En termes d’importance, l’élevage de tilapia (Oreochromis spp.) et la truiticulture (Oncorhynchus mykiss) viennent après la crevetticulture. Ils ont tous deux été affectés ces dernières années par la dégénérescence génétique des stocks de géniteurs, ce qui ne permet pas un approvisionnement suffisant en alevins. La quantité et la qualité de ces deniers ne satisfont pas la demande et réduisent la rentabilité de l’élevage de ces deux espèces. L’Institut national de la pêche et de l’aquaculture (INAPESCA), l’institution officielle responsable des politiques menées dans ces deux secteurs, a par conséquent inclus dans ses programmes un projet dont le but est l’amélioration génétique des espèces qui sont cultivées pour leur grande valeur, tant biologique que commerciale. Ce projet est soutenu par la recherche nationale. L’élevage de tambaqui ou cachama (Colossoma macropomum) est quant à lui développé dans les zones rurales du pays (le plus souvent sous forme de pisciculture intégrée à d’autres activités agricoles). Sa contribution à la production aquacole nationale est de l’ordre de 7,9 pour cent (INAPESCA, 2004). Ses perspectives de croissance semblent cependant limitées à cause d’une promotion et de sources de financement insuffisantes pour permettre son réel développement (manque d’aliments concentrés et bon marché pour poisson, commercialisation encore balbutiante du produit). Au vu de la situation précédemment décrite, le secteur public a inscrit dans ses programmes la création d’une usine de transformation d’aliments concentrés pour poisson adaptée aux besoins du secteur. Réalisée par l’intermédiaire de l’INAPESCA, celle-ci vise à encourager le développement de l’aquaculture et plus particulièrement celui de la pisciculture en eau chaude. Un programme de financement établi avec les banques publiques a aussi permis d’accorder des crédits aux aquaculteurs à petite et moyenne échelle.
Le projet de recherche et développement MAC/PNUD/FAO/VEN sur les pêches continentales a été mis en place entre 1974 et 1977. La pisciculture continentale en eau chaude a alors été encouragée avec le développement de technologies de reproduction induite (hypophysation) de coporo (Prochilodusmariae), de pirapitinga (Piaractus brachypomus), de tambaqui ou cachama (Colossoma macropomum) et de l’hybride de ces deux derniers (C. macropomum x P. brachypomus). L’introduction de crevettes pénéides (Penaeus spp.) a été approuvée en 1984 alors que la culture de bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) a démarré en 1985. L’élevage des espèces de tilapia Sarotherodon et Oreochromis spp. a quant à lui démarré en 1992. En 2005, l’introduction de la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei), espèce non porteuse d’agents pathogènes spécifiques et résistantes au virus du syndrome de Taura, n’a été approuvée qu’à des fins de reproduction. Les principaux systèmes de culture adoptés sont extensifs (réempoissonnement des lacs et des réservoirs), intensifs (élevage dans des environnements contrôlés à des densités élevées) et super intensifs (élevage dans des environnements contrôlés à densités élevées avec un recours à des technologies spécialisées). L’aquaculture est également réalisée dans des cages et des viviers (installés dans les réservoirs, sur le littoral, dans les lagunes et dans les deltas). Il existe encore d’autres conditions de culture (filières, radeaux, plates-formes, etc.). Les systèmes de production relèvent de la pisciculture, de la culture de crustacés ou de la conchyliculture selon les espèces cultivées. La pisciculture comprend aussi bien des espèces exotiques (truite, tilapia, carpe, poisson d’ornement) que des espèces locales. Parmi ces dernières, on peut citer le tambaqui, le pirapitinga, leurs hybrides, l’atipa (Hoplosternum littorale), des poissons d’ornement, le carachama (Liposarcus multiradiatus), le palometa (Mylossoma duriventre), le silure glane (Pseudoplatystoma spp.), le mulet blanc (Mugil curema), le mulet lebranche (Mugil liza), les pompaneaux (Trachinotus spp) et le bocachico de l’Orinoque (Semaprochilodus kneri). La culture de crustacés se résume essentiellement à la crevetticulture. Il s’agit d’espèces exotiques de crevettes de mer et d’eau douce provenant du Pacifique et de Malaysie (Penaeus vannamei, L. stylirostris et Macrobrachium rosembergii) ainsi que de la culture d’espèces autochtones de micro-crustacés (Artemia spp.). Enfin, la conchyliculture se divise en mytiliculture et ostréiculture. La formation académique de professionnels et de techniciens aquacoles a démarré en 1980. La formation technique s’est concentrée sur la conchyliculture ainsi que sur la pisciculture marine et continentale, la culture de crustacés et l’algoculture. Le secteur privé a encouragé la formation et le développement d’un groupe spécialisé dans la production aquacole grâce à la réalisation de projets piscicoles et crevetticoles. Les instituts de recherche ont à leur tour entrepris un travail scientifique en relation avec l’aquaculture pour identifier dans un premier temps les espèces indigènes qui pouvaient le mieux s’adapter aux conditions locales. Ils ont ensuite porté leurs recherches sur des espèces exotiques dont la rentabilité a pu être vérifiée sur le plan international. De son côté, le secteur public a formé un nombre significatif de professionnels pour s’occuper des domaines qui lui incombent, c’est-à-dire de l’administration et de la gestion des ressources aquacoles. L’introduction de la truite arc-en-ciel en 1937 a stimulé le développement de la pisciculture dans les régions andines du pays. Par la suite, au cours des années 1970, les recherches se sont portées sur la biologie et l’élevage d’espèces locales dans des conditions de captivité (notamment des genres Colosssoma, Piaractus, Prochilodus, et Pseudoplatystoma). Après 1982, le développement de l’aquaculture a été encouragé par l’introduction et la culture d’espèces de crustacés intéressantes du point de vue commercial comme les crevettes marines dont la culture a permis le développement de systèmes de production de larves et de grandes unités de grossissement.
