1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Crassostrea virginica  Gmelin, 1791 [Ostreidae]
    FAO Names:  En - American cupped oyster,   Fr - Huître creuse américaine,  Es - Ostión virgínico
           
    Caractéristiques biologiques
    Coquille solide, inéquivalve, valve gauche (inférieure) convexe, valve droite (supérieure) a tendance plate, souvent penchée vers la gauche, inéquilatérale les crochets et les umbons ne sont pas proéminents, ont généralement une forme ovale mais souvent déformée. Ligament interne, attaché à une dépression médiane et deux bourrelets latéraux. Sculpture avec des stries et plis concentriques, et quelques côtés radiaux irréguliers sur la valve gauche qui normalement n’affectent pas la marge. Chez l’adulte la charnière est édentule. Marges lisses. Couleur blanche ou brune, parfois avec des macules brunes violacées. Peristracum fin, brun sombre; intérieur blanc de la coquille, l’empreinte adductrice proche de la marge postérieure teintée de brun rouge ou de violet foncé.
    Profil
    Contexte historique
    D’un point de vue économique, les huîtres, notamment les huîtres Américaines, représentent le groupe le plus important des mollusques aux USA. En 2002, les débarquements provenant de la pêche ont atteint 109 000 tonnes. Elles étaient moins importantes au Canada avec un débarquement d’environ 2 400 tonnes durant la même année. Ces récoltes ne présentent qu’une partie de celles obtenues durant le dernier siècle à cause de la surexploitation, destruction des habitats, pollution et maladies.

    Dans l’Est de l’Amérique du Nord, les efforts déployés dans la culture de cette espèce ont commencé il y a un siècle, et ce, pour réhabiliter la surexploitation des huîtres et améliorer les récoltes. La méthode la plus simple (toujours pratiquée), consiste en l’étalement des coquilles d’huîtres (collecteurs) sur les fonds où les stocks d’huîtres sont épuisés et où on attend des adultes restants de produire des larves qui vont se fixer sur les collecteurs comme naissain. Le collecteur est (et reste) obtenu à partir des coquilles d’huîtres produites par les unités de traitement d’huîtres ou par dragage « fossiles » de coquillages à partir des sédiment des estuaires. Si la fixation au fond sur les collecteurs coquillages a réussi et si le substrat est convenable, le naissain est laissé croître jusqu’à la taille commerciale. Si la croissance est lente, le naissain est dragué et déplacé dans des zones qui peuvent assurer de meilleures croissances où ils deviennent assez grands (juvéniles d’huîtres) pour être dragués avec un minimum de dommage pour la coquille. Les juvéniles naturelles cultivées sur des fonds sub-optimaux sans coquillage sont aussi récoltés et déplacés dans des zones de meilleure croissance. Depuis le 19ième siècle jusqu’à présent, les agences gouvernementales ont utilisé ces techniques pour le repeuplement des zones publiques, alors que les entreprises privées ont utilisé les zones concessions, où ceci est autorisé. La majorité de la culture d’huîtres dans la Côte Atlantique de l’Amérique du Nord utilise l’huître creuse de l’Amérique. Il y a quelques cultures de l’huître Européenne Ostrea edulis.

    Dans l’Ouest de l’Amérique du Nord en fin de 1800s, la pollution et la surexploitation ont réduit les gisements natifs des huîtres Olympia, Ostrea conchaphila, c’est alors que Crassostrea virginica a été importée de la Côte Est. Les températures d’été dans l’Ouest étaient trop froides pour qu’une reproduction fiable puisse se produire dans le cas de C. virginica, ainsi des petits juvéniles d’huîtres (~2,5 cm) ont été importés chaque année et maintenus dans les baies côtières pour atteindre la taille commerciale, mais ces dernières sont devenues polluées et les gouvernements de la Côte Ouest ainsi que les industriels se sont tournés vers l’huître du Pacifique Crassostrea gigas comme une base d’une aquaculture industrielle réussie après 1929. Aujourd’hui, il y a des cultures limitées de l’huître creuse Européenne et des huîtres d’Olympia dans la Côte Ouest.

