Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
    2. Galerie d'images
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Dicentrarchus labrax  Linnaeus, 1758 [Moronidae]
    FAO Names:  En - European seabass,   Fr - Bar européen,  Es - Lubina
       
    Caractéristiques biologiques
    Corps assez allongé. Opercule avec 2 épines plates; préopercule avec de grandes épines, dirigées vers l’avant sur son bord inférieur. Bouche terminale, modérément protractile. Dents vomériennes en une bande formant un croissant sans extension sur la ligne médiane de la voûte de la bouche. Deux nageoires dorsales séparées, la première avec 8 à 10 épines; la seconde avec une épine et 12 ou 13 rayons mous. Nageoire anale avec 3 épines et 10 ou 12 rayons mous. Petites écailles; la ligne latérale 62 à 74 (mode 70), mais sans arriver jusqu’à la nageoire caudale. Nageoire caudale modérément fourchue. Couleur grise argentée à bleuâtre sur le dos, argentée sur les côtés, ventre parfois teinté de jaune. Les jeunes peuvent avoir quelques taches sur le haut du corps mais pas les adultes. Il y a une tache noire diffuse sur le bord de l’opercule.
    Galerie d'images
    Cages en mer (Photo par Francesco Cardia)Cages en mer (Photo par Francesco Cardia)
    Raceway (Photo par Patrick Prouzet)Bac larvaire (Photo par Robert Vassallo)
    Profil
    Contexte historique
    Le bar européen a, depuis longtemps, été cultivé dans les lagunes côtières et les réservoirs de marrée avant que la production en masse de juvéniles ne commence à la fin de 1960. La culture des poissons a été associée à la production dans des aires d’évaporation côtières et marécages. Le sel est récolté durant la saison de grande évaporation en été et automne, et les poissons cultivés durant l’hiver et printemps. Les juvéniles dans ce type de culture proviennent des écoles de pêche de poissons de ces zones estuariennes.

    Vers la fin de 1960, la France et l’Italie ont réussi à développer des techniques fiables de production en masse, de juvéniles du bar européen et, vers la fin de 1970, ces techniques ont été assez bien développées dans la plupart des pays de la Méditerranée pour fournir des centaines de milliers d’alevins. Le bar européen (Dicentrarchus labrax) a été le premier poisson marin n’appartenant pas aux salmonidés à être commercialement cultivé en Europe et de nos jours, il est le plus important poisson commercial largement cultivé dans la région de la Méditerranée. La Grèce, la Turquie, l’Italie, l’Espagne, la Croatie, et l’Egypte sont les grands pays producteurs.
    Principaux pays producteurs
    Principaux pays producteurs de Dicentrarchus labrax (Statistiques des Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    Le bar européen est une espèce eurytherme (5-28 °C) et euryhaline (de 3‰ jusqu’à la salinité entière de l’eau de mer), ainsi ces poissons sont capables de fréquenter les eaux côtières intérieures, et se produisent dans les estuaires et les lagunes saumâtres. Parfois, ils s’aventurent en amont des eaux douces. Le bar européen fraie dans les eaux dont la salinité est inférieure à 35‰, prés des embouchures des rivières et des estuaires ou dans les zones littorales où la salinité est supérieure à 30‰. Les œufs sont pélagiques et de petite taille (1,02-1,39 mm). En étant particulièrement insensible aux basses températures certains poissons peuvent rester tout l’hiver dans les lagunes côtières au lieu de retourner en pleine mer. Le bar européen est un prédateur et son régime alimentaire va des petits poissons, crevettes, et crabes, à la barbue d’Amérique.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Dicentrarchus labrax - système extensif



