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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Carassius carassius  Linnaeus, 1758 [Cyprinidae]
    FAO Names:  En - Crucian carp ,   Fr - Carassin(=Cyprin),  Es - Carpín
       
    Caractéristiques biologiques
    Corps latéralement comprimé et épais, abdomen rond; longueur standard 2,1-2,8 fois la hauteur du corps et 3,1-4,1 fois la longueur de la tête; longueur de la tête plus grande que la hauteur du corps; tête petite et courte; museau court; bouche terminale et de forme en arc; mâchoire inférieure inclinée légèrement vers le haut; lèvres épaisses; pas de palpus; 37-54 branchiospines sur le premier arc branchial externe, branchiospine longue; une rangée de dents pharyngiennes sur chaque côté, latéralement comprimée, formule 4--4; 27-30 écailles dans la ligne latérale. Pointe de la nageoire pectorale peut atteindre la nageoire ventrale; rayon de la nageoire dorsale: 3, 15-19; rayon de la nageoire pectorale: 1, 16-17; rayon de la nageoire ventrale: 1, 8; rayon de la nageoire anale: 3, 5; coloration: gris argenté, foncée dans la partie dorsale, plus claire au niveau de l’abdomen; couleur des nageoires: grisâtre.
    Profil
    Contexte historique
    La culture du carassin a été initiée en Chine. Selon les études archéologiques, la première activité remonte à la Dynastie Est Han (25-189 A.D) et même à la Dynastie Song (960-1279 A.D.). Cependant, la production de cette espèce, en Chine et au Japon, était, plutôt, limitée jusqu’à la moitié des années soixante où elle s’est progressivement étendue à plusieurs pays, incluant Taiwan Province de Chine, la Belarus, la république de Corée, et l’Ouzbékistan. Le producteur principal a toujours été la Chine, dont la production est passée de moins de 2 000 tonnes en 1950 à 1,7 millions de tonnes en 2002 (99,6 pour cent du total).
    Principaux pays producteurs
    Tous les producteurs du carassin d’élevage sont situés en Asie et en Europe de l’Est, cependant, à l’exception de la Chine, seulement deux (Taiwan Province de Chine et Belarus) ont produit plus de 1 500 tonnes en 2002, et trois autres (Japon, Ouzbékistan et la République de Corée) ont produit plus de 100 tonnes.

    Principaux pays producteurs de Carassius carassius (Statistiques des Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    Le carassin est un poisson d’eau douce qui habite les lacs, les rivières et les réservoirs dans différents pays en Asie et en Europe.

    Ces poissons vivent normalement dans la couche inférieure de la colonne d’eau. Comparativement à d’autres poissons, ils peuvent tolérer une large gamme de conditions environnementales. Ce sont des poissons sédentaires, qui se reproduisent naturellement dans différents plans d’eau, tels que les rivières et les lacs. Le carassin est à la base un omnivore qui se nourrit naturellement de détritus organiques, d’algues filamenteuses, de petits animaux benthiques, et de morceaux et graines d’algues aquatiques. Cependant, les alevins/larves se nourrissent de zooplanctons, mais, en aquaculture, ils acceptent l’aliment artificiel, ainsi que des granulés formulés. Les pluies, les changements du niveau d’eaux et de température sont les stimuli de la reproduction. La présence des algues aquatiques est aussi importante pour la ponte, elles servent de substrats pour les œufs, qui s’y collent. Le carassin est un poisson de taille moyenne, qui peut atteindre 1,25 kg, avec un taux de croissance modéré.
    Production
    Cycle de production
    Cycle de production de Carassius carassius
    Systèmes de production
    Le principal système utilisé pour l’élevage du carassin est la culture en étangs, mais les rizières sont également utilisées dans certaines régions de Chine.

    Préparation des étangs

    Les étangs à terre sont utilisés aussi bien pour la ponte que pour le pré-grossissement du carassin. Les dimensions de l’étang sont normalement de 0,07-0,2 ha et 1,5-2,0 de profondeur. Les étangs sont nettoyés par des produits chimiques, pour éliminer les organismes nuisibles après les avoir totalement séchés; la chaux vive est le produit chimique le plus communément utilisé pour l’éradication, à des taux de 900-1 125 kg/ha. L’engrais organique (fumier vert et animal) est classiquement utilisé 5-10 jours avant le stockage, selon la température de l’eau, pour augmenter la biomasse des organismes naturels (zooplancton) qui servent de nourriture. La quantité d’engrais organique utilisée est de 3 000 kg/ha pour le fumier animal ou 4 500 kg/ha pour le fumier vert. Les deux fumiers peuvent être utilisés simultanément, mais la quantité de chacun est, alors, réduite.
    Approvisionnement en juvéniles  
    De nos jours, la reproduction artificielle constitue la source principale des juvéniles pour la culture de carassin, malgré la disponibilité des juvéniles naturels dans différents plans d’eaux. Le carassin le plus communément cultivé est le Carassius carassius gibelio, qui est obtenu par gynogenèse entre la femelle Carassius carassius gibelio et le mâle de carpe commune rouge Xingguo. Une telle hétérogénéité gynogenèse ne fournit que des femelles, dont le taux de croissance est 30-40 pour cent plus élevé que le poisson d’origine. D’autres espèces et souches de carassins sont également cultivées dans différentes régions en Chine.
    Production d'écloserie  
    Des géniteurs matures bien choisis sont mis dans les bacs, étangs, ou cages de ponte. L’injection hormonale est optionnelle puisque le poisson peut bien pondre sans intervention hormonale. Cependant, l’injection hormonale permet aux poissons de pondre de manière synchrone. Une étape parmi les plus importantes consiste à introduire un substrat formé de paquets d’herbes, de feuilles de palmiers, de branches fines d’arbres et d’algues en plastique dans la colonne d’eau des installations de ponte pour que l’attachement des œufs ait lieu. Les œufs peuvent éclore dans des étangs en terre, débarrassés auparavant, des organismes nuisibles. Ils sont simplement déplacés dans les étangs de ponte fixés à leur substrat et sans eau.

    Pour une bonne éclosion, les œufs peuvent aussi être placés dans de l’eau en circulation (raceway ou jarre). Le substrat avec les œufs attachés peut être simplement suspendu dans la colonne d’eau. Les œufs peuvent également être détachés du substrat pour éclosion dans les raceways ou jarres, en les mélangeant avec une solution de l’argile avant le stockage. Les alevins qui viennent d’éclore sont transférés dans les étangs de nurserie quand ils sont capables de bien nager et de se nourrir activement.
    Nurserie   
    La monoculture est la méthode normale pour le stade de nurserie. La densité de stockage est normalement de 1,5-2,25 millions/ha, le niveau exact dépend de la durée de la période d’élevage (2-3 semaines, qui dépend à son tour principalement de la température d’eau) et de la taille demandée. La fertilisation organique est réalisée, avec un taux de 1 500-3 000 kg/ha chaque 4-5 jours pour le fumier animal et le fumier vert, selon la productivité de l’eau. Le lait de soja peut aussi être utilisé comme aliment direct que comme engrais. Pour remplacer les engrais organiques en nurserie, les quantités classiques utilisées du lait de soja, sont entre 3 et 5 kg (soja sec)/100 000 de poissons / jour. L’utilisation de soja augmente normalement les coûts de production, et c’est une méthode d’utilisation simple. L’administration d’une sorte de pâte de soja ou autre produit à base de graines traitées commence à partir du 5ième jour après le stockage à 1,5-2,5 kg/100 000 poissons /jour. Les taux normaux de survie dans les étangs de nurserie sont entre 70 et 80 pour cent, bien qu’ils puissent atteindre plus de 90 pour cent sous une bonne gestion.

    Les poissons atteignent normalement une taille d’environ 30 mm après 2 ou 3 semaines. Ils sont appelés les fingerlings d’été et sont, alors, prêts pour le grossissement. Le conditionnement des fingerlings d’été après un tri soigneux en les maintenant à des densités élevées pendant plusieurs heures s’avère nécessaire avant leur transfert aux étangs de fingerlings, et ce pour augmenter la tolérance des poissons au stress du transport.
    Elevage de fingerlings  
    Les fingerlings d’été ne sont pas prêts pour un stockage direct dans les étangs de grossissement. Ils ont besoin d’être élevés jusqu’à atteindre, des tailles plus grandes (6-7 cm ou plus). L’élevage des fingerlings peut être réalisé à l’extérieur selon deux méthodes différentes:
    1. Pour produire des poissons qui peuvent atteindre la taille commerciale durant la première année, les fingerlings d’été sont stockés à 90 000-120 000/ha. Après un mois, les poissons vont atteindre 6 cm et peuvent être transférés dans des étangs de grossissement pour les commercialiser après un an (poissons d’un cycle d’un an).
    2. Il est aussi commun d’élever le carassin dans des étangs de fingerlings jusqu’à la fin de l’année, dans ce cas ils sont stockés à 150 000-300 000/ha. Les poissons peuvent atteindre 10 cm (25 g) ou même plus vers la fin de la période d’élevage. Le taux de survie est de 80-90 pour cent. Au début, les poissons prennent une nourriture naturelle avec en plus, des engrais ou du lait de soja. Plus tard, des aliments commerciaux (pâte de soja, fibre de blé, etc.) sont nécessaires pour une croissance optimale. Ces fingerlings sont utilisés pour occuper les étangs de grossissement dans l’année suivante, donnant à la fin, des individus d’un cycle de deux ans qui atteignent des tailles commerciales beaucoup plus grandes et valorisantes que les poissons d’un seul cycle.
    Techniques de grossissement   
    Les techniques de grossissement les plus communément adoptées sont la polyculture dans des étangs/enclos et dans des rizières. Le carassin est un poisson de fond avec une croissance relativement lente et une production qui peut être souvent assez limitée.

    Polyculture en étangs/enclos (semi-intensive à intensive)

    Dans ce système, le carassin peut être élevé soit comme une espèce principale ou secondaire, avec d’autres carpes. Quand c’est l’espèce principale, le taux de stockage est 22 500-30 000/ha et les individus sont de 25-50 g. les carpes argentée et à grosse tête sont alors, les espèces secondaires. Après une année, le poisson atteint normalement 150-400 g et la production peut atteindre 4 000-6 000 kg/ha. La production des poissons secondaires peut aussi atteindre 3 000-4 500 kg/ha, et la productivité totale de 6 000-10 000 kg/ha.

    Quand le carassin est l’espèce principale, les poissons sont nourris essentiellement avec un aliment commercial. Le carassin est omnivore, il se nourrit aussi bien des aliments naturels que commerciaux. Le granulé est plus utilisé quand le carassin est cultivé en tant qu’espèce principale pendant la phase de grossissement. Les granulés sont, fabriqués, principalement, avec des produits composés d’extraction d’huile (tels que la pâte de soja) comme source principale de protéine, et de graines traitées. L’ajout de protéines animales (farine de poissons) est très limité (<10 pour cent), ainsi l’aliment est relativement peu coûteux. Le TCA est de 2:1. La fertilisation peut réduire la quantité d’aliment nécessaire en augmentant la disponibilité de la nourriture naturelle.

    Le carassin peut également être élevé comme espèce secondaire, dans ce cas la densité de stockage est de 1 500-1 800 poissons/ha avec une taille de 7-10 cm. Le poisson peut atteindre 300 g et la production peut s’élever à 450-900 kg/ha, représentant normalement 5 à 10 pour cent de la production totale. Quand il est cultivé en tant qu’espèce secondaire, aucune alimentation spéciale n’est nécessaire pour le poisson. Le carassin peut aussi être cultivé en tant qu’espèce secondaire dans des enclos ou dans des lacs superficiels, les niveaux de stockage ainsi que ceux de la production sont similaires à ceux dans la culture dans des étangs.

    Culture extensive dans des rizières

    Le carassin est aussi un poisson convenable pour la culture dans des rizières, la densité de stockage est de 750-1 500/ha. Le poisson utilise principalement de la nourriture naturelle. La production peut atteindre 300-450 kg/ha. Cette forme de culture est aussi bénéfique pour le riz, car elle constitue un moyen de contrôle des animaux nuisibles et d’enrichissement du sol.
    Techniques de récolte   
    Le carassin, en étant un poisson qui vit au fond, il est difficile à pêcher sans vider l’étang. La récolte a lieu à la fin de la période de culture, on procède, premièrement à un tri à une profondeur réduite d’eau, suivi par la récolte totale après avoir vidé l’étang. La récolte sélective est également pratiquée par certains éleveurs pour une commercialisation équilibrée, dans ce cas la méthode normale est l’utilisation d’épervier.
    Manipulation et traitement  
    Le carassin est toujours vendu vivant ou frais. Le séchage et le salage sont seulement utilisés pour le carassin pêché dans les plans d’eau naturels (rivières et lacs) par des pêcheurs traditionnels continentaux.
    Coûts de production  
    Ces coûts varient selon les cultures pratiquées mais sont normalement en dessous de 0,70 USD/kg.
    Maladies et mesures de contrôle
    Les principaux problèmes de maladies affectant le carassin sont présentés dans le tableau suivant.

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans cette table n'implique pas une recommandation FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Septicémie bactérienneAeromonas sobria; Aeromonas hydrophila; Yersinia ruckerri; Vibrio sp.BactérieHyperémie à différentes positions du corps, globes oculaires saillants, gonflement d’anus; estomac distendu; écailles érigées; pourriture de branchies et réduction d’alimentationDésinfecter le poisson et l’environnement de culture avec de la chaux vive et le permanganate de potassium; 'Yu Tai III' (médicament commercial de multi herbes) à travers de l’aliment médicamenté
    Maladie des écailles érigées Pseudomonas punctuta f. ascitaeBactérieSurface rugueuse du corps; écailles érigées et les sacs des écailles remplis de sang; difficulté de respiration et de garder l’équilibre; ventre gonflé et mouvement lent; mortalité élevéeManipuler le poisson soigneusement pendant le transport et le stockage; désinfection d’étang avec de la chaux vive ou de la poudre de javel; immerger le poisson dans du bicarbonate de sodium ou liquide d’aille
    StigmatoseAeromonas punctata sub. punctataBactérieTaches rondes et rouges sur la peau et les muscles près de l’anus des poissons; perte d’écailles; pourriture de la peau et des muscles atteignant même les os; physiquement faibles et mouvements lents; alimentation très réduite; meurent finalement par épuisementArroser l’étang avec une solution de javel en poudre ou furazolidone; immersion dans une solution de permanganate de potassium ou furazolidone; autres antibiotiques (mais il faut faire attention à la sécurité alimentaire)
    Saprolegnioses: DermatomycoseSaprolegnia spp.; Achlya spp.ChampignonEnduit blanc de mycélium visible sur le corps; mousse cotonnée; très faibles ou meurent d’épuisementManipuler le poisson soigneusement et désinfecter l’étang avec de la chaux vive; immerger le poisson infecté dans une solution de chlorure potassium et vert de malachite


    Fournisseurs d’expertise en pathologie

    De l’assistance peut être obtenue des sources suivantes:
    • Research Institute of Hydrobiology, CAS, Wuhan City, Hubei Province, China.
    • Shanghai Fisheries University, Shanghai, China.
    • Pearl River Fisheries Research Institute, CAFS, Guangzhou City, China.
    • Freshwater Fisheries Research Centre, CAFS, Wuxi, Jiangsu Province, China.
    • Zhejiang Provincial Freshwater Fisheries Research Institute, Huzhou City, Zhejiang Province, China.
    • National Research Institute of Aquaculture, Nansei, Watarai, Japan.
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    La production globale du carassin d’élevage était de 2 977 tonnes en 1950 mais elle a atteint 1 702 778 tonnes en 2002, une augmentation de plus de 572 fois dans 52 ans. Il occupe globalement la 6ième position parmi toutes les espèces d’eau douce et il a contribué de 7,4 pour cent à la production mondiale des poissons d’eau douce en 2002. Le gros de l’expansion était en Chine où le taux moyen annuel de croissance entre 1993 et 2002 était de 21,6 pour cent. L’augmentation dans d’autres pays était beaucoup plus faible, à cause de la petite taille de ce poisson et au grand nombre de ces os intermusculaires fins, qui font de lui un poisson peu accepté par les consommateurs dans plusieurs pays. Le Taiwan Province de Chine est un autre producteur important, sa production annuelle était de plus de 3 000 tonnes/an au début de 1980 (avec un pic de 3 764 tonnes en 1981) mais elle a connu beaucoup de fluctuations entre 1997 et 2002, avec une moyenne de 2 000-2 500 tonnes/an. La production au Japon, qui a une longue histoire dans la culture de cette espèce, est beaucoup moins importante maintenant qu’elle ne l’était vers la fin de 1960.

    La valeur totale de la production du carassin d’élevage était globalement de 1,20 USD milliards en 2002, représentant un taux de production annuelle de 15,4/an. Cette baisse de taux d’expansion est liée apparemment à la dévaluation actuelle de la monnaie chinoise contre le dollar américain.
    Marché et commercialisation
    A présent, le carassin est un produit qui est localement consommé. Traditionnellement, le carassin est consommé frais. Presque toute la production issue d’élevage est commercialisée vivante ou fraîche, il n’y a presque pas de transformation, à l’exception d’une petite quantité de poissons séchés/salés produits de poissons pêchés dans la nature. Le carassin a un prix modéré qui est à la portée des gens de revenues faibles à moyens. Il y avait une chute considérable dans la valeur globale moyenne de l’unité durant les 10 dernières années selon les données de la FAO; en 2002 elle était seulement de 0,704 USD/kg. Il y a une grande lacune entre cette valeur et le prix au détail au marché, qui a oscillé entre 0,90-1,30 USD/kg durant les années récentes. Il n’y a pas de contrôle spécifique sur la commercialisation du carassin comme il est destiné à la base à la consommation locale.
    Situation et tendances
    Le carassin a été cultivé pendant presque 2000 ans en Chine. Cependant, il n’était pas considéré comme une espèce importante vu son abondance dans les plans d’eaux naturels et sa croissance relativement lente. Les efforts pour le développement des techniques d’élevage et autres études relatives étaient très limités avant 1980, mais à partir de là, il y a eu plus de recherche et de développement depuis que cette espèce occupe une position importante dans l’aquaculture chinoise. L’amélioration des performances de croissance a été une priorité. L’hétérogénéité de gynogenèse chez le carassin a été pratiquée en utilisant d’autres variétés de Carassius carassius gibelio (femelle) et carpe commune (mâle); ceci assurait normalement un taux élevé de croissance de l’ordre de 30-40 pour cent de plus que celui des parents et 2-3 fois plus que d’autres variétés de carassins. Plus tard, les tétraploïdes hétérogènes résultant de la gynogenèse de carassin, ont été obtenus avec un grand succès, ils ont amélioré la performance de la croissance et ont réduit, également, la possibilité de contamination des populations naturelles avec un poisson génétiquement modifié.

    Comme il a été déjà noté, le rendement en Taiwan Province de Chine et au Japon ont décliné Durant les dernières années. Ceci peut être dû aux changements de la demande des consommateurs. Malgré son goût délicieux et la texture fine de la viande, le carassin contient une grande quantité d’os fins intermusculaires, qui limitent le nombre de ses consommateurs. La production de plus grands poissons (environ 500 g) peut significativement résoudre ce problème.

    D’autres travaux de recherche se sont focalisés sur le contrôle des maladies du carassin. La maladie la mieux étudiée est la septicémie bactérienne. Des méthodes préventives et curatives ont été profondément étudiées. Les études de nutrition et de développement des aliments composés pour le carassin sont très en retard mais les granulés sont de plus en plus communément utilisés dans les cultures intensives.

    Le carassin est un poisson assez demandé dans la plus part des régions de Chine, et ce, grâce à la bonne qualité de sa viande et sa valeur nutritionnelle élevée. Des progrès en génétique ont significativement amélioré les taux de croissance, et augmenté la taille commerciale, faisant du carassin un poisson plus compétitif et mieux accepté par les consommateurs. Ainsi, la prospection pour augmenter encore plus la production en Chine est positive vu les chiffres encourageants obtenus ces dernières années. Cependant, l’image n’est pas aussi belle dans d’autres pays où le grand nombre des os fins intermusculaires, fait de lui un poisson difficile à manger par les gens qui ne sont pas habitués à cela. Il est par conséquent plus invraisemblable que la production de cette espèce en dehors de la chine se trouve améliorée, dans un futur proche, ou que le carassin devienne un poisson important sur le marché international.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Le carassin est un poison omnivore, et très convenable en tant qu’espèce secondaire en polyculture dans les étangs ou enclos. Il est également bon pour la culture en rizières. Dans ces cas il ne demande pas d’alimentation spéciale et il n’y a pas d’impacts négatifs sur l’environnement ou sur les autres poissons. Cependant, sa culture intensive comme espèce principale est plus dépendante des granulés. L’accumulation et la décharge de différents effluents dans les plans d’eau naturels peuvent avoir plusieurs impacts. De plus, les souches génétiquement améliorées peuvent avoir un impact sur les germosplasmes vu que les poissons peuvent se reproduire naturellement dans différents plans d’eau continentale.
    Pratiques pour une aquaculture responsable

    Au moins trois problèmes doivent être pris en considération pour une activité aquacole responsable:
    1. L’expansion de l’introduction du carassin génétiquement amélioré peut avoir des impacts significatifs sur la biodiversité de cette espèce dans les plans d’eau naturels en Chine et ailleurs. Cette espèce peut nager fortement contre courant et elle peut, facilement, s’échapper de la ferme. Elle peut pondre facilement dans tout type de plans d’eau continentale. La possibilité du carassin génétiquement modifié de se reproduire avec d’autres espèces naturelles est considérable. Ceci peut contaminer le germoplasme et affecter la biodiversité des espèces. Le contrôle de la prolifération du carassin génétiquement modifié doit être rigoureux. L’utilisation récente de tétraploïdie peut être une solution à ce problème.
    2. L’utilisation des antibiotiques et autres médicaments dans le traitement des maladies est un autre problème. Le carassin a une forte résistance aux maladies et une grande tolérance aux conditions environnementales, comparé à la majorité des autres espèces cultivées. La maladie ne présente pas une menace très significative quand ce poisson est cultivé en tant qu’espèce secondaire dans les systèmes de polyculture semi-intensifs. Cependant, la monoculture intensive du carassin, caractérisée par des densités de stockage élevées et une alimentation intensive est devenue plutôt populaire dans certaines régions en Chine. Cette situation favorise les infections bactériennes et les maladies parasitaires, poussant de plus en plus, à l’utilisation des antibiotiques et autres produits chimiques. Ceci peut avoir plus tard un impact sur le consommateur. Les densités de stockage doivent donc rester à des niveaux raisonnables, les pratiques d’alimentation doivent être bonnes, et la gestion d’eau doit minimiser l’occurrence de maladies. Des réglementations relatives gouvernementales doivent être strictement appliquées à chaque fois que des produits chimiques et médicaments sont utilisés.
    3. Le troisième problème est l’impact généré par la culture en étang. Avec l’augmentation de l’utilisation de l’aliment artificiel, l’aliment non consommé et autres effluents s’accumulent progressivement et l’eau contenant de grandes quantités de matières organiques et autres produits chimiques est normalement déchargée dans les plans d’eau à la fin de la période de culture, pouvant avoir des impacts négatifs sur l’environnement. Des densités de stockage raisonnables, un élevage intégré de poissons et une gestion soigneuse de l’aliment sont très recommandés afin de minimiser ces impacts.
    Références
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