    Avec le temps, les ostréiculteurs de l’Amérique du Nord ont appris comment conditionner les huîtres pour la reproduction (géniteurs). Ils ont développé la culture des algues et les nourritures supplémentaires pour un maximum de culture larvaire, ils ont aussi appris comment augmenter le taux de survie des larves, réussir la fixation dans les écloseries, protéger le naissain pour qu’il puisse atteindre une taille assez grande lui permettant d’être en sécurité des prédateurs et optimiser l’emplacement de naissain et juvéniles d’huîtres dans les gisements naturels.
    Principaux pays producteurs
    Les huîtres creuses Américaines peuplent des aires allant du Golfe de St Lawrence au Canada jusqu’au Golfe du Mexique, Côtes des Caraïbes, Brésil et Argentine. Elles ont été introduites en Colombie Britannique, Canada, Côte Est des USA, Hawaii, Australie, Japon et Grande Bretagne, qui ont échoué à établir une auto gestion commerciale des populations aboutissant à une disparition de ces huîtres qui ne sont plus cultivées que dans les zones de la Côte Est de l’Amérique du Nord.

    Principaux pays producteurs de Crassostrea virginica (Statistiques de Pêches de la FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    L’huître creuse Américaine se trouve dans les estuaires, mais elle vit aussi dans des environnements marins. Elle libère des gamètes dans la colonne d’eau en réponse à différents stimuli à savoir les températures chaudes, les phéromones, et la présence de phytoplanctons appropriés. Les œufs fécondés se développent en larves trochophores qui dépendent de leurs propres réserves internes (sac vitellin). Après environ 24 heures, la larve trochophore se développe en une larve véligère coquillière qui utilise l’organe cilié (velum) pour capturer sa nourriture et nager. Après deux ou trois semaines, selon la nourriture et les conditions de température, la larve véligère développe une tâche noire (œil) et un pied (elle est maintenant appelée larve oeillée ou pedivéligère) avec lequel elle explore des substrats potentiels pour sa prochaine fixation. Elle se cimente par l’intermédiaire de sa valve gauche au substrat et se métamorphose en un naissain d’huître en se débarrassant de son velum par une réabsorption de son pied et un élargissement de ses branchies.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Crassostrea virginica

    Systèmes de production
    La culture des huîtres est affectée par plusieurs facteurs comme la température et la salinité, la circulation de l’eau, la présence et les conditions de substrat, la productivité des algues servant de nourriture appropriée, la présence de prédateurs et maladies et la présence ou non d’une protection des conditions climatiques (neige ou tempêtes) qui peuvent endommager les installations. Les écloseries permettent aux conchyliculteurs de contrôler un grand nombre de ces facteurs et par conséquent d’améliorer la production des larves et naissain. Les huîtres commencent leurs cultures soit en écloserie soit en mer, et leurs petits sont éventuellement utilisés soit dans des cultures à plat ou en surélevé.
    Approvisionnement en juvéniles  
    Les écloseries de l’Amérique du Nord, utilisent généralement des cultures intensives d’algues dans de grands bacs transparents en fibre de verre, de grandes cuves, ou des sacs flexibles en plastique transparent et les algues sont récoltées de manière continue. Les espèces d’algues les plus communément cultivées sont les diatomées Chaetoceros calcitrans et Thalassiosira pseudonana (clone 3H Hasle et Heimdal), et le flagellé Isochrysis galbana, une souche Tahitienne (T-iso). Du fait du coût élevé de la culture d’algues nécessaires à nourrir des millions de larves et de naissain, les huîtres cultivées en écloserie sont déplacées le plutôt possible vers l’environnement naturel.

    Les adultes qui ne sont pas encore matures peuvent être gardés à des températures basses (normalement < 20 °C) et nourris soit avec des algues naturelles sous des conditions à flux ouvert ou des algues cultivées dans des conditions de flux limité jusqu’à ce qu’ils soient prêts pour la ponte qui a lieu plusieurs mois avant que celle dans la nature.