La plupart des professionnels ont obtenu leurs diplômes dans les principales universités du pays. Ces dernières proposent des cours sur l’aquaculture, la pêche et l’ingénierie halieutique. La majorité de ces professionnels a été embauchée par le secteur public qui a développé à son tour des programmes de formation et d’organisation des communautés dans le but de préparer une main d’œuvre qualifiée sur le plan technique afin de contribuer au développement de l’aquaculture rurale.
Pisciculture. Au Venezuela, les principales zones de développement piscicole se trouvent dans les Etats de l’est (Bolívar, Anzoátegui, Monagas, Sucre et Delta Amacuro), du centre (Cojedes, Guárico et Carabobo) et du sud-ouest (Táchira, Apure, Mérida et Zulia). Crevetticulture. La crevetticulture est réalisée dans les Etats côtiers comme ceux de Zulia (rives du lac Maracaibo), de Falcón, d’Anzoátegui, de Sucre et de Nueva Esparta. De nouvelles zones destinées à des projets crevetticoles sont en cours d’assignation au niveau gouvernemental. Ces zones se trouvent dans les Etats centraux de Miranda et de Carabobo qui n’avaient pas été envisagés précédemment pour le développement de telles activités. Conchyliculture. La conchyliculture domine dans les Etats de Falcón (zone d’intérêt écologique de Cuare dont le site faisant partie des zones humides d’importance internationale - Ramsar), de Sucre (côte sud du golfe de Cariaco) et de Nueva Esparta (côte sud des îles Margarita et de la baie d’El Saco sur l’île de Coche). D’après les statistiques de l’INCAPESCA pour l’année 2004, les systèmes de culture extensifs et semi-intensifs dominent dans le secteur aquacole. Ils sont intégrés aux activités agricoles et activités halieutiques dans le cas de la pisciculture et de la crevetticulture. L’aquaculture intensive est pratiquée pour l’élevage de truite arc-en-ciel et de tilapia ainsi que dans la crevetticulture. Elle représente environ 5 pour cent de la production aquacole nationale totale. Les surfaces consacrées à la production aquacole sont réparties comme suit :
Crevetticulture . 8 000 ha réduits de moitié fin 2004 et au cours de l’année 2005 à cause de l’épizootie provoquée par le syndrome de Taura. Les 4 000 ha alors exploités se décomposaient comme suit :
Conchyliculture . 0,35 ha. Encore dans une phase pilote, il n’est pas possible de définir des tendances relatives à cette activité. Utilisation des ressources :
Quantité de poissons produits par surface. Dans le domaine de la pisciculture, de nouvelles espèces locales ont été adoptées. La quantité de poisson par mètre carré (densité de mise en charge) varie selon l’espèce, le taux d’échange des eaux, les ressources économiques, etc. (Cadenas, 1996; Palencia, 1996). On peut notamment citer les espèces suivantes qui constituent les alternatives les plus importantes pour la production de poissons destinés à la consommation humaine :
Types des installations de production. Les étangs artificiels en terre, généralement pourvus de systèmes indépendants d’adduction et de drainage des eaux, constituent la structure de production la plus diffusée dans la pisciculture et la crevetticulture. Des bassins en béton et des étangs à revêtements sont aussi utilisés. On trouve également de petits barrages construits sur les cours d’eau afin de créer des lagons de taille moyenne (bassins d’irrigation de 5 à 50 ha). Le long des côtes, la mytiliculture et l’ostréiculture sont réalisées sur des radeaux ou dans des parcs.
Pisciculture. Cette activité a débuté en 1937 avec la truiticulture (Onchorynchus mykiss). Par la suite, d’autres espèces exotiques ont été introduites comme la carpe commune (Cyprinus carpio), le tilapia (Orechromis spp.) et le mulet blanc (Mugil curema). L’esturgeon commun (Acipenser sturio) et l’anguille d’Amérque (Anguilla rostrata) ont aussi été importés à des fins expérimentales. Le premier a été étudié par la Fondation La Salle des sciences naturelles (Boconó), la seconde par l’université Orientale (Ile de Margarita). Enfin, plusieurs espèces de poissons d’ornement ont été introduites à des fins d’élevage. Les espèces locales de poisson d’eau douce comme le tambaqui (Colossoma macropomum), la demoiselle (Piaractus brachypomus), le prochilode rayé (Prochilodus spp.) et certaines espèces de poisson-chat (Pimelodus sp.) ont quant à elles été l’objet d’élevages expérimentaux (SARPA, 1995; Cardona, 1996). Tilapia (Oreochromis spp.). En 1959, le gouvernement vénézuélien a importé les premiers spécimens de tilapia du Mozambique (Oreochromis mossambicus) de Trinidad et de la Martinique (Ramírez, 1969; Guevara, 1988). Le but était de tirer avantage du fort taux de reproduction de cette espèce et de l’utiliser comme poisson-fourrage (Cadenas, 1996). Alors qu’il existait déjà de façon officieuse, l’élevage légal de tilapia a commencé en 1992 avec une résolution conjointe du MARN et du MAC approuvant l’introduction de cette espèce à des fins d’élevage (Durán, 1995). L’espèce cultivée est un hybride tétra obtenu du croisement entre Oreochromis mossambicus x O. urolepis hornorum x (SARPA, 1995). Les espèces sélectionnées pour l’élevage sont le tilapia rouge et le tilapia du Nil, tous deux introduits à des fins expérimentales en 1989. Le premier est celui qui est le plus largement diffusé, surtout dans des eaux chaudes dont les températures sont comprises entre 24 et 30 °C. Le Service autonome des ressources de la pêche et de l’aquaculture (SARPA) recense 195 exploitations en activité. Leur production s’élevait à 2 320 tonnes en 1999. La surface totale destinée à l’élevage a atteint son maximum en 1998-1999 quand elle couvrait 297 ha en activité. L’élevage de tilapia se concentre dans les Etats de Táchira, de Barinas, de Cojedes, de Zulia, de Carabobo ainsi que dans quelques Etats de l’est du pays (SARPA, 1995). Le nombre d’exploitations en activité a progressivement baissé entre 2000 et 2004 à cause d’une mauvaise gestion des espèces due à la piètre qualité génétique des souches cultivées (INAPESCA, 2004). L’INCAPESCA s’est par conséquent concentré sur la promotion des espèces locales comme le tambaqui et ses hybrides, notamment le coporo. En 2005, l’INCAPESCA a cependant