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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d'élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Occupant une place centrale en Méditerranée, la Tunisie est largement ouverte sur la mer notamment sur ses rives orientales et méridionales. Ses côtes dépassant les 1 300 Km de long, sa superficie est de 163 610 Km2, et le nombre d'habitant dépasse les dix millions.

    Le secteur de la pêche et de l'aquaculture joue un rôle important sur les plans aussi bien socio-économique qu'alimentaire. La production de la pêche qui n'a cessé de croître pour atteindre 102 tonnes en 1988, a connu un fléchissement durant les années 90, puis elle a repris doucement pour atteindre cette production de 102 tonnes en 2004 Ce n'est que pendant ces deux dernières années que la production halieutique a atteint les 110 milles tonnes/an.

    La consommation par habitant et par an a suivi la même évolution (après 13,5 Kg en 1988 elle est descendue à 8,5 en 1990 puis elle est remontée ces dernières années à 9,5 Kg) et ce avec une répartition régionale très déséquilibrée puisque la consommation dans les régions intérieures ne dépassent pas 1,5 Kg/habitant/an.

    La pêche contribue à raison de presque 9 pour cent de la valeur de l'agriculture qui contribue elle même au PIB à hauteur de 12,5 pour cent. La contribution de la pêche au PNB est d'environ 1,4 pour cent.

    L'Aquaculture en Tunisie n'évolue pas avec la vitesse attendue par les autorités publiques et ce malgré l'existence d'important potentiel identifié (20milles tonnes/an). La production actuelle est d'environ 3 700 tonnes ce qui représente presque 3 pour cent de la production Halieutique totale tunisienne. La valeur des exportations du secteur aquacole est de l'ordre de 29 millions de dinars tunisien (DT) en 2005 (l'équivalent de presque 22,3 millions de dollars US$). Le secteur de l'aquaculture offre actuellement plus qu'un millier de poste d'emplois direct et permanent.
    Historique et aperçu général
    Les premiers essais d'aquaculture en Tunisie ont commencé dans les années 60 avec la création d'une exploitation conchylicole sur le lac de Bizerte (au nord du pays) par l'Office National des Pêches.

    Cet essais a été suivi par des expériences scientifiques et la mise en place de deux stations expérimentales (élevage de poisson d'eau douce au sud tunisien en 1974 et reproduction de poisson marins au nord de la Tunisie en 1975) puis en 1985 la création du Centre National d'Aquaculture à Monastir au Centre Est du pays.

    Ce dernier a eu pour vocation la maîtrise de la reproduction et l'élevage des poissons marins (bar européen et dorade royale) et l'assistance aux promoteurs privés.

    Ce n'est qu'à partir du 1985 que fût le démarrage des premières opérations industrielles dans ce domaine et ce avec la création de trois fermes industrielles privées dans le sud tunisien.

    Depuis, l'investissement dans ce secteur n'évolue pas de la manière attendue malgré les actions entreprises par le gouvernement en faveur du développement du secteur aquacole.

    Actuellement, le nombre de projets aquacoles productifs est de l'ordre de 13 ajouté à l'exploitation de 23 plans d'eau continentale en pisciculture par des pêcheurs privés dans les zones intérieures du pays.

    La production totale de l'aquaculture a évolué de 140 tonnes en 1987 à 3 700 tonnes en 2004 représentant ainsi presque 3 pour cent de la production totale du secteur de la pêche avec une valeur variant d'un million de dinars tunisien En 1987 à 43 million de dinars (33,07 million en US$) en 2005.
    Ressources humaines
    Le secteur de l'aquaculture offre aux alentours d'un millier de postes d'emplois direct et permanent.
    ActivitéNiveau d'éducationNombre
    Pisciculture marineCadre supérieur13
    Techniciens34
    Ouvriers154
    ConchylicultureCadre supérieur8
    Techniciens4
    Ouvriers19
    Pisciculture continentaleCadre supérieur4
    Techniciens2
    Ouvriers4
    Aquaculteurs/Pêcheurs 465
    Engraissement du thonCadres supérieurs8
    Patrons et ouvriers spécialisés et ouvriers92
    Administration centraleCadres supérieurs4
    ouvriers2
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    La production aquacole intéresse aussi bien les espèces marines que continentales. La principale zone de production aquacole marine est située dans le gouvernorat de Sousse (zone Est du pays avec une production d'environ 900 tonnes de dorade royale en 2004). Une zone secondaire de production aquacole marine se trouve dans le Sud du pays (gouvernorat de Médenine) avec une production moyenne de 150 tonnes de bar européen et dorade royale.