    Pour initier la ponte, les adultes matures maintenus dans des récipients reçoivent un choc thermique par un flux d’eau chaude dont la température peut arriver jusqu’à ~30 °C, des gamètes obtenus à partir d’adultes matures, ajoutés au récipient peuvent aussi être utilisés. Les huîtres reproductrices sont séparées par sexe dans des petits récipients. Après 20 ou 30 minutes, les huîtres ayant pondu sont enlevées des récipients et le sperme et les ovules sont nettoyés séparément dans une toile fine qui retient les débris et les tissus rejetés par les huîtres durant la ponte. Une petite quantité de sperme provenant de plusieurs males est alors mélangée avec les ovules et la fécondation est surveillée au microscope pour s’assurer de sa réussite. Les œufs fécondés sont placés dans des bacs aérés, de grande taille pour se développer en larves trochophores et continuer leur croissance.

    Les larves sont nettoyées régulièrement à travers une série de tamis classés qui retiennent différentes classes de tailles. Les plus grandes larves qui ont une croissance rapide, peuvent être sélectionnées, et les autres larves qui sont gardées sont placées dans une nouvelle eau et nourries jusqu’à ce qu’elles deviennent pedivéligères. Ensuite, les pedivéligères sont placées dans des bacs de fixation, spéciaux, contenant soit des micro collecteurs (des coquilles d’huîtres fines [~0,025 mm]) sur lesquelles elles se fixent comme une seule huître sans coquille « cultchless » ou des coquilles d’huîtres collecteurs dans des sacs de toiles ou d’autres systèmes conteneurisés (ce naissain croît normalement en agrégation). Les systèmes de micro collecteurs font circuler l’eau vers le bas tout doucement pour garder les larves dans le bac descendant (downwellers) jusqu’à ce qu’elles se fixent. Ensuite, l’eau est retournée pour circuler vers le haut (upwellers) d’une manière vigoureuse à travers les bancs de naissain pour délivrer la nourriture, enlever les effluents et augmenter la croissance.

    Les larves pedivéligères peuvent être tamisées et gardées dans du papier humide ou un tissus au réfrigérateur pendant quelques jours selon un processus appelé " télécaptage". Les larves pedivéligères sont par la suite expédiées dans une "caisse réfrigérée" par voie express aux ostréiculteurs qui placeront les larves dans des bacs pour qu’elles se fixent sur des micro collecteurs ou collecteurs. Ainsi une écloserie peut fournir plusieurs conchyliculteurs, et dans ce cas, aucun d’eux n’aura besoin d’investir pour avoir sa propre écloserie.
    Techniques de grossissement   
    Les conchyliculteurs doivent éventuellement placer les juvéniles d’huîtres dans la nature à cause du coût élevé de la nourriture artificielle. Les juvéniles d’huîtres, produites soit en écloserie soit collectées dans la nature, peuvent être cultivées à plat ou en suspension.

    Culture à plat

    Comme il a été décrit auparavant, la méthode la plus simple de la culture à plat ne nécessite pas une écloserie. Elle consiste plutôt en la transplantation des juvéniles d’huîtres sur des fonds convenables pour les cultiver jusqu’à la taille commerciale. Si les huîtres sont collectées à partir des fonds publics, les dépenses peuvent être faibles car les droits de collecte sont normalement minimes ou inexistants et les outils de collecte sont normalement des pinces ou dragues peu onéreux. La seule dépense importante est celle de la préparation du fond pour recevoir les juvéniles avec le besoin d’ajouter des coquilles ou autres substrats pour les stabiliser. Les coûts augmentent plus si les distances à parcourir sont grandes ou si les huîtres sont à acheter, chez les collecteurs commerciaux ou d’une écloserie. Les dépenses peuvent aussi être élevées si les conditions environnementales inhibent la croissance, la pression exercée par la prédation est grande, ou quand les mortalités causées par les maladies sont importantes.

