1. Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    1. Résumé
    2. Historique et aperçu général
    3. Ressources humaines
    4. Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    5. Espèces cultivées
    6. Pratiques et systèmes d‘élevage
  2. Performance du secteur
    1. Production
    2. Marché et commerce
    3. Contribution à l'économie
  3. Promotion et gestion du secteur
    1. Cadre institutionnel
    2. Règlements en vigueur
    3. Recherche appliquée, éducation et formation
  1. Tendances, questions et développement
    1. Références
      1. Bibliographie
      2. Liens utiles
    Caractéristiques, structure et ressources du secteur
    Résumé
    Le type d’aquaculture le plus répandu en Zambie est celui basé sur une espèce de la famille des . Comparé à l’agriculture, le développement de l’aquaculture est encore tout récent. Plusieurs donateurs ont supporté des programmes de développement de l’aquaculture s’adressant aux petits paysans. L’intérêt pour l’aquaculture a explosé après l’introduction réussie de méthodes d’élevage de l’Europe de l’Est et plusieurs éleveurs ont adopté cette pratique dans diverses régions du pays. Cependant, il s’ensuivit ensuite un déclin rapide dû principalement à la réduction des services de vulgarisation et au manque d’encouragement pour les producteurs commerciaux d’augmenter leur production. L’importance de la production de poisson est cependant grande en Zambie pour l’emploi, pour les bénéfices financiers et comme source alimentaire. Le potentiel existe pour un développement accru de l’aquaculture. La Zambie est l’un des principaux producteurs aquacoles d’Afrique subsaharienne avec une production estimée à plus de 8 500 tonnes par an. Différentes pratiques d’élevage sont utilisées à petite échelle et à l’échelle commerciale. Diverses espèces sont cultivées, y compris des tilapias, la carpe commune et l’écrevisse. Un cadre institutionnel est en place. Une stratégie aquacole nationale a été formulée et le gouvernement zambien révise actuellement la législation des pêches afin d’y inclure le développement de l’aquaculture.
    Historique et aperçu général
    En Zambie, la pisciculture date des années 50 lorsque les premiers essais furent faits en vue de cultiver des espèces indigènes de la famille des , principalement des tilapias, dans des réservoirs et des étangs. Par la suite, plusieurs donateurs ont activement assisté le gouvernement à encourager des fermiers à adopter l’aquaculture. Ceci s’est fait par l’introduction de l’élevage en étangs dans des zones rurales afin d’y améliorer la nutrition. Le gouvernement a fourni des services de vulgarisation qui ont grandement amélioré les activités aquacoles. Actuellement, plus de 6 000 petits fermiers sont concernés avec plus de 13 000 étangs, répartis dans le pays mais en particulier dans les provinces de l’est, du nord ouest, du nord et du Luapula. Il y a également 15 grandes piscicultures commerciales qui se sont établies le long de la ligne de chemin de fer dans les provinces du Copperbelt, de Lusaka et du sud, où existent d’excellentes possibilités commerciales.
    L’aquaculture s’est développée dans les neuf provinces du pays suite aux efforts conjoints de vulgarisation du gouvernement et du secteur privé, faisant de la Zambie l’un des plus grands producteurs aquacoles en Afrique subsaharienne avec, en 2000, une production de plus de 8 500 tonnes d’une valeur de 19 millions de dollars EU. Ces chiffres sont basés sur des données non officielles et calculées par les auteurs. Les statistiques de la FAO, basées sur les données officielles, mentionnent que pour 2003 la production n’a atteint que 4 501 tonnes d’une valeur de 5 669 dollars EU.
    Les systèmes d’élevage varient de l’extensif à l’intensif et de la monoculture à la polyculture. Il existe trois types de fermiers : le petit fermier ; le petit exploitant et le fermier commercial. Les petits fermiers ont pour base la famille et leur travail est extensif ; ils pratiquent un système d’élevage extensif et produisent de une à deux tonnes de poisson par hectare et par an. Les petits exploitants font, en plus de la pisciculture, de l’élevage et de la culture agricole. En addition à la sécurité alimentaire, ils génèrent un revenu, appliquent des intrants et développent un élément d’investissement par l’utilisation du travail loué pour divers petits travaux. La production varie de 2 à 2,5 tonnes/ha/an. La pisciculture commerciale est généralement pratiquée sur de très grandes surfaces. Elle est intensive et fait appel à de plus grands investissements. Elle est orientée vers le marché et peut inclure la transformation pour des marchés spécialisés. La production moyenne de telles unités est d’au moins 6 tonnes/ha/an. En cages, elle atteint 3,5 tonnes pour une cage de 216 m3.
    Ressources humaines
    La production de poisson est très importante en Zambie rurale. Environ 25 000 pêcheurs et 30 000 personnes employées dans la transformation et le commerce du poisson dérivent leur subsistance directement de la pêche et d’activités connexes. L’on estime que la pisciculture concerne directement 6 860 personnes.
    Plusieurs agences donatrices se sont occupées de la promotion de l’aquaculture et de la formation du personnel nécessaire. Les plus actifs dans ces domaines ont été le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), l’Agence Internationale de Coopération du Japon (JICA), l’Agence Norvégienne pour le Développement (NORAD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). D’autres organisations incluent l’Aquaculture pour les Communautés Locales (ALCOM - programme sponsorisé par FAO), les Volontaires du Corps de la Paix (PCV) et Africare qui ont tous contribué finances, matériaux et personnel sous la forme d’administrateurs, d’experts et de volontaires de vulgarisation pour la réalisation de programmes nationaux d’aquaculture, y compris la formation de personnel local et de pisciculteurs.
    Il y a du personnel à plein temps dans les fermes aquacoles privées et dans des institutions gouvernementales telles que départements des pêches et d’agriculture, collèges pour la formation de fermiers, Natural Resources Development College et Kasaka Fisheries Training Institute. Certaines agences gouvernementales et organisations non-gouvernementales sont également impliquées périodiquement dans des activités relevant du secteur.

