1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
    2. Galerie d'images
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Lates calcarifer  Bloch, 1790 [Centropomidae]
    FAO Names:  En - Barramundi(=Giant seaperch),   Fr - Perche barramundi,  Es - Perca gigante
       
    Caractéristiques biologiques
    Corps élancé, comprimé, avec un pédicule caudal profond. Tête pointue, avec un profil dorsal concave devenant convexe devant la nageoire dorsale. Bouche large et légèrement oblique, mâchoire supérieure arrive jusqu’à la partie dorsale de l'oeil. Dents villiformes sans canines. Le côté inférieur du préopercule présente une grande épine et l’opercule une petite épine avec un aileron denticulé au-dessus de la ligne latérale. La première branchie inférieure contient 16 à 17 branchiospines. Les écailles sont larges et cténoïdes. La nageoire dorsale contient 7 à 9 épines et 10 à 11 rayons mous; une ligne très profonde sépare souvent la partie épineuse de la partie molle de la nageoire. La nageoire pectorale est courte et arrondie, avec plusieurs dentelures courtes et fortes au-dessus de sa base; les deux nageoires dorsale et anale ont une gaine écailleuse. La nageoire anale est arrondie, avec 3 épines et 7 à 8 rayons courts. La nageoire caudale est arrondie. La couleur présente deux phases, brun olive en haut et argenté sur les côtés et le ventre (d’habitude chez les juvéniles) ou vert/bleu en haut et argenté en bas. Aucune tache ou rayure n’est présente sur les nageoires ou le corps.
    Galerie d'images

    Nurserie de production à grande échelle de la perche barramundi (Darwin, Territoire du Nord, Australie)

    Élevage en cages en mer à Hong Kong SAR, Chine

    Ferme de grossissement en cage (Australie)

    Tête de la perche barramundi

    Profil
    Contexte historique
    Lates calcarifer, connu sous le nom de bar en Asie et de perche barramundi en Australie, est un grand euryhalin de la famille Centropomidae qui est largement répandue dans la région d'Indo-Ouest Pacifiqueallant du Golfe arabe jusqu ‘à la Chine, le Taiwan Province de Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le nord d'Australie. L'aquaculture de ces espèces a débuté dans les années 70 en Thaïlande, et s’est rapidement répandue dans la majorité des pays du sud-est de l'Asie.

    Parmi les caractéristiques qui font de la perche barramundi un poisson idéal pour l'aquaculture on cite:
    • C’est une des espèces relativement robustes qui tolèrent l’encombrement et ont une grande tolérance physiologique.
    • La fécondité élevée des femelles fournit avec abondance les individus nécessaires pour la production d'alevins en écloseries.
    • La production des alevins en écloserie est relativement simple.
    • La perche barramundi se nourrit bien de granulés, et le sevrage des juvéniles se passe facilement.
    • La perche barramundi gagne rapidement du poids, atteignant une taille à la récolte de (350 g - 3 kg) en six mois à deux ans.
    Aujourd'hui toute la gamme de la perche barramundi est cultivée, la majorité de production a lieu dans le sud-est Asiatique, généralement dans des cage formant de petites exploitations côtières. Ces dernières mettent souvent en élevage un mélange d’espèces, y compris la perche barramundi, les différentes espèces de mérou (famille Serranidae, sous-famille Epinephelinae) et les vivaneaux (famille Lutjanidae).

    L'Australie entreprend des essais de développement des fermes à grande échelle de la perche barramundi, qui reflètent le modèle industrialisé de l'aquaculture Européenne. Les systèmes de recyclage utilisés pour la production de la perche barramundi en dehors des tropiques sont souvent les plus utilisés (par exemple en Australie méridionale et aux nord-est des États-Unis d'Amérique).

    La perche barramundi était introduite, à des fins aquacoles, en Iran, Guam, Polynésie française, États-Unis d'Amérique (Hawaï, Massachusetts) et Israël.
    Principaux pays producteurs
    Bien qu’elle soit introduite à des fins aquacoles dans d'autres pays, comme il a été mentionné dans la section précédente de cette fiche d'information, les seuls pays qui ont, jusqu'ici, fait part de leur production à la FAO sont indiqués sur cette carte.

    Principaux pays producteurs du Lates calcarifer (Statistiques de Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    Les perches barramundi vivent dans l'eau douce, saumâtre et marine y compris les cours d’eau, les lacs, les bras morts, les estuaires et les eaux côtières. Ce sont des prédateurs opportunistes; les crustacés et les poissons prédominent dans le régime alimentaire des adultes.

    La saisonnalité de la ponte est variable: au nord d'Australie, elle a lieu entre septembre et mars, avec une variation latitudinale du frai, vraisemblablement due aux températures variables d'eau. Aux Philippines, le frai de la perche barramundi a lieu entre fin juin et fin octobre, tandis qu'en Thaïlande la ponte est liée à la saison des moussons, avec deux pics pendant la mousson du nord-est (août - octobre) et la mousson du sud-ouest (février - juin). Le frai a lieu près des embouchures, dans les extensions inférieures des estuaires, ou autour des promontoires côtiers. La perche barramundi fraye après les pleines et les nouvelles lunes, et cette opération est naturellement liée aux marées montantes qui apparemment aident au transport des oeufs et des larves vers l'estuaire.

