1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Penaeus indicus  H. Milne Edwards, 1837 [Penaeidae]
    FAO Names:  En - Indian white prawn,   Fr - Crevette blanche des Indes,  Es - Langostino blanco de la India
       
    Caractéristiques biologiques
    Carapace plutôt lisse, crêtes gastro-frontale et hépatique absentes; crête adrostrale se prolongeant jusqu'avant la dent épigastrique; le rostre légèrement sigmoïdal et courbé sur les extrémités, avec, normalement 7 à 9 dents supérieures (y compris celles sur la carapace) et 3 à 6 dents inférieures; crête rostrale souvent légèrement élevée chez les grands spécimens y compris les femelles adultes (mais toujours avec la crête chez les femelles légèrement plus haute que chez les mâles); carène postrostrale se prolonge presque jusqu'à la marge postérieure de la carapace; la crête gastro-orbitaire distincte, se prolonge postérieurement de 3/5 à 2/3 de distance entre l'épine hépatique et le bord orbitaire. Chez les mâles adultes, le troisième maxillipède avec l'extrémité distale plus longue qu'en second segment qui a une touffe de poils longs et denses (même longueur que le segment distal) sur son extrémité. Le pétasma des mâles comporte des projections distomédianes fortement courbées et dominées par le pli distal du costa. Le thélycum des femelles a 2 plaques latérales semi-circulaires, avec les bords médiaux des lèvres gonflés; la partie antérieure est légèrement arrondie et légèrement convexe; la partie postérieure est prolongée et insérée entre la partie antérieure des plaques latérales; les deux parties antérieures et postérieures sont distinctes. Le telson manque d'épines latérales. Couleur: corps semi-translucide, un peu vert blanc (petits spécimens) ou grisâtre jaunâtre et couvert de nombreux petits points bruns foncés; les yeux brun clair et couverts de rayures brun foncé; les crêtes rostrale, abdominale et dorsale sont d'une couleur brun rougeâtre à brun foncé; fouet antennaire jaunâtres; flagella antennulaire de la même couleur que le corps et il est couvert de plusieurs taches foncées; pattes translucides et un peu blanchâtres, pléopodes jaunâtres à rosâtre; partie distale d'uropode jaunâtre avec extrémités rouges. Taille: Longueur maximale du corps est de 23 cm pour les femelles et 18,4 cm pour les mâles, souvent moins de 17 cm.
    Profil
    Contexte historique
    L'aquaculture traditionnelle en eau saumâtre existe dans quatre états maritimes en Inde, à savoir l'Ouest du Bengale, Kerala, Karnataka et Goa. A Kerala, sur la côte sud-ouest d'Inde, la crevetticulture traditionnelle est pratiquée avec une récolte de riz, tolérant le sel, pendant la saison des pluies (juin à septembre) et une récolte de crevette pendant l'été (de novembre à avril). Ce sont des étangs de marée; l'empoissonnement naturel avec différentes variétés de crevettes et de poissons se passe pendant la marée haute. La production totale moyenne est de 650 kg/ha/an, les crevettes représentant 71 pour cent. Dans la récolte de crevettes, la crevette blanche des Indes représente 36-43 pour cent. Les juvéniles dépendent uniquement de la nourriture naturelle et la récolte est périodique, pendant les périodes de pleine et nouvelle lune. L'élevage commercial de la crevette, avec alevinage sélectif de semence de cette espèce, a été lancé par les écloseries de crevette dans le secteur publique et privé en Inde vers la fin des années 80; ces écloseries ont produit des alevins de Penaeus indicus et Penaeus monodon. En Inde, l'élevage de la P. indicus a régressé car les crevetticulteurs préfèrent plus la P. monodon. La contribution de P. indicus à la production globale de crevette d'élevage est minime - environ 1,2 pour cent en 2005. Actuellement la P. indicus est principalement cultivée en Arabie Saoudite, Viet Nam, République islamique d'Iran, et Inde.
    Principaux pays producteurs
    Principaux pays producteurs de Penaeus indicus (Statistiques des Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    La crevette blanche des Indes habite les côtes de l'Afrique de l'Est, l'Afrique du Sud, Madagascar, le Golfe, le Pakistan, la côte sud-ouest et l’est de l'Inde, le Bangladesh, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, l'Indonésie, la Chine méridionale et la côte nord de l'Australie. La P. indicus ne creuse pas de terriers, elle est en activité jour et nuit, et préfère les fonds sablo-vaseux. Les adultes sont souvent trouvés à des profondeurs inférieures à 30 m mais ils ont été aussi capturés à 90 m. Les crevettes atteignent la maturité et se reproduisent souvent dans les habitats marins et passent les étapes de juvénile et post-adulte, atteignant une longueur totale de 30 à 120 mm (LT), dans les estuaires côtiers, les eaux stagnantes ou les lagunes. Les juvéniles peuvent tolérer mieux que les adultes, un grand éventail de salinité (5-40‰). Sur la côte sud-ouest de l'Inde les juvéniles constituent une bonne pêche commerciale dans les eaux stagnantes et les rizières. Les variations géographiques de la taille à la première maturité sont évidentes et vont de 130 à 149 mm en LT. Les femelles P. indicus de 140-200 mm sont très fécondes, produisant 68 000 à 1 254 200 oeufs. La maturation ovarienne se déroule en cinq étapes: immature, début de l'évolution, fin de l'évolution, mature et post-ponte. La P. indicus appartient aux espèces à thélycum fermé et l'accouplement a lieu juste après la mue des femelles. Pendant l'accouplement, qui se produit normalement la nuit, les sacs de sperme (spermathèque), sont déposés par le mâle à carapace rigide dans le thélycum de la femelle qui vient de muer et qui a une carapace molle. Les femelles portent les spermathèques le long de la maturation ovarienne et les spermatozoïdes sont expulsés lors de la ponte. La fécondation est, alors, externe et les ovules matures libérés par la femelle deviennent fertilisés par le sperme expulsé simultanément de la spermathèque stocké dans le thélycum. Selon la température, l'éclosion se produit dans un délai de 8-12 heures après la ponte. Les nauplii nagent librement et ne se nourrissent pas et passent par six mues. Ensuite, les larves passent par le stade protozoé (3 étapes), mysis (3 étapes), et puis les stades postlarves, qui ressemblent à la crevette adulte. Les postlarves émigrent dans les estuaires, s'y établissent et s'alimentent sur les détritus benthiques, les vers de polychètes et les petits crustacés, et demeurent là-bas jusqu'à ce qu'elles atteignent 110-120 mm en LT. Ces sub-adultes reviennent alors à la mer où ils sont pêchés.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Penaeus indicus