    Dans le Nord du pays et principalement dans le gouvernorat de Bizerte est localisé l'essentiel de la production conchylicole (moule méditerranéenne, Mytilus galloprovincialis et huître creuse, Crassostrea gigas) avec une production instable d'une année à une autre. La production moyenne durant les dix dernières années est d'environ 100 tonnes.

    Quant à la production d'aquaculture continentale elle est localisée essentiellement dans le gouvernorat de Béjà situé à une centaine de kilomètres à l'Ouest de Tunis et avec une moyenne de production de 500 tonnes de poisson d'eau douce par an (Mugil cephalus, Liza ramado, Cyprinus carpio, Stizostedion lucioperca )
    Espèces cultivées
    Les espèces les plus importantes du point de vue valeur en élevages sont essentiellement le bar européen (Dicentrarchus labrax) et la dorade royale (Sparus aurata) et ceci à côté du thon rouge (Thunnus thynnus) qui est produit à travers des actions d'engraissement de poissons prélevés du milieu naturel.

    Il faut signaler que l'essentiel de la production est réalisé par l'élevage d'espèces endémiques.

    Par ailleurs, certaines espèces ont été introduites en Tunisie et elle concernent surtout les espèces d'eau douce comme le Sandre (Stizostedion lucioperca), le black-bass à grande bouche (Micropterus salmoides), les carpes chinoises (carpe herbivore, Ctenopharyngodon idellus; carpe argentée, Hypophthalmichthys molitrix et carpe grosse tête, Aristichthys nobilis) et le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus).

    En conchyliculture, l'huître creuse (Crassostrea gigas) a été introduite en Tunisie depuis les années 70.
    Pratiques et systèmes d'élevage
    Elevage Intensif
    La pisciculture marine est pratiquée par les techniques intensives; l'essentiel de la production est réalisé par l'élevage en raceway en béton avec une densité de 60 kg/m3 avec utilisation de l'oxygène pure. Par ailleurs de faibles productions sont enregistrées par la pratique d'autres techniques d'élevage en cages circulaires installées dans des zones abritées en mer.

    L'élevage Extensif
    La pisciculture continentale en Tunisie consiste en l'exploitation et la valorisation des eaux des barrages à travers leur empoissonnement en alevins de Mulet (Mugil spp. Liza sp.) et le transfert de certaines espèces comme le sandre et les carpes lesquelles seront pêchées par la suite par l'octroi d'autorisation aux pêcheurs habitants aux alentours de ces barrages.

    La Conchyliculture
    Consiste en l'élevage des moules (Mitilus galloprovincialis) et des huîtres (Crassostrea gigas) suspendus sur des tables d'élevage ou encore sur filières flottantes. Ces deux techniques d'élevage sont pratiquées dans la lagune de Bizerte au Nord du pays. Cette lagune est ouverte sur la mer et son eau est marine.
    Performance du secteur
    Production
      20002001200220032004
    bar européen/dorade royaleQuantité/tonnes61990910009851145
    Valeur/MDT557172489222906510538
    Moule/HuîtreQuantité/ tonnes105751039065
    Valeur/MDT161138179148107
    Engraissement thon rouge*Quantité/tonnes   1300*1500*
    Valeur/MDT   1686429720
    Poissons d'eau douceQuantité/tonnes8328628698601050
    Valeur/MDT20802155217221502625
    TOTAL/tonnes 15661846197234933760
    * Il s'agit de la quantité totale de thon rouge engraissé dans les cages, la valeur ajoutée de la production due à l'engraissement est estimée à 250 tonnes en 2003 et 260 tonnes en 2004 et de 476 tonnes en 2005.

    Selon les statistiques de la FAO la production aquacole en Tunisie en termes de volume était comme suit:
    Chart  

    Production de l'aquaculture reportée en Tunisie (depuis 1950)
    (FAO Fishery Statistic)

    (Source : Statistiques de pêche de la FAO, production d'aquaculture)

    Marché et commerce
    Les produits aquacoles tunisiens ont deux destinées le marché local et le marché international.