    Les perches barramundi sont très fécondes; une seule femelle (120 cm LT) peut produire 30-40 millions d'oeufs. Ainsi, seulement un nombre limité d’individus du stock de géniteurs est nécessaire pour fournir un nombre adéquat de larves pour la production en écloserie à grande échelle.

    Le recrutement des larves se passe dans des marais nurseries où elles restent pendant plusieurs mois avant de se déplacer vers les parties droites des fleuves et ruisseaux côtiers. Les juvéniles restent dans l’eau douce jusqu'à l’âge de trois-quatre ans (60-70 cm LT) et atteignent la maturité sexuelle comme mâles, puis ils se déplacent en aval pendant la saison de reproduction pour participer à la ponte. Puisque les perches barramundi sont euryhalines, elles peuvent être cultivées dans des salinités variables allant d'eau douce à l’eau de mer. Entre six et huit ans (85-100 cm LT), le barramundi australien change de sexe et devient femelle pour le reste de sa vie. Le changement de sexe chez les populations asiatiques est moins défini et les femelles sont assez communes.

    Bien que certaines perches barramundi entreprennent des déplacements extensifs entre les systèmes de fleuves, la plupart d'entre elles restent dans leur système d’origine et leur déplacement se limite à de courtes distances. Cet échange limité des individus entre les systèmes de fleuve est un facteur qui a contribué au développement de groupes génétiquement distincts en Australie du nord, où il y a six variantes génétiques identifiées au Queensland, et dix de plus dans le Territoire Nord Australien et en Australie occidentale.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Lates calcarifer

    Systèmes de production
    Approvisionnement en juvéniles  
    Tandis que les juvéniles proviennent toujours de la collecte sauvage dans certaines régions d'Asie, la majorité des alevins vient des écloseries. Actuellement, la production dans les écloseries est bien développée grâce à la culture de plusieurs variétés de ces espèces.
    Elevage de fingerlings  
    Le stock des géniteurs est tenu dans des cages flottantes ou dans des bassins en béton ou en fibre de verre. Il peut être maintenu dans l’eau douce ou l’eau de mer mais il doit être mis dans l’eau de mer (28-35‰) avant la saison de reproduction pour permettre la maturation finale des gonades. Le barramundi ne montre aucun signe externe apparent du développement des gonades et doit être examiné par cannulation pour déterminer leur genre et leur état de maturité, bien que la laitance puisse être émise facilement chez les mâles pendant la saison du frai.

    Le stock de géniteurs est habituellement alimenté avec du poissons de rebut ou des poissons appâts disponibles sur le marché. Afin d'améliorer la composition du régime alimentaire du stock de géniteurs, et pour empêcher les maladies liées au manque de vitamines, une vitamine supplémentaire peut être injectée aux, ou mélangée avec, les poissons appâts avant alimentation.

    La ponte chez le barramundi d’Asie a été induite par la manipulation des paramètres environnementaux (salinité et température) en vue de simuler la migration vers les estuaires inférieurs, et le régime de marée durant la saison du frai naturel. Les mêmes techniques ont échoué avec les populations Australienne, qui généralement exigent une induction hormonale pour frayer. Le frai se passe avec succès si on administre une variété d’hormones à diverses doses en utilisant de variables techniques dont l'injection, les granulés à émission lente de cholestérol et les pompes osmotiques. La ponte induite est actuellement assurée par injection des analogues du facteur de libération de l'hormone lutéinisante (LHRHa) (Des-Gly10) D-Ala6,Pro9-LH-RH ethylamide, et (Des-Gly10) D-Trp6, Pro9-LH-RH ethylamide.

    Le mâle s’appareille avec une femelle et frotte sa surface dorsale contre la partie de la papille génitale de la femelle, érigeant ses nageoires et «tremblant». En l'absence de tel comportement, la ponte peut avoir lieu mais les oeufs ne sont pas fertilisés. Le frai se produit 34-38 heures après injection, souvent au crépuscule, et peut être accompagné d’un éclaboussement violent sur la surface d'eau. Souvent, le frai chez le barramundi continue pendant cinq nuits consécutives.

    Lors de la ponte, le sperme et les oeufs sont relâchés dans la colonne d'eau et la fécondation se produit à l’extérieur. Les oeufs sont de 0,74-0,80 mm de diamètre avec un globule lipidique d’un diamètre de 0,23-0,26 mm. Les oeufs sont collectés des bassins de ponte par des filets à maille fine (environ 300 µm) ne laissant passer que l'eau du bassin. Si la ponte se passe dans des cages, ces dernières sont dotées d'un filet à mailles fines «hapa» qui maintient les oeufs à l'intérieur de la cage, permettant leur transport ultérieur en écloseries.

