Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
    2. Galerie d'images
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Chanos chanos  Forsskål, 1775 [Chanidae]
    FAO Names:  En - Milkfish,   Fr - Chano,  Es - Chano
       
    Caractéristiques biologiques
    Corps fusiforme, allongé, modérément comprimé, lisse et élancé. La couleur du corps est argentée au niveau du ventre et des côtés se dégradant à vert olive ou bleu au niveau du dos. Les nageoires dorsale, anale et caudale sont de couleur pale ou jaunâtre avec les bords foncés. Une seule nageoire dorsale avec 2 épines et 13-17 rayons mous. Nageoire anale courte comportant 2 épines et 8-10 rayons mous, près de la nageoire caudale. Nageoire caudale grande et profondément échancrée avec de grandes écailles sur la base chez les adultes. Nageoires pectorales situées en bas du corps comportent des écailles axillaires (base intérieure). Nageoires pelviennes abdominales comportent des écailles axillaires et 11 ou 12 rayons. Les écailles sont cycloïdales, petites et lisses, 75-91 sur la ligne latérale. Aucun denticule (écaille pointue modifiée) le long du profil ventral. Un tissu «adipeux» transparent couvre l'oeil. La bouche est petite et sans dents. La mâchoire inférieure avec un petit tubercule à son extrémité, s'adaptant à l'entaille de la mâchoire supérieure. Absence de gulaires osseux plats entre les deux côtés de la mâchoire inférieure. Quatre rayons branchiostegales soutenant le dessous des couvertures des branchies. Branchiospines fines et nombreuses. La taille typique est de 1 m mais il peut atteindre une longueur maximale de 1,8 m (les mâles).
    Galerie d'images
    Chano adulte Chano adulte Chanos chanosChano en vente sur le marché
    Cages flottantesCages flottantesEnclos d'élevage de chano dans un estuaireEnclos d'élevage de chano dans un estuaire
    Bassins de géniteurs chanos (avec l’aimable courtoisie de GRIM)Bassins de géniteurs chanos (avec l’aimable Courtesy GRIM)Étang de grossissement en eau saumâtreÉtang de grossissement en eau saumâtre
    Profil
    Contexte historique
    L'élevage du chano en Indonésie, Taiwan province de Chine et Philippines a commencé il y a environ 4-6 siècles. Les méthodes d'élevage, dans diverses clôtures, étaient constamment en amélioration. Depuis les années 70, d'énormes investissements ont été réalisés aux Philippines (aussi bien qu'à Taiwan, province de Chine, Indonésie et Hawaï) en termes d'infrastructure, recherche, crédit et formation en appui à l'industrie de chano. Par exemple, le Centre de Développement des Pêches de l'Asie du Sud-Est (SEAFDEC) du Département de l'Aquaculture (AQD) ayant pour vocation principale de résoudre les problèmes rencontrés dans l'aquaculture du chano, a été établi à Iloilo, Philippines en 1973. Des organismes publics et des établissements de pêche ont été également impliqués dans un effort national d'intensifier l'élevage de ce poisson dès les années 70. Dans ce cadre, des efforts de développement de la recherche et des systèmes d'élevage, de la reproduction et des technologies de production d'alevins ont été réalisés. Il n'y a eu aucune tentative d'amélioration génétique mais la translocation et le commerce d'alevins ont eu lieu entre l'Indonésie, le Taiwan province de Chine et les Philippines. De même des variations géographiques et une certaine hétérogénéité ont été enregistrées. Plus récemment, des rapports non certifiés indiquent que les chanos sont maintenant stockés au stade fingerling ou juvénile sur les Iles du Pacifique sud et à Singapour et utilisés pour l’alimentation du thon en élevage.

    L'élevage du chano était, auparavant, une industrie traditionnelle, avec peu d'intérêt pour la production de poissons sexuellement matures et de poissons reproducteurs actifs en captivité. L'industrie traditionnelle de chano dépendait totalement du stockage de chaque année des étangs piscicoles avec des juvéniles élevés provenant des captures sauvages. En conséquence, l'industrie a souffert de variations régionales, saisonnières et annuelles de la disponibilité d'alevins. Ces variations sont généralement imprévisibles, et peuvent être énormes sur de courtes périodes.

    Le problème majeur rencontré par l'industrie internationale du chano était de trouver une méthode de produire des alevins fiables, adéquats, de haute qualité, pas soumis à de grandes variations imprévisibles en temps et en espace. Au cours de la décennie écoulée, un progrès considérable a été accompli, en particulier en ce qui concerne la propagation du chano et la production en masse d'alevins par les écloseries privées, les établissements de recherches et les organismes publiques. Au lieu de dépendre de la capture d'alevins sauvages, les fermes de chano aux Philippines, Taiwan province de Chine et Indonésie obtiennent maintenant la majorité de leurs alevins à partir des écloseries.
    Principaux pays producteurs
    Principaux pays producteurs du Chanos chanos (Statistiques de Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    Le chano (Chanos chanos) est la seule espèce dans la famille Chanidae. Sa distribution est limitée aux régions tropiques de basses latitudes ou régions subtropicales de l'hémisphère nord le long des plateaux continentaux et autour des îles, où les températures sont supérieures à 20 °C (mer rouge et Afrique du Sud, Hawaï et Marquises, au nord vers le Japon et au sud vers Victoria, Australie; et dans le Pacifique oriental de San Pedro, Californie, Galapagos).