    Cycle de production de Dicentrarchus labrax - système intensif

    Systèmes de production
    Malgré le fait que le bar européen est cultivé dans les étangs, et les lagunes, le gros de sa production provient de l’élevage en cage en mer.
    Systèmes lagunaires extensifs
    La méthode traditionnelle extensive de la gestion des lagunes consiste à placer des barrières spéciales dans les sites lagunaires appropriés pour capturer les poissons durant leur migration en automne vers la pleine mer. Les barrières sont faites de roseaux, filets, ou ciment, elles restent ouvertes de février à mai pour que la lagune puisse être naturellement approvisionnée en juvéniles. Dans ce système le bar européen est toujours cultivé en polyculture avec, des espèces comme le mulet, et l’anguille. Les individus de cette espèce atteignent une taille commerciale de 400-500 g dans 37 mois, avec une production totale dans la lagune de 50-150 kg/ha/an. Le facteur limitant est l’alimentation naturelle du bar qui, comme il est prédateur, peut radicalement réduire les ressources naturelles de l’écosystème lagunaire.
    Systèmes lagunaires en semi intensif
    Ces techniques impliquent un enrichissement artificiel avec des juvéniles, une fertilisation de lagunes, et une amélioration des projets. Des pêcheurs spécialistes capturent les juvéniles des zones côtières durant mai et juin, ensuite ces derniers sont transportés dans des bacs oxygénés pour les premiers stades de grossissement dans des étangs spéciaux, jusqu’à ce qu’ils atteignent la taille qui leur permettra de survivre dans la lagune. Des projets d’amélioration de la productivité impliquent le développement de suffisamment de canaux, en faisant des passes vers la mer pour améliorer les échanges d’eau et l’enrichissement en plancton et petits alevins. Des fossés périphériques (avec eau douce et eau de mer) sont creusés pour le contrôle de la salinité, ainsi que d’autres fossés d’hiver d’au moins 2 m de profondeur dans plusieurs endroits de la lagune. Finalement, le contrôle de la végétation est important pour éviter la suffocation des poissons. Des pertes de production de poissons dans les lagunes sont dues à l’insuffisance d’enrichissement en petits alevins, à la prédation, à la diminution de l’apport d’eau douce (manque de pluie), et au manque de projets d’amélioration. La production n’est élevée que dans les systèmes extensifs et arrive jusqu’à 500-700 kg/ha/an.
    Production d'écloserie  
    Géniteurs

    Pour assurer un apport fiable et suffisant en œufs de bonne qualité, la plupart des écloseries ont établi leurs propres unités de géniteurs, où des reproducteurs de différents groupes d’âges sont maintenus à long terme. Les parents peuvent provenir soit d’une ferme d’élevage ou de la nature. L’âge optimal pour la femelle est entre 5 et 8 ans, alors que pour le mâle il est entre 2 et 4 ans. La gestion des géniteurs en captivité dans les stations de reproduction inclut la maturation naturelle, l’induction de l’ovulation en manipulant la photopériode ou grâce à un traitement hormonal, la fécondation dans les bacs de reproduction et l’incubation dans un système d’eau en flux ouvert.

    Ponte

    A l’arrivée de la saison de reproduction, il est nécessaire de déplacer un groupe de géniteurs matures de leurs bacs de conditionnement aux bacs de reproduction, où ils peuvent être mieux traités et leur performance peut être facilement surveillée. La proportion mâle/ femelle dans les bacs de reproduction est gardée à 2:1. Alors que les mâles sont sélectionnés au moment de l’émission spontanée du sperme ou par lacération, le stade de maturité de la femelle doit être vérifié en extrayant des oocytes des ovaires par un cathéter. Seules les femelles avec des oocytes à la fin du stade gamétogenèse, p. e. avec un diamètre plus grand que 650 mm sont sélectionnées.

    Manipulation de la photopériode

    Quand il y a un besoin en œufs fécondés hors saison de reproduction, on provoque la gamétogenèse par manipulation de la photopériode et de la température. L’écloserie décide des périodes de production des œufs selon son plan de commercialisation et/ou les besoins de la ferme.