    Les poissons marins, bar européen et dorade royale d'élevage ont été précédemment destinés en totalité à l'exportation sur le marché européen. Cependant durant les dernières années on a assisté à une concurrence cruciale des autres produits d'élevage sur ce marché. Ce qui a amené les producteurs aquacoles à chercher d'autres marchés potentiels à savoir les marchés américains. Parallèlement à ce marché européen, les produits aquacoles tunisiens sont vendus aux hôtels et grands restaurants touristiques en tunisie. Le reste estimé presque à la moitié du produit est vendu sur le marché de gros à Tunis, à Sousse et à Sfax. Le produit sera ensuite acheminé vers les marchés du détail dans les villes et villages dans des conditions sanitaires réglementaires. Il est à signaler que les prix de vente de ces produits est plus avantageuse pour les producteurs au marché tunisien qu'au marché européen. Une moyenne de prix de vente du bar européen et de la dorade royale d'environ 9 dinars tunisiens, alors que le prix de vente du même produit sur le marché européen est d'environ l'équivalent de 6 dinars tunisiens (4,6 US$ en 2004).

    Les produits émanant de l'engraissement du thon rouge sont destinés en totalité à l'exportation directement sur le marché japonais et pour de faibles quantités sur le marché européen.

    Les coquillages (moule et huître) sont vendus en totalité sur le marché local avec étiquette blanche après épuration dans les centres de purification agrées selon la réglementation en vigueur et conformément aux directives européennes. Le prix de vente des moules départ ferme est de 2,5 DT alors qu'il atteint les 3,5 DT au marché de gros.

    Les poissons d'eau douce sont vendus actuellement et en totalité sur le marché local. Ils sont vendus essentiellement sur les marchés de gros des grandes villes comme Tunis, Sousse, Sfax ou encore dans les marchés des petites villes ou villages voisinant les lacs de barrages. Il n'y a pas de demande spéciale pour ce type de produit, sauf en période creuse pour les poissons marins, on assiste à une demande pour le mulet ou encore le sandre qui est aussi apprécié. Les prix de vente des poissons d'eau douce relativement faible par rapport au prix de vente du poisson marin. En effet les prix varient de 1 DT/Kg pour la carpe commune soit 0,770 US$ à 2,5 DT/Kg pour le sandre soit 1,9 US$ et 3,5 DT/Kg pour le mulet soit 2,7 US$.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    Le Ministère de tutelle de l'aquaculture est le Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques à travers son Secrétariat d'Etat chargé de la Pêche et la Direction Générale de la Pêche et de l'Aquaculture (DG/Pêche).

    Les Fonctions de la Direction Générale de la Pêche et de l'Aquaculture:

    La (DG/Pêche) est responsable du développement de l'aquaculture. Le suivi et le contrôle sanitaire est du ressort de la Direction Générale des services vétérinaires sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et des ressources hydrauliques, le suivi de l'impact environnemental des projets aquacoles et la protection de l'environnement est du ressort de l'Agence Nationale de Protection de l'Environnement (ANPE).

    Certaines de ces fonctions sont cependant exercées en concertation avec des directions du Ministère de l'Agriculture et des ressources hydrauliques qui sont:
    • La Direction Générale de la Planification du Développement et des Investissements Agricoles et l'Agence de Promotion des Investissements agricoles (APIA) et ce pour les fonctions de planification et d'investissement.
    • La Direction Générale des Affaires Législatives pour les fonctions à caractère législatif.
    La fonction d'octroi de concession a un caractère un peu particulier puisqu'elle est exercée par une commission interdépartementale consultative placée sous la présidence de la Direction Générale de la Pêche et de l'Aquaculture. Cette omission comprend des représentants des Ministères de la Défense, de l'Intérieur, du Tourisme, de l'Equipement et de l'Habitat.

    Après l'accord de cette commission, le dossier sera transmis par la DG/Pêche au Ministère du Domaine Public et des Affaires Foncières auquel il appartient à d'octroyer la concession.