    Les adultes forment de petits et grands bancs près des côtes ou autour des îles. Ce sont des migrateursbien développés, grands (jusqu'à 1,5 m et 20 kg), et qui atteignent la maturité sexuelle en 5 ans. Le chano fraye uniquement dans les eaux entièrement salines. Le frai coïncide le plus souvent avec les périodes de nouvelle ou pleine lune, il se produit souvent la nuit et, dans la majorité des régions, avec un ou deux pics saisonniers. Dans la nature, la ponte a lieu près des récifs de corail pendant les mois chauds de l'année, ainsi les populations près de l'équateur frayent le long de l'année. Les juvéniles et les adultes mangent une grande variété d'organismes relativement mous et petits, allant des nattes microbiennes aux détritus, les épiphytes et le zooplancton.

    Le chano est un poisson hétérosexuel. Pas d'hermaphrodisme signalé. Dans la ponte du stock naturel le sex-ratio est presque égal, avec un peu plus de femelles. La détermination du sexe est très difficile, vu qu'il n'y a aucune différence morphologique facilement identifiable entre les mâles et les femelles; cependant, la phéromone PGF2a (prostaglandine) s'est avérée une manière efficace pour identifier le chano mâle mature.

    Les oeufs du chano (1,1-1,2 mm de diamètre) et les larves (3,5 mm à l'éclosion) sont pélagiques et demeurent dans le plancton pendant 2 ou 3 semaines. La division d'oeufs commence une heure après l'éclosion qui se produit 35-36 heures après la ponte. Dans la nature, les oeufs sont probablement libérés dans les eaux océaniques plus profondes et dans la région externe du récif. Les larves plus âgées émigrent vers la côte et s'installent dans les zones humides côtières (palétuviers, estuaires) pendant le stade juvénile, ou entrent des fois, dans les lacs d'eau douce. Les larves mangent le zooplancton et peuvent prospérer et se développer dans l'eau chaude même à 32 °C degré. Ils émigrent alors vers la côte où ils peuvent être capturés par les filets à mailles fines placés le long des plages sablonneuses et des zones de mangrove; ces «alevins» sont de 10-17 mm de long et sont utilisés comme stock d'alevins dans les étangs, les enclos et les cages de grossissement. Dans la nature, les juvéniles sont trouvés dans les zones de palétuvier et dans les lagunes côtières, ils remontent même les lacs; et ils retournent à la mer quand ils deviennent trop grands pour l’alevinage, ou quand ils sont sur le point d'atteindre la maturité sexuelle.

    Le chano peut atteindre une taille maximale de 180 cm LS (mâle / sexe indéterminé) et 124 cm LS (femelle). Le poids et l'âge maximums enregistrés sont 14,0 kg et 15 ans respectivement. La résilience est faible, avec un temps de multiplication minimal d'une population de 4,5 - 14 ans. C'est une espèce à grand intérêt commercial, surtout en aquaculture, et elle est également utilisée comme appât dans la pêche sportive. Ce poisson est particulièrement considéré comme poisson de consommation en Asie du Sud-Est.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Chanos chanos

    Systèmes de production
    Approvisionnement en juvéniles  
    Les alevins de chano peuvent être obtenus par collecte dans les zones côtières ou dans les eaux littorales ou produits en captivité. L'approvisionnement en alevins sauvages est souvent imprévisible; ces dernières années, les captures ont diminué et ne peuvent pas satisfaire la demande des fermes piscicoles.

    Alevins produits par des géniteurs en captivité

    En élevage les géniteurs en captivité, les grands juvéniles de chano sont alimentés et maintenus dans des cages en mer flottantes installées dans des criques protégées ou dans de grands étangs, profonds, entièrement salins (Philippines), ou dans de grands bassins cimentés profonds sur terre (Indonésie et Taiwan province de Chine), jusqu'à ce qu'ils atteignent la maturité sexuelle avec un poids corporel moyen d'au moins 1,5 kg. Les unités d'élevage de stock de reproduction en terre dépendent entièrement d'un approvisionnement en eau de mer fraîche pompée et sont souvent intégrées dans les écloseries.

    Les stocks de reproduction atteignent la maturité en cinq ans dans les grandes cages flottantes, mais cela peut durer 8-10 ans dans les étangs et les bassins en béton. En moyenne, les premières pontes du stock de géniteurs tendent à être plus petites que celles des adultes sauvages capturés mais les géniteurs les plus grands et les plus âgés produisent autant d'oeufs que les adultes sauvages de la même taille. Les géniteurs d'environ 8 ans et d'un poids moyen de 6 kg produisent 3-4 millions d'oeufs.

