent). Le reste (environ 10 pour cent) comprend le carassin (Carassius gibelio), le brochet du nord (Esox lucius), la truite fario (Salmo trutta fario), la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idella), et la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix). Dans une exploitation piscicole thermale en Slovaquie orientale, on pratique l’élevage du poisson-chat nord-africain (Clarias gariepinus). En 2003, la production était négligeable et ne dépassait pas 2,6 tonnes. Des quantités insignifiantes de l’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), de tanches (Tinca tinca), de carpe à grosse à tête (Hypophthalmichthys nobilis), de silure glane (Silurus glanis) et de sandre (Sander lucioperca) sont produites. La liste des espèces cultivées est présentée dans le tableau 1.

    Tableau 1. Production des espèces de poissons cultivées (en tonnes) pendant 2000-2004
    Espèces Année
    2000 2001 2002 2003 2004
    Truite arc-en-ciel 751,99 689,76 634,34 681,9 818,01
    Carpe commune 74,14 125,95 153,6 139,31 344,82
    Carassin 22,75 17,6 18,05 29,34 4
    Carpe à grosse tête+carpe argentée 21,96 22,38 11,51 6,04 2,89
    Carpe herbivore 1 2,2 1,07 2,22 0,12
    Brochet du Nord 0,42 0,79 1,08 3,52 5,13
    Sandre 0,15 0,2 0,21 0 0,24
    Silure glane 0,3 0,22 0,39 0,66 0,28
    Omble de fontaine 14,1 9,84 5,45 0,7 0,44
    Autres espèces 0,56 0 4,41 16,55 4,99
    Total 887,37 868,94 830,11 880,24 1 180,92
    Source: Office des statistiques de la République slovaque, 2004

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Slovaquie (d'après les statistiques de la FAO):
      

    Production de l'aquaculture reportée au Slovaquie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    Marché et commerce
    Il y a une demande du marché pour la production nationale de poissons, pour le poisson de mer importé, ainsi que pour les poissons d'eau douce. La Slovaquie n’est autosuffisante que dans sa production de truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). La production de la carpe commune (Cyprinus carpio) ne peut pas satisfaire totalement les besoins du marché national. A l’approche de Noël, quand la demande bat son plein, la carpe est importée, principalement de la République Tchèque. Tous les poissons marins, ainsi que les fruits de mer (les crustacés et les mollusques) sont importés. En 2004, selon l'Office des statistiques de la République slovaque, le total des poissons et celui des produits de la pêche, importés s’élève à plus de 14 900 tonnes, dont 63,8 pour cent étaient constitués de poisson traité et en filets, les poissons congelés constituaient 23,8 pour cent , les poissons vivants 8,6 pour cent , les poissons frais et/ou refroidis 2,2 pour cent , et les poissons secs, salés et fumés 1,1 pour cent. Les poissons exportés et les produits de la pêche expliquent plus de 25 pour cent de la production totale de 2004 qui arrivait à 298 tonnes. En 2004, la consommation de poisson par habitant était de 4,2 kg/an ; c’est une quantité plutôt faible comparée à d'autres pays parce que le poisson (principalement la carpe) n’est traditionnellement consommé qu’à Noël. A long terme, une consommation de poisson au dessus de 4,0 kg par personne sera la tendance en Slovaquie, bien que la consommation recommandée soit de 6,0 kg par personne. La consommation de poisson est environ 3 pour cent de la consommation totale de viande par habitant. La consommation des poissons change également entre les régions, elle est plus élevée dans les régions de sud-ouest en raison du niveau de vie plus élevé.
    Contribution à l'économie
    La contribution de la pêche et de l'aquaculture dans l’économie nationale slovaque est faible. En 2004, l'agriculture a contribué à 3,03 pour cent du PIB (1,37 milliard de dollars EU) et la pêche et l'aquaculture à 0,002 pour cent du PIB (82,2 millions de dollars EU). Le PIB en 2004 était de 41,4 milliards de dollars EU. L’élevage en étangs dans les terres basses et la culture de la truite en hautes altitudes joue un rôle social important en maintenant les populations locales dans leurs villes natales. En plus du rôle social, l'aquaculture contribue également au développement de l’activité récréative, du tourisme rural et de la gestion de l'eau.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Depuis mai 2003, deux ministères ont dirigé la pêche et l'aquaculture. L'aquaculture et la pêche continentale, sont sous la tutelle du Ministère de l'agriculture à Bratislava. L'administration des deux secteurs est assurée par le Département des produits animaux. Puisque le secteur est de petite taille, il n'y a pas de centre régional. Quand la République slovaque est devenue membre de l'Union Européenne en 2004, le financement structurel à partir de l'instrument financier d’orientation de la pêche de l'UE (IFOP) est devenu disponible pour, entre autres, la modernisation du secteur de l'aquaculture. En conformité avec l’IFOP, des mesures pour la modernisation de l'aquaculture et du secteur de traitement ont été décrites dans son programme opérationnel pour le développement agricole et rural (mesures de pêche).