    Systèmes de production
    Approvisionnement en juvéniles  
    Dans les systèmes traditionnels de filtration des rizières, les juvéniles rassemblés autour de l'écluse piscicole peuvent pénétrer dans les rizières extensives pendant la marée haute. Dans le passé, des alevins sauvages ont été également capturés et vendus aux crevetticulteurs. Cependant, avec la création des écloseries et aussi en raison de la pêche excessive, la dépendance des alevins sauvages a régressé.
    Stock de géniteurs  
    Les reproducteurs de crevette peuvent provenir de la pêche ou de la maturation induite des spécimens adultes sauvages maintenus en captivité (145 mm LT). En cas d'utilisation de géniteurs sauvages, ces derniers sont soigneusement transportés à l'écloserie et maintenus dans des systèmes ouverts afin de se rétablir du stress. Les femelles sont transférées individuellement dans des réservoirs en fibre de verre cylindro-coniques de 500-1 000 litres contenant de l'eau de mer micro-filtrée et stérilisée à une salinité de 30-35‰ et à un pH de 8,0-8,2. Une température ambiante entre 27-31 ºC est idéale pour la ponte, qui a lieu la nuit, après quoi les reproducteurs sont enlevés et transférés vers les réservoirs de re-maturation.

    La taille de la P. indicus utilisée pour la reproduction devrait de préférence dépasser 145 mm en LT (20 g) pour les femelles et 140 mm (17 g) pour les mâles. Les spécimens, après un traitement prophylactique avec du formol de 100 ppm pendant 30 minutes, sont stockés à une densité de 4/m³ avec un sex-ratio de 1:1 dans des bassins circulaires de 100 tonnes avec un filtre biologique in situ. Les bassins sont couverts et placés dans une salle obscure. Trois bassins de la taille susmentionnée peuvent répondre aux besoins en stock de reproduction d'une écloserie ayant une capacité de 18 millions. Les crevettes sont alimentées quotidiennement avec des oligochètes intertidaux, des palourdes et de la chair de calmar. Les pédoncules oculaires de la femelle sont unilatéralement amputés par un appareil d'électrocautérisation pour la stimulation endocrinienne.
    Les crevettes atteignent la maturité 9 à 27 jours après l’ablation et l'intervalle entre deux pontes consécutives peut être de 3-15 jours. La P. indicus atteint la maturité et fraie en captivité sans ablation du pédoncule oculaire en maintenant le pH entre 8,0 et 8,2 et l'intensité de la lumière en dessous de 500 lux et en les alimentant avec des oligochètes et de la viande fraîche de palourde. Cependant, les femelles ayant subit une ablation du pédoncule oculaire produisent dix, huit et six fois autant de frais, des oeufs et nauplii, respectivement, comparés à celles qui n'ont pas subit d'ablation.

    Les estimations du nombre total d’oeufs pondus sont obtenues par échantillonnage. L'éclosion des oeufs se passe dans le même bassin. Après évaluation du nombre total des nauplii obtenus, les oeufs sont rassemblés, lavés et mis dans les bassins d'élevage larvaires. Les écloseries de petite taille achètent les nauplii auprès des centres spécialisés en la production des nauplii pour leur élevage ultérieur jusqu’au stade de postlarves vu que les unités de maturation du stock de reproduction requièrent des investissements et une infrastructure plus élevés. Les commerçants emballent les nauplii à une densité de 20 000/litre; la technologie d'emballage à une densité plus élevée de 100 000/litre a été aussi développée.
    Production d'écloserie  
    De plus petits bassins d'intérieur d'une capacité de 2-5 tonnes sont exploités dans l'élevage des larves jusqu'au stade PL3-5. Les nauplii sont à une densité de 75-100/litre et sont nourris à base d’une culture mélangée de diatomées dominées par les Chaetoceros spp. ou Skeletonema spp. La concentration des diatomées dans les bassins d'élevage larvaires est toujours maintenue au-dessus de 20 000 cellules/ml. Dès le deuxième ou troisième stade de mysis voir même après, les larves sont alimentées aussi par un mélange d'oeuf-crevette-crème dont les particules sont de 100-150 µ, des nauplii d'Artémia ou d’aliments en microparticules. Les essais d'élevage larvaire sans inclusion de nauplii d'Artémia ,qui sont coûteux, sont réussis, mais la survie est plus élevée quand l'Artémia est donné comme aliment.
    Nurserie   
    Les postlarves (PL5) de chaque bassin d'élevage larvaire sont transférées dans un bassin d'alevinage, d'une capacité de 10 tonnes, pour arriver à PL20. A partir du PL5 et plus, des régimes artificiels sont généralement adoptés pour réduire la détérioration de la qualité d'eau. Avec une densité de stockage de 75 nauplii/litre, le taux de survie est évalué à 75 pour cent du stade nauplii à PL5 et à 80 