    Le personnel à plein temps - 80 pour cent de males et 20 pour cent de femelles - travaillant pour des programmes de donateurs et des institutions publiques possèdent une formation technique et professionnelle. Cependant, le manque de personnel spécialisé continue à affecter le support publique de vulgarisation visant à améliorer les connaissances techniques de la plupart des petits pisciculteurs et de ceux qui les assistent dans leurs opérations.

    Les étangs et les fermes aquacoles appartiennent généralement à une famille ou à une assopciation. Les piscicultures commerciales appartiennent toutes à des associations. Les plus petites fermes sont la propriété d’une famille et sont utilisées comme marques de prestige. La propriété d’étangs parmi les membres d’une famille est estimée être femelle pour 30 pour cent des cas, bien que ce pourcentage soit en augmentation par ce que ces étangs ont un meilleur rendement que ceux de propriété male. Les pisciculteurs commerciaux emploient 12 personnes par hectare, tandis que dans les petites et moyennes fermes seulement une à deux personnes sont employées par hectare.
    Distribution et caractéristiques des systèmes d'élevage
    La Zambie est située en Afrique centrale entre les latitudes 80 et 180 S et les longitudes 220 et 340 E. Elle couvre une superficie totale de 752 614 km2, dont 11 890 km2 de lacs, rivières et marécages qui dépendent des niveaux de la nappe phréatique variables selon les températures et les disponibilités en eau. La production agricole étant dépendante de la pluviosité, le pays est subdivisé en trois zones agroécologiques distinctes. Zone I dans le sud reçoit moins de 800 mm de pluie par an. Zone II dans le centre reçoit de 800 à 1 200 mm de pluie par an. Zone III dans le nord reçoit plus de 1 200 mm de pluie par an.
    Le développement de l’aquaculture n’a pas été uniforme, les facteurs principaux le déterminant étant la pluviosité (abondante disponibilité en eau) et les marchés. En général, les concentrations de petites fermes aquacoles sont plus grandes dans les régions recevant de 700 à 1 400 mm de pluie par an. Comme les pisciculteurs commerciaux sont capables de stocker et de gérer l’eau tout au long de l’année en utilisant réservoirs et barrages, la localisation de leurs fermes est déterminée par les marchés.
    Espèces cultivées
    Trois espèces de tilapia sont généralement utilisées en aquaculture : Oreochromis andersonii, Oreochromis macrochir et Tilapia rendalli. C’est la souche d’O. andersonii de la rivière Kafue qui est la plus commune, en particulier dans le secteur commercial. D’autres espèces cultivées incluent la carpe commune (Cyprinus carpio), le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) et l’écrevisse rouge de marais (Procambarus clarkii).