reçu un nombre significatif de demandes pour développer l’élevage de tilapia et son conseil d’administration a dû approuver une résolution permettant la réactivation de celui-ci. Les autorisations sont soumises au respect de critères techniques qui garantissent de bonnes pratiques de gestion ainsi qu’un contrôle et une certification des souches génétiques utilisées. Truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Elle est la principale espèce élevée dans les régions andines des Etats de Táchira, de Mérida et de Trujillo. En 1994, le SARPA recensait 18 entreprises truiticoles qui couvraient une surface de 21 ha. L’Institut national de la recherche agricole (INIA) exploite quant à lui trois stations truiticoles qui soutiennent environ 55 exploitations de tailles différentes. Les densités de mise en charge sont extrêmement élevées. Elles atteignent une biomasse de 20 kg par mètre carré. En 2004, la production truiticole s’élevait à 678 tonnes. Elle a été réalisée sur une surface couvrant 60 ha et suivant un cycle de production long de 10 à 12 mois. Tambaqui ou cachama (Colossoma spp.). Le tambaqui est l’une des espèces traditionnelles de la pisciculture en eau douce et le Venezuela est l’un des premiers pays à avoir pratiqué son élevage en Amérique latine. En 1994, le SARPA recensait environ 38 centres de production de ces characidés dans des exploitations et des centres expérimentaux couvrant 90 ha (SARPA, 1995). L’élevage de tambaqui se caractérisait au début par son caractère de culture marginale géographiquement dispersée (SARPA, 1995). A l’heure actuelle, on compte environ 140 exploitations qui couvrent au total 195 hectares. Elles se trouvent sur l’ensemble du territoire, dans des zones où les températures sont comprises entre 23 et 30°C. Les densités de mise en charge sont d’un poisson par mètre carré dans les systèmes de culture semi-intensifs. Elles sont comprises entre 22 et 30 poissons par mètre cube dans les cages flottantes. Leur cycle de production dure de 8 à 10 mois (INAPESCA, 2004). Crevetticulture marine. La crevetticulture a démarré au Venezuela avec la culture d’espèces locales comme la crevette ligubam du sud (Penaeus schmitti) et la crevette royale rose (Penaeus brasiliensis) ou encore la crevette bleue (Penaeus stylirostris). Par la suite, en 1986, la crevette pattes blanches (Penaeus vannamei) a été introduite en provenance de la côte Pacifique de l’Amérique centrale. Cette espèce présentait des caractéristiques permettant une culture intensive, ce qui a contribué au développement de cette industrie. Il faut souligner que l’importation de crevettes vivantes dans le pays s’est poursuivie de 1986 jusqu’au début 1995 alors que le virus du syndrome de Taura causait des effets délétères en Equateur et menaçait de s’étendre aux pays d’Amérique centrale. En 1996, les exploitations crevetticoles de la côte Atlantique de la Colombie étaient déjà touchées par les effets négatifs de cette maladie virale (Cadenas, 1996; SARPA, 1996). Aujourd’hui, en pleine expansion, la crevetticulture marine a véritablement commencé à se développer au Venezuela en 1989. D’après les estimations de la Division de l’aquaculture du SARPA, cette activité a connu une croissance de 215 pour cent entre 1989 et 1990, ce qui est significatif si on considère que le taux de croissance moyen était auparavant de 20 pour cent. Les rapports indiquent que sept exploitations crevetticoles étaient actives en 1995. Il s’agit d’Aquatec, C.A. (Nueva Esparta), d’Aquacam, C.A. (Sucre), de Desarrollos Marinos, C.A. (Sucre), d’Aquamarina de la Costa, C.A. (Anzoategui), de Ricoa Agromarina, C.A. (Falcon), d’Interaqua de Venezuela, C.A. (Zulia) et de Bioindustrias, C.A. (Zulia). Leur production moyenne de ces exploitations s’élevait à deux récoltes de 1 200 kg par hectare et par an (SARPA, 1995). A l’heure actuelle, l’Institut national de la pêche et de l’aquaculture recense 34 exploitations en activité dont la taille varie entre 10 et 1 000 ha. La surface totale de ces fermes couvre 8 000 ha (INAPESCA, 2005). Les pratiques de culture sont principalement extensives, avec des densités de 5 à 10 crevettes par mètre carré. Les systèmes de culture semi-intensifs, avec 15 à 25 individus par mètre carré, sont également communs. Plus récemment, des systèmes de culture intensifs ont été lancés. Ces derniers ont recours à des taux d’aération élevés, à des échanges d’eau fréquents et à une fourniture alimentaire pauvre en protéines de façon à diminuer les effets sur l’environnement dus à de fortes concentrations de matière organique. La récolte est généralement effectuée 2,5 fois par an, avec une production moyenne de 4 000 kg par hectare et par cycle, ce qui correspond à des rendements annuels de 8 500 à 10 000 kg/ha. Les cycles de production durent quatre mois et permettent aux spécimens d’atteindre 20 g en moyenne avec un taux de survie compris entre 60 et 70 pour cent (INAPESCA, 2005). Conchyliculture. Les espèces de mollusques bivalves cultivées sont l’huître creuse des Caraïbes (Crassostrea rhizophorae), l’huître creuse américaine (Crassostrea virginica), l’huître perlière de l’Atlantique (Pinctada imbricata), la moule de roche sud-américaine (Perna perna) et la moule verte (Perna viridis). Espèces locales (endémiques) et espèces introduites (exotiques). Les espèces locales les plus importantes sont le tambaqui et ses hybrides, le coporo, le poisson-chat et le bochachico. Toutes ces espèces ont été l’objet de recherches et ont été adaptées à des systèmes d’élevage en captivité. Elles présentent des taux de productivité élevés grâce à la facilité avec laquelle leurs alevins peuvent être produits en laboratoire. Les espèces introduites ont incontestablement contribué à l’expansion de l’aquaculture dans tout le pays. Faisant le plus souvent partie d’un « paquet technologique », leur attrait réside dans leur valeur économique raisonnable et dans leur importance en termes d’entrée de devises. Elles permettent en effet de répondre à une demande croissante de la part des marchés domestiques. Les espèces exotiques les plus importantes sont le tilapia, les crevettes marines, les algues marines et la truite arc-en-ciel.