    La reproduction du chano en captivité et la production d'alevins en grande quantité (Taiwan province de Chine, Indonésie et Philippines) dépendent souvent de la ponte naturelle, ce qui garantit des taux de survie élevés. Normalement, l'induction artificielle n'est pas exercée. Les jours où la ponte naturelle se produit, les poissons mangent moins que d'habitude mais ils nagent plus et se poursuivent, des fois ils sautent, et battent l'eau de l'après midi jusqu'au soir. Le frai a lieu souvent vers minuit mais, parfois, il peut se produire pendant la journée.

    Alevins sauvages capturés

    Les alevins sauvages sont collectés avec des seines à maille fine et des poches en filet de diverses conceptions indigènes aux Philippines, Taiwan province de Chine et Indonésie. Les engins les plus généralement utilisés sont les filets poussés (push net) «balayeuses» et les seines traînées.
    Production d'écloserie  
    Les écloseries de chano se composent de bassins d'élevage larvaire, de bassins de culture des rotifères (Brachionus) et des algues vertes (par exemple Chlorella) et des bassins d'éclosion d'artémia. L'élevage larvaire est pratiqué dans des systèmes externes ou internes, selon les spécificités du pays où les alevins sont produits.

    Les écloseries adoptent des systèmes intensifs (densité élevée, bassins de grand volume, distribution d'aliments et échange quotidien d’eau) ou semi-intensifs (faible densité, bassins de volume élevé, échange d'eau minimal, poissons alimentés avec des régimes mixtes), avec un taux moyen de survie de 30 pour cent (des larves nouvellement écloses). Après éclosion, les larves sont cultivées, à une densité convenable, à raison de 50/litre dans des bassins d'écloserie (en béton, en fibre de verre, bassins en terre à revêtement en toile ou en polypropylène), maintenues avec une algue verte Chlorellaet alimentées avec des rotifères pendant les premiers stades et plus tard avec des copépodes ou artémia pendant une période totale de 3-4 semaines. Quand, leur taille est de 2 ou 3 cm, elles sont transportées vers les nurseries.

    Les alevins peuvent changer de mains deux fois ou plus avant d'être utilisés dans le grossissement; chaque fois ils sont triés, comptés, transportés, et stockés pendant différentes périodes. Les alevins sont un produit fortement périssable et certains d'entre eux meurent soit lors de la collecte, stockage, transport, alevinage ou aucours du grossissement. Les technologies de stockage et de transport d'alevins sont généralement efficaces, bien qu'elles ne soient pas encore perfectionnées. Les alevins sont stockés dans un endroit frais dans des bassins en plastique ou des pots en argile à 100-500/litre, dans de l'eau à 10-25‰, qui est renouvelée quotidiennement. Les commerçants peuvent stocker les alevins pendant 1-7 jours, selon la demande. Les alevins sont alimentés par de la farine de blé ou des jaunes d'oeufs cuits pendant 1-2 semaines, cependant, dépassant cette période ils commencent à mourir, en dépit des aliments fournis. Récemment, les aliments micro- encapsulés sont devenus disponibles sur le marché pour les poissons néanmoins, leur coût est plus élevé comparé à celui des aliments vivants conventionnels.
    Nurserie   
    Les opérations d'alevinage dans les pays producteurs de chano varient selon les pratiques d'élevage adoptées.

    A Taiwan province de Chine, où les productions commerciales d'écloserie et de nurseries sont des entreprises intégrées, les alevins du chano sont généralement stockés soit dans des étangs en terre ou bassins en toile ou en béton avec des densités de 2 000/litre.

    En Indonésie, des nurseries d'arrière-cour bien établies sont utilisées. Elles se composent d'une série de bassins élevés en toile ou en béton d'une capacité de 1-2 tonnes et les densités d'élevage adoptées sont semblables à celles utilisées à Taiwan province de Chine.

    Aux Philippines, les nurseries de chano sont intégrées dans des unités de grossissement, où les alevins sauvages capturés ou ceux élevés en écloserie sont d'abord acclimatés dans les compartiments d'alevinage qui constituent le un tiers à un quart de la surface totale de l'étang d'eau saumâtre. Les alevins sont empoissonnés à une densité allant jusqu'à 1 000/litre et sont alimentés avec des aliments micro-benthiques se développant naturellement connus sous le nom de «lab-lab» qui se développent sur le fond des étangs fertilisés. L'alevinage est entrepris également dans des hapa, qui sont des sortes de filets en nylon suspendus installés dans les étangs d'eau saumâtre ou lagunes et lacs d'eau douce dans les unités de grossissement, c’est une pratique traditionnelle adoptée aux Philippines. Quand la nourriture naturelle s'épuise, des aliments artificiels tels que le son de riz, le son de maïs, et le pain rassi ou des aliments formulés sont fournis. Environ 4-6 semaines après, les alevins deviennent des juvéniles de 5-8 cm, une taille idéale pour les relâcher dans les étangs ou enclos de grossissement. Selon la période de grossissement désirée, les juvéniles ou fingerling de chano sont maintenus dans les nurseries ou les gardois de transition jusqu'à la taille de stockage requise qui est de 30-40 g. Le taux de survie pendant la période allant de la taille d'alevins jusqu'à fingerling est normalement de 70 pour cent.
    Techniques de grossissement   
    Le chano peut être cultivé dans les étangs, enclos ou cages.