    Les oeufs fertilisés subissent un développement rapide et l’éclosion se produit 12-17 heures après la fertilisation qui se produit à 27-30 °C. Les larves à l'éclosion ont une grande quantité de vitellin qui est rapidement résorbée au cours des 24 premières heures après l’éclosion, et il est en grande partie consommé 50 heures après l’éclosion. Les globules lipidiques se résorbent plus lentement et demeurent environ 140 heures après l’éclosion. La bouche et l'intestin se développent le jour suivant et les larves commencent à s'alimenter 45-50 heures après l’éclosion.
    Production d'écloserie  
    Les poissons sont généralement cultivés suivant des techniques intensives en «eau verte», dans des bassins en ciment circulaires ou rectangulaires ou dans des bassins circulaires en toile d’une capacité allant jusqu'à 26 m³. Les microalgues (souvent Tetraselmis spp. ou Nannochloropsis oculata) sont ajoutées aux bassins d'élevage à des densités variant entre 8-10×10³ à 1-3×105 cellule/ml. Dans le système d’élevage intensif, les larves se nourrissent des rotifères (Brachionus plicatilis) dès le deuxième jour et jusqu'au 12ème jour (ou au plus tard le 15ème jour), et d’Artemia sp. à partir du huitième jour. Les rotifères et l’artémia utilisés sont cultivés sur des microalgues ou des produits d'enrichissement commerciaux pour augmenter les niveaux des acides gras hautement insaturés. Les cladocères Daphnia et Moina d'eau douce ont été utilisés pour compléter, ou remplacer, l’artémia utilisée comme proie pour les larves de barramundi dans l’élevage intensif. La survie globale chez les larves en élevage intensif et dont la taille à l’éclosion est d’environ 10 mm LT varie généralement de 15-50 pour cent. Plus récemment, des micro-aliments composés ont été utilisés en substitution partielle ou totale d’artémia dans l'élevage larvaire intensif.

    Les fingerlings de barramundi sont également produits suivant des techniques d’élevage extensif (étangs). Les superficies des étangs utilisés dans l'élevage larvaire extensif varient entre 0,05 et 1 ha et peuvent être revêtus de terre ou de plastique. Ils sont relativement peu profonds (<2 m) pour favoriser la production optimale du phytoplancton et empêcher la stratification. Des étangs d'élevage larvaires sont parvenus, grâce à l'utilisation d'engrais inorganiques et organiques, à produire une «floraison» de zooplancton appropriée pour l'introduction des larves de barramundi qui viennent d'éclore. Les larves sont à des densités de 400 000-900 000/ha. Le suivi d'étang se concentre sur le renforcement des populations zooplanctoniques pour les larves en élevage, et sur la conservation de la qualité d'eau. Les poissons sont récoltés des étangs quand ils atteignent 25 mm LT ou plus (environ trois semaines après stockage), puis ils sont transférés dans les bassins d’alevinage. La survie dans l’élevage extensif est en moyenne d'environ 20 pour cent, toutefois, elle est fortement variable, s'étendant de zéro à 90 pour cent. Des taux de production arrivant jusqu'à 640 000 poisson/ha ont été réalisés par les systèmes d'élevage extensif.
    Nurserie   
    Les juvéniles du barramundi (1,0-2,5 cm LT) peuvent être élevés dans des cages d’alevinage flottantes ou fixes dans les fleuves, les zones côtières ou dans des étangs, ou directement dans des bassins ou étangs d’alevinage en eau douce ou saumâtre. Ils sont nourris avec des poissons de rebut hachés (4-6 mm) ou avec de petits granulés. Un pré-mix vitaminique peut être ajouté aux poissons hachés à un taux de 2 pour cent. Cette phase dure 30 à 45 jours; dès que les fingerlings atteignent 5-10 cm LT ils peuvent être transférés dans des étangs de grossissement.

    Le cannibalisme peut être la cause principale des mortalités pendant la phase de nurseries et début de grossissement car le barramundi pourra prendre comme proie des poissons d’une longueur plus grande que la sienne de 61-67 pour cent. Le cannibalisme peut commencer vers la fin d’élevage larvaire et il est clairement apparent chez les poissons de moins de 150 mm LT. Parmi les plus grands poissons, il est relativement responsable de pertes dérisoires. Le cannibalisme peut être réduit en triant les poissons à intervalles réguliers (souvent au moins tout les dix jours) pour s'assurer que les poissons dans chaque cage sont de la même taille.
    Techniques de grossissement   
    L'élevage du barramundi a lieu, généralement, dans des cages en filets. Les cages flottantes ou fixées sont aussi utilisées; leur taille s'étend de 3×3 m jusqu'à 10×10 m, et leur profondeur est de 2 ou 3 m. En Australie et aux États-Unis d'Amérique, un certain nombre de fermes aquacoles de barramundi utilisent des systèmes de recyclage d'eau douce ou saumâtre associant la filtration physique et biologique. Ces fermes peuvent être installées dans les régions où le barramundi ne pourrait pas être cultivé autrement en raison des températures très basses (l’Australie méridionale et la région nord-est des États-Unis d'Amérique). Le grand avantage de tels systèmes d'élevage c'est qu'ils peuvent être installés près des marchés, réduisant ainsi, les frais de transport du produit fini.