Bassin en béton (raceways, retenues d’eau, etc.). Principalement utilisées dans la pisciculture intensive (tilapia) et la production de poissons d’ornement, ces structures sont aussi exploitées dans les écloseries et les laboratoires pour la production de larves de poissons et de crustacés. Leurs principaux atouts sont une plus longue durée de vie, une meilleure hygiène et une économie en termes d’espace. Cages flottantes. Les cages flottantes sont surtout utilisées dans la pisciculture intensive menée dans des réservoirs et sur les côtes. On peut y introduire et y élever de fortes concentrations d’individus, ce qui permet d’exploiter les lacs et différentes pièces d’eau en tirant avantage des échanges naturels des masses d’eau au moyen de constructions simples et bon marché. Enclos. Les enclos sont utilisés dans la pisciculture semi-intensive et extensive réalisée dans de petites pièces d’eau. Comme précédemment, on peut y introduire et y élever de fortes concentrations d’individus, ce qui permet d’exploiter les lacs et différentes pièces d’eau en tirant avantage des échanges naturels des masses d’eau au moyen de constructions simples et bon marché. Radeaux pour la conchyliculture. Les radeaux sont utilisés dans les eaux littorales pour la suspension de cordages et/ou de paniers contenant les mollusques. Filières. Les lignes sont utilisées pour la conchyliculture et l’algoculture dans les eaux littorales. Radeaux et lignes pour la pisciculture marine. Ils permettent d’exploiter les eaux littorales en tirant avantage des échanges naturels des masses d’eau. Faciles à construire et à déplacer, ils sont bon marché et permettent la production de grandes quantités de mollusques.
Estimation de la production aquacole pour la période 1990-2004. La production est devenue appréciable avec la diffusion de l’élevage de truite arc-en-ciel puis avec celui d’espèces exotiques introduites, principalement la carpe et le tilapia, ainsi qu’un grand nombre d’espèces de poissons d’ornement. L’esturgeon commun (Acipenser sturio) et l’anguille d’Amérique (Anguilla rostrata) ont quand a eux été élevés dans des conditions expérimentales au cours de cette période (SARPA, 1995; Guevara, 1988). L’élevage d’espèces piscicoles locales comme le tambaqui, le pirapitinga, le coporo et certains poissons-chats a également gagné en importance pour devenir significative. Il faut cependant souligner que les statistiques relatives à la production aquacole sont incomplètes, surtout en ce qui concerne la pisciculture continentale à cause de la difficulté qu’il y a à réunir l’information. On constate toutefois une amélioration dans ce domaine ces dernières années avec de nouveaux plans de collecte des données. Le Tableau 1 présente les données relatives à la production aquacole nationale des principales espèces entre 1990 et 2004. Ces espèces sont la truite arc-en-ciel (Onchorynchus mykiss), le tambaqui (avec le pirapitinga et ses hybrides), le tilapia rouge et ses hybrides (Oreochromis spp.) et les crevettes marines parmi lesquelles domine la crevette pattes blanches (P. vannamei) (SARPA, 1995; INAPESCA, 2004). Tableau 1 : Production aquacole totale entre 1990 et 2004 (INAPESCA, 2004)
Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Venezuela (d'après les statistiques de la FAO):
Principales espèces aquacoles exportées. La crevette marine est la principale espèce aquacole exportée. Elle est destinée à 80 pour cent au marché nord-américain. Les exportations de poissons d’eau douce viennent ensuite et sont destinés à la République de Colombie dans la ville frontalière de Cúcuta. Les espèces les plus demandées sont le tambaqui, le coporo et le bocachico. On ne dispose pas de données sur les exportations d’alevins ou de larves de crustacés. Présentation des produits exportés. Les crevettes sont exportées une fois transformées vers le marché nord-américain. Elles sont commercialisées sous forme de queues conditionnées dans des boîtes en carton de 5 livres conservées lors de leur transport dans des conteneurs réfrigérés. Environ 20 pour cent de la production crevetticole est exportée vers l’Union européenne. Le produit est alors entier et congelé. Les exportations de produits piscicoles vers la Colombie sont transportées dans des camions frigorifiques. Le poisson est livré dans la glace entier et/ou éviscéré. Dans certains cas, il est exporté entier et congelé. Principaux pays importateurs. Comme cela a déjà été souligné précédemment, les Etats-Unis d’Amérique représentent 80 pour cent des exportations de crevettes marines et l’Union européenne 20 pour cent. La Colombie est quant à elle le seul pays importateur de poissons. Chaîne de fourniture de la crevette marine. Les principaux crevetticulteurs vendent directement leur produit aux entreprises de transformation qui l’exportent ensuite. Il existe aussi des entreprises intégrées verticalement qui produisent les larves, cultivent les crevettes, transportent ces dernières vers les usines de transformation et exportent elles-mêmes le produit final. Chaîne de fourniture des produits piscicoles. Les produits de la pisciculture sont généralement vendus en gros à la ferme à des intermédiaires qui fournissent à leur tour les marchés au détail, les poissonneries, les restaurants, etc. Dans d’autres cas, les exploitants vendent eux-mêmes leurs produits en gros sur les criées ou bien au détail aux restaurants, aux supermarchés et aux centres commerciaux. Chaînes de distribution et augmentation des prix au cours de la chaîne de commercialisation. Le plus souvent, les produits sont achetés à la ferme par les transporteurs en gros au prix fixé par les producteurs. Celui-ci augmente entre 40 et 50 pour cent (coûts du transport, etc.) lorsque les produits sont revendus aux grossistes. Une fois acquis par le consommateur auprès des revendeurs, leur prix final est de 100 à 130 pour cent supérieur au prix de vente à la ferme. Quand les producteurs transportent et vendent directement leur production aux grossistes ou aux chaînes de restaurants et/ou de supermarchés, le prix augmente entre 70 et 85 pour cent par rapport à sa valeur initiale. Etiquetage et systèmes de certification des produits. Les autorités sanitaires vénézuéliennes sont responsables de la certification des produits halieutiques et aquacoles destinés à l’exportation vers les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne. Les principales certifications sont le système SSOP (Procédures opérationnelles de propreté et de désinfection - POPD) et le programme HACCP (Analyse des risques et maîtrise des points critiques - ARMPC) qui comprennent des plans particuliers de contrôle sanitaire pour chaque produit transformé. Leur mise en place est imposée par les autorités de l’Union européenne et des Etats-Unis d’Amérique pour approuver l’importation et la consommation locale de produits halieutiques et aquacoles (INAPESCA, 2005). L’Institut national de la pêche et de l’aquaculture (INAPESCA) exécute quant à lui le Programme de contrôle des résidus des opérations de culture des exploitations dont la certification garantit l’innocuité des produits aquacoles (crevetticultre et pisciculture).
