1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
    2. Galerie d'images
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Ictalurus punctatus  Rafinesque, 1818 [Ictaluridae]
    FAO Names:  En - Channel catfish,   Fr - Barbue de rivière,  Es - Bagre de canal
       
    Caractéristiques biologiques
    Corps cylindrique sans écailles; tâches sur les côtés. Rayons mous des nageoires à l’exception des nageoires dorsale et pectorale qui ont des épines. Présence de nageoire adipeuse. Barbillons localisés en dessous et au coin de la bouche, avec deux barbillons sur la surface dorsale de la tête antérieurs aux yeux et postérieurs au museau. Nageoire caudale profondément bifurquée et nageoire anale courbée avec 24-29 rayons.
    Galerie d'images
    Etang pour la barbue de rivièreAlevin de barbue de rivière
    Raceway pour la barbue de rivièreRécipient en bois pour la ponte
    Eclosion de la barbue de rivièreBarbue de rivière de 13 pouce (courtoisie www.combat-fishing.com)
    Profil
    Contexte historique
    La barbue de rivière a commencé à gagner de l’intérêt quand la Commission des Poissons et de Pêche aux Etats Unies d’Amérique a démarré le stockage des poissons capturés dans le milieu naturel en 1870. Ce poisson est originaire du fleuve Mississippi mais il a était introduit dans différentes régions du pays par la Commission de Ponte « Commission. Spawning ». La ponte a été obtenue, pour la première fois, en 1980 en aquarium, et c’est durant ce premier essai qu’on a appris que c’est le mâle qui incube les œufs. La ponte en étang a été observée la première fois en 1917 dans une écloserie naturelle. Les niches de ponte (nail kegs) ont été utilisées pour la première fois en 1916 et le nombre de fingerlings produits par femelle a augmenté. L’éclosion des œufs de la barbue de rivière a eu lieu, en 1929, dans des pondoirs équipés avec des aérateurs rotatifs pour faire circuler l’eau de manière à simuler la ventilation des œufs par les mâles.

    L’aquaculture commerciale a été considérée pour la première fois en 1950. L’élevage de la barbue de rivière s’est rapidement développé de 1960 à 1970 grâce aux améliorations au niveau de la gestion des étangs, de l’identification des maladies et contrôle, et des aliments fabriqués et adoptés par les aquaculteurs. L’industrie commerciale s’est développée dans le sud des USA dans la gamme d’origine de cette espèce. Au moins 90 pour cent des poissons d’élevage sont produits dans la vallée du Mississippi
    Principaux pays producteurs
    La barbue de rivière a été introduite en Europe, à la Fédération Russe, à Cuba et à des régions de l’Amérique Latine. Dans plusieurs pays où ce poisson a été introduit, sa première utilisation était pour la pêche sportive.

    Principaux pays producteurs de Ictalurus punctatus (Statistiques des Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    La barbue de rivière est native des eaux tempérées en circulation de l’Amérique du Nord, incluant le sud de Canada et le nord du Mexique. Les adultes fraient pour la première fois, à un âge de deux ou trois ans. La ponte naturelle a lieu au printemps, commençant à peu près en mars dans la partie sud de la zone de distribution et plus tard au fur et à mesure que les latitudes augmentent. Les œufs sont souvent déposés sous des bûches tombées ou dans des dépressions naturelles. Ils sont étalés en une masse adhésive. Les femelles de 0,5-1,8 kg produisent en moyenne 8 800 oeufs/kg de leur poids. De plus grandes femelles produisent une moyenne de 6 600 oeufs/kg. Une fois que les œufs étalés et la fécondation faite, le mâle succédera à la femelle pour s’occuper des œufs en éventant la masse avec ses nageoires pour les couvrir de l’eau oxygénée en circulation. Selon la température, les œufs écloront dans 5-10 jours et le mâle continuera à garder le sac de larves pour plusieurs jours jusqu’à ce que le sac vitellin soit absorbé et les larves capables de nager pour chercher leur nourriture. La barbue de rivière est connue comme un poisson omnivore opportuniste c’est pour cela, il est capable de se nourrir sur n’importe quels plantes et animaux disponibles.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Ictalurus punctatus