    Les densités de stockage utilisées dans les cages d'élevage varient souvent entre 15 et 40 kg/m³, bien qu’elles puissent être parfois, élevées atteignant 60 kg/m³. Généralement, les fortes densités résultent en des taux de croissance faibles, mais cet incident est relativement mineur quand les densités ne dépassent pas 25 kg/m³. Les barramundis cultivés dans les systèmes de production à recyclage sont à une densité d'environ 15 kg/m³.

    Les barramundi sont également élevés dans des étangs en terre ou des étangs à revêtement sans cages; une technique connue en Australie sous le nom de «free ranging». Les juvéniles (20-100 g) sont cultivés dans des étangs d'eau saumâtre à raison de 0,25-2,0 poissons/m². En Asie, le barramundi peut être mis en élevage en polyculture dans des étangs d'eau saumâtre avec le tilapia (Oreochromis spp.) comme source de nourriture.
    Apport de nourriture   
    Actuellement, la majorité des barramundi sont nourris par des granulés, bien que le poisson de rebut soit encore utilisé dans les régions où il est moins cher et plus disponible sur le marché que les granulés. Le barramundi se nourrissant sur le poisson de rebut est alimenté deux fois par jour à raison de 8-10 pour cent du poids corporel chez les poissons pesant jusqu'à 100 g, et diminuant à 3-5 pour cent du poids corporel chez les poissons pesant plus de 600 g. Les pré-mix vitaminiques peuvent être ajoutés aux poissons de rebut à un taux de 2 pour cent. Du son de riz ou du riz cassé peut être ajouté pour enrichir l’aliment fourrage à un coût minimal. Les taux de conversion alimentaire (TCs) pour le barramundi nourris sur des poissons de rebut sont élevés, s'étendant généralement de 4:1 à 8:1.

    Les barramundi nourris avec des granulés sont généralement alimentés deux fois par jour durant les mois les plus chauds et une fois par jour pendant l'hiver. Les fermes de plus grande taille peuvent utiliser les distributeurs automatiques, alors que dans les plus petites fermes les aliments sont distribués manuellement. Les barramundis ont réalisé des TCs de 1,0-1,2:1 lors des essais expérimentaux, mais dans une ferme de production commerciale, des TCs de 1,6-1,8:1 sont courants. Le TC change de façon saisonnière, s'élevant souvent jusqu'à plus de 2,0:1 pendant l'hiver.
    Techniques de récolte   
    Dans les cages, la récolte est relativement directe, les poissons sont concentrés dans une partie de la cage (souvent en soulevant le filet) et sont récoltés en utilisant une épuisette. La récolte dans les étangs est plus difficile, elle exige la seine, ou la récolte totale (par vidange).
    Manipulation et traitement  
    Après récolte, les barramundi sont placés dans des coulis de glace afin de les tuer doucement tout en préservant la qualité de la chair. En Australie, la majorité des fermes ne procèdent pas au traitement des poissons et elles les vendent sans être vidé. Certaines fermes australiennes de plus grande taille ont des unités de traitement pour la production de filet à partir des plus grands poissons (2 ou 3 kg). Le barramundi frais est généralement transporté emballé dans des sachets en plastique à l'intérieur des récipients de mousse de styrène avec de la glace. Le marché de barramundi vivant est petit en Australie et dans le sud-est Asiatique. Les poissons vivants sont souvent transportés dans des bassins par camion.
    Coûts de production  
    Les modèles économiques d'élevage du barramundi en Australie ont estimé le seuil de rentabilité des coûts pour une petite ferme australienne qui produit (50 tonnes/ans) à 9,25 AUD/kg (6,90 USD/kg), et le seuil de rentabilité des coûts pour une ferme qui produit 200 tonnes/an à 6,90 AUD (5,1 USD). Les fermes de plus grande taille produisant plus de 1 000 tonnes/an peuvent tirer profit des économies d'échelle et leurs coûts de production sont susceptibles de tourner autour de 6-7 AUD/kg (4,50-5,25 USD/kg). En revanche, les fermes de barramundi en Thaïlande peuvent produire des poissons à un prix de 1,90 USD/kg. La modélisation économique des fermes australiennes a indiqué que la rentabilité était particulièrement sensible aux prix, avec une diminution de 1,00 AUD (0,75 USD) engendrant une diminution de 80 pour cent du revenu équivalent annuel.