    Organisation de la DG/Pêche pour l'Administration et le développement de l'Aquaculture:

    L'administration de l'aquaculture au sein de la DG/Pêche est exercée par la Sous Direction de l'Aquaculture. Mais d'autres unités de la DG/Pêche s'occupent également des questions liées à l'administration de l'aquaculture, il s'agit de:
    • la Direction de la préservation des ressources.
    • la Direction de l'exploitation.
    La sous direction de l'aquaculture comprend un seul service responsable de l'aquaculture marine; elle emploie un sous directeur, un chef de service, deux ingénieurs, une secrétaire et un ouvrier.

    L'organisation du GIPP: Groupement Interprofessionnel des Produits de la Pêche. Celui-ci sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques possède une autonomie financière et participe au développement de l'aquaculture à travers des projets de développement de l'aquaculture, la promotion de l'export, etc.

    L'Administration Régionale:

    Au niveau régional, le Ministère de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques est représenté dans toutes prérogatives par des Commissariats Régionaux au Développement Agricole qui ont le rang d'une Direction Générale.
    Règlements en vigueur
    La loi du 31 Janvier 1994 constitue la loi cadre pour l'aquaculture.

    Le champ d'application de cette loi est très large puisqu'il englobe toute activité qui vise non seulement la capture mais également la collecte, l'extraction ou l'élevage d'organismes dont l'eau constitue le milieu de vie permanent du prédominant.

    Dans ce contexte, les installation aquacoles sont regroupées sous le terme «Pêcheries fixes» que le législateur a déterminé comme était les plans d'eau du domaine public sur lequel sont établies des installations, des engins et tout autres équipements susceptibles d'être exploités par une activité de pêche et d'aquaculture.

    Réglementation sur les Concessions:

    La loi 1994 exige dans son article 23 une autorisation préalable pour l'établissement de «Pêches fixes» ou établissement aquacole.

    Par ailleurs, des arrêtés conjoints entre le Ministère du Domaine de l'Etat, du Ministères des Finances, du Ministère de l'Equipement et de l'Habitat et du ministère de l'Agriculture et des ressources hydrauliques qui fixent les redevances relatives à l'exploitation du domaine public.

    Réglementation Concernant l'Impact sur L'Environnement:

    Plusieurs textes législatifs et réglementaires régissent indirectement les régions de l'aquaculture en mer:
    • Le code des eaux du 31 Mars 1975 contient certaines dispositions qui s'appliquent aussi bien en milieu continental que marin et affirme les principes de sauvegarde et de lutte contre la pollution résultant des diversement des eaux usées.
    • Le décret du 2 Janvier 1985 relatif à la réglementation des rejets dans le milieu récepteur.
    • La loi du 2 Août 1988 qui a créée l'Agence Nationale de Protection de l'Environnement (ANPE) a établit la nécessité d'une étude d'impact sur l'environnement préalable à la réalisation de tout projet industriel agricole ou commercial.
    • Le décret du 31 Mars 1991 détaille le contenu d'une étude d'impact.
    • L'arrêté du 15 Avril 1995 fixe dans ses annexes la procédure d'approbation des études ou notices d'impact.


    Règles Sanitaires Relatives à la Production et Mise sur le Marché:
    • La loi n° 92-117 du 7 Décembre 1992 relative à la protection du consommateur et concerne la sécurité du produit, loyauté de transaction économique et protection du consommateur.
    • La loi 94-13 de 1994 relative à l'exercice de la pêche et essentiellement l'article 12, l'alinéa 2 concerne la nécessité de conformité des activités aquacoles aux règles sanitaires.
    Recherche appliquée, éducation et formation
    La recherche expérimentale en aquaculture est assurée par plusieurs institutions (Institut National des Sciences et Technologie de la Mer avec ses annexes et les institutions d'enseignement supérieur et de recherches).