    L'administration vétérinaire et de l’alimentation est responsable de la santé et de l'hygiène et elle est organisée par régions (Bratislava, Trnava, Nitra, Trencín, Banská Bystrica, Zilina, Presov et Kosice). Des administrations régionales vétérinaires et d’alimentation au sein des administrations vétérinaires et d’alimentation du quartier se sont organisées et effectuent des inspections dans différentes fermes.

    Le Ministère de l'environnement de la République slovaque à Bratislava dirige la pêche récréative et assure la gestion des ressources d’eau. Une partie de l'administration de la pêche est également assurée par l’Union des Pêcheurs slovaques à la ligne, sous l'autorité du Ministère de l'environnement. Cette union a vu le jour en 1926 et rassemble actuellement 122 organismes locaux de pêche à la ligne, couvrant le pays entier. L’Union des pêcheurs à la ligne slovaques est responsable de l’édition des licences de pêche, du repeuplement des eaux, et de l’application des réglementations. Le secteur de l'aquaculture est administré par l'association slovaque des aquaculteurs. Créée en 1999, cette association compte actuellement 17 membres, représentant la pisciculture, l'industrie de transformation, le commerce, les écoles de pêche et la recherche halieutique. L'association slovaque des aquaculteurs est responsable des deux troisièmes de la production totale de poissons de la République slovaque.
    Règlements en vigueur
    La pisciculture est régie par la Loi de pêche 139/2002. Une nouvelle loi sur l'aquaculture, qui établira les conditions pour la pisciculture, est actuellement en préparation. Les articles suivants de la législation, y compris la Loi de la pêche, concernent le secteur de l'aquaculture:
    • La loi sur la pêche - 139/2002 - réglemente la taille minimale des poissons pêchés, les captures par espèce par jour et par saison d’arrêt et les conditions de l’élevage.
    • La loi de l'eau - 364/2004 - réglemente l’utilisation de l'eau, la protection de l'eau, les construction dans l’eau, la zone des ressources d’eau protégées.
    • La loi sur la conservation de la nature et de la terre - 543/2002 - réglemente l’introduction de nouvelles espèces de poissons, établit la liste des espèces de poissons protégées,et s’occupe des autres contraintes de la pisciculture.
    • La loi sur la reproduction des animaux commerciaux - 194/1998 réglemente le marquage des géniteurs.
    • La loi sur les soins vétérinaires - 488/2002 - contrôle l'état de santé des poissons, surveille la recrudescence des maladies, établit des mesures préventives et réparatrices, et désigne des zones de quarantaine.
    • Le Codex alimentarius de la République slovaque définit les valeurs tolérables maximales pour les résidus des médicaments, des polluants inorganiques, etc. chez les poissons.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    En Slovaquie, il n'y a actuellement aucun institut de recherche spécialisé dans la pêche. L'ancien institut de recherche halieutique et d'hydrobiologie à Bratislava a été divisé, en 1990, en un institut de recherche halieutique et d'aquaculture, et un département d'ichtyologie, qui fait actuellement partie de l'institut de zoologie de l'académie slovaque des sciences. La recherche halieutique et ichtyologique est assurée par l'institut de zoologie de l'académie slovaque des sciences (Bratislava), et par les universités, comme l'université de Comenius à Bratislava (département de zoologie, département d'écologie), l'université agricole slovaque à Nitra (département des sciences de volaille et l’élevage de petits animaux), l'université de Presov à Presov (département d'écologie) et l'université de la médecine vétérinaire à Kosice (institut de parasitologie, maladies des poissons, des abeilles et des gibiers). La recherche en matière d'ichtyologie est également effectuée par le musée national slovaque qui, en plus de la recherche ichtyologique, fournit les preuves littérales et assure la conservation de l'ichthyofaune du pays entier (la collection ichthyologique contient actuellement plus de 100 mille articles). La recherche en matière d'aquaculture est assurée par l'institut de recherche de la production animale à Nitra (lieux de travail de Castá et Velcice). Cet établissement travaille sur certains projets d'aquaculture, tels que l'élevage artificiel et les analyses morpho-génétiques des espèces de poissons protégées telles que la carpe sauvage «sazan» sous des conditions particulières, la reproduction artificielle du sterlet, la stimulation hormonale de la reproduction du sterlet, le repeuplement avec des juvéniles de sterlet élevés, la multiplication artificielle du poisson-chat nord africain, etc.