    Des modèles de feuille de calcul sur le niveau économique des fermes d'élevage du barramundi sont fournis par le Département des industries primaires et de la pêche du Queensland (http://www.dpi.qld.gov.au).
    Maladies et mesures de contrôle
    Les plus importantes maladies affectant le barramundi sont citées dans le tableau ci-dessous.

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans ce tableau n'implique pas une recommandation de la FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Nécrose nerveuse virale (viral nervous necrosis ou VNN)Encéphalite virale (LcEV) - betanodavirus du Lates calcariferVirusColoration pâle ou noire; nage erratique; nage en spirale; boursouflures;
    «affaiblissement»; vacuolisation étendue du cerveau et du cordon médullaire; généralement manifestée pendant le stade d'éclosion
    sélection des géniteurs; diminution des densités d'élevage larvaire; nutrition larvaire optimale; amélioration de la nutrition des géniteurs; augmentation de l'hygiène dans l'écloserie
    LymphocystisVirus Lymphocystis VirusVerrues sur le corps et les nageoires; généralement mortelle en cas d'infection grave en plus de très mauvaises conditions environnementales Enlèvement des poissons infectés; amélioration de l'environnement
    VibrioseVibrio harveyi; Vibrio spp.BactérieAssombrissement de la couleur; léthargie; anorexie; ulcérations rouges sur le corps; fluide abdominal rouge; liée aux systèmes d’alimentation, au faible environnement et au trauma de la peau amélioration de l'environnement; traitement avec antibiotiques
    Septicémie Hémorragique Virale (SHV)Aeromonas hydrophila; Aeromonas sobria; Aeromonas caviae; Aeromonas spp.; Pseudomonas sp.Bactérie Poisson d'eau douce avec des ulcérations rouges irrégulières de la peau; léthargie; anorexie; fluide abdominal rouge; branchies pâles; liée aux mauvaises conditions environnementales et au trauma de la peauamélioration de l'environnement; traitement avec des antibiotiques
    Maladie tégumentaire Aeromonas sobria; Aeromonas hydrophila; Vibrio harveyi; Vibrio alginolyticus BactérieUlcérations rouges irrégulières de la peau; perte des écailles; liée aux mauvaises conditions et au trauma de la peauamélioration de l'environnement; augmenter l'échange d'eau
    StreptococcoseStreptococcus iniaeBactérieAssombrissement du poisson; anorexie; branchies pâles; fluide abdominal rouge; organes abdominaux et paroi interne devenant rougestraitement antibiotique; vaccination
    Maladie de ColumnarisFlavobacterium columnare; Flavobacterium johnsoniae; & Flavobacterium sp. dans l’eau douce. Tenacibaculum marinimum dans l’eau de merBactérieTaches pâles sur la peau de la surface dorsale derrière la nageoire dorsale et sur le pédicule caudal; léthargie; se produit fréquemment pendant la phase d’alimentation; chez les juvéniles plus âgés une érosion de la peau autour des mâchoires supérieure et inférieure a été observée; liée à la grande densité de stockage, au bassins d'élevage, au manque d'hygiène et au trauma de la peautraitement avec des bains de permanganate de potassium ou de cuivre peut aider au début de la maladie; traitement avec antibiotique
    Maladie Bactérienne des BranchiesDiverses bactéries, Flavobacterium spp., Cytophaga spp.BactérieNage à la surface d'eau; engloutissement; mouvement operculaire rapide; mucus excessif sur les branchies; taches blanches sur des branchies; se produit fréquemment pendant la phase d’alimentationamélioration de la qualité d'eau; traitement avec inversion de salinité, bains de permanganate de potassium ou d'ammonium quaternaire; augmentation d’échange d'eau; réduction des densités de stockage
    Péritonite bactérienneDiverses bactéries Gram-négatif, bactéries Gram-positif y compris Vibrio harveyi & Aeromonas hydrophilaBactérieAssombrissement du poisson; léthargie; abdomen enflé; adhérences et fluide sentant mauvais dans l'abdomen; fistules abdominales; plus fréquent dans les systèmes à recyclageRécolte des poissons affectés; traitement antibiotique
    Entérite bactérienne Diverses bactéries Gram-négatifBactérieLa maladie aiguë dans les systèmes intensifs d'élevage larvaire; anorexie; tête de goupille; Assombrissement et mort du poisson. Enlèvement du lot des larves affectées
    Pourriture des nageoires et de la queueAeromonas spp.; Pseudomonas spp.; Vibrio spp.; Flavobacterium spp.; Cytophaga spp.BactérieErosion du tissu mou des nageoires et de la queue; peut se prolonger pour inclure la queue entière et le pédicule caudalAmélioration de l'environnement; réduction des densités de stockage