    Traitement hormonal

    Le traitement hormonal est utilisé pour déclencher la dernière phase de maturation des ovules. La gonadotrophine humaine (HCG) est utilisée à une dose de 800-1 000 UI par kg/pc, elle est administrée en deux injections dans les muscles dorsaux, séparées d’un intervalle de 6 heures.
    Techniques de grossissement   
    Dans la production intensive, les unités de grossissement sont approvisionnées en petits alevins provenant des écloseries et un régime alimentaire contrôlé est alors appliqué.

    Les juvéniles sont délivrés aux aquaculteurs comme un stock en grossissement de taille de 1,5-2,5 g. Ces juvéniles atteignent 400-450 g dans 18-24 mois. L’aliment est distribué par un distributeur automatique chaque 10-15 minutes aux poissons de petite taille (2-15 g), ou manuellement aux poissons de plus grandes tailles. Le tri est nécessaire au moins deux ou trois fois par cycle, afin d’éviter de grandes différences de croissance et le cannibalisme. L’engraissement peut être fait dans des bacs ou cages.

    Système de cage

    Les filets de cages peuvent être de différents types mais le principe est le même: ils sont tous basés sur un échange d’eau à travers les filets. La qualité des sites est par conséquent hautement variable, selon les conditions locales telles que la marée et les courants d’eau. Les cages sont normalement faites d’acier avec des dimensions de 4 à 10 m², et des filets suspendus de 6-8 m de profondeur. Certaines fermes sont ancrées prés de la côte et peuvent être servies de la terre ferme. D’autres sont en pleine mer ou au milieu d’une baie protégée et ne peuvent être servies que du bord d’un bateau. L’entretien des cages est un facteur important, le changement fréquent de filets est essentiel, spécialement durant les périodes chaudes (chaque 15-20 jours), le nettoyage chaque semaine pour enlever les organismes indésirables « fouling » et les traitements périodiques avec des produits anti-fouling sont aussi nécessaires. Les poissons morts et moribonds sont écartés par les plongeurs, une fois chaque semaine et quotidiennement durant l’éruption de maladies.

    Système de bacs

    Les bacs sont normalement alimentés en eau de mer (38‰) et maintenus en flux ouvert sous des températures ambiantes. Alternativement, l’eau saumâtres (30‰) pompée des lagunes voisines peut être utilisée. Des densités de stockage élevées sont appliquées (20-35 kg/m³); ce qui exige un contrôle précis de la qualité d’eau et des observations soigneuses de la santé des poissons. Un système de circulation, pour contrôler la température de l’eau (entre 13-18 °C) est utilisé durant l’automne/hiver, fréquemment à plein temps en écloserie et la phase du pré-engraissement du cycle de production, ce système est aussi utilisé pour l’engraissement dans des fermes de haute technologie. Cette pratique améliore la croissance mais peut être très coûteuse (filtration, dégazage de l’air, traitement à l’UV, enlèvement des catabolites)
    Techniques de récolte   
    Les poissons sont généralement mis à jeun pendant 1 à 12 jours, selon les variations saisonnières de la température de l’eau avant abattage. Dans les fermes commerciales, les bac à terre ou les cages sont vidés par des épuisettes ou pompes à vide dans, le cas de densités très élevées (70-100 kg/m³), juste avant de tuer les poissons par asphyxie dans de l’eau glacée. Dans le cas des cages, la récolte est pratiquée seulement quand les conditions climatiques ne menacent pas la sécurité des ouvriers. Le temps entre la récolte et l’abattage dépend de la distance entre les cages et la ferme, normalement pas plus que deux heures, incluant le temps de transport. Quand la ferme a ses facilités d’abattage, les poissons sont placés dans de l’eau glacée avec des morceaux de glace et sont immédiatement abattus.

    Un rassemblement prolongé avant récolte est à éviter, pour assurer une bonne qualité du produit et le bien être du poisson. L’activité élevée des muscles à l’abattage entraîne une réduction rapide des réserves énergétique (p. e. adénosine triphosphate, ATP), l’accumulation de l’acide lactique et par conséquent la chute du pH post- mortem. Un animal qui lutte à l’abattage devient rapidement rugueux, ce qui affecte la qualité des filets en rendant molle la texture des muscles.

    Les méthodes d’abattage doivent provoquer une perte rapide et irréversible de conscience. Les méthodes qui tuent les poissons rapidement permettent une réduction de stress, ainsi que l’amélioration du bien être et de la qualité du poisson. Il a été démontré que les meilleures méthodes consistent à pointer le cerveau, à donner un coup sur la tête ou à la destruction de la corde spinale. Cependant, ces procédures d’abattage sont moins pratiques dans les situations commerciales pour le bar européen, à cause de la taille commerciale du poisson et le coût élevé du personnel qualifié.
    Manipulation et traitement  
    Les méthodes de récolte varient selon l’échelle de l’opération. Le besoin de récolter rapidement de grands volumes nécessite l’automatisation, bien que des petites opérations puissent être faites par des méthodes manuelles. Dans les deux cas, l’objectif doit être de maintenir la qualité du produit final par des manipulations soigneuses, pratiquées par un personnel qualifié. La manipulation inclut les transferts d’une unité d’élevage à une autre, aussi bien durant la récolte que pour le transport des poissons vivants. L’hygiène doit suivre les principes généraux appliqués en traitement. Les filets et les bacs doivent être nettoyés régulièrement. Durant la récolte, il faut faire attention pour empêcher la prédation, ainsi que les dommages physiques causés par les filets et le pompage. L’épiderme et les écailles sont facilement enlevés durant ces procédures. Il faut faire attention durant l’emballage aussi, pour éviter les pertes d’écailles et pour préserver l’apparence et la brillance de la peau. Le poisson entier est normalement vendu frais emballé par lot. Seule, une petite partie est vendue congelée avec des emballages individuels. Les poissons frais ne doivent pas être gardés dans de la glace pour plus de 4 ou 5 jours avant d’arriver au marché.
    Coûts de production  
    Les petits juvéniles représentent normalement 15 à 20 pour cent des coûts de grossissement. En écloserie, les coûts de la main d’œuvre sont de ~30 pour cent du total. Une autre grande contribution est celle de l’aliment (30 pour cent), suivie par les dépenses administratives, le carburant et l’énergie (chauffage et alimentation automatique). Généralement, les coûts de grossissement sont plus faibles dans les fermes à grande échelle.

    En Italie, par exemple, les coûts de production des juvéniles sont de l’ordre de 0,30 EUR/kg (0,39 USD/kg), et la production des poissons, incluant toutes les autres dépenses, coûte 4,00 EUR/kg (5,20 USD/kg).
    Maladies et mesures de contrôle
    Même si c’est une espèce robuste, le bar européen, sous les conditions d’élevage, est sujet à une grande variété de maladies qui ont des effets importants sur la production commerciale et qui peuvent empêcher l’expansion de cette industrie dans certains pays.

    Le stress est considéré comme un facteur important co-responsable de l’apparition des maladies, ainsi un entretien amélioré d’élevage doit réduire au minimum, le stress. Un autre problème est le manque de produits thérapeutiques efficaces autorisés, notamment pour les parasites, dans la majorité des pays Européen.

    Les maladies communément rencontrées sont montrées dans le tableau suivant.