    L'identification des programmes prioritaires de recherche est le résultat de discussions et de réflexions en collaboration entre le Ministère de la Recherche et des technologies, la profession et l'administration.
    InstitutionGrade universitaireMinistère de Tutelle
    Inst. Nl. Des Sciences et Technologie de la Mer Directeur de recherche, maître de recherche, chargé de rechercheMinistère de la Recherche Scientifique et de Technologie
    Inst. Nl. Agronomique de TunisProfesseur, maître de conférence, maître assistant, assistantMinist. de l'Agriculture et des Ressources Hydraulique
    Inst. Sup. de la Pêche et de l'Aquaculture - -
    Fac. Des Sciences de Tunis -Ministère de l'Enseignement Supérieur
    Fac. Des Sciences de Sfax - -


    La formation aquacole est conçue dans le cadre de l'enseignement des pêches qui est organisé à partir d'un schéma traditionnel et se dispense à trois niveaux:
    • Formation professionnelle (1 degré).
    • Formation secondaire (2 degré).
    • Formation supérieure (3 degré).
    La formation aquacole est effectuée dans sept centres de formation professionnelles et trois écoles secondaires de pêche et dans trois instituts d'enseignement supérieur.
    InstitutsGrade
    Institut National Agronomique de Tunis (INAT)Ingénieur aquacole
    Inst. Supérieur de Pêche et d'Aquaculture (ISPA)Technicien supérieur
    Inst. Supérieur de Biotechnologie Marine (ISB)Maîtrise et techniciens Supérieur
    Ecoles et centres de formation professionnelleFormation à la demande de la profession (ouvriers spécialisés)
    Tendances, questions et développement
    Au cours de la dernière décennie, le secteur de l'aquaculture a connu une certaine évolution à travers la création de projets d'élevage d'espèces différentes de celles produites au cours de la décennie précédente et ce dans le but de diversifier le produit aquacole et de diminuer la concurrence cruciale au niveau des espèces tels que le bar européen et la dorade royale sur le marché Européen.

    Et c'est dans ce cadre que quatre projets d'élevage de coquillages ont été crées dans la lagune de Bizerte au Nord du pats et aussi quatre projets d'engraissement de thon rouge ont été crée sur la côte Est du pays : deux d'entre eux dans le Gouvernorat de Sousse et deux autres dans le Gouvernorat de Mahdia. Par ailleurs, une autre ferme aquacole vient de voir le jour et elle concerne l'élevage du tilapia du Nil dans le Sud tunisien.

    La production aquacole qui avant ne comprenait que les espèces bar européen et dorade royale, comprend durant cette dernière décennie les espèces d'eau douce (42 pour cent), les coquillages (5 pour cent), le thon rouge (16 pour cent) et les poissons marins (37 pour cent).

    Cette décennie a été caractérisée aussi par la réalisation par le Gouvernement de certaines actions d'appui au développement, on en site les principales:
    • La réalisation d'un plan directeur de l'aquaculture qui a permis d'identifier le potentiel de développement des différentes filières aquacoles et de tracer une stratégie pour leur développement.
    • L'encouragement et l'incitation des promoteurs privés à investir en aquaculture à travers l'amélioration du code d'incitation et en particulier la prise en charge de l'état de certaines infrastructures intra ou extra muros.
    • La réalisation d'un projet de coopération avec le programme des nations unies pour le développement (PNUD) qui porte sur le développement de la pisciculture continentale en Tunisie.
    • La réalisation d'unité pilotes d'élevage du tilapia en eau géothermique et en barrages.
    • La réalisation d'une étude préliminaire pour l'identification des zones favorables à l'installation de projets aquacoles en cages en mer ouverte
    • La réalisation d'une stratégie nationale pour le développement de l'aquaculture aussi bien en eau marine, saumâtre que continentale.
    • L'encouragement de l'investissement extérieur dans le cadre de société mixtes et ce par l'augmentation du taux de participation des étrangers dans le capital de ces sociétés mixtes : passage de 50 pour cent à 66 pour cent.
    Aussi et grâce à tous ces efforts, on assiste à un certain développement de ce secteur. En effet on remarque la production aquacole s'est développée de 970 tonnes en 1995 à 3 700 tonnes en 2004. De même les valeurs des exportations ont grimpé de presque 1 million de DT à 29 millions de DT (22,3 million US$). Le nombre d'emploi crée est de presque 1 000 postes en 2004 alors qu'il était de 370 postes en 1995.
    Références
    Bibliographie
    Annuaires statistiques de la Direction Générale de la pêche et de l'aquaculture.
    Rapport internes de la Direction générales relatifs au Développement de l'aquaculture en Tunisie (années 2003, 2004 et 2005).
    Organisation du ministère de l'Agriculture (décret n°2001-421 du 13 Février 2001).
    Liens utiles