    EpitheliocystisEpitheliocystis organism – a ChlamydiaBactérieNage à la surface d'eau; mouvements operculaires rapides; une maladie rare mais observée chez les poissons marins et dans les systèmes à recyclageAucun traitement connu
    Taches blanchesIchthyophthirius multifiliis en eau douce Cryptocaryon irritans en eau marineProtozoaire«Brillance»; frottement de la peau contre les surfaces; anorexie; nage sur la surface d'eau; taches blanches sur la peau et les nageoiresTraitement avec inversion de salinité, bains de formol ou combinaison des deux; traitement avec bain de cuivre pour les poissons marins
    ChilodonelloseChilodonella spp.; Chilodonella hexastichaProtozoaireNage sur la surface d'eau; mouvement operculaire rapide; opercule dilaté; observé lors des conditions environnementales faibles et chez les poissons affaiblisTraitement avec bain de sel, de formol ou de permanganate de potassium ou une combinaison
    TrichodiniaseTrichodina complex spp. ProtozoaireNage sur la surface d'eau; mouvement operculaire rapide; mucus excessif sur les branchies; suit spécifiquement les températures d'eau froide, les charges organiques élevées et les densités élevées de stockageAugmenter l'échange d'eau; traitement avec bain de sel ou de formol
    Ichthyobodose (Costiase)Ichthyobodo necatorProtozoaire«Brillance»; frottement de peau sur les surfaces; taches opaques sur la peau; augmentation des écailles; nage sur la surface d'eau mouvement operculaire rapide; opercule dilaté Traitement avec inversion de salinité; bain de formolou de permanganate de potassium
    PiscinoodiniasisPiscinoodinium sp.ProtozoaireDétectée dans l'eau douce: taches opaques ou décoloration verdâtre de la peau; taches de surélévation de la peau et des ulcères chez les poissons jeunes; chez les poissons plus âgés mouvement operculaire rapide; mucus excessif au niveau des branchies; couleur vert foncé des branchiesTraitement avec bain de sel
    AmyloodiniasisAmyloodinium ocellatumProtozoaireTrouvé dans les environnements marins: chez les poissons jeunes taches opaques ou coloration verte de la peau; taches de surélévation de la peau et des ulcères; chez les poissons plus âgés mouvement operculaire rapide; mucus excessif au niveau des branchies; couleur vert foncé des branchies; plus répandu chez les géniteurs et dans les raceways; lié aux basses températures de l'eau ou aux chutes rapides de la températureTraitement avec bain d'eau douce, de cuivre, de formol ou du peroxyde d’hydrogène
    Maladie des ulcères rougesEpistylis sp.ProtozoaireUlcères de la peau dans les étangs piscicoles d'eau douce; augmentation de surface pelucheuse et infections bactériennes secondaires Réduction des niveaux de substances organiques dans l'eau; traitement avec bain de formol
    Parasites branchiaux de téléostéensDiplectanum sp.; Dactylogyrus sp.Trématode Monogène Mouvement operculaire rapide; anorexie; parties blanches sur les branchiesTraitement avec inversion de la salinité, bain de formol, d'organophosphate ou de praziquantel
    Lésions de la peau Neobenedinia melleni; Gyrodactylus spp.Trématode Monogène Cornée opaque; taches blanches sur la peau; ulcères de la peau; lié à la salinité élevée et aux températures d'eau fraîcheTraitement dans l’eau douce ou bain de peroxyde d’hydrogène
    MyxosporidioseHenneguya sp.; Kudoa sp.Protozoaires formant des sporesMaladie rare .Des kystes de spore vus dans les filaments branchiaux (Henneguya sp.) & cerveau (Kudoa sp.)Aucun traitement connu 
    MicrosporidiosePleistophora sp.Protozoaires formant des sporesDes tumeurs (gonflements) apparaissent sur la peau; nodules blancs mous sur le muscleAucun traitement connu 
    Mycose intermédiaire Saprolegnia spp.; Achlya spp.ChampignonPoussées apparentes et pelucheuses sur la peau et les nageoires; liée aux basses températures de l'eau et au trauma de la peauBains de formol et inversion de la salinité; la manipulation des poissons est déconseillée quand les températures de l'eau sont basses
    BranchiomycoseBrachiomyces sp.; Achlya spp.ChampignonNage sur la surface de l'eau; mouvements operculaires rapides; taches blanches et rouges sur les branchies; liée aux températures basses de l'eauet aux charges organiques élevéesAucun traitement connu; Réduire les charges organiques et augmenter l’échange de l’eau
    Pou du poisson Argulus sp.Copépode Parasite en forme de disque visible sur la peau; foyer rouge; assombrissementTraitement dans un bain d'organophosphate
    Ver ancre Lernaea sp.Copépode Corps des femelles amaigri; parasite visible sur la peau contenant des ulcères rouges par où le parasite pénètre Traitement dans un bain d'organophosphate