    Au cours des années 50, dans les stations piscicoles de Chilanga et de Mwekera, les essais d’alimentation et de domestication furent intensifiés avec Tilapia rendalli et Oreochromis macrochir, au départ de géniteurs sauvages. L’on produisit des alevins pour empoissonner des lacs de barrage et les autres installations piscicoles du pays. O. andersonii et Clarias gariepinus furent ajoutés plus tard à la liste des espèces candidates. Cette dernière espèce devait contrôler les populations de tilapia dans les lacs de barrage et les étangs. En 1972, des méthodes d’élevage de l’Europe de l’Est furent introduites. En 1980, la carpe commune fut introduite du Malawi à la station piscicole de Chilanga et en 1981 la carpe à écailles arriva de Tchécoslovaquie. Dans les années 70, la Zambia Sugar Company de Mazabuka importa de l’Université de Stirling (UK) des Oreochromis niloticus pour les élever intensivement en raceway et dans des réservoirs d’irrigation. A l’origine, ces poissons provenaient d’Israël. Des poissons s’échappèrent dans la rivière Kafue où cette espèce est maintenant bien établie et constitue 40 pour cent des captures. Les stocks utilisés actuellement par les pisciculteurs commerciaux proviennent du Zimbabwe (L. Harvest Co.), achetés dans les années 80. L’écrevisse rouge des marais fut importée du Zimbabwe et du Kenya et stockée à Livingstone par un fermier privé, avant d’être ensuite achetée par de petits fermiers.