    Systèmes de production
    La barbue de rivière est élevée dans des étangs, cages, et bacs circulaires ou raceways aussi bien aux Etats Unies qu’en Chine. La monoculture domine aux USA, alors qu’en Chine on pratique aussi bien la monoculture que la polyculture, avec des espèces traditionnelles comme la carpe. Les aliments formulés sont utilisés dans les deux pays. La culture de la barbue de rivière aux États-Unis d'Amérique est détaillée dans ce qui suit.
    Approvisionnement en juvéniles  
    La barbue de rivière est cultivée dans la majorité des cas dans des étangs et la ponte a lieu au printemps. Les adultes peuvent être conduits dans des étangs ouverts où ils sont stockés à une densité variant de 60-325/ha avec des sexes ratio de 1:1 à 1:4 (mâle: femelle) permettant au poisson de choisir son propre partenaire pour l’accouplement. Autrement, les adultes peuvent être couplés dans des enclos durant les périodes de ponte. Dans les deux cas les niches contenant des cannettes en métal, des carreaux de vidange, caisses en bois ou autres types d’enclos de taille appropriée sont utilisés. Les œufs peuvent être maintenus dans les étangs de ponte pour éclosion. Dans ce cas, après la saison de ponte les adultes sont déplacés dans un autre étang. Plus communément, les niches sont inspectées à des intervalles de trois ou quatre jours et toute masse d’œufs trouvée est collectée et transférée en écloserie, où les œufs sont incubés dans des pondoirs ou raceways et les larves sont maintenues jusqu’à ce qu’elles commencent à nager vers la surface de l’eau pour chercher leur nourriture. Les petits alevins sont alimentés pour plusieurs jours par un aliment finement broyé avant d’être stockés dans les étangs des fingerlings où ils sont élevés pendant plusieurs mois (souvent pendant la première année de leur cycle de vie).

    Certains pisciculteurs se spécialisent dans la vente d’alevins et fingerlings aux producteurs des poissons de taille commerciale, alors que d’autres achètent les fingerlings pour le grossissement. Cependant plusieurs éleveurs font fonctionner leur propres écloseries et procèdent au grossissement.
    Techniques de grossissement   
    Etangs

    Une fois que les fingerlings ont atteint plusieurs centimètres de long, ils peuvent être stockés dans les étangs de grossissement. L’approche traditionnelle était de stocker un nombre donné de poissons par hectare, les garder jusqu’à l’automne de la deuxième année du cycle de vie, vider l’étang, et récolter les poissons pour la commercialisation. Comme presque tous les poissons produits sous ce système qui atteignent le marché après une période de temps limitée, le flux de ces poissons au marché n’était pas encourageant pour à avoir des produits frais disponibles au cours de toute l’année. Aussi, l’encombrement du marché durant l’automne mène à une chute des prix.

    A présent, on procède à une récolte intermittente. Les étangs sont partiellement récoltés chaque plusieurs semaines à plusieurs mois et les poissons de taille commerciale sont enlevés. Un nombre approprié de fingerlings est fourni pour remplacer les poissons récoltés. Ainsi, des poissons de différentes tailles sont dans l’étang en même temps. Le processus peut être maintenu pendant plusieurs années, durant ce temps les étangs ne sont pas vidés. Les étangs de fingerlings sont souvent fertilisés, avec des engrais inorganiques, avant le stockage pour induire le développement des blooms planctoniques. Des aliments finement préparés, et plus tard extrudés, ensuite les granulés standard (d’environ 6 mm de diamètre) sont fournis. La ration alimentaire quotidienne peut être aussi élevée que 50 pour cent du poids estimé du poisson, mais elle est graduellement réduite au fur et à mesure que le poisson grandit. Une fois les poissons sont de quelques centimètres de long, ils sont alimentés à un taux de 3-4 pour cent du poids du corps quotidiennement durant la saison de croissance. L’alimentation est réduite ou même complètement suspendue durant l’hiver.

    La gestion de la qualité de l’eau est critique pour la production de la barbue de rivière en étang. Des densités élevées de stockage, particulièrement durant l’été; peuvent générer du stress, des maladies, ou même des mortalités à cause de la détérioration de la qualité de l’eau, notamment une baisse en oxygène dissous. Durant les périodes critiques, les étangs sont surveillés et quand c’est nécessaire une aération est fournie d’urgence pour maintenir les niveaux d’oxygène dissous dans une rangée acceptable (classiquement >3,0 mg/litre).