    Fournisseurs d'expertise en pathologie

    De l'assistance peut être obtenue des sources suivantes:
    Contacts  
    Fisheries College - Ocean University of China
    Yushan Road No. 5
    Qingdao
    Shandong Province
    26003
    China
    Téléphone : +86-532-2032284
    Télécopie : +86-532-2894024
    Contact: Dr. Wen-Bin Zhan, Dean
    Send an email

    Fish Health Unit - Animal Health Laboratory - Department of Fisheries - Government of Western Australia
    3 Baron-Hay Court
    South Perth
    WA 6151
    Australia
    Télex : +61 (08) 9368 3649
    Télécopie : +61 (08) 9474 1881
    Contact: Dr. Brian Jones, Principal Fish Pathologist
    Send an email

    Inland Aquatic Animal Health Research Institute - Department of Fisheries - Kasetsart University Campus
    Jatujak
    Lardyao
    Bangkok
    10900
    Thailand
    Téléphone : +66 (02) 579 4122
    Télécopie : +66 (02) 516 3993
    Contact: Dr. Suda Tandavanitj, Director
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    Intervet Norbio - Singapore Pte. Ltd
    1 Perahu Road
    Singapore
    718847
    Singapore
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    Contact: Dr. Luc Grisez, Research Manager
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    Maricultural Organism Disease Control and - Molecular Pathology Laboratory - Yellow Sea Fisheries Research Institute - Chinese Academy of Fishery Sciences
    106 Nanjing Road
    Qingdao
    Shandong Province
    266071
    China
    Téléphone : +86-532-5823062
    Télécopie : +86-532-5811514
    Contact: Dr. Huang Jie
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    Shenzhen Exit-Entry Inspection and Quarantine Bureau
    Shenshen
    518001
    China
    Téléphone : +86-755-25592980
    Contact: Professor Jiang Yulin, Director
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    Une liste actualisée des centres régionaux des ressources pour la santé de poissons peut être trouvée sur le site Web du programme de santé de NACA: http://www.enaca.org
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    La production annuelle de barramundi a été relativement stagnante depuis 1998 à ~20 000-27 000 tonnes. La Thaïlande est le principal producteur, avec environ 8 000 tonnes/an depuis 2001. L'Indonésie, la Malaisie et le Taiwan Province de Chine, sont également d’importants producteurs. La valeur moyenne globale du barramundi cultivé était 3,80 USD/kg en 1994, elle a grimpé à 4,59 USD/kg en 1995 mais a chuté à 3,92 USD en 1997. Depuis lors elle tourne autour 3,7 USD/kg excepté en 2002, où elle a nettement chuté à moins de 3,0 USD/kg.
    Marché et commercialisation
    En Asie, la majorité des barramundi sont mis en vente à 500-900 g, bien qu'un nombre limité de plus grands poissons (1-3 kg) soient également vendus.

    En Australie, il y existe deux principaux produits de barramundi d’élevage: produit «ration» et produit sous forme de filet. Les poissons «ration» pèsent entre 350-500 g, bien que de plus grands poissons (banquet) puissent peser jusqu'à 800 g. Les poissons traités sous forme de filets sont généralement d’un poids variant entre 2 à 3 kg.

    Peu d'efforts sont déployés dans le développement des produits de barramundi à valeur ajoutée. En Australie, il existe seulement quelques fournisseurs de barramundi fumé. Dans toute sa gamme cultivée, le barramundi vivant est vendu aux restaurants spécialisés dans les produits de mer vivants, mais c'est une proportion relativement petite du marché total de ce poisson.

    L'import et l’export du barramundi sont très limités, la majorité est consommée localement. La seule exception est l’élevage du barramundi dans des systèmes de production à recyclage aux États-Unis d'Amérique, avec des juvéniles importés d'Australie par avion.

    L'Association Australienne des éleveurs de barramundi (Australian Barramundi Farmers Association) a adopté des normes de qualité du produit pour traiter le problème de qualité du produit fortement variable sur le marché australien. Les détails sont disponibles sur leur site Web (voir liens utiles).
    Situation et tendances
    Des efforts de recherche considérables sont déployés dans le domaine d'élevage du barramundi depuis les années 70; et contribuent à la fiabilité et à la rentabilité de la production de ces espèces au niveau mondial. Vu l’état développé de l'industrie aquacole du barramundi, il y a, comparativement, peu de recherche en cours. La majorité des instituts de recherche qui ont été impliqués dans le développement des technologies d’élevage de ce poisson sont passés à d'autres espèces, telles que le mérou. Les Lacunes se trouvent uniquement dans le domaine des programmes de sélection génétique visant une croissance plus rapide et une résistance aux maladies, où jusqu'à présent peu d'efforts sont déployés.

    Il y a un autre domaine de recherche important, qui incorpore toute l'industrie d’élevage de poissons marins en Asie, il s’agit de l'évaluation des impacts sur l'environnement de l'élevage en cages. L'expansion rapide de l’élevage des poissons marins en Asie a divers impacts (voir Problèmes et contraintes majeurs ci-dessous). Bien qu'il existe une recherche relative à l'amélioration de ces impacts et la planification améliorée pour le développement de l'aquaculture côtière, le développement des cadres de planification et d'exécution pour assurer la durabilité de l'aquaculture côtière en cage demeure un défi pour plusieurs pays.