Dans les régions du sud-ouest du pays, par exemple, la pollution des rivières, la surpêche et l’augmentation de la population ont incité les producteurs agricoles à passer à des pratiques aquacoles. Il s’agit là de productions alternatives pour le développement socioéconomique du Venezuela. En même temps, la consommation croissante de poissons continentaux et l’élargissement des flux commerciaux ont rassemblé un nombre remarquable de producteurs dans les Etats de Táchira, de Barinas et d’Apure (INAPESCA, 2004). L’industrie crevetticole a eu un impact significatif sur les régions côtières où les conditions environnementales sont favorables (lac Maracaibo, côte ouest de l’Etat de Falcón et côtes du nord-est). Le développement des exploitations crevetticoles va ainsi de pair avec un développement socioéconomique plus général qui se traduit notamment par la construction de routes, l’intégration de main d’œuvre et la mise en place de services. Ces facteurs positifs s’ajoutent à l’importante entrée de devises pour l’économie nationale à travers la vaste chaîne de transformation et de commercialisation pratiquement toujours de caractère international. Contribution du secteur aquacole à la sécurité alimentaire et au développement socioéconomique Les principales contributions du secteur aquacole peuvent être divisées en trois catégories :
L’INAPESCA est rattaché au ministère de l’Agriculture et des terres (MAT). Il s’agit d’un institut indépendant ayant sa propre responsabilité juridique. Bras exécutif et institutionnel de la Loi sur la pêche et l’aquaculture, ses principes reposent sur une pêche et une aquaculture responsables ainsi que sur le développement durable et notamment l’équilibre social. La mission de l’INAPESCA est d’organiser les ressources halieutiques et aquacoles du pays afin d’exploiter ces dernières de façon responsable et durable dans le cadre légal en cours. L’INAPESCA est chargé de la mise en œuvre des politiques du ministère de l’Agriculture et des terres. Son but est de promouvoir, de développer et de coordonner les activités du secteur afin de réaliser les objectifs contenus dans les plans de développement économique et social de la nation. Entité officielle de promotion et de réalisation des politiques de l’Etat visant à garantir le développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture au niveau national et international, l’INAPESCA entend fournir des services de grande qualité, à la fois efficaces et qualifiés. Ces derniers doivent contribuer à la réalisation des objectifs mis en place et être capables de répondre de façon appropriée aux défis et aux attentes que lui impose l’accomplissement de sa mission. Fonctions
Fonctions de l’Agence administrative qui gère la promotion et le développement de l’aquaculture (GFDA) :
A l’heure actuelle, le soutien de l’INAPESCA au secteur est lié à la mise en place de politiques d’attribution de crédits aux petits producteurs organisés en coopératives. L’INAPESCA encourage aussi l’élevage des espèces locales pour la création et/ou la consolidation d’exploitations pouvant utiliser les produits obtenus pour l’autoconsommation ou la commercialisation, ce qui permet la génération de nouveaux revenus et ainsi l’amélioration des conditions de vie. L’INAPESCA concrétise en outre les politiques gouvernementales du plan national pour la sécurité alimentaire en soutenant les projets aquacoles de caractère « social » (empoissonnement des réservoirs, des lagons côtiers et des lagons continentaux, création d’exploitations communautaires crevetticoles, mytilicoles, ostréicoles et de culture d’artémia, etc.) en constituant des systèmes « autogérés » qui bénéficieront aux populations, dans les zones voisines de ces projets et dans leurs zones d’influence.
Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture – Venezuela
Les organismes officiels ont dès lors dû mettre en place des politiques et des directives de façon à accompagner cette tendance et suivre le rythme du développement du secteur aquacole dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la santé animale, de la commercialisation et du transfert de technologies notamment. Il faut encore souligner qu’un cadre juridique a été adopté pour accompagner la croissance du secteur aquacole afin de préserver l’environnement grâce à des politiques prônant une exploitation durable des ressources naturelles. De façon générale, l’aquaculture a connu un croissance soutenue au cours des dernières années malgré les bouleversements politiques et économiques récents dans le pays. Les différentes pratiques aquacoles ont cependant réagi différemment aux effets de ces derniers. Les taux de production de certaines activités sont ainsi restés stables alors que d’autres ont été affectées de façon négative par les difficultés économiques traversées par le pays, ce qui a provoqué leur déclin et même des résultats si faibles qu’elles n’apparaissent plus dans les statistiques de production de l’aquaculture. Dans les paragraphes suivants, une description des tendances, des enjeux et des facteurs de développement de différentes pratiques aquacoles est proposée. Crevetticulture marine. Dans de nombreux pays d’Amérique latine, la crevetticulture est devenue une activité économique importante et la pierre angulaire du développement de diverses régions côtières. Pour différentes raisons, cette activité commence à se développer avec un certain retard au Venezuela par rapport aux autres pays de la région, surtout si l’on considère les 2 850 km de côtes du pays (le long du bassin des Caraïbes) et les 6 736 km² couverts par des lagons littoraux ou d’estuaires et des systèmes de mangroves qui présentent des conditions idéales pour la crevetticulture (Novoa et al., 2003). La nécessité d’investissements importants pour mener à bien cette activité et l’inefficacité administrative dans l’émission des permis nécessaires en raison d’une législation environnementale stricte sont les principaux facteurs qui ont ralenti le développement de la crevetticulture (Pérez Nieto et Pauls, 1988). Depuis 1984 et les débuts de la crevetticulture au Venezuela, cette activité a connu une croissance soutenue, aussi bien en termes de production (voir le Tableau 1) et de surfaces destinées à l’activité que du nombre d’exploitations crevetticoles immatriculées à l’INAPESCA. En ce qui concerne la gestion officielle du secteur crevetticole, une série d’instruments juridiques a été publiée afin de règlementer cette activité. Des mesures ont également été prises afin de protéger les exploitations crevetticoles contre la menace que représentent les maladies virales actives au niveau international comme le syndrome de Taura, celui de la tête jaune et celui des taches blanches (INAPESCA, 2005). Il faut aussi souligner que, pendant plus de dix ans à compter de l’apparition du syndrome de Taura en Colombie en 1995, la communauté des exploitants crevetticoles vénézuélienne a décidé conjointement avec le Service autonome des ressources de la pêche et de l’aquaculture (SARPA, désormais INAPESCA) de ne pas importer de spécimens de crevettes, à quelque stade de développement que ce soit, de façon à prévenir l’introduction d’agents viraux sur le territoire national. Cependant, malgré les mesures de prévention adoptées, les fortes mortalités enregistrées fin 2004 dans les exploitations de la partie sud du lac Maracaibo (Etat de Zulia) se sont propagées à celles situées sur la côte est, principalement sur l’île de Coche et la péninsule Araya de l’Etat de Nueva Esparta (INAPESCA, 2005). Cette situation alarmante a rendu nécessaire le développement d’un plan d’urgence qui a permis d’évaluer quelles étaient les exploitations touchées. Ce plan a été suivi par la mise en place d’un programme qui a permis de définir les effets du virus du syndrome de Taura afin de gérer l’introduction de stocks de géniteurs de crevettes pattes blanches (Penaeus vannamei) non porteuses d’agents pathogènes spécifiques (après dix ans de non importation d’échantillons vivants) pour relancer la production contrôlée (INAPESCA, 2005). Ce problème sanitaire a entraîné une diminution des surfaces exploitées de 8 000 à 4 000 ha entre 2005 et 2006. Pisciculture Truiticulture. Les exploitations truiticoles se trouvent historiquement dans les plaines des Etats de Táchira, de Mérida et de Trujillo où leur nombre a augmenté de façon lente et continue, tout comme les surfaces exploitées (60 ha en 2005). Dans la majorité des cas, il s’agit d’exploitations familiales avec de petits étangs dont la production, étant donné les densités élevées de la truiticulture, est destinée à l’autoconsommation et à la vente des excédents. A ce sujet, l’Institut national de la recherche sur l’agriculture et l’élevage (INIA) a soutenu le secteur truiticoles en menant des recherches principalement en matière de pathologies et d’amélioration génétique des lignées existantes et en approvisionnant de façon continue les producteurs en alevins dans les régions andines. Dans ces régions, le tourisme contribue à la croissance de la production du secteur truiticole dont les produits sont vendus à un bon prix sur les marchés locaux. Elevage du tambaqui et de ses hybrides. Parmi les espèces locales, le tambaqui a été l’un des poissons les plus étudiés et les plus diffusés grâce à la sélection et à la production de ses classes de recrutement dans les pièces d’eau continentales. Cette espèce est élevée par des entreprises commerciales qui approvisionnent les criées locales. Même si le tambaqui reste peu connu sur les marchés des régions centrales du pays, sa grande adaptabilité aux systèmes de captivité en a fait le premier poisson dans les statistiques de production avec 5 000 tonnes produites en 2005. Ce résultat est dû à la grande disponibilité des alevins qui sont produits par un nombre croissant d’écloseries publiques et privées ainsi qu’à la remarquable campagne gouvernementale visant à promouvoir l’élevage et la consommation de produits piscicoles. Elevage de tilapia rouge. Cette sous-espèce a atteint ses pics de production entre 1995 et 1999. On constate ensuite une forte baisse des volumes de