    Elevage en étang

    L'élevage du chano dans les étangs peut être pratiqué dans les systèmes d'eau peu profonde ou profonde.
    • La culture dans l'eau peu profonde est pratiquée principalement en Indonésie et aux Philippines. Les poissons sont traditionnellement cultivés dans les étangs d'eau saumâtre peu profonde dans lesquels la croissance des algues benthiques est favorisée par la fertilisation inorganique ou organique. Le chanos peut vivre uniquement sur les algues benthiques si la productivité des algues excède le taux de broutage des poissons; sinon, des aliments commerciaux complémentaires sont utilisés. Le système de culture «lab-lab» aux Philippines est équivalent à la culture de l'eau peu profonde adoptée à Taiwan province de Chine. Le terme «lab-lab» est utilisé dans ce pays pour désigner le tapis d'algues (et tous les micro-organismes aquatiques) dans les étangs d'élevage.

      Les étangs d'eau saumâtre aux Philippines ont été souvent excavés du «nipa» et des surfaces de mangrove. La conception des étangs d'eau peu profonde consiste généralement en plusieurs étangs d'alevinage et de production avec une superficie typique de 2 000 m2 pour les étangs d'alevinage et 4 ha pour les étangs de production (grossissement). Précisément, les étangs ont une profondeur de 30-40 cm et ont des équipements d'approvisionnement en eau indépendants.

      Le rendement moyen d'une nurserie intégrée typique, dans un système de transition et de grossissement peu profond qui produit 3 récoltes par an est 800 kg/ha. La conception des étangs modulaires modifiés se composant d'une série de compartiments de grossissement avec un maximum de huit récoltes par an a montré une augmentation de rendement atteignant 2 000 kg/ha.

    • La culture en eau profonde a été développée au cours des années 70 suite au déclin de la rentabilité de la culture en eau peu profonde, et la valeur croissante et la limitation des ressources de terre et de la main d'oeuvre. Les étangs d'eau profonde fournissent un environnement plus stable et prolongent la période de grossissement jusqu'à la saison d'hiver. La majorité des étangs piscicoles de chano situés dans l'eau profonde ont été créés en convertissant soit les étangs d'eau peu profonde ou les étangs d'eau douce, avec une profondeur de 2-3 m. La production à partir de ces systèmes a beaucoup augmenté à Taiwan province de Chine, s'élevant de 23 pour cent de la production totale en 1981 à 75 pour cent en 1990.

      La plupart des étangs de chano aux Philippines et en Indonésie sont du type extensif et de semi-intensif, avec de grandes unités d'étangs peu profonds, où le renouvellement d'eau se fait grâce aux marées et où la nourriture est naturelle avec une utilisation minimale d'engrais en alternance avec des aliments commerciaux et d'autres intrants. La densité de stockage va de faible à moyen (50 000-100 000/ha). La méthode taiwanaise de production se base sur des densités intensives (150 000-200 000/ha). Peu de maladies ou d’infestations ont été enregistrées jusqu'ici dans les fermes piscicoles de chano dans ces pays asiatiques.

    Culture en enclos

    Ce système a été introduit aux Philippines en 1979 dans le lac Laguna. À ce moment-là, le lac avait une productivité primaire très élevée, qui a satisfait les besoins en nourriture du chano. En raison des faibles intrants et des rendements élevés, la zone d'élevage en enclos a considérablement augmenté de 1973 à 1983, ainsi elle a dépassé plus de 50 pour cent de la surface totale du lac, qui est de 90 000 ha. Vu que la production primaire du lac ne pourrait pas faire face à cette expansion soudaine de l'aquaculture, et l'alimentation devient nécessaire pour répondre aux exigences alimentaires des poissons cultivés, les pratiques en matière de culture en enclos développées dans les lacs ont été plus tard introduites dans les zones intertidales aux Philippines le long des criques et des estuaires des fleuves. Les propriétaires d'enclos ensemencent les fingerlings à 30 000-35 000/ha et fournissent une alimentation commerciale de complément. Cependant, il y a des maladies qui se répandent dans les enclos d'élevage causant une grande mortalité. Actuellement, des règlements de gouvernement sont pris en considération en vue de réaliser des rendements durables dans ce type d'élevage.