    L'enseignement en matière d’aquaculture et de pêche est assuré par certains établissements à différents niveaux. L'enseignement de niveau inférieur est assuré par l'école professionnelle secondaire de la pêche et de l’agriculture à Príbovce, offrant trois ans et demi de formation pratique en pisciculture, et le lycée technique de l'agriculture à Ivanka pri Dunaji, offrant un cours de quatre ans sur la pêche et la pisciculture. La formation de plus haut niveau en aquaculture et en pêche est assurée par certaines universités à travers leurs programmes de préparation du diplôme BSc. La formation universitaire supérieure pour l’obtention du MSc et du PhD est également offerte. L'université agricole slovaque à Nitra dispense des cours en aquaculture. l'ichtyologie est enseignée sous forme de cours magistral à l'université de Comenius à Bratislava et à l'université de Presov à Presov, et l'élevage et les maladies des poissons sont donnés sous forme de cours magistral à l'université de médecine vétérinaire à Kosice.
    Tendances, questions et développement
    Après 1989, la situation socio-politique a mené aux changements des modèles de propriété et à la dissolution de la pêche appartenant à l'état. Ceci a eu comme conséquence le déclin rapide de la production de poisson dans les années 90. Durant les cinq dernières années, la production annuelle a augmenté. C'est un signe positif de la transformation et de la restauration du secteur. Durant les dernières années, un certain nombre de petites fermes appartenant à des familles ont été établies, elles se sont principalement concentrées sur l'élevage des salmonidés. La gestion des exploitations piscicoles de grande échelle est toujours assurée par les mêmes personnes qu'avant 1989. Cependant, certains étangs sont gérés par des personnes sans expérience et/ou éducation précédentes dans la pisciculture, ayant comme conséquence une diminution de la production.

    Le conflit d'intérêts avec la protection de la nature constitue un facteur limitant de la pisciculture. Les étangs piscicoles sont des écosystèmes marécageux attrayants qui renferment des plantes et des animaux protégés. L'établissement étatique qui s’occupe de la protection de la nature et de la terre, ainsi que certaines ONGs (organisations non gouvernementales), limitent la propagation de la pisciculture afin de protéger les oiseaux aquatiques. Cependant les pertes encourues par les aquaculteurs ne sont pas entièrement compensées. À cet égard, l'exécution de la législation européenne (Directive concernant les aires des oiseaux protégées, les, biotopes - Natura 2000 - et l'eau - gestion intégrée de la ligne de partage des eaux) est une nouvelle entrave pour le développement de l'aquaculture. Les principaux problèmes nécessitant une solution sont:
    • La protection de l'environnement
      • Une meilleure gestion de l'aquaculture dans les étangs pour la protection de la nature.
      • Résoudre le problème du manque de compensation des pertes provoquées par les mesures de gestion en faveur des prédateurs de poissons (cormorans au niveau de l'UE).
      • Promouvoir la disponibilité des étangs et leurs concéder des avantages par rapport à la terre, principalement dans les domaines de la rétention de l’eau, l’influence sur le microclimat, la protection contre les inondations, etc.
    • La production et le traitement des poissons
      • Moderniser et remplacer le vieux et le manquant dans l'équipement de l’élevage.
      • Nettoyer les étangs et améliorer leurs conditions techniques.
      • Augmenter la production de l'aquaculture pour réduire la dépendance envers les importations de poissons.
      • Faire participer les aquaculteurs dans les activités agro-touristiques dans la région (promouvoir la pêche dans les étangs, la pêche à la ligne, les voyages éducatifs, etc.).
      • développer la pisciculture intensive (des systèmes de recyclage, des sources d'eau géothermales).
      • Introduire de nouvelles espèces de poissons commercialisables (tilapia, clarias, esturgeons).
      • Employer de nouvelles technologies d’élevage.
      • Augmenter la proportion du marché des poissons traités et encourager l’innovation des produits de pêche.
      • Rénover la capacité de traitement existante.
      • Agrandir les installations de transformation de petite taille pour la vente au détail au niveau des fermes.
      • Améliorer la surveillance statistique de l'aquaculture.
    • La consommation des poissons et leur vente
      • Augmenter la consommation du poisson.
      • Edifier de nouveaux marchés en relation avec les centres touristiques.
      • Former des associations de distribution.
      • Formation et développement
      • Initier plus de formation, principalement en ce qui concerne les nouvelles connaissances.
      • Engager les capacités de recherche de la République slovaque dans des projets internationaux.
      • Mettre les nouvelles connaissances en pratique.
    Références
    Bibliographie
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    Kirka, A. 1996 . A history review of Slovak fisheries III. Pol'ovníctvo a Rybárstvo, 1996, 48(10):28-29 (in Slovak).
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