production et des surfaces exploitées à cause d’un manque d’assistance technique, de financements et de transfert technologique, ce qui a provoqué l’effondrement de cette activité (malgré son importante commercialisation au niveau international). Plusieurs problèmes caractérisent l’élevage de cette espèce : l’absence de producteurs certifiés d’alevins, le manque de stocks de géniteurs et/ou de programmes pour améliorer les lignées existantes, le prix élevé de l’alimentation pour tilapia et une commercialisation mal définie de la production (Cadenas, 1996; Gómez, 1998). Crevetticulture en eau douce. Le bouquet géant (Macrobrachium rosenbergii) est une espèce de crustacés tropicaux. Il a été introduit dans le pays en 1990 par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (MAC) par l’intermédiaire de la Fondation La Salle (FLASA) à des fins de recherche et de production aquacole. Sa culture a par la suite été développée commercialement par des entreprises nationales comme Piscicultura Marianela (Portuguesa), Aquafin C.A. (Falcón), Aguaisla C.A. (Barinas), Acuacria C.A. (Carabobo) et Acuario C.A. (Delta Amacuro). La production de bouquet géant n’a cependant pas été couronnée de succès et l’activité ne s’est pas révélée rentable en raison d’un manque de connaissances et d’une gestion inappropriée de l’espèce. En 1995, on a enregistré une production qui s’élevait 75 tonnes. Dix ans plus tard, un certain intérêt pour cette culture est réapparu et en 2005, l’INAPESCA a reçu plusieurs demandes de permis pour la construction d’écloseries et la culture de bouquet géant (Cabrera et al., 1997; Cadenas, 2001). D’après l’INAPESCA (2005), les données relatives à la commercialisation de bouquet géant n’ont plus été enregistrées après 1998 à cause d’une absence de semences fournies par les écloseries. Des producteurs privés commencent cependant à redécouvrir l’espèce et entendent réactiver des programmes de culture avec un personnel technique qualifié, ce qui reflète le potentiel de cette activité. Ces tentatives sont également motivées par un besoin de diversification de la production aquacole dû à la surpêche qui a particulièrement réduit l’approvisionnement en produits halieutiques dans certaines régions du pays (INAPESCA, 2005). Algoculture marine. La production d’algues marines Eucheuma denticulatum a atteint un pic entre 1998 et 2003 sous la forme de culture communautaire. Cette espèce a été introduite dans le pays par l’entreprise commerciale Biotecmar C.A. et les principales zones de culture se trouvent sur les côtes est de l’île de Coche (Nueva Esparta) et les côtes nord de la Péninsule Araya (Sucre) (Barrios, J., 2000; Barrios, J. and Lemus, A., 1992) où le travail était réalisé par les communautés côtières (Rincones and Rubio, 1998). L’opposition des environnementalistes, les conflits au sujet de l’utilisation des espaces littoraux à cause de l’absence de permis d’exploitation, les difficultés économiques et le contrôle des changes dans la gestion des exportations ont cependant entravé le développement de cette activité et ont notamment provoqué la disparition de l’entreprise Biotecmar C.A. qui avait été la première à se lancer dans ce secteur. La réactivation de l’algoculture marine dépend donc désormais des nouveaux efforts entrepris et de la réunion de conditions favorables permettant son redémarrage (INAPESCA, 2005). Conchilyculture. Tout au long du développement de l’aquaculture au Venezuela, on a identifié une absence totale de toute production aquacole dans de nombreuses zones littorales. La fourniture de mollusques bivalves au Venezuela, et plus particulièrement celle d’huîtres et de moules, ne provenait que de l’exploitation artisanale des bancs naturels et était loin de satisfaire la forte demande domestique. Les ressources marines et les systèmes de culture réalisés le long du littoral ont donc représenté une alternative aussi bien en termes de sources de revenu que de production aquacole pour les habitants des communautés locales. L’extraction et la culture ont cependant été limitées à cause de problèmes sanitaires provoqués par la pollution et les marées rouges (Cadenas, 1999). Ainsi, en prenant en compte la valeur économique et alimentaire des mollusques bivalves, l’INAPESCA a proposé de développer des projets conchylicoles fondés sur le potentiel des zones marines et côtières ainsi que sur celui des ressources formées par les bancs naturels d’huître creuse des Caraïbes (Crassostrea rhizophorae) à Laguna Grande (Sucre) et La Restinga (Nueva Esparta), d’huître creuse américaine (Crassostrea. virgínica) à Guariquen (Sucre) et de moule de roche sud-américaine (Perna perna) à Guaca (Sucre), Manzanilo et Constanza (Nueva Esparta). Ces espèces sont importantes commercialement et ont généré une activité économique significative sur les côtes nord-est du pays. L’exploitation durable des ces zones et de leurs ressources naturelles par la mariculture élargira les perspectives socioéconomiques des régions littorales, surtout pour les communautés côtières organisées en coopératives. Un tel cadre vise à développer la conchyliculture dans des fermes communautaires (Cadenas, 1999). On estime que ce programme sera largement accepté par les habitants des régions littorales où la culture et la commercialisation de mollusques bivalves peuvent s’inscrire dans les activités traditionnelles des coopératives et des associations de pêche présentes dans la zone d’influence de celui-ci. Le Programme maricole envisage la participation directe de quatre noyaux ou groupes familiaux (20 personnes) par unité de production. Quatre projets conchylicoles pilotes (mytilicoles et ostréicoles) bénéficieront directement à environ 80 personnes dont les activités seront basées sur la maintenance et la surveillance du système de culture pour un profit brut mensuel estimé à 750 000,00 Bs (350 dollars EU/mois) par famille. Ce revenu sera obtenu par la vente des produits au bout de la première année d’exploitation. Il est enfin important de souligner que la commercialisation des mollusques sera envisagée comme une activité liée au tourisme, soutenue à la fois pour ses valeurs nutritives, en raison des potentiels élevés de la région et des différentes alternatives qu’elle propose, notamment en termes de vente (comme produit frais, encore dans sa coquille, ou bien transformé en conserves et mariné).