    Élevage en cage

    Les cages piscicoles sont sous forme de clôtures plus petites et plus restreintes qui peuvent fixés sur des pieux dans les eaux peu profondes ou installées dans l'eau profonde avec des flotteurs et des ancres appropriés. L'élevage en cage du chano est généralement pratiqué dans les eaux marines le long des baies côtières. Les taux de stockage (aux Philippines) sont assez élevés, allant de 5 jusqu'à 30/m3.
    Apport de nourriture   
    Dans le passé, les aliments traditionnels utilisés pour le grossissement du chanos se composaient de la nourriture naturelle «lab-lab» ou d'une combinaison de phytoplancton et des macroalgues (Enteromorpha intestinales, Cladophora spp. ou Chaetomorpha linnum) favorisés par la fertilisation. Cependant, dans les années 80, des aliments commerciaux spéciaux pour le chano ont été développés et sont utilisés presque exclusivement. Comme la technologie de culture en cage et en enclos proliférait dans les années 90, dans les eaux marines et continentales, des aliments extrudés flottants et semi-flottants de chano ont été davantage développés. Les aliments qui vont au fond étaient utilisés dans l'élevage en étangs et en bassins de grossissement en terre. Les aliments qui sont maintenant fabriqués commercialement sont utilisés en début d'alevinage, en grossissement et en fin d'élevage, selon le stade de production du chano.
    Techniques de récolte   
    Les poissons chanos sont normalement récoltés à des tailles de 20-40 cm (environ 250-500 g). Il existe trois méthodes connues dans la récolte de ce poisson:
    • Récolte partielle. Dans la récolte sélective du chano uniformément mis en élevage dans les unités de grossissement (c. à d. cages, enclos, étangs, bassins) on utilise des seines ou des filets maillants, laissant les poissons trop petits et récoltant uniquement ceux de taille marchande, avec un poids corporel moyen de 250 g ou plus.
    • Récolte totale: il s’agit de la récolte totale d'une production d'une seule période à partir d'une unité de grossissement (c. à d. vidange totale des étangs par gravité ou pompage, déplacement de la structure entière de cage, utilisation de seines ou de filets maillants dans les enclos). La taille de récolte à ce stade peut varier entre 250 et 500 g.
    • Récolte forcée: c’est la récolte d'urgence, quelque soit la taille des poissons ou le stade de grossissement, elle est effectuée en cas de mortalité des poissons provoquées par un manque d'oxygène attribué aux floraisons d'algues, à l'apparition de marée rouge, à la pollution ou à d'autres incidents environnementaux.
    Manipulation et traitement  
    Les chanos d'un poids de 200-400 g sont récoltés et souvent vendus frais ou réfrigérés, entiers ou désossés, congelés, ou traités (par exemple frais congelé désossé, frais congelé désossé écaillé et poisson fumé désossé). En général, tous les chanos lancés sur le marché sont produits dans les fermes, seule une petite quantité provient des captures à partir des eaux naturelles. Dans certains pays (par exemple les Philippines) la pêche du chano adulte est officiellement interdite afin de protéger les stocks de reproduction naturels.

    Il existe deux techniques connues de traitement du chano après sa récolte, traditionnelles (c. à d. séchage, fermentation et fumage) ou non traditionnelles (c.à d. conservation en bouteilles, en boîtes et congélation) et les produits à valeur ajoutée tels que le «surimi» et les produits désossés comme pratiqué à Taiwan province de Chine et aux Philippines.

    Les réglementations et les protocoles standard se rapportant à la transformation des produits chano concernant, à la fois, la consommation locale et l'exportation, sont:
    • Les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF GMP). Construction d'usines.
    • La santé et l’hygiène du personnel.
    • La procédure d’assainissement normalisée (SSOPs).
    • La conformité aux principes d'HACCP.
    Coûts de production  
    L'élevage du chano est une industrie ancestrale pratiquée en Indonésie, à Taiwan province de Chine et aux Philippines. Sa modernisation était lente, ainsi, aujourd'hui elle fait face à une concurrence de la part des autres espèces aquacoles et de la situation économique actuelle. Le marché local est assez grand et le marché d'exportation s'est globalement étendu. Le prix du chano et le revenu personnel affectent la quantité du chano consommé dans les pays d'origine. Les études entreprises à Taiwan province de Chine et aux Philippines ont conclu que le prix et le revenu ont un coefficient négatif et positif d'élasticité, respectivement.

    Les facteurs suivants sont les facteurs les plus déterminants affectant le coût de production du chano:
    • Type du système d'élevage: les coûts sont plus faibles dans le cas des systèmes reposant uniquement sur la nourriture naturelle; les coûts augmentent en cas d'introduction d'aliment artificiel; les coûts sont les plus élevés en cas de systèmes dépendant entièrement des aliments commerciaux.
    • Augmentation de la production: avec la forte augmentation de la production du chano et les pratiques d'élevage qui sont devenues plus intenses, un énorme surplus de ce produit est prévu dans un proche avenir.
    • Coût des aliments: les aliments représentent 60 à 80 pour cent du coût total de la production.
    • Le prix à la ferme est bas: en moyenne, il est seulement de 2,00 USD/kg aux Philippines. Comme on s'attend à ce que l'offre dépasse la demande, les pisciculteurs ne peuvent pas demander un prix plus élevé malgré les frais élevés qu'ils dépensent pour couvrir les coûts de production.
    • Manque d'unités de transformation après récolte.
    Maladies et mesures de contrôle

    Les maladies communément détectées affectant le chano sont citées dans le tableau ci-dessous.