    La politique de la Zambie est libérale concernant les translocations et introductions d’espèces, si des mesures strictes de contrôle sont prises pour empêcher leur évasion vers les eaux naturelles. Cependant, cette approche est revue afin d’encourager l’élevage d’espèces indigènes. Le poisson-chat Schilbe mystus de la famille des Schilbeidae, le Labeo altivelis de la famille des Cyprinidae et le poisson-chat Nord-africain (Clarias gariepinus) sont à l’étude en vue de leur élevage. Il n’existe pas d’espèce génétiquement améliorée cultivée en Zambie, mais l’on a essayé l’inversion de sexe chez Oreochromis niloticus.
    Pratiques et systèmes d‘élevage
    Les pratiques aquacoles en Zambie vont de l’extensif à l’intensif et de la monoculture à la polyculture. Il n’y a pas de claires distinctions et, en général, elles se chevauchent.
    Les pratiques d’élevage peuvent se résumer comme suit :
    • Pisciculture en réservoirs et étangs de barrage empoissonnés avec une ou plusieurs espèces de poisson, pas d’engrais ni alimentation et faibles niveaux de gestion.
    • Pisciculture en étangs de terre de 100 à 600 m2, empoissonnés avec une ou plusieurs espèces. Engrais sont principalement des déjections de poulets et d’animaux, et du compost ; utilisation occasionnelle d’une alimentation supplémentaire (sous-produits agricoles, déchets de cuisine et feuilles vertes), une pratique courante chez les petits fermiers.
    • Pisciculture dans de grands étangs de terre empoissonnés avec une ou plusieurs espèce ; utilisation régulière d’engrais inorganiques et organiques (déjections de poules et de porcs) ; utilisation régulière d’aliments supplémentaires (son de maïs, son de riz mélangé à des déchets de poisson), en association avec élevage de poulets et de porcs. Pratiqué en moyennes et grandes exploitations commerciales.
    • Pisciculture en cages ; une ou plusieurs espèces stockées à haute densité ; rendement amélioré par l’utilisation de populations monosexes ou de poissons à sexe inversé ; alimentation régulière avec des aliments commerciaux comme des granulés.
    • Autres, comme par exemple la culture d’espèces exotiques telles que l’écrevisse rouge des marais, la carpe commune, la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idellus), le poisson-chat Nord-africain et des espèces ornementales pour aquarium.
    Performance du secteur
    Production
    La production totale des principales espèces cultivées varie entre 8 000 et 10 000 tonnes/an. Les fluctuations de production sont dues aux petits producteurs qui abandonne la pisciculture et qui produisent saisonnièrement.
    En 2000, la valeur totale de la production aquacole a été estimée à 19 millions de dollars EU. D’après les données de la FAO pour 2003, la production était alors de 4 501 tonnes pour une valeur de 5 669 dollars EU. Selon la disponibilité, le prix du poisson est de 2 dollars EU par kg. Les crustacés ont un prix plus élevé, à 11 dollars EU par kg.
    Quatre entreprises commerciales font de la pisciculture en cages au Lac Kariba. Elles utilisent chacune 44 cages de 216 m3 (6 x 6 x 6m) et 10 enclos pour élever des Oreochromis niloticus alimentés de granulés. La production est de 3,5 tonnes/cage.

    Le graphique ci-dessous indique la production totale de l'aquaculture au Zambie (d'après les statistiques de la FAO):

    :
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    Marché et commerce
    Il n’existe pas de système de commercialisation élaboré sauf pour des poissons produits en cage. Dans ce dernier cas, les producteurs ont des marchés organisés dans les principales villes du pays. Les possibilités d’exportation vers les pays voisins et au-delà sont bonnes mais il n’y a aucune donnée exacte concernant les exportations actuelles.
    Contribution à l'économie
    La production de poisson est importante pour l’économie nationale. Elle contribue significativement à la génération d’emploi, de revenus et d’aliments. L’on estime que jusqu’à 55 pour cent de la moyenne nationale des protéines consommées proviennent du poisson. L’importance du poisson dans les dépenses d’alimentation d’un foyer zambien augmente proportionnellement à son niveau de pauvreté.
    La contribution du poisson au Produit Intérieur Brut est estimée à 3,8 pour cent. Cette estimation est largement basée sur la contribution des pêches de capture, par ce que la production de la pisciculture n’est pas régulièrement tenue en compte. Dans le passé, la plupart des interventions par des programmes et des projets dans le secteur de l’agriculture se sont plus intéressé aux productions agricoles qu’aux pêches. Chez les petits fermiers, la pisciculture se pratique principalement dans des régions où il y a moins de cheptel (chèvres) et où existe une déficience en protéines, contribuant ainsi significativement à la sécurité alimentaire des fermiers et leur apportant un revenu. Ces fermiers ont la possibilité d’échanger ou de troquer leur poisson pour d’autres aliments. L’impact peut être mesuré en termes de bien être familial général et par la possibilité de payer les frais d’école dans la plupart des ménages.
    Promotion et gestion du secteur
    Cadre institutionnel
    C’est le Ministère de l’Agriculture et des Coopératives qui gère le secteur de l’aquaculture. Les objectifs du développement des pêches font partie des objectifs généraux du développement agricole. Afin de clarifier les objectifs du développement aquacole, une Stratégie Nationale de Développement Aquacole (National Aquaculture Development Strategy - NADS) a été préparée en 2004. La gestion du secteur de l’aquaculture cherche à créer un environnement qui encourage une croissance dirigée par le secteur privé afin de réaliser l’objectif d’augmentation de la production totale de poisson.