    La méthode complexe de la culture à plat, consiste en l’utilisation des poches ou filières, la mise en place des juvéniles sans collecteurs dans des poches en toiles attachés à une ligne à ancre et maintenus sur un fond dur intertidale. L’exposition intertidale des huîtres à l’air aide à les protéger contre les prédateurs et les organismes indésirables qui sont inhibés ou tués par une telle exposition (les organismes indésirables ou « fouling organisms » rentrent en compétition avec les huîtres pour l’utilisation de la nourriture et l’oxygène et s’ajoutent au poids des poches, ce qui augmente les besoins en mains d’œuvre et le coût de manipulation des poches).

    Culture en surélévation

    La culture à plat souffre du fait que les courants du fond ont tendance à être lents, retardant l’apport en nourriture et l’évacuation des effluents et favorisant l’augmentation de la déposition des sédiments sur les huîtres ce qui peut entraver leur alimentation. De plus, plusieurs prédateurs d’huîtres vivent sur le fond. Les cultures en surélévation améliorent les aspects négatifs des cultures à plat et permettent en plus l’utilisation de toute la colonne d’eau, bien que ce soit plus coûteux car elles demandent plus de main d’œuvre et une technologie avancée. Néanmoins, sous certaines conditions les dépenses peuvent être justifiées grâce aux bénéfices. Par exemple, en Nouvelle Brunswick, Canada, avec des températures ambiantes d’eau relativement froides et une saison de croissance courte, une jeune huître peut atteindre une taille commerciale après, environ 3 années dans les cultures en surélévation en comparaison avec celle cultivée à plat qui met jusqu’à 8 années pour arriver à la même taille.