    Etangs et Raceways

    Les barbues de rivière sont parfois élevées dans des bacs ou raceways en flux ouvert, à l’intérieur ou à l’extérieur. Les systèmes de re-circulation ont été utilisés pendant plusieurs années mais peu, sinon aucune, ferme économiquement réussie n’a été développée. La culture dans des raceways et bacs en flux ouvert dépend d’un apport convenable d’eau de température appropriée (optimale 26-30 °C) pour le grossissement. De telles températures d’eau peuvent être obtenues dans les eaux de surface du sud des USA, des eaux géothermales dans différentes régions du pays, et des usines de production d’énergie électrique. La production de la barbue dans de tels systèmes ne représente qu’une petite fraction du total annuel. Les autres aspects de culture en bacs et raceways sont similaires à ceux associés avec la culture en étangs à l’exception que ceux-ci occupent un espace beaucoup plus réduit, mais les quantités d’eaux (et ainsi les coûts) impliquées peuvent être beaucoup plus grandes que celles utilisées dans la culture en étangs.

    Cages

    Avant, l’élevage de barbue de rivière avait lieu dans des cages installées dans des cours d’eau, lacs ou réservoirs, mais malgré le fait que certaines structures de ce type sont toujours opérationnelles, leur contribution à la production de ce poisson est insignifiante.
    Apport de nourriture   
    Les aliments artificiels mentionnés ci-dessus consistent en différentes combinaisons de protéines végétales telles que la farine de soja, la farine de graine de coton, la farine de mais, la farine d’arachide, et la farine de blé, supplémenté avec de l’huile végétale, vitamines, et minéraux. Très peu, sinon aucune protéine animale (p.e. farine de poissons) n’est actuellement employée dans les aliments brouillés de la barbue de rivière. Les sociétés nationales et internationales spécialisées dans la fabrication des aliments fournissent des aliments formulés spécialement pour la barbue de rivière.

    Les aliments utilisés dans les bacs et raceways peuvent être supplémentés avec des vitamines, puisque la nourriture naturelle qui peut apporter ces nutriments peut ne pas être disponible, particulièrement dans le cas des systèmes clos (autres que les serres).
    Techniques de récolte   
    Les étangs de barbue de rivière sont partiellement récoltés en utilisant des seines avec des mailles de tailles assez larges pour permettre aux poissons n’ayant pas la taille commerciale de s’échapper.
    Manipulation et traitement  
    Les poissons récoltés sont chargés dans des camions réfrigérés et transportés aux unités de traitement dans les régions qui peuvent assurer de telles unités au cours de toute l’année. Selon la taille des poissons et la demande du marché, le poisson peut être préparé en steaks, filets, ou vendu entier, éviscéré, et sans peau. Il n’y a pas de transformation de valorisation de ces poissons.

    Les processeurs des produits de la mer doivent développer et suivre les programmes d’Analyse et de Contrôle de Points Critiques à Risques (HACCP), comme c’est mandaté par le gouvernement fédéral. Les inspecteurs peuvent visiter les unités de traitement à n’importe quel moment pour vérifier que les données nécessaires pour chaque plan d’HACCP sont actualisées et complètes. Dans le cas de la vente au détail, les magasins d’alimentation et les restaurants sont inspectés pour la maintenance des normes de la santé publique.
    Coûts de production  
    L’achat de terre et le développement de grands complexes d’étangs représentent le coût fixe le plus important pour les aquaculteurs de barbue de rivière. Le coût variable le plus élevé est l’aliment, qui représente 40-45 pour cent du coût des opérations. En 1960, la barbue de rivière était vendue à la ferme pour approximativement 1,10 USD/kg. Cette valeur a peu varié au cours des années. Vers la fin de 1990, elle était aux environs de 1,75 USD/kg. Le prix a réellement chuté depuis, à cause de la compétition des imports. Par exemple, le prix payé aux éleveurs était en moyenne de 1,26 USD durant les premiers huit mois de 2003. Un tarif a été imposé sur la barbue importé (basa) du VietNam durant l’été 2003, mais ceci ne s’est pas traduit par l’élévation des prix à la ferme. La production de la barbue au Viet Nam peut éventuellement être une autre source majeure de compétition pour le marché local des États-Unis d'Amérique.
    Maladies et mesures de contrôle
    La barbue de rivière est sujette à une grande variété de maladies incluant les virus, bactéries, champignon, helminthes, et copépodes parasites. Certaines de ces maladies les plus importantes des organismes sont:

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans ce tableau n'implique pas une recommandation de la part de la FAO.
    DISEASEAGENTTYPESYNDROMEMEASURES
    Maladie virale de Barbue de rivièreVirusDiminution de l’activité alimentaire, comportement de nage erratique, parfois en spirale, alternation d’hyperactivité et léthargie; gonflement d’abdomen; zone ventrale distendue; yeux saillants, hémorragiesPas de traitement; des pratiques de bonne gestion
    Entérite septicémiqueEdwardsiella ictaluriBactérieHémorragies externe sous les côtés et autour de la bouche; lésions blanches focalisées sur le dos et les côtés du poisson; occasionnellement des lésions grisâtres sur la partie supérieure de la tête qui peuvent apparaître comme une lésion ouverteOxytetracycline; sulfamethoxine; ormetoprin
    Maladie Columnariose Flavobacterium columnareBactérieTaches blanches sur la bouche, bords des écailles et nageoires; croissance de coton autour de la bouche; les nageoires se désintègrent au niveau des bords; ; lésion 'saddleback' près de la nageoire dorsale; invasion des branchies et de la peau par des champignons Oxytetracycline; sulfamethoxine; ormetoprin
    Aeromonas septicémiqueAeromonas hydrophila; A. sobriaBactérieNageoires usées et rouges; dépigmentation; ulcèresOxytetracycline; sulfamethoxine; ormetoprin
    Moisissure d’eau Saprolegnia spp.ChampignonTaches grise/blanches sur la peau ou branchies ressemblant à du cotton-laine, devenant plus tard brunes ou vertes; normalement petites infections focales se répandant rapidement sur le corps et les branchiesFormol
    Parasites des branchies et/ou parasites externes Trichodina sp.; Trichophora sp.; Ambiphrya sp.; Ichthyobodo sp.; Ichthyophthirius multifiliisProtozoairesPetites taches blanches sur la peau ou branchies; irritation, brillance, faiblesse, perte d’appétit, et réduction d’activité; branchies pâles et très enfléesFormol
    Maladie prolifératrice de branchies Aurantiactinomyxon sp.; Dero digitataMyxozoairesPanachures gonflées, rouges et blanches des branchies donne une apparence de viande crue hachéeFormol
    Copépode parasitesErgasilus sp.; Argulus sp.; Lernaea cyprinacaeProtozoairesParasites visibles sur les branchiesFormol
    Autres parasitesHelminthes; cestodes; trématodesFormol

    Eviter le stress au poisson est probablement le moyen le plus efficace pour éviter les maladies. Les produits chimiques sont seulement utilisés quand une épizootie est détectée, et seulement pendant une courte période. L’utilisation des prophylactiques chimiques n’est approuvée ni par l’Administration d’Alimentation et de Médicaments aux USA « United States Food and Drug Administration », ni par l’agence qui approuve l’utilisation des produits thérapeutiques sur le poisson.

    Fournisseurs d’expertise en pathologie

    Il y a très peu de vétérinaires aux USA qui sont spécialisés ou qui ont beaucoup de connaissances sur les maladies de poissons. La plus grande expertise est fournie par les laboratoires gouvernementaux et les universités. Les exemples sont le Harry K. Dupree Fish Farming Experimental Station in Stuttgart, Arkansas (U.S. Department of Agriculture); le Auburn University, Auburn, Alabama; et le Mississippi State University, Mississippi State, Mississippi.

    Les trois derniers ainsi que d’autres universités ont souvent des agents d’extension basés dans les régions d’élevage de ce poisson qui peuvent fournir des services de diagnostic et recommander des traitements, bien que les facultés puissent également fournir de tels services.
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    Pendant plusieurs décades, la production de la barbue de rivière était exclusive à l’état et les agences fédérales de pêches. Les poissons produits sont stockés dans des étangs, lacs, rivières et réservoirs dans plusieurs états. Au début de 1960, l’aquaculture industrielle a commencé, premièrement dans le sud des USA. Tels que l’Arkansas et l’Alabama, mais en quelques années le gros de l’industrie s’est installé dans le Mississipi, qui est encore le plus grand producteur. Des quantités significatives de barbue sont aussi produites dans la Louisiane et l’Alabama. En total, 18 états produisent ce poisson. La concentration des cultures dans le Mississipi était liée à un bon approvisionnement en eaux souterraines superficielles qui sont relativement d’excellente qualité et à la terre plaine avec un sol qui contient de l’eau.