    Le Ministère de l’Agriculture et des Coopératives a donné au Département des Pêches la responsabilité pour l’administration de tous les programmes touchant à la pêche dans pays. Il est dirigé par un Directeur des Pêches en charge de deux « branches »: la Capture Fisheries Management and Development Branch et la Aquaculture Development Branch. Celles-ci sont chacune dirigées par un Assistant Directeur qui veille à améliorer la coordination des programmes de développement.

    Le besoin de développer l’aquaculture afin d’améliorer la production de poisson, d’augmenter la consommation per capita de poisson, d’améliorer la nutrition et d’augmenter les revenus a rendu nécessaire la création d’une institution qui pouvait défendre les intérêts de la communauté aquacole. Ceci a conduit à la création de l’Aquaculture Development Branch au sein du Département des Pêches.

    Une Stratégie Nationale de Développement Aquacole a été formulée pour guider cette unité. Elle est basée sur quatre principes fondamentaux :
    • Le développement se concentrera dans les régions qui ont un haut potentiel de développement, là où systèmes aquacoles spécifiques et ressources disponibles correspondent.
    • Les participants doivent contribuer au développement là où ils y trouvent des avantages, la définition de ces avantages étant variable selon les partenaires du secteur public et du secteur privé.
    • L’aquaculture est profitable.
    • Les producteurs doivent participer à la gestion du secteur.
    Règlements en vigueur
    Le Fisheries Act (1974) est la législation principale du pays concernant le secteur de la pêche. Cependant, cet Act ne contient aucune référence à l’aquaculture. Le Ministre de l’Agriculture et des Coopératives a reçu le pouvoir de légiférer et contrôler la pisciculture (section 21.2(k)), mais ce pouvoir n’a jamais été exercé.

    En 1998, une nouvelle version du Fisheries Act a été préparée, qui inclut les Fisheries (Aquaculture) Règlements. Cependant, cette version de l’Act et ces Règlements attendent encore d’être présentés au Parlement zambien, pour devenir loi.

    Cette nouvelle législation est exhaustive et vise à encourager le développement d’une industrie aquacole durable. Elle décrit la procédure à suivre pour obtenir une licence permettant d’établir une exploitation aquacole. Elle s’intéresse aussi à des questions comme la protection de l’environnement aquatique, le transport des poissons et les maladies des poissons, les évaluations d’impact sur l’environnement et les organismes génétiquement modifiés. Elle envisage aussi une définition de l’aquaculture, la préparation d’un plan de développement de l’aquaculture, la déclaration de zones de développement aquacole et l’établissement d’un Comité Technique d’aquaculture.

    Pour plus d’informations concernant la législation sur l’aquaculture en Zambie, veuillez clicker sur le lien suivant :
    Vue générale de la législation nationale sur l'aquaculture - Zambia (en anglais)
    Recherche appliquée, éducation et formation
    Le rôle de la recherche est de développer des paquets de technologie appropriés pour la production aquacole. Cinq centres de recherche en aquaculture existent dans le pays, administrés par le Département des Pêches. Ce sont les seuls centres où de la recherche aquacole est faite. Les programmes sont définis en proche collaboration avec le personnel de vulgarisation et les pisciculteurs. Les centres sont financés par des allocations du Gouvernement et des agences de donateur. Des rapports mensuels, trimestriels et annuels sont présentés afin de permettre des actions de suivi, la revue des activités et la vérification des résultats.

    La recherche se concentre dans trois domaines principaux :
    • La production de juvéniles.
    • La sélection de nouvelles espèces.
    • La nutrition des poissons.