    Il y a plusieurs techniques de culture en surélévation. Pour le naissain et juvéniles, il est préférable de ne pas utiliser de collecteur car il est lourd, occupe de la place, et nécessite une main d’œuvre et de l’énergie. Le naissain peut être cultivé dans des plateaux jusqu’à ce que sa coquille soit assez forte pour éviter l’endommagement au moment de manipulation. Les cultures en poches ou filières comme ils sont attachés à une ligne de corde ancrée, maintiennent les poches de toiles contenant le naissain ou les juvéniles en suspension dans la colonne d’eau, alors que les cultures sous support ont des poches fixés aux supports qui sont installés sur le fond. Les cultures sous support permettent la suspension des coquilles d’huîtres porteuses de naissain le long de la corde, et les coquilles sont séparées par un espacement inerte des cordes suspendues aux supports alors que les cultures sur pieux empalent les naissains fixés sur les coquilles d’huîtres qui sont séparés par des espaces sur un pieu enfoncé dans le substrat. Les lanternes à filets qui sont suspendues à partir de flottants, sont sous forme de récipients cylindriques confectionnées à partir d’un filet en nylon et divisé en section dans lesquelles les huîtres sont placées. Dans les cultures en tube de Stanway, les huîtres sans collecteurs dans des tubes en toiles tournent en rotation autour d’un axe grâce aux courants.
    Techniques de récolte   
    La récolte de l’huître creuse Américaine nécessite généralement une main d’œuvre nombreuse, malgré le fait que des systèmes mécaniques sont entrain de rentrer en jeu actuellement. Pour les cultures à plat, les huîtres peuvent être placées et récoltées manuellement de leur habitat intertidal, des pinces à main sont utilisées pour les lits sub-tidals. Des dragues tirées par un bateau sont aussi utilisées dans les habitats sub-tidals. Quand les huîtres sont cultivées dans des poches (à plat ou en surélévation), dans des filets tubulaires et lanternes, ou sur des coquilles suspendues par cordage, des dispositifs mécaniques peuvent être utilisés pour sortir les poches à l’extérieur de l’eau et les mettre sur un bateau pour classement, tri, nettoyage et récolte.
    Manipulation et traitement  
    Les huîtres récoltées pour la vente sont nettoyées à la main ou à la brosse, ensuite expédiées en entier aux processeurs. Ces unités de traitement enlèvent le corps mou (cette opération est normalement faite à la main, même si des dispositifs mécaniques sont développés) pour des traitements de valorisation (p. e. mettre en boite de conserve, congelées, enrobées de chapelure). Elles peuvent aussi vendre les huîtres entières aux restaurants pour le marché de décoquiller, dans lequel la valve plate est enlevée et le corps mou est servi sur la valve creuse restante (voir aussi le paragraphe sur marché et commercialisation, ci-dessous).
    Coûts de production  
    Récemment, il a été estimé que la production des cultures intensives est de 2,5 millions juvéniles d’huîtres/hectares en Floride avec un total de 75 000/ha, avec un coût d’environ 25 000 USD pour chaque maillot de culture à savoir les juvéniles, l’équipement et la main d’œuvre. Pour pouvoir payer les frais de fonctionnement, le taux de survie des huîtres doit être de 30 pour cent et les huîtres doivent être vendues avec un prix de 0,10 USD.
    Maladies et mesures de contrôle
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Maladie de MalpequeInconnueInconnueRégression du manteau; cicatrices ou ouvertures; oedèmes & abcès colorés en crème/jaune jusqu’à 1 cm de diamètre dans la paroi du corps;
    cicatrices jaune-vert qui peuvent aussi apparaître sur la surface interne de la coquille, adjacente aux lésions des tissus du corps mou
    Il ne faut pas introduire des huîtres provenant des zones qui affectées, antérieurement par la maladie de Malpeque
    Maladie Perkinsose Maladie "Dermo";
    «Proliferative Disease»
    Perkinsus marinusProtozoaire parasiteApparence pâle de la glande digestive; réduction de l’indice de conditionnement; sévère émaciation; ouvertures; rétrécissement du manteau du bord externe de la coquille; croissance retardée; présence occasionnelle de pus sous forme de poches -; prolifération de parasite ce qui cause une perturbation systématique des tissus de connexion & syndrome des cellules épithéliales; syndrome corrélé avec la température élevée de l’eau en été (>15-20 °C), quand la pathologie & les mortalités associées sont élevéesPas de cure, contrôle amélioré au cours du transfert; gestion améliorée en réduisant les densités & récolte ou déplacement des huîtres dans des zones de salinité basse (<9‰) avant que les températures de l’eau n’augmentent à 15-20 °C; filtrer l’eau pour les écloserie à 1 µm & traiter avec des rayons ultraviolet (30 000 µW s-1 cm-2 UV)
    Maladie de Juvénile d’Huître (MIH)InconnueInconnueTissu réduit & croissance de la coquille; fragile & marges inégales; creusement de la valve gauche; réduction de l’indice de conditionnement; rétraction du manteau & matériel protéinique anormal (conchioline) déposé autour de la périphérie du manteau sur la surface interne de la coquille: les huîtres moribondes peuvent montrer aussi une croissance inégale des valves, avec la valve gauche plus grande que la valve droite, & émaciation des tissus; peuvent dévaster les graines cultivéesPas de mesures préventives connues; peuvent être améliorées en cultivant des graines de taille supérieure à 30 mm aussi rapidement que possible en reproduisant les adultes au début de la saison, en augmentant le débit d’eau pour le petit naissain, & en fournissant la nourriture & des températures qui augmentent la croissance;
    alternativement, la reproduction des adultes tardive dans la saison aide aussi, la mortalité peut aussi être réduite ou éliminée quand les huîtres sont maintenues dans de l’eau filtrée à 25 µm diluée avec une eau de bonne qualité à salinité élevée, la réduction de la densité du stockage dans les plateaux de culture améliore aussi le taux de survie
    Maladie MSX (sphère de multinucleateX); Haplosporidiosis;
    Maladie de la baie de Delaware
    Haplosporidium nelsoni. Son cycle de vie est inconnu. Parasite protozoaireÉtat mince et aqueux, avec une diverticulose digestive. Une rupture progressive d'épithélium digestif de tubule peut se produire, ou des infections aiguës peuvent avancer tellement vite qu'il n'y a aucun signe clinique avant que la mort ne se produise. Les mortalités dans les huîtres infectées peuvent se produire tôt au printemps, de même que l’infection de nouvelles huîtres hôtes. Les mortalités continuent en été, marquant un pic en Août-Septembre.Les mortalités élevées se produisent rapidement à des salinités de 18 à 20‰, ainsi des huîtres sains ne devraient pas être introduites en milieu à salinité élevée. Le parasite ne peut pas survivre en-dessous de 10‰ de salinité, ainsi on peut rapidement éliminer les infections en plaçant des huîtres dans des moyennes de salinités ≤10‰ et des moyennes de températures >20 °C.


    Fournisseurs d’expertise en pathologie

    L’assistance peut être assurée par les organismes suivants:
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    Il est difficile de déterminer la quantité des huîtres produites en Amérique du Nord parce que la plupart des juridictions rapportées ne distinguent pas entre les huîtres collectées dans les gisements naturels et celles issues de l’élevage. Cependant, en Atlantique et dans la Côte du Golfe du Mexique, le gros de la récolte a été collecté à partir des gisements naturels. La pêche naturelle au Canada est estimée à environ 80 à 85 pour cent des débarquements d’huîtres dans l’Ile du Prince Edward et 55 pour cent à l’Est de Nouvelle Brunswick (ces provinces produisent plus que 90 pour cent de la totalité des huîtres produites à l’Est du Canada). Un effort a été fait pour estimer la culture aux USA durant ces dernières années (Dépt. Commerce U.S.A., Statistiques de Pêches en 2002). Cependant, ces estimations incluent les valeurs d’huîtres du Pacifique, qui représentaient en moyenne 4 000 tonnes durant cette période. La soustraction de cette quantité à partir du total laisse environ 4 000 tonnes pour les autres huîtres, en grande partie les huîtres creuses Américaines. Les débarquements totaux des huîtres creuses Américaines ont été en moyenne de 12 000 tonnes durant la même période, donc on peut conclure que l’aquaculture a produit environ un tiers des débarquements de cette espèce aux USA.
    Marché et commercialisation
    Les huîtres sont commercialisées fraîches dans leurs coquilles et sont disponibles aux restaurants et bars pour être servie sur la moitié de la coquille (elles sont aussi disponibles sous forme congelée). Elles sont aussi commercialisées sans leurs coquilles (séparées de leurs coquilles). La chair est emballée dans une diversité de récipients et vendu fraîche ou congelée. Les produits valorisés incluent des soupes et produits américains « chowders », aussi bien que les huîtres enrobées de chapelure, que fumées, ou dans des sauces.
    Situation et tendances
    La culture de l’huître creuse Américaine dans la plupart des régions de l’Amérique du Nord dépend fortement des gisements naturels. Les écloseries sont chères à construire et maintenir, même si elles sont utilisées extensivement aux USA (région des Long Island Sound). Dans certains états, les lois limitant le prélèvement de l’eau et son pompage des écosystèmes, affectent les écloseries. Les bateaux de navigation ont la priorité légale par rapport au mouillage des radeaux, des filières destinées à des fins aquacoles etc. La mécanisation des systèmes de culture dans la nature est sous-développée. Les maladies sévissent dans plusieurs régions, dissuadant les entrepreneurs de risquer leurs capitaux. Néanmoins, plusieurs projets sont entrepris dans les secteurs publics et privés pour améliorer la culture des huîtres, afin que l’avenir soit prometteur.
    Problèmes et contraintes majeurs
    L’industrie de l’huître creuse Américaine a été pendant longtemps entravée par le manque de juvéniles d’huîtres et les coquilles d’huîtres servant comme collecteurs. Les coquilles ont été utilisées pour construire des routes ou remplir des marécages, ou utilisées en tant que gravillon pour le poulet ou limon pour l’agriculture. Des huîtres entières ont été et continuent à être expédiées aux cités et villes qui sont très loin, d’où la perte des coquilles de la région de collecte d’origine. Ces actions ont diminuées l’approvisionnement des coquilles qui peuvent être utilisées comme remplacement sur les lits d’huîtres. Le coquillage « fossile » est une ressource limitée qui est en voie de disparition. Le coquillage provenant d’autres bivalves sert parfois comme collecteur s’il est abondant et assez proche des aires d’huîtres pour que son transport soit économiquement profitable. Cependant, il n’est pas souvent aussi approprié que celui des huîtres.