    Dans la plupart des pays où le barramundi est cultivé, il y a eu relativement peu de développement du marché. En Asie, le barramundi est un produit relativement peu coûteux et actuellement la majorité des fermiers s’intéressent plus aux espèces de haute valeur, telles que les mérous.

    Les principaux sujets qui doivent être traités sont:
    • Les programmes de reproduction sélective pour arriver à une croissance plus rapide et à une forte résistance aux maladies.
    • Le développement de la commercialisation du barramundi, dans les pays producteurs et au niveau international, qui reste essentiel pour accroître la demande du marché.
    • Le développement des produits à valeur ajoutée, en vue d’augmenter la demande du marché dans les pays industriels.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Les impacts sur l'environnement liés à l'élevage en cages de poissons marins proviennent essentiellement des aliments non consommés et des déchets de poissons. Par exemple, les études effectuées à Hong Kong indiquent que 85 pour cent du phosphore, 80-88 pour cent de carbone et 52-95 pour cent d'azote (des poissons de rebut) fournies aux poissons marins d’élevage en cages peuvent être perdus avec les aliments non consommés, les déchets fécaux et urinaires. Ces intrants nutritifs, quoiqu’en petites quantités en comparaison avec d'autres décharges côtières, puissent entraîner une dégradation locale de la qualité d'eau et une accumulation des sédiments. Dans des cas graves, cette «auto-pollution» peut mener des élevages en cages excédant la capacité de l'environnement local à utiliser l'oxygène dissous augmentant ainsi les intrants et à assimiler les pertes, contribuant ainsi aux manifestations des maladies chez les poissons et compromettant la durabilité.

    Pratiques pour une aquaculture responsable
    En Australie, un code de pratiques environnementales réservé à l'élevage des poissons d'eau douce a été élaboré et adopté par l'Association d'Aquaculture du Queensland (Aquaculture Association of Queensland); il n'est pas encore adopté par l'Association australienne des fermiers de barramundi (Australian Barramundi Farmers Association), mais il est susceptible de fournir la base pour un code de pratiques similaire pour l’élevage du barramundi dans les étangs d'eau douce.

    L'Association australienne des fermiers de barramundi (Australian Barramundi Farmers Association), a élaboré et a adopté un code de pratique pour la manipulation après récolte du barramundi d’élevage; ceci vise l’amélioration de la qualité du produit en adoptant les meilleures pratiques après la récolte.

    Un code générique de pratiques pour les produits comestibles de la mer sont les «Directives sur le bien-être des poissons et des crustacés vivants entretenus dans les systèmes d’exploitation destinés à la consommation humaine» (voir des sites Web utiles cités ci-dessous dans les liens utiles).

    L'élevage du barramundi devrait également se conformer aux principes généraux établis dans le Code de conduite pour une pêche responsable de la FAO et les Directives Techniques y afférant.
    Références
    Bibliographie  
    Barlow, C.G. 1981. Breeding and larval rearing of Lates calcarifer (Bloch) (Pisces: Centropomidae) in Thailand. New South Wales State Fisheries Report. 8 pp. New South Wales Department of Fisheries, Sydney, Australia.
    Buendia, R. 1997. Seabass grow-out and marketing: lessons from Australia, Malaysia and Thailand. SEAFDEC Asian Aquaculture 19: 27-28.
    Copland, J.W. & Grey, D.L. 1987. Management of wild and culture sea bass / barramundi (Lates calcarifer): proceedings of an international workshop held at Darwin, N.T., Australia, 24-30 September 1986. ACIAR Proceedings No. 20, Australian Centre for International Agricultural Research, Canberra, Australia. 210 pp.
    Johnston, W.L. 1998. Commercial barramundi farming – estimating profitability. Queensland Department of Primary Industries, Brisbane, Australia. 16 pp.
    Phillips, M.J. 1998. Tropical Mariculture and Coastal Environmental Integrity. In: S.S. De Silva (ed), Tropical Mariculture, pp. 17-69. Academic Press, London, England.
    Rimmer, M.A. 1995. Barramundi Farming – An Introduction. Queensland Department of Primary Industries Information Series, QI95020. 26 pp. Queensland Department of Primary Industries, Brisbane, Australia.
    Rimmer, M.A. 2003. Barramundi. In: J.S. Lucas & P.C. Southgate (eds), Aquaculture: Farming Aquatic Animals and Plants, pp. 364-381. Blackwell Publishing, Oxford, England. pp. 364–381.
    Rimmer, M.A. & Russell, D.J. 1998. Aspects of the Biology and Culture of Lates calcarifer. In: S.S. De Silva (ed.). Tropical Mariculture, pp. 449–476. Academic Press, London England.
    Wu, R. 1995. The environmental impact of marine fish culture: towards a sustainable future. Marine Pollution Bulletin, 31:159–166.
    Liens utiles
     
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