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans ce tableau n'implique pas une recommandation FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Maladie Virale encephalo-retinopathieNodavirusVirusSymptômes de nervositéBonne prophylaxie; Bonnes conditions d’élevage
    VibrioseVibrio anguillarum; Vibrio ordali; Vibrio sppBactérieAnorexie; couleur foncée; ulcère de la peau; distension abdominale; splénomégalie; viscérale pétéchie; entérite nécrotique Vaccination des juvéniles; antibiotique traitement
    Photobactériose ou PseudotuberculosePhotobacterium damsela subsp. pasteurellaBactérieAnorexie; assombrissement; splénomégalie; lésions de la rate ou granulomatose de rate (forme chronique)Antibiotique traitement
    MyxobacterioseFlexibacter maritimusBactérieUlcère de la peau; nécrose; érosion des nageoiresAntibiotique traitement
    MycobacterioseMycobacterium marinumBactérieEmaciation; croissance faible; hypertrophie du rein et de la rate avec des granulomes Bonne prophylaxie
    EpitheliocystoseChlamydia-likeBactérieNodules sur la peau et branchiesBonne prophylaxie
    AmyloodiniaseAmyloodinium occelatumDinoflagellés Peau foncée; apparence trouble de la peau (maladie de velvet)Traitement avec l’eau douce
    CryptocaryoniaseCryptocaryon irritansCiliés Lésions de peau; taches blanches ou taches blanches multifocales (maladie marine des taches blanches)Traitement avec l’eau douce
    Scuticociliatose; autres ciliatosePhilasterides dicentrarchi; Uronema sp.; Tetrahynema sp.CiliésLésions de peau et branchies; dépigmentation; ulcérations; hémorragies de certaines zones de la peauTraitement avec l’eau douce
    MyxosporidioseShaerospora dicentrarchi; S. testicularis; Ceratomyxa labraciMyxosporidés Réduction de la production; réduction du taux de croissance; faible mortalitéPas de traitement
    MicrosporidioseGlugea sp.Microsporidés Réduction de la production; faible mortalitéPas de traitement
    Infestation branchiale Diplectanum aequans; D. laubieriMonogènes trématodePeau trouble; rougeur localisée, avec production excessive de mucus hyperplasie épithéliale; hémorragie des branchies Prophylaxie correcte; bonnes conditions d’élevage
    Infection à Anisakis Anisakis spp.Nématode Larve dans la cavité coelomiqueProphylaxie correcte
    Atteinte par des IsopodesCeratothoa oestroides; Nerocilla orbiguyi; Anilocra physoidesCrustacés (isopodes)Retard de croissance; nécrose des branchies et tissus de la peau; adultes et larveProphylaxie correcte

    Fournisseurs d’expertise en pathologie

    Contacter les autorités gouvernementales responsables pour mettre en vigueur les demandes statuées, telles que les licences, le contrôle des décharges, contrôle des maladies, etc.

    Les diagnostics sont normalement réalisés par des départements gouvernementaux, ou organisations privées ou par des individus. En Italie, par exemple, le secteur de l’aquaculture est géré par la Direction Générale des Pêches et d’Aquaculture du Ministère d’Agriculture, qui couvre aussi bien les eaux intérieures, marines, que saumâtres. Les autorités gouvernementales contrôlent les maladies des poissons par le biais des Services Vétérinaires Publiques, qui sont organisés sur une base régionale, en plus, des praticiens privés qui sont disponibles.
    En Italie, les principaux laboratoires sont:
    • Maladies de poisson, Crustacés, et Mollusques Centre National de Référence. Coordinateur Scientifique: Dr. Giuseppe Bovo, Istituto Zooprofilattico Sperimentale delle Venezie, Legnaro, Padova, Italie.
    • Laboratoire de Pathologie Générale et Pathologie des poissons. Coordinateur Scientifique: Prof. Marco Galeotti D.V.M. Dipl. E.C.V.P., Department of Animal Science, Faculty of Veterinary Medicine, University of Udine, Italie.
    Statistiques
    Statistiques de production
    [Noter: cette figure exclut la production de la Turquie, qui est reportée à la FAO comme ‘seabasses nei’]
      
    L’évolution de la production du bar européen issu de l’élevage a commencé particulièrement en Grèce, en Turquie, et en Italie. La production totale de tous les pays a chuté d’un pic d’environ 71 000 tonnes en 2000 à 57 000 en 2002. Cependant, l’Espagne et la Croatie semblent avoir résister à cette tendance.
    Marché et commercialisation
    Une des grandes histoires réussie en aquaculture européenne a été l’industrie du bar européen en Méditerranée, qui en moins de 15 ans a augmenté de quelques milliers de tonnes à 57 000 tonnes, ayant déjà atteint 71 000 tonnes en 2000. Quand la daurade royale issue de l’élevage est arrivée aux marchés vers la fin de 1980 et au début de 1990, la qualité du poisson a été considérée comme proche de celle des espèces sauvages et les prix étaient très élevés. Les prix du produit naturel pourraient avoir souffert initialement, vu que le volume de l’aquaculture continuait à augmenter, mais aujourd’hui il y a une claire distinction dans le marché entre les produits sauvages et ceux d’élevage, avec des prix pour le bar sauvage beaucoup plus élevés que ceux du bar issu d’élevage.

    Comparé à plusieurs autres espèces de poisson d’élevage, telles que le saumon, ou la truite, le bar a jusqu’à maintenant été principalement commercialisé entier et frais, et seul un volume limité a subi certains traitements de valorisation.

    Dans tous les cas, le développement des produits dans le secteur du bar a été très limité. Une raison principale de cet état de choses est le conservatisme des consommateurs Méditerranéens, qui sont habitués à voir le poisson entier quand il est vendu au détail, malgré le fait que le poisson pourrait certainement être meilleur si il est vidé juste après la récolte.

    De nouveaux produits sont maintenant en cours de commercialisation, aussi bien chez les grands producteurs Grecs que chez les processeurs Italiens spécialisés en poissons qui importent des produits grecs et les emballent ensuite sous d’autres conditions « modified atmosphere packaging (MAP) », qui assurent une conservation plus longue. Cependant, d’autres produits doivent voir le jour pour assurer que des quantités additionnelles de bar soient absorbées par les marchés actuels. L’entrée de ces produits en Europe du Nord est très limitée. Elle n’était basée que sur des restaurants ethniques (Grecque, Turque, et Espagnole) mais elle a brusquement démarré grâce à la popularité croissante de la cuisine et du régime alimentaire Méditerranéens.

    Voir aussi situation et tendances, ci-dessous.
    Situation et tendances
    En Europe, l’industrie du bar s’est beaucoup développée durant la dernière décade. La production est pour la plus part, exportée vers l’Italie et l’Espagne. L’exportateur principale était la Grèce, avec environ 70 pour cent de la production locale exportée. L’Italie était, au début, presque le seul marché d’export pour la production Grecque, mais comme résultat des efforts de développement du marché, cet export concerne maintenant des nouveau marchés, tels que le Royaume Uni, l’Allemagne, et la France, ainsi que l’Espagne pour certaines tailles. De l’autre côté, les juvéniles provenant de l’Italie, de l’Espagne, et de la France partent aux fermes grecques, maltaises et croates. Comme le rendement du bar européen a augmenté, les coûts sont en diminution, et les prix du marché ont diminué de plus des deux tiers entre 1990 et 2002 (de 16 USD/kg jusqu’à environ 4-5 USD/kg). La saturation rapide du marché et la chute parallèle des prix (60-70 pour cent dans dix ans) ont avantagé les marchés traditionnels de cette espèce (principalement dans le sud de l’Europe) comparés avec les marchés du saumon Atlantique, le manque de produits diversifiés, et le développement limité du marché et de sa promotion. La chute substantielle des prix de cette espèce a, cependant, permit l’ouverture de nouveaux marchés ainsi que l’expansion des marchés existants. Bien que les marges de profit soient acceptables, la production peut seulement être durable avec une amélioration du rendement et la diversification des produits. Une surproduction dans certains pays a été un facteur contribuant à la chute des prix (apport excédant la demande), et probablement responsable de la chute générale de la production totale de cette espèce entre 2000 et 2002.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Comme dans d’autres secteurs de production, les antibiotiques sont utilisés en aquaculture, durant la production et le traitement, principalement pour prévoir (utilisation prophylactique) et traiter (utilisation thérapeutique) des maladies bactériennes. Les antibiotiques ne sont pas toujours utilisés de manière responsable, et dans certaines situations rapportées, le contrôle de l’utilisation des antibiotiques ne donne pas d’assurance pour la santé humaine.

    La consommation des antibiotiques entraîne à la longue, une résistance à ceux-ci chez les bactéries qui sont pathogènes pour les humains causant de sérieux risques pour la santé humaine.

    La reconnaissance des risques associés avec des effets directs et indirects sur la santé humaine de l’utilisation des antibiotiques a mené à l’interdiction de l’utilisation de certains dans la nourriture des animaux en élevage (particulièrement ces antibiotiques pour lesquels les niveaux des résidus de sécurité peuvent être déterminés) et à l’établissement des Limites Résiduelles Maximales (LRM) pour ceux à risques connus.

    Plusieurs gouvernements dans le monde ont introduit, changé ou serré les réglementations nationales sur l’utilisation des antibiotiques, en général et dans le secteur aquacole en particulier.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    La pression du consommateur a obligé l’industrie Agro-Alimentaire à fournir des produits « welfare friendly ». Il est plus pratique et plus globale, de remplacer simplement le mot « bien-être » par le terme « santé et bien-être », car la santé est plus qu’une simple absence de maladies et le bien-être est plus que l’absence du non confort et de détresse.

    La législation est en cours de préparation dans les pays de l’UE dans la région, qui doit suivre les recommandations du Comité permanente de la Convention sur le bien être des animaux en élevage du Conseil Européen. Ce dernier statue que les animaux doivent avoir la liberté d’avoir faim et soif, de ne pas être sujet au non confort, aux souffrance, aux blessures ou maladies, à la peur et détresse et doivent avoir la liberté d’exprimer leurs comportements normaux.

    Les pratiques actuelles d’élevage prennent, souvent en compte la capacité des animaux à survivre avec succès dans leurs conditions de vie. «  Survivre » inclut la régulation de l’état du corps et des réponses d’urgence, qui nécessitent plus d’énergie et ne sont, donc utilisée que quand l’animal sent que les actions de régulation normales ne sont plus adéquates. Ce type de fardeau physique et psychologique peut augmenter un pauvre état de providence, c.a.d. l’état de l’individu par rapport à ses essais de faire face dans cet environnement.

    Des efforts intégrés peuvent aider à répondre aux questions du public concernant les systèmes de production intensifs. Actuellement, les vétérinaires ont la responsabilité de l’évaluation de la santé des animaux d’élevage. Ils contrôlent l’état de la santé avec l’objectif d’éviter les maladies. Ainsi, ils sont les personnes les mieux placées pour rentrer en contact avec les dirigeants des fermes et les inspecteurs du gouvernement pour l’examen des animaux afin de décider si oui ou non ces derniers montrent des signes de bonne santé et de bien être. Actuellement les vétérinaires ont le rôle de développer de nouvelles approches afin d’élargir le diagnostic qui permet de placer chaque problème dans un contexte spécifique, pour compléter le diagnostic clinique traditionnel. La santé animale dans ce sens aura comme objectif de créer un équilibre entre l’animal et son nouvel environnement dans des conditions intensives.
    Références
    Bibliographie  
    Bromage, N. R. & Roberts, R.S. (eds). 1995. Broodstock management and egg and larval quality. Blackwell Science, Oxford, UK. 432 pp.
    Brown, L. (ed.). 1993. Aquaculture for veterinarians: fish husbandry and medicine. Pergamon Press Ltd., Oxford, UK. 447 pp.
    Globefish. 2003. Market reports. Globefish, Rome, Italy.
    Moretti, A., Pedini Fernandez-Criado, M., Cittolin, G. & Guidastri, R. 1999. Manual on hatchery production of seabass and gilthead seabream, Vol.1. FAO, Rome, Italy. 194 pp.  online version
    Stickney, R.R. (ed.). 2000. Encyclopedia of Aquaculture. John Wiley & Sons, Inc., Toronto, Canada. 1063 pp.
    Liens utiles
     
    Powered by FIGIS