    En 1965 aux USA il y avait 2 800 ha d’étangs pour la barbue dans lesquels la production moyenne était de 700 kg/ha environ. La zone d’étangs s’est élevée à plus de 16 000 ha en 1970, plus de 22 000 ha en 1976, et plus de 36 000 ha vers la fin des années 90. Des améliorations dans l’aliment, le traitement des maladies, la gestion globale des étangs ont mené à une augmentation sûre des taux de production qui a atteint presque 1 400 kg/ha en 1980s, et depuis ce temps elle a augmenté modérément, avec plusieurs étangs produisant des quantités aussi élevées que 188 kg/ha aujourd’hui. La culture intensive peut produire des niveaux même plus élevés. La production totale est arrivée à un pic de 270 000 tonnes en 1996 où elle est restée.

    Les barbues de rivière ont été introduites en Chine en 1984, pour la consommation locale, mais une petite quantité est traitée et exportée aux USA. Les statistiques relatives à la production ne sont pas disponibles en ce moment.
    Marché et commercialisation
    Le marché a subi l’impact de l’introduction des espèces non apparentées à la barbue de rivière importées de Viet Nam durant les dernières années. Ceci a mené à une compétition intense avec le marché local de barbue de rivière dans les places de marché à un tel point que les prix payés pour certains producteurs ne compensent même pas les coûts de production. Certains producteurs peuvent être forcés d’arrêter l’élevage de cette espèce, bien que le fait que la législation impose au pays d’origine d’avoir une marque commerciale peut donner un peu de soulagement. Le label du pays d’origine peut aider à ce que les magasins d’alimentation au détail et les restaurants dirigent leur préférence vers la barbue locale. Il y a aussi un mouvement de la part des éleveurs de barbue pour encourager la législation à imposer un tarif sur les prix assez stables de barbue importée dans le marché.
    Situation et tendances
    Bien que l’industrie de la barbue soit assez mature, la recherche sur le contrôle de maladies, la nutrition, les améliorations génétiques, et autres aspects associés avec l’élevage de cette espèce continue. Des travaux de recherche ont été aussi orientés pour réduire le niveau des sels nutritifs dans les effluents d’étangs en développant des aliments qui sont mieux utilisés par le poisson.

    L’avenir de l’industrie de la barbue aux USA n’est pas clair. Jusqu’à ce que la situation des barbues exotiques importées soit résolue, il est difficile de déterminer si l’industrie grandira dans le futur, restera à son niveau actuel, ou chutera.

    Le marché de la barbue de rivière aux USA est bien développé. Considéré comme un produit d’intérêt commercial non seulement dans les états du sud, ces poissons peuvent être trouvés dans les restaurants et dans les magasins d‘alimentation dans tout le pays. Il est considéré par les consommateurs comme un bon choix de nourriture saine. L’expansion du marché peut être possible par le développement de nouveaux produits traités et valorisés.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Puisque la barbue de rivière est produite exclusivement dans des fermes situées sur des terres privées il y a peu de problèmes environnementaux associés à la production de cette espèce. Dans les cas où les effluents des étangs ou des structures de culture intensive entrent dans les eaux publiques, il y a le problème d’eutrophisation qui est en cours de redressement par le développement d’aliments qui sont mieux utilisés par le poisson. Le problème potentiel d’eutrophisation existe également dans le cas de la culture en cages.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    En général la culture de la barbue de rivière est pratiquée avec responsabilité. L’industrie est régie par une agence appropriée des états aux USA où cette culture est pratiquée. Les agences fédérales peuvent être sollicitées pour avis sur les licences d’aquaculture fournies par l’état dans des situations où les eaux navigables sont impliquées et où des effluents entrent dans les eaux publiques. Les producteurs de la barbue de rivière aux USA adhérent aux principes de la FAOrelatifs aux Codes de Conduites pour une Pêche Responsable et aux Directives Techniques pour une Pêche Responsable (Développement de l’Aquaculture).
    Références
    Bibliographie  
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    Melotti, P., Gennari, L. & Roncarati, A. 1993. Ictalurus and other introduced species: Possibilities and prospects in Europe. Paper presented at Workshop on Aquaculture of Freshwater Species (except Salmonids). World Aquaculture '93, Torremolinos, Spain, 24-27 May. World Aquaculture Society, Baton Rouge, Louisiana, USA.
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    Stickney, R.R. 1996. History of Aquaculture in the United States. John Wiley & Sons, New York, New York USA. 372 pp.
    Stickney, R.R. 2000. Encyclopedia of Aquaculture. John Wiley & Sons, New York, New York USA. 1063 pp.
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    U.S. Department of Commerce. 2003. Fisheries of the United States, 2002. U.S. Department of Commerce, Washington DC, USA. 126 pp.
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