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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Identity
    1. Images gallery
  2. Profile
    1. Historical background
    2. Main producer countries
    3. Habitat and biology
  3. Production
    1. Production cycle
    2. Production systems
    3. Diseases and control measures
  4. Statistics
    1. Production statistics
    2. Market and trade
  1. Status and trends
    1. Main issues
      1. Responsible aquaculture practices
    2. Références
      1. Related links
    Identity


    Hypophthalmichthys nobilis  Richardson, 1845 [Cyprinidae]
    FAO Names:  En - Bighead carp,   Fr - Carpe à grosse tête,  Es - Carpa cabezona
       
    Images gallery
    Galerie d'images  
    Hypophthalmichthys nobilis

    (Photo: Thierry Dubrail)

    Profile
    Historical background
    Contexte historique  
    La culture de la carpe à grosse tête a commencé dans les zones qui longent la Rivière Yangtze et la Rivière Pearl dans la partie sud de Chine, beaucoup plus tard que la culture de la carpe commune. Selon des enregistrements historiques, le début de la culture de la carpe à grosse tête était très liée à une histoire selon laquelle, durant le règne de la Dynastie Tang, le nom de famille impériale se prononçait de la même façon que le nom chinois de la carpe commune, le seul poisson cultivé. De ce fait, la famille royale a interdit que la carpe commune soit vendue ou tuée et la carpe à grosse tête a été, alors, choisie par les éleveurs comme substituant pour l’aquaculture, avec la carpe argentée et la carpe noire, vu que les alevins de ces poissons étaient facilement disponibles dans les zones longeant les Rivières Yangtze et Pearl. La culture de la carpe à grosse tête est restée à une échelle, relativement limitée, à cause de sa dépendance de l’alevin naturel. La réussite de l’induction de la reproduction a significativement promu sa culture. Ce poisson a été introduit plus tard, dans plus de 20 autres pays, et depuis 1970, sa production est en augmentation continue. La chine est de loin le plus grand producteur avec 1,7 millions de tonnes en 2002, 98,7 pour cent du total global.
    Main producer countries
    Beaucoup pays et régions ont communiqué leurs productions de la carpe à grosse tête issue de l’aquaculture à la FAO mais seulement certains (Chine, Taiwan Province de Chine, République islamique d'Iran, République démocratique populaire lao, Népal, Malaisie et Myanmar) ont déclaré une production supérieure à 1 000 tonnes. Il se peut que la production dépasse ce niveau aux États-Unis d'Amérique.

    Principaux pays producteurs de Hypophthalmichthys nobilis (Statistiques des Pêches FAO, 2006).
    * République démocratique populaire lao.
    ** République islamique d'Iran.
    Habitat and biology
    Habitat et biologie  
    La carpe à grosse tête est un poisson eurytherme, ayant la capacité de tolérer des températures de l’eau de 0,5-38 °C. C’est un poisson d’eau douce natif de la Chine, avec une large distribution qui va des zones de drainage de la rivière Pearl dans le sud de la Chine jusqu’à celles de la Rivière de Heilongjiang dans le nord. Ce poisson vit dans les lacs, rivières et réservoirs. La carpe à grosse tête habite dans la couche supérieure de la colonne d’eau et préfère une eau à grande productivité avec une abondance de nourriture naturelle.

    Malgré le fait qu’elle ait été introduite dans plusieurs pays (principalement en Asie et Europe de l’Est), il y a très peu d’information disponible sur la distribution de cette espèce dans les plans d’eau naturels de ces pays. Cependant, il a été rapporté que la population naturelle de la carpe à grosse tête a été trouvée dans la Rivière Rouge en Viet Nam.

    La carpe à grosse tête est une espèce synchrone et gonochorique, qui pond annuellement pendant une douzaine d’années durant sa vie. Il n’y a qu’une seule saison de ponte par an, au début de l’été. La carpe à grosse tête est un poisson semi migrateur. Les géniteurs migrent, pendant la saison de ponte, des lacs et des avales accessibles des rivières jusqu’aux aires de ponte en amont de la majorité des rivières en Chine. La circulation de l’eau et les changements des niveaux d’eau sont des stimuli environnementaux essentiels pour une ponte naturelle. Les œufs semi-flottants sont en suspension dans la colonne d’eau quand il y a des courants. La carpe à grosse tête peut atteindre la maturité sexuelle en captivité mais ne peut pas pondre naturellement. L’injection d’hormone et les stimuli environnementaux comme la circulation d’eau sont nécessaires pour l’induction de ponte.

    Cette espèce est un mangeur de zooplancton en conditions naturelles. En culture, la carpe à grosse tête accepte, en plus de la nourriture naturelle, l’aliment artificiel, tel que les produits provenant de la transformation de graines et les détritus organiques.

    La carpe à grosse tête a une croissance rapide et devient très grande, en atteignant un poids maximal de 40 kg.
    Production
    Production cycle
    Cycle de production de Hypophthalmichthys nobilis
    Production systems
    A cause des caractéristiques de la carpe à grosse tête, les systèmes d’élevage utilisés sont limités. La culture extensive en eau ouverte et les étangs pour la polyculture sont les principaux systèmes utilisés. Le plus important facteur impliqué dans la production de la carpe à grosse tête est un apport suffisant de juvéniles de qualité. Comparativement, il est plus difficile de reproduire la carpe à grosse tête que d’autres poissons, ceci est dû au lent développement de leurs gonades. Il est aussi difficile de produire des fingerling de grande taille, à cause de leur lente croissance pendant les premiers stades de développement.
    Approvisionnement en juvéniles  
    La reproduction artificielle est la source principale de juvéniles pour l’élevage de la carpe à grosse tête, même si les juvéniles naturels sont toujours disponibles dans quelques rivières Chinoises. Les juvéniles capturés dans les eaux naturelles sont essentiellement utilisés pour maintenir la qualité des géniteurs. Les géniteurs utilisés pour la reproduction artificielle sont normalement élevés en captivité avec les juvéniles provenant des zones naturelles ou des stations de reproduction, où un stock naturel de bonne qualité est gardé.
    Production d'écloserie  
    Les reproducteurs bien matures sont mis dans le bac de ponte (bassin rond en cément de 6-10 m de diamètre, ~ 2 m de profondeur) après avoir injecté l’hormone d’induction (normalement HCG et PG). La circulation d’eau est maintenue pendant la période de ponte.

    Les œufs sont transférés dans un raceway ou dans des jarres d’éclosion, soit manuellement soit par gravité. Les raceways d’éclosion en ciment, ronds ou de forme ellipsoïde, sont communément utilisés pour la production à grande échelle. Leur largeur est normalement de 0,8 m et leur profondeur est de 0,8-1,0 m. Les arrivées d’eau sont montées au fond de chaque raceway et s’ouvrent dans la même direction, à un angle d’environ 15° sur le fond. Des ouvertures en grilles sont montées à l’intérieur du mur pour une décharge régulière d’eau. Eventuellement, l’eau peut être totalement vidée à travers la sortie sur le fond. Un courant est maintenu durant la période d’éclosion pour garder les œufs et les larves en suspension dans la colonne d’eau.
    Nurserie   
    Les étangs à terre sont utilisés pour le pré-grossissement. Ils sont normalement d’une superficie de 0,1-0,2 ha et 1,5-2,0 m de profondeur. Ils sont nettoyés avec des produits chimiques comme la chaux vive, pour éliminer les organismes nuisibles après avoir été séchés. La dose habituelle est de 900-1 125 kg/ha.

    Les engrais organiques – fumier animal et/ou déchets de plantes (‘fumier vert’) est communément utilisé pour augmenter la biomasse naturelle du zooplancton, 5-10 jours avant l’approvisionnement, selon la température de l’eau. La quantité des engrais organiques utilisée est normalement de 3 000 kg/ha pour le fumier animal ou 4 500 kg/ha pour le fumier vert. Le fumier vert ou animal peut être utilisé simultanément mais la quantité de chaque fumier doit être réduite en conséquence.

    La monoculture est pratiquée pendant le stade de nurserie où la densité oscille normalement entre 1,2-1,8 millions/ha, selon la taille d’élevage ciblée. En Chine, l’élevage en nurserie dure normalement 2-3 semaines. La fertilisation organique est réalisée à des fréquences et taux suffisants pour maintenir une productivité élevée de l’étang et par conséquent un bon apport de nourriture naturelle (spécialement zooplancton) pour le poisson. La quantité est de 1 500-3 000 kg/ha une fois chaque 4-5 jours pour le fumier animal ou fumier vert, suivant la productivité de l’eau utilisée. Le lait de Soja peut aussi être utilisé aussi bien comme aliment direct que comme engrais pour remplacer l’engrais organique durant le stade de nurserie. La quantité normale est de 3-5 kg (soja sec)/100 000 de poissons/jour. Toutes ces pratiques font que les coûts de la production soient élevés.

    L’utilisation d’une sorte de pâte de soja ou autre produit fabriqué à partir de graines peut s’avérer nécessaire si une faible croissance des poissons est observée durant la dernière partie de la période d’élevage. La quantité est normalement de 1,5-2,5 kg/100 000 de poissons/jour. Les taux normaux de survie dans les étangs de nurserie sont de 70-80 pour cent, bien qu’ils peuvent atteindre plus que 90 pour cent sous une bonne gestion.

    Les poissons atteignent normalement 30 mm de longueur après 2 à 3 semaines d’élevage. Ils sont appelés en Chine, fingerlings d’été et sont, alors, prêts pour le stade d’élevage de fingerlings. Le conditionnement des poissons dans un filet avec des densités élevées pendant quelque temps (plusieurs heures) est une pratique qui se fait avant le transfert des fingerling d’été à l’étang de fingerlings. Elle a pour but d’augmenter la tolérance des poissons au stress avant leur transport.
    Elevage de fingerlings  
    Les fingerlings d’été ne sont pas directement stockés dans les étangs de grossissement, ils sont élevés jusqu’au premier stade de fingerling (13-15 cm de longueur). La technique pour l’élevage de fingerlings est plutôt similaire à l’opération de nurserie, incluant l’alimentation et la fertilisation. Les principales différences incluent ce qui suit:
    • Des étangs à terre relativement plus grands (0,2-0,3 ha) et plus profonds sont utilisés pour l’élevage des fingerlings.
    • Contrairement au stade de nurserie, la polyculture avec plusieurs espèces, sauf la carpe argentée, est communément adoptée pour la production de fingerlings de la carpe à grosse tête.
    • La densité de stockage est d’environ 120 000/ha quand elle est l’espèce principale dans l’étang ou 30 000-60 000/ha quand elle est l’espèce secondaire.
    • En Chine, l’élevage de fingerling dure normalement 4-6 mois pour la taille et la densité de stockage mentionnée ci-dessus.
    • Le taux de survie normal au cours de toute la période d’élevage de fingerlings doit être supérieur à 90 pour cent.

    Au Viet Nam, l’élevage de la carpe à grosse tête avant le stade de grossissement est divisé en deux périodes. Les petits alevins grandissent jusqu’à 2,5-3 cm, avec une densité de stockage dans les étangs de nurserie qui est légèrement plus élevée que la carpe herbivore (voir la fiche technique de la carpe herbivore). Après, le poisson est laissé en élevage pour atteindre la taille de 6-12 cm à une densité beaucoup plus basse. Dans ce cas, l’élevage de la carpe à grosse tête dure 45-50 jours. Le poisson est normalement alimenté avec une poudre de soja, poudre de mais et fibre de riz.
    Techniques de grossissement   
    Les techniques les plus communément adoptées pour le grossissement de la carpe à grosse tête sont la polyculture dans des étangs et enclos et la culture extensive dans des lacs et réservoirs.

    Polyculture en étangs et enclos

    En Chine, la carpe à grosse tête est normalement cultivée comme une espèce secondaire avec d’autres espèces de carpe. La densité de stockage pour le grossissement est 750-1 500/ha de fingerlings ayant 13-15 cm. Si la récolte sélective est pratiquée, des poissons de plus grande taille (jusqu’à 250 g) sont aussi stockés. Il n’y a pas d’alimentation/fertilisation spéciale pour la carpe à grosse tête quand les poissons herbivores et omnivores sont cultivés comme espèces principales. Cependant, l’engrais organique est normalement utilisé pour augmenter la nourriture naturelle si la carpe à grosse tête et la carpe argentée sont cultivées comme des espèces principales. En Chine le poisson peut atteindre la taille commerciale (750-1 500 g) dans 8-10 mois. La période de culture peut être beaucoup plus courte dans les zones tropicales et subtropicales. Le rendement de la carpe à grosse tête est normalement de 500-1 000 kg/ha, correspondant à 10-15 pour cent de la production totale.

    Au Viet Nam, le grossissement de la carpe à grosse tête est pratiqué en polyculture avec d’autres espèces, telles que la carpe herbivore, la carpe argentée, le rohu, la mrigala, la carpe commune et la tilapia. La carpe à grosse tête est stockée en tant qu’espèce secondaire dans les étangs, constituant de 3 à 5 pour cent du total. Cependant, la carpe à grosse tête constitue 5 à 7 pour cent du total de la production. Il n’y a pas d’aliment spécial pour la culture de la carpe à grosse tête dont la taille commerciale est de 2,5-3 kg.

    Culture extensive dans des petits lacs et réservoirs

    Dans ce système, la carpe à grosse tête est normalement une espèce principale, avec une densité de stockage de 150-750/ha, selon la taille et la productivité des plants d’eau. Ce niveau représente environ 40-50 pour cent du nombre total des poissons stockés. La taille de stockage est normalement de 13-15 cm. Un petit pourcentage de fingerlings à grande taille (jusqu’à 250 g) est aussi stocké pour la récolte sélective afin d’utiliser entièrement l’eau et la nourriture naturelle disponible. Ni l’aliment ni les engrais ne sont utilisés dans cette forme d’élevage. La production de la carpe à grosse tête peut atteindre 150-400 kg/ha, représentant 40 à 60 pour cent de la production totale.
    Techniques de récolte   
    Les récoltes sélectives sont entreprises pendant la dernière partie de la période de culture et sont normalement menées tôt le matin (quand les températures sont relativement basses, et pour approvisionner le marché du matin). Les individus de taille commerciale sont sélectionnés après la pêche au filet (un filet par récolte). Plusieurs récoltes partielles sont normalement réalisées avant la vidange totale de l’étang pour la dernière récolte. A cette dernière récolte les poissons sont soit commercialisés soit re-stockés (individus dont la taille est inférieure à la taille commerciale) pour le prochain cycle de production.
    Manipulation et traitement  
    Les poissons sont, normalement, consommés frais, à l’exception des poissons de certains réservoirs, qu’il est difficile de commercialiser tous frais à cause de leur site éloigné. Une partie de cette production est mise en boites.
    Coûts de production  
    En étant produite à la base de la nourriture naturelle, il n’y a pas d’apport supplémentaire pour le grossissement. Les principaux apports sont les juvéniles, la gestion et parfois les engrais. Les coûts d’élevage totaux sont très bas. Le juvénile représente normalement, avec moins de 0,20 USD/kg, plus que 50 pour cent du coût de la production totale.
    Diseases and control measures
    Maladies et mesures de contrôle  
    Les principales maladies de la carpe à grosse tête et les méthodes de contrôle sont listées dans le tableau ci-dessous:

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans cette table n'implique pas une recommandation FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Septicémie bactérienneAeromonas sobria; Aeromonas hydrophila; Yersinia ruckerri; Vibrio sp.BactérieHyperémie à différentes parties du corps, comme mâchoire, cavité buccale, opercule, base des nageoires et tout le corps quand c’est sérieux; globe oculaire saillant; gonflement de l’anus; distension de l’estomac; écailles érigées; pourriture des branchies et réduction d’alimentation; mortalité élevée des poissons infectésDésinfection des poissons et de l’environnement de culture avec de la chaux vive et du permanganate de potassium; 'Yu Tai III' (un médicament d’herbes dont les ingrédients sont des multi-herbes) à travers l’aliment médicamenté
    StigmatoseAeromonas punctata sub. PunctataBactérieDes taches rondes rouges sur la peau et les muscles près de l’anus du poisson, perte d’écailles; pourriture de la peau et des muscles touchant même l’os; physiquement faible et lent mouvement; alimentation plus réduite; mort d’épuisement Arrosage avec de la poudre de javel ou de la solution de furazolidone dans l’étang; tremper le poisson infecté dans une solution de permanganate de potassium ou une solution de furazolidone; antibiotiques
    Maladie de la bouche et tête blanchesMyxococcus sp.BactérieCouleur blanchâtre de la bouche et de la partie frontale de la tête; gonflement des lèvres; difficulté de respiration à cause de la perte du contrôle du mouvement de la bouche; ulcération de la peau autour de la boucheTremper le poisson dans
    2-2,5% d’eau salée ou 1% de la solution de rhubarbe Rheum officinale avant stockage; arrosage de l’étang avec une solution de rhubarbe Rheum officinale à une concentration de 2,5-3,7 ppm ou une solution de furazolidone à une concentration de 0,1-0,2 ppm
    MyxosporidioseMyxobolus driginiProtozoaireSpore de parasite visible sur ou à l’intérieur du corps; nage frénétique; peut finalement mourir d’épuisementNettoyage de l’étang avec la chaux vive ou de CaN2 avant stockage; tremper le poisson dans la solution de dipterex et arrosage de l’étang avec cette solution; difficile de traiter à cause de la couverture résistante du parasite
    TrichodiniaseTrichodina sp.ProtozoaireCouleur sombre du corps; (perte de poids); mouvement lent; mortalité élevée de juvénileNettoyage de l’étang avec la chaux vive et tremper le poisson dans une eau salée de 0,3% ou 0,5 ppm de solution de dipterex avant stockage; arrosage d’une solution de dipterex partout dans l’étang à une concentration de 0,2 ppm
    Lernaeose (ver ancre)Lernaea sp.CopépodeParasite à l’intérieur des muscles; nage anormalement; s’alimente peu et meure graduellement Nettoyage profond de l’étang avec la chaux vive avant stockage; arrosage de solution à 90% de dipterex dans un étang à la concentration de 0,3-0,5 ppm; tremper le poisson infecté dans une solution de permanganate de potassium à 10-20 ppm pendant 1-2 heures
    Saprolegniase: dermatomycose Saprolegnia spp.; Achlya spp.ChampignonChampignon blanc visible sur le corps; forme cotonnée; faiblesse du corps ou même mort à cause de l’épuisement Manipulation soigneuse de poissons et désinfection de l’étang avec de la chaux rapide; immerger le poisson infecté dans une solution de chlorure de potassium ou de vert de malachite


    Fournisseurs d’expertise en pathologie:
    • Research Institute of Hydrobiology, CAS, Wuhan City, Hubei Province, China.
    • Shanghai Fisheries University, Shanghai, China.
    • Pearl River Fisheries Research Institute, CAFS, Guangzhou City, China.
    • Freshwater Fisheries Research Centre, CAFS, Wuxi, Jiangsu Province, China.
    • Zhejiang Provincial Freshwater Fisheries Research Institute, Huzhou City, Zhejiang Province, China.
    Statistics
    Production statistics
      
    La production globale de la carpe issue d’élevage était seulement de 15 306 tonnes en 1950. Elle s’est élevée à 1 722 832 tonnes en 2002, une augmentation de plus de 112 fois dans 52 ans. Ce poisson est à la 5ième position comparé à toutes les espèces d’élevage en eau douce. La carpe à grosse tête a contribué de 7,5 pour cent dans la production mondiale des poissons d’eau douce en 2002. Entre 1950 et 2002, la production Chinoise a augmenté de 129 fois alors qu’elle n a augmenté que de10 fois dans d’autres régions du monde.

    Durant la décade (1993-2002), le taux de croissance moyen global annuel de la carpe à grosse tête était de 7,2 pour cent, et de 7,3 pour cent en Chine, mais dans le reste du monde il était de 0,2 pour cent. Cependant, on remarque actuellement, une augmentation de production. Entre 1999 et 2002 la production chinoise de la carpe à grosse tête s’est élevée de 2,3 pour cent/an.

    La valeur totale de la production globale de la carpe à grosse tête issue d’élevage était de 1,48 milliards en 2002, avec un taux d’expansion annuelle oscillant entre 1993 et 2002 de 5,7 pour cent/an. Le taux de croissance le plus faible en terme de valeur, comme comparé au volume, était principalement dû aux changements de l’évaluation du Yuan RMB Chinois contre le Dollar Américain.
    Market and trade
    Marché et commercialisation  
    Traditionnellement, la carpe à grosse tête est consommée fraîche en Chine, aussi bien que dans la plupart des autres pays. Le gros de la production est commercialisé frais, soit comme poisson entier ou en morceaux. Une très petite partie de la production est transformée. A présent, la carpe à grosse tête est principalement consommée localement. En Chine, le producteur principal, la production est essentiellement consommée localement. Cependant, une partie de la production de la province de Guangdong (sud de Chine) est commercialisée à Hong Kong et Macao. Il n y a pas de données spécifiques sur la quantité de carpe à grosse tête exportée dans les statistiques Chinoises. Cependant, 41 798 tonnes et 4 932 tonnes de poissons vivants (espèces non spécifiées) ont été exportés à Hong Kong et Macao en 2002, selon les statistiques nationales du le rapport annuel de l’import et export des produits aquatiques. La carpe à grosse tête doit représenter la majeure partie de ce total.

    La carpe à grosse tête est un produit à bas prix, accessible aux classes moyenne et pauvre en Chine et autres pays. En Chine le prix de la carpe à grosse tête a peu changé au cours des dernières années. Le prix actuel au détail est entre 0,60 et 0,90 USD/kg. Il n’y a pas de réglementations spécifiques relatives à la commercialisation de la carpe à grosse tête car le poisson est essentiellement pour la consommation locale.
    Status and trends
    Situation et tendances  
    Il n’y a pas eu un grand développement dans les techniques de culture de la carpe à grosse tête, bien qu’elle soit cultivée pour plus d’une centaine d’années. Le progrès technique le plus significatif a été la réussite de l’induction de la reproduction chez les géniteurs élevés en captivité. Ceci a assuré un apport suffisant de juvéniles à bas coût, ainsi que le développement des mesures préventives et de contrôle de certaines maladies significatives de cette espèce. Mais, presque aucun progrès n’a été réalisé pour une amélioration génétique, malgré des essais de reproduction croisée avec la carpe argentée. Différents modèles de stockage ont été aussi étudiés, afin d’atteindre une production optimale.

    La carpe à grosse tête peut être produite à un coût trop bas en utilisant une fertilisation organique ou des effluents déchargés par les autres poissons en polyculture dans l’étang. La culture de la carpe à grosse tête peut être intégrée dans la récolte d’élevage et la production d’autres animaux pour maximiser l’utilisation des ressources naturelles. Elle peut être produite avec un apport limité et à bas coût. Le juvénile peut être produit par reproduction artificielle à grande échelle et à bas coût.

    Cette espèce est convenable pour les aquaculteurs pauvres qui ne peuvent pas se permettre des dépenses élevées, comme l’aliment commercial, etc. Elle est aussi convenable pour l’aquaculture de communauté basée sur des eaux partagées. Elle représente un potentiel significatif pour le développement de l’aquaculture d’eau douce dans les pays en voie de développement et il est suggéré de promouvoir cette culture. Des efforts doivent être faits pour populariser la technique chinoise pour l’induction de la reproduction de cette espèce qui présente un bon potentiel de développement.
    Main issues
    Problèmes et contraintes majeurs  
    La carpe à grosse tête est entièrement dépendante de la productivité naturelle. Sa culture n’a pas de grands impacts négatifs sur l’environnement. La polyculture avec d’autres espèces peut significativement améliorer le bénéfice écologique de la culture de cette espèce.

    La culture de la carpe à grosse tête dépend entièrement de la nourriture naturelle. Ainsi, le rendement est principalement limité par la productivité naturelle. La production est aussi limitée par l’apport en juvéniles dans certains pays, où les techniques pour la reproduction artificielle ne sont pas encore entièrement maîtrisées. Dans les systèmes de culture semi-intensifs et intensifs, elle peut être stockée comme une espèce secondaire. Dans ce cas, sa production est entièrement dépendante des effluents des autres poissons et de la nourriture non utilisée. La fertilisation organique peut significativement augmenter la production de la carpe à grosse tête dans une culture extensive.

    Le principal facteur limitant dans la culture de carpe à grosse tête est le marché. Les individus de petite taille n’ont pas une très bonne qualité de viande et ont des os fins intermusculaires. Ceci affecte le prix du marché et l’acceptabilité des consommateurs dans plusieurs pays faisant que les marges du profit soient faibles. Actuellement, la carpe à grosse tête est devenue moins populaire dans les zones urbaines en Chine. Cependant, la qualité de viande peut être améliorée si les poissons sont élevés jusqu’à une taille >1,5 kg. Il n’est pas très difficile de faire que le poisson atteint cette taille dans les régions tropicales et subtropicales. Il est possible d’augmenter en plus la production de la carpe à grosse tête par une meilleure adaptation des techniques de reproduction artificielle. De plus, la partie du front de la carpe à grosse tête (incluant la tête) peut être cuisinée dans une soupe délicieuse, qui n’est pas seulement appréciée par les chinois, mais aussi par d’autres personnes appartenant à d’autres ethnies. Pour cette raison, la partie du front de la carpe à grosse tête est vendue à un prix beaucoup plus élevé que le reste du corps.
    Responsible aquaculture practices
    Pratiques pour une aquaculture responsable  
    Au moins deux problèmes ont besoin d’être considérés pour arriver à une aquaculture responsable de la carpe à grosse tête:
    • Le premier est la qualité génétique des juvéniles et la protection du germoplasme, quand une culture extensive est pratiquée. La reproduction artificielle de cette espèce a été pratiquée, en Chine, durant quatre décades. Le contrôle de la reproduction n’a pas toujours eu une grande importance dans le passé. La consanguinité existe actuellement dans quelques fermes, aboutissant à une dégradation de la qualité des juvéniles obtenue. Dans les cultures extensives, il est possible pour le poisson stocké d’échapper et de rejoindre la population naturelle. Par conséquent, le contrôle de qualité dans la reproduction induite doit être fait avec précaution.
    • Le second est l’utilisation des antibiotiques et autres médicaments dans le contrôle de maladies quand la carpe à grosse tête est cultivée dans un système intensif de polyculture. Vu la densité élevée de stockage et la mauvaise qualité de l’eau causée par plusieurs rejets, tels que, l’aliment non consommé et la matière fécale des poissons, les carpes à grosse tête sont souvent infectées par des bactéries et parasites causant des maladies. Les antibiotiques et d’autres produits chimiques sont parfois utilisés pour le traitement. L’abus de ces produits peut avoir des impacts négatifs, soit directement ou indirectement, sur le consommateur. Des efforts doivent être faits pour s’assurer que les densités de stockage soient raisonnables, que l’aliment soit de bonne qualité, qu’il y ait de bonne pratiques d’alimentation (pour les autres poissons dans l’étang), et une bonne gestion de l’eau utilisée pour minimiser l’occurrence de ces différents problèmes de maladies. Des réglementations gouvernementales relatives doivent être strictement appliquées à chaque fois que des produits chimiques et des médicaments sont utilisés.
    Références
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    Xianwen, W. 1964b. Ichthyography of Cyprinidae in China (Lower Volume). Shanghai Science and Technology Press, Shanghai, China. 598 pp.
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