    Les huîtres prélèvent les particules de la colonne d’eau, donc elles peuvent consommer et concentrer des pathogènes humains (p. e. bactéries et virus qui causent hépatite –a, gastroentérites, etc.) aussi bien que des toxines à partir des blooms de certaines algues microscopiques (« marrais rouges ») qui peuvent produire des intoxications paralysantes chez les humains « paralytic shellfish poisoning in humans, ou PSP ».Les hydrocarbures toxiques, pesticides, radio-isotopes, et métaux lourds peuvent être aussi concentrés et peuvent causer des maladies chez les humains. De tels problèmes de santé publique peuvent faire baisser le marché des huîtres. Les gouvernements Nord Américains ont établi des programmes de surveillance des zones de culture de coquillage afin de détecter la présence de pathogènes en utilisant des tests indicateurs comme celui des bactéries coliformes fécaux qui peuvent être associées à la présence de pathogènes. De plus, les programmes fournissent un guide sanitaire pour le fonctionnement, l’inspection et la certification des transporteurs, processeurs et les installations d’épuration de coquillage et pour le contrôle à l’intérieur des états d’expédition de coquillages.

    Jusqu’à dernièrement, les industries d’huîtres de l’Est et du Golfe Est de l’Amérique du Nord ne disposaient pas de programmes de reproduction à long terme, ainsi la domestication des géniteurs était retardée. Les programmes d’amélioration des géniteurs sont entrepris dans certains états de la Nouvelle Angleterre. Plusieurs projets des Etats Mi Atlantiques ont focalisé leurs recherches sur le développement des souches d’huîtres résistantes aux maladies.

    La pêche des huîtres dans la baie de Chesapeake est devenue effectivement inexistante. Il y a une pression de la part des industries pour introduire Crassostrea ariakensis de l’Asie afin d’établir une nouvelle pêche. Certains observateurs affirment que l’huître creuse Américaine montre une résistance prometteuse à au moins une de ces maladies létales, et par conséquent l’introduction d’une espèce devient inutile. D’autres pensent que le développement d’une telle résistance est trop lent pour pouvoir sauver l’industrie qui est en chute. Le manque d’informations suffisantes sur l’histoire naturelle et les exigences écologiques des espèces Asiatiques causent une inquiétude à propos des conséquences futures qui peuvent survenir après une introduction. Il faut du temps pour pouvoir déterminer laquelle des actions est la meilleure à suivre.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    La culture des huîtres côtières doit être conforme à plusieurs règlementations de navigation, de la qualité d’eau; et du paysage. Les structures de culture ne doivent pas empêcher la navigation et des densités élevées de culture à l’intérieur d’une aire relativement petite sont à éviter de peur de détériorer potentiellement la qualité d’eau et affecter aussi bien les huîtres que l’écosystème. L’esthétique présente un problème car plusieurs riverains propriétaires de droit d’exploitation protestent à cause de la vue et des bruits associés aux différentes structures et activités commerciales sur la côte. De plus, sur les terres occupées par les écloseries, il peut y avoir un empilement désagréable de coquilles d’huîtres et de structures non utilisées à côté, et peut avoir aussi un prélèvement et pompage de grands volumes d’eau à partir des eaux voisines, pour lequel une autorisation peut être nécessaire. Si aucune espèce d’huître native n’est concernée, il y aura normalement des restrictions strictes pour prévenir n’importe quelle possibilité d’émission d’animaux non stérilisés dans l’environnement pour éviter des introductions par inadvertance. Des études sur ces sujets sont entreprises pour anticiper et résoudre ces problèmes.
    Références
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    Liens utiles
     
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