Barrios, J. 2000. Introducción de Eucheuma denticulatum y Kappaphycus alvarezzi (Gigartinales, Rhodophyta) en Venezuela. Departamento de Biología Marina. Instituto Oceanográfico UDONE. Revista FONTUS. Barrios, J. & Lemus, A. 1992. Utilización de comunidades de macroalgas bentónicas en estudios de impacto ambiental. II Congreso Científico. Universidad de Oriente. Cumaná. Cabrera, T., Silva, M., Figueredo, A., Botazzi, l. & Castles, E. 1995. Study of the enviromental factors and the growth survival of shrimp (Penaeus vannamei) in ponds in Coche Island, Venezuela. Universidad de Oriente, Boca de Río, Estado Nueva Esparta. Cabrera, T., Silva, J. & Botazzi, L. 1997. La camaronicultura sustentable en Venezuela. Revista El Acuicultor. Año II, No. 5. Sociedad Venezolana de Acuicultura. Caracas. Cadenas, R. 1996. Diagnóstico actual de la tilapicultura en Venezuela. IV Encuentro Nacional de Acuicultura. Universidad Rómulo Gallegos. San Juan de los Morros. Estado Guárico. Cadenas, R. 1999. Relanzamiento del cultivo de moluscos en aguas del nororiente de Venezuela. Congreso Internacional de Acuicultura. Ministerio de Agricultura y Cría. Servicio Autónomo de los Recursos Pesqueros y Acuícolas (SARPA). Cadenas, R. 2000. Trans-boundary aquatic animal pathogen transfer and the development of harmonized standars on aquaculture healt management in Venezuela. Report of the joint APEC/FAO/NACA/SEMARNAP. Puerto Vallarta, Jalisco. México. Cadenas, R. 2001 Descripción del manejo de los laboratorfios productores de larvas de pendidos in Venezuela. Proyecto TCP/RLA/0071(A). Taller FAO para prevenir y manejar problemas de virus en la camaronicultura de las Américas. Guayaquil. Castillo, L. 1995. Pasado, presente y futuro del cultivo comercial de la tilapia roja. Ecualtilapia, S.A. I Simposium Internacional del Cultivo de Tilapia. San José, Costa Rica. Cardona, D. 1996. Proyecto de cultivo de Cachama en el Pao. IV Encuentro Nacional de Acuicultura. Universidad Rómulo Gallegos. San Juan de los Morros. Estado Guárico. MARN. 1997. Decreto No. 170, G.O. del estado Falcón No. 31747 referente al ordenamiento de camaroneras y salinas. Caracas. MARN. 1972. Mapa hidrogeológico de Venezuela. Ministerio de Minas e Hidrocarburos. Caracas. Durán G. 1995. La Tilapia. División de Ediciones. Ministerio de Agricultura y Cría. Caracas. FAO. 1993. Construcción de estanques para acuicultura. Estructuras y trazados. Colección FAO para la capacitación Acuícola. Roma. Guevara, D. 1998. Crecimiento del híbrido de tilapia roja (linea Acuacría) cultivado en jaulas flotantes con cuatro dietas diferentes. Tesis de Pregrado. Escuela de ciencias aplicadas del mar. Universidad de Oriente. Nucleo de Nueva Esparta. INAPESCA. 2001. Gaceta Oficial 37 323. Ley de Pesca y Acuicultura. Gómez, A. 1998. Estudio sobre el cultivo marino de la tilapia en la isla de Margarita (Venezuela). Universidad de Oriente. Instituto de Investigaciones Científicas de Nueva Esparta, Boca de Río, estado Nueva Esparta. Acta Científica de Venezuela. ASOVAC. Caracas. Hanisak, M. 1998. Seaweed cultivation global trends. Vol. 29. No. 4. World Aquaculture Society. Lousiana, E.U.A. Instituto Nacional de Pesca y Acuicultura (INPA). 1993. Fundamentos de Acuicultura Continental. Santa Fe de Bogotá. República de Colombia. MARN. 2001. Informe sobre las especies exóticas en Venezuela 2001. Caracas Novoa, D., Mendoza, J., Marcano, L. & Cárdenas, J.J. 1998. El Atlas Pesquero Marítimo de Venezuela. Programa de Pesca UE-VECEP. CONGEPESCA. Palencia, P. 1996. Resultados entre el policultivo entre Cachama híbrida (Colossoma macropomum x Piaractus brachypomus) Pargo Rosado (Oreochromis spp) y Bocachico (Prochilodis recticulatus). IV Encuentro Nacional de Acuicultura. Universidad Rómulo Gallegos. San Juan de los Morros. Estado Guárico. Pérez Nieto, H. & Pauls, S. 1988. Información básica sobre lagunas costeras en Venezuela. Convenio FAO-Universidad Simón Bolivar GCP/RLA/075/ITA. Rincones R. & Rubio, J. 1998. Cultivo de algas marinas en Venezuela: Introducción de Eucheuma sp. para la producción de Carranenin. Feria Internacional de acuicultura. Sociedad Venezolana de Acuicultura. Puerto La Cruz. Venezuela. SARPA. 1995. La acuicultura en Venezuela. una alternativa de desarrollo. Servicio Autónomo de los recursos Pesqueros y Acuícolas (SARPA). Ministerio de Agricultura y Cría. Caracas. Sulbaran, M. & Palazón, J. L. 1992. Estudio de la Comunidad de peces en el Saco de la isla de Coche. II Congreso Científico. Universidad de Oriente. Nueva esparta. Taphorn, D., Royero, R., Machado-Allison, A. & Mago Lecia, F. 1996. Lista actualizada de los peces de agua dulce de Venezuela. Convenio científico: UNEYEZ-FUDECI-IZT-FONAIAP. Tobey, J., Clay, J. & Vergne, P. 1998. Impactos sociales, económicos, ambientales y sociales del cultivo de camarón en Latinoamérica. Reporte de manejo costero. Centro de recursos costeros. Universidad de Rhode Island. EUA. INAPESCA. 2004. Estadísticas Pesqueras y Acuícolas. Instituto Nacional de Pesca y Acuicultura. Ministerio de Agricultura y Tierras. Caracas. INAPESCA. 2005. Ley de Pesca y Acuicultura Gaceta Oficial 37 323. INAPESCA. 2005. Informe del virus Síndrome del Taura. Instituto Nacional de Pesca y Acuicultura. Ministerio de Agricultura y Tierras. Caracas. MAT. 2005. Estadísticas del Sector Agrícola. Ministerio de Agricultura y Tierras. Caracas. Novoa, D., Mendoza, J., Marcano, L. & Cárdenas, J.J. 1998. El Atlas Pesquero Marítimo de Venezuela. Programa de Pesca UE-VECEP. CONGEPESCA. Novoa, D., Bortone, F., Hernández, G., Velasco, J., & Padrón, M. 2003. Dagnóstico actual de la camaronicultura en Venezuela. Instituto Nacional de Pesca y Acuicultura (INAPESCA). Caracas. SARPA. 1995. La acuicultura en Venezuela. una alternativa de desarrollo. Servicio Autónomo de los Recursos Pesqueros y Acuícolas (SARPA). Ministerio de Agricultura y Cría. Caracas.
INAPESCA - Instituto Nacional de Pesca y Acuicultura (en espagnol) INE - Instituto Nacional de Estadistica INFOPESCA – Centro para los servicios de información y asesoramiento sobre la comercialización de los productos en América Latina y el Caribe (en espagnol) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim