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans ce tableau n'implique pas une recommandation de la part de la FAO
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Infestation de nématodeCapillaria sp. Nématode parasitique Poisson émacié, bien qu'il montre un bon appétit dans les premiers stades, il s'affaibli ensuite, devient épuisé, perd l'appétit et la couleur devient sombre; pourriture des nageoires et de la queue et apparition de taches/ulcères de la peau; fèces blanches et visqueuses/muqueuses; grattement du ventre contre le fond ou tremblement; l'étape larvaire du parasite se déroule dans le muscle et peut être vue à travers la peau, enroulé ou comme une canneAdministration du trichlorfon (en faisant attention aux petits poissons); du niclosamide, du lévamisole ou du mébendazole mélangés avec les aliments
    La maladie du ver ancreLernaea cyprinaceaCopépode parasitaire Le parasite visible sur la peau, la tête enfoncée profondément dans les tissus des hôtes; hémorragies et blessures ouvertes sur l'endroit infecté; perte de poids; respiration difficile; lenteur; parties rouges; ulcères; perte d'écailles; pourriture des nageoires; grattement et accrochement parfois verticalement ou le ventre vers le haut; longueur du parasite 5 à 22 mmBain dans KMnO4 ou 0,8-1,1% NaCl (KMnO4 peut être mortel pour les petits poissons aux dosages requis pour tuer Lernaea)
    Trichodinose Trichodina sp. Parasite protozoaireLa mucosité couvre la peau comme le brouillard, les nageoires se fixent et sont dénudés du tissuBain dans 250 m/litre de formol pendant 15 min
    Scolex Scolex pleuronectisHelminthes parasitesL'infection se produit généralement dans l'intestinAucun indiqué
    Cryptobiose Cryptobia sp. Parasite protozoaireColoration foncée; production excessive de mucus; apparition des fois de lésions sur la peau suivies de la perte d'écailles; respiration difficile ou rapide; réduction d'appétit et perte de poids; infections bactériennes secondaires dans les stades avancés provoquent des taches pales ou rouges sur la peau et une pourriture de la peau et des nageoires Traitement avec du formaldéhyde (250 ml/litre) ou du malachite vert (Vert de malachite) 10mg/litre; la mise des poissons infectés dans un bain d'eau douce ou traitement avec des agents antibactériens efficaces
    CaligusCaligus longipedisCopépode parasitaire Perte d'appétit; natation léthargique; production excessive de mucus; surface du corps bosseléeImmersion des poissons infectés dans de l'eau douce (rend le parasite transparent visible); bain dans 150 ppm H2 02 pendant 30 minutes
    Fournisseurs d'expertise en pathologie

    Les organismes suivants sont des exemples de sources où de l'expertise peut être obtenue:
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    La production annuelle globale d'aquaculture du chano augmente chaque année depuis 1997; en 2005 elle s'est élevée à presque 595 000 tonnes, avec une valeur presque de 616 millions d’USD. Les plus importants producteurs étaient les Philippines (289 000 tonnes), l'Indonésie (254 000 tonnes) et le Taiwan province de Chine (50 000 tonnes).
    Marché et commercialisation
    Les producteurs du chano ne vendent pas souvent les poissons directement aux consommateurs, mais à travers des coopératives, courtiers, revendeurs, collecteurs ou grossistes et détaillants. En général, la majorité des produits de la pêche sont vendus sur les marchés d'enchère par des distributeurs, courtiers, grossistes ou coopératives à de plus petits marchands, et puis à des détaillants.

    De plus en plus, une grande quantité de la récolte du chano est transformée en produits à valeur ajoutée: produit fumé, séché, mariné (saumuré, adouci), fermenté avec du riz, et conservé en boîtes ou en bouteilles dans divers modèles (modèle saumoné, modèle de sardine, modèle espagnol, fumé dans l'huile, etc...). Certaines compagnies aux Philippines produisent actuellement des pavés congelés du ventre et du dos du chano, et même de la tête et de la queue. Le chano est exporté sous différentes formes: congelé rapidement, séché, conservé en boîte, fumé ou mariné.

    Les Philippines ont enregistré une exportation de plus de 17 040 kg de produits de chano à l'UE en 2002, d'une valeur de 58 000 USD. Tandis que le Taiwan province de Chine se concentre sur les produits traités et à valeur ajoutée destinés à l’export aux les Etats-Unis d’Amérique. Ll'ndonésie a renforcé ses exportations en stocks de naissains, issus des écloseries d'élevage, vers le reste des pays de la région Asie-Pacifique pour leur utilisation comme appât pour le thon, ainsi que pour davantage de grossissement.
    Situation et tendances
    Recherche et développement

    La réussite de la ponte induite et l'élevage larvaire du chano ont été réalisés, la première fois, à SEAFDEC/AQD en 1976-1978. Le premier cycle de reproduction du chano en captivité a été accompli à AQD quand la progéniture d'une femelle sauvage induite pour pondre en 1978 a frayé en 1983. Depuis lors, les poissons chano ont atteint la maturité et ont frayé dans les cages flottantes, étangs, et bassins cimentés en Philippines, à Taiwan province de Chine, Hawaï, et en Indonésie. Depuis la mise au point de la technologie d'élevage larvaire en 1984, la production d'alevins s'est considérablement intensifiée, ce qui a, non seulement rendu l'approvisionnement en chano suffisant pour les fermiers à Taiwan province de Chine, mais a également ouvert un marché d'exportation vers les pays voisins.

    Jusqu'ici aucune recherche technique et scientifique intéressante n'a été enregistrée dans les principaux pays producteurs du chano autres que la politique et la gestion liées à la recherche effectuée par le WorldFish Center, le Centre de Développement des Pêches de l'Asie du Sud-Est (SEAFDEC) du Département de l'Aquaculture (AQD) et le Bureau de la recherche agricole et le Bureau des pêches et des ressources aquatiques (BFAR du Ministère de l'agriculture des Philippines).

    Le Taiwan province de Chine, cependant, a récemment développé une souche améliorée de chano par le processus de reproduction sélective ayant pour résultat une génération F1 de couleur dorée innovée par un pisciculteur du secteur privé; en conséquence, une fois commercialisé, ce produit va connaître des prix plus élevés que la souche d'origine de couleur argentée.

    Perspectives de développement

    Le développement des systèmes d'élevage plus efficaces a mené à une augmentation de la production du chano, qui continue de s'accroître.

    La diversification de l'aquaculture à Taiwan province de Chine a préparé, en quelque sorte, le terrain pour donner la priorité à d'autres espèces de poissons marins à haute valeur commerciale, ce qui a influencé le développement de l'industrie du chano.

    On se basant sur les tendances actuelles, on s'attend à ce que la production aux Philippines (qui a développé ses systèmes traditionnels d'élevage du chano d'étangs piscicoles basés à terre d'eau saumâtre à des cages marines dans les communautés côtières par l'établissement des parcs de mariculture) grimpe de 289 000 tonnes en 2005 à 369 000 tonnes en 2010. En supposant que la population philippine a atteint 84 millions en 2005, avec une consommation de chano par personne de 2,5 kg/an, le besoin total en chano serait de 210 000 tonnes. Avec la production réelle de chano enregistrée en 2005 qui est de l'ordre de 289 000 tonnes, il y aurait un surplus de production estimé à 79 000 tonnes. En Indonésie, dans les écloseries d'arrière-cour la production d'alevins de chano est devenue une industrie rurale. La majorité de ces écloseries sont, par la suite, passées à la production d'alevins des espèces de poissons marins à haute valeur.

    Perspectives du marché

    La vente des produits de chano contribue énormément à la durabilité de l'industrie aquacole dans les principaux pays producteurs: l'Indonésie avec ses exportations de production d'alevins, le Taiwan province de Chine avec les produits à valeur ajoutée et les Philippines avec les produits frais entiers et traités vendus sur les marchés d'intérieur et d'exportation.

    L'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce GATT/OMC, l'imposition de restrictions commerciales et des normes de biosécurité et de contrôle de qualité de l'UE/US affectent sensiblement les pays producteurs et sont considérés comme un fardeau supplémentaire s'ajoutant aux coûts de production.

    Bien qu'actuellement les principes d'HACCP sont strictement respectés allant de la ferme piscicole jusqu'au traitement du produit (commercialisé localement ou destiné à l'exportation) dans les principaux pays producteurs, les pisciculteurs et les transformateurs considèrent ces principes comme un autre entrave aux échanges commerciaux instaurées par les pays importateurs industrialisés.

    Recommandations

    Quelques recommandations:
    • La création de marchés, au niveau local et à l'étranger, pour les produits à valeur ajoutée comprenant le chano désossé serait profitable. Jusqu'ici, les Philippines est le seul pays dans le monde qui produit le chano désossé. La promotion des flux de distribution des poissons désossés dans les marchés locaux serait également rentable.
    • L'investissement dans la formulation d'aliments pour réduire les coûts de production. Le dosage des besoins quotidiens exacts pour refléter les besoins réels en aliments est nécessaire.
    • La réduction des intermédiaires commerciaux entre le producteur et le consommateur. Á travers les coopératives, les producteurs devraient être incités à vendre leur production directement aux détaillants, évitant ainsi, les circuits traditionnels de vente.
    • L'allocation d'investissements publics pour les unités d'après récolte.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Les problèmes et contraintes majeurs dans l'élevage du chano peuvent être résumés comme suit:
    • Les producteurs et les consommateurs ont tiré bénéfice de la nouvelle technologie; néanmoins, la technologie de stock de reproduction demeure incertaine et l'approvisionnement en alevins n'est pas totalement contrôlé.
    • Le chano restera un poisson de consommation traditionnel aux Philippines, Indonésie et Taiwan province de Chine; cependant, les générations jeunes mangent de moins en moins le chano à cause de sa chair osseuse; ce qui rend difficile la création de nouveaux marchés.
    • La cherté des terres et la valeur relativement faible du chano obligeront les pisciculteurs à introduire de nouvelles technologies en vue d'augmenter la productivité unitaire.
    • L'aquaculture de chano ne dépendra plus uniquement de la productivité naturelle; l'utilisation d'aliments formulés deviendra la norme.
    • La création de plusieurs écloseries est prévue, notamment en Indonésie et à Taiwan province de Chine. Ceci, en plus de la technologie de ponte améliorée, diminuerait éventuellement les coûts des alevins.
    • De nouveaux produits doivent être développés, connus en leur faisant de la publicité et commercialisés.
    • Vu l'augmentation de la production des alevins du chano dans les écloseries, les fingerlings deviendront de plus en plus disponibles pour l'industrie des poissons-appâts.
    • Davantage de recherche et de développement concernant la commercialisation et le traitement du chano restent souhaitables.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    Vu la demande du marché mondial, les principaux pays producteurs de chanos ont récemment développé des procédures de gestion qui tiennent compte de la qualité et de la sécurité des produits alimentaires. Au niveau de la ferme piscicole par exemple, les Philippines sont conformes aux exigences aquacoles minimales du HACCP, allant de la production d'écloserie jusqu'à la récolte, avant que les produits de chanos ne soient traités pour leur exportation. Le Taiwan province de Chine a introduit l’éco-étiquetage afin d'exporter les produits traités de marque de chanos, alors que l'Indonésie assure la qualité d'alevins du chano lors de leur exportation vers les pays asiatiques voisins et les accompagnent de certificat sanitaire. La traçabilité dans l'utilisation des antibiotiques et des produits vétérinaires non réglementés est déjà strictement imposée dans ces pays.
    Références
    Bibliographie  
    Agbayani, R. and Lopez, N.A. 1989. Economic analysis of an integrated milkfish broodstock and hatchery operation as a public enterprise. Aquaculture, 99:235-248.
    Ahmed, M., Magnayon-Umali, G.A., Valmonte-Santos, R.A., Toledo, J., Lopez, N. and Torres, F.J. 2001. Bangus fry resource assessment in the Philippines. ICLARM Technical Report, 58. 38 pp.
    Anonymous. 1997. What is multi-species backyard hatchery technology? Newsletter of the Gondol Research Station for Coastal Fisheries, Central Research Institute of Fisheries, 3:1-8.
    Bagarinao, T.U. 1991. Biology of milkfish (Chanos chanos Forsskal). Aquaculture Department Southeast Asian Fisheries Development Center, Tigbauan, Iloilo, Philippines. 94 pp.
    Bagarinao, T.U. 1999. Ecology and farming of milkfish. SEAFDEC Aquaculture Department, Tigbauan, Iloilo, Philippines. 171 pp.
    Baliao, D.D., de los Santos, M.A. and Franco, N.M. 1999. The modular method: milkfish pond culture. Aquaculture Extension Manual No. 25. SEAFDEC Aquaculture Department, Tigbauan, Iloilo, Philippines. 128 pp.
    Chang, S.L., Su, M.S. and Liao, I.C. 1993. Milkfish fry production in Taiwan. Tungkang Marine Laboratory Conference Proceedings, 3:157-171.
    Corre, V.L. Jr., Janeo, R.L., Dureza, V.A. and Edra, R.B. 2001. Milkfish broodstock management and fry production in tanks. Philippine Council for Aquatic and Marine Research and Development, Los Baños, Laguna and University of the Philippines in the Visayas, Miag-ao, Iloilo, Philippines. 38 pp.
    Gordon S.M. and Hong, L.-Q. 1986. Biology. In: C.-S. Lee, M.S. Gordon & W.O. Watanabe (eds.), Aquaculture of milkfish (Chanos chanos): state of the art. The Oceanic Institute. Makapuu Point, Waimanalo, Hawaii 96795, USA. 284 pp.
    Israel, D. C. 2000. The milkfish broodstock-hatchery research and development program and industry: a policy study. Philippine Institute for Development Studies. Makati City, Philippines. 63 pp.
    Kumagai, S., Bagarinao, T. and Unggui, A. 1980. A study on the milkfish fry fishing gears in Panay Island, Philippines. SEAFDEC Technical Report, 6:1-34.
    Lee, C-S. 1995. Aquaculture of milkfish. Tungkang Marine Laboratory Aquaculture Series, 1:57-83.
    Lopez, N.A., Vicaldo, Ma. V. and Fadriquela, J. 1986. The Philippine National Bangus Breeding Program. In: J.L. Maclean, L.B. Dizon & L.V. Hosillos (eds.), Proceedings of the First Asian Fisheries Forum, 13-15 May 1986, pp. 76-78. Asian Fisheries Society, Manila, Philippines.
    Schuster, W.H. 1960: Synopsis of biological data on milkfish Chanos chanos (Forsskal, 1775). FAO Fisheries Biology Synopsis, 4. 60 pp.
    Villaluz, A.C., Villaver, W.R. and Salde, R.J. 1982. Milkfish fry and fingerling industry of the Philippines: methods and practices. SEAFDEC Technical Report, 9. 84 pp.
    Villaluz, A.C., Villaver, W.R. and Salde, R.J. 1983. Milkfish fry and fingerling industry of the Philippines: methods and practices. SEAFDEC Technical Report, 9 (2nd Edition). 81 pp.
    Liens utiles
     
    Powered by FIGIS