    Il existe des programmes départementaux de formation en aquaculture. D’autres centres de formation des fermiers du Ministère de l’Agriculture et des Coopératives offrent également des cours en aquaculture. Le Natural Resources Development College (NRDC) (Province de Lusaka) prépare en trois ans à un diplôme en pêche/aquaculture. Le Kasaka Fisheries Training Institute de Kafue (Province de Lusaka) prépare en deux ans à un certificat en pêche et aquaculture pour des techniciens qui seront en contact direct et régulier avec les pisciculteurs.
    Tendances, questions et développement
    La politique générale de l’agriculture est de faciliter et d’encourager le développement d’un secteur agricole durable et compétitif, qui garantit la sécurité alimentaire aux niveaux national et des ménages, et qui maximise la contribution du secteur au Produit Intérieur Brut. Entre 1996 et 2001, le développement de ce secteur a été coordonné par le Agricultural Sector Investment Programme (ASIP). Son objectif était de garantir des services de l’agriculture améliorés et durables par la promotion du développement d’un marché libre, la réduction du rôle du gouvernement dans l’activité commerciale et des services publiques plus efficients.

    ASIP a connu des succès et des échecs. ASIP a créé une fondation solide pour le développement rapide du secteur de l’agriculture. Mais, il y a eu des échecs dus à l’environnement macro-économique défavorable, à des ressources inadéquates, à la pauvreté de l’infrastructure agricole et à la lente réaction du secteur privé. Afin de répondre à ces échecs et de construire sur les succès acquis grâce à ASIP, le Gouvernement a préparé le Agriculture Commercialization Programme (ACP) et le Agriculture Development Support Programme (ADSP).

    Le ACP cherche à promouvoir une croissance durable du secteur agricole par l’augmentation de la génération de revenusen améliorant l’accès aux :
    • opportunitésde marché, commerce et agro-transformation.
    • Services de finance agricole pour les fermiers, commerçants et transformateurs.
    • Infrastructure agricole améliorée dans les zones à grand potentiel de développement.
    • Technologie appropriée.
    • Informations sur les marchés locaux et internationaux pour des produits comparativement avantageux.
    L’aquaculture partage également ces objectifs. Le langage utilisé dans ces objectifs, en particulier le terme « commercial », pourrait suggérer que seulement un seul secteur de la population des agriculteurs est favorisé, ignorant les besoins du grand nombre de petits fermiers qui sont souvent pris par des activités de subsistance. Cependant, ces petits fermiers ont aussi leur place dans ce programme qui les encourage à progresser d’activités purement de subsistance vers des activités résultant en un gain financier. En Zambie, beaucoup des pisciculteurs individuels qui ont réussi à sortir de la pauvreté, le doivent à ce changement. La vulgarisation aquacole est en bonne partie dirigée vers les très petits pisciculteurs. Ceci peut continuer et être amélioré en donnant plus d’importance aux activités résultant en un profit financier.
    Références
    Bibliographie
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    ECA/FAO, 1985 . Rural Fish Culture Development and Technology transfer in Eastern and Southern Africa , 35pp
    Fish farming in Northern Rhodesia (Progress report 1952-54) Department of Game and Tsetse Control. Government Printer , Lusaka
    FAO, 1990 .Fish Culture Development in Zambia. Project findings and recommendation.  online version
    FAO, 1997 . Review of the State of World Aquaculture. FAO Fisheries Circulars - No 886.  online version
    UNDP/FAO, 1984 .Zambia Fish Development Report of the Evaluation Mission. ZAM 79/005. 47 pp.
    Mwango, J., Chilala, M., and Bweupe, C., 1999 .Analysis of Aquaculture Development in Zambia. MAFF, Lusaka 27pp.
    Soma, K., Mwango, J. and Mazingaliwa, K., 1999 .Analysis of Fish Culture in Zambia. JICA - Lusaka 90pp.
    Percy, D.R. & Hishamunda, N. 2001 .Promotion of Sustainable Commercial Aquaculture in Sub-Saharan Africa, Volume 3: Legal, Regulatory and Institutional Framework. FAO Fisheries Technical Paper 408.  online version
    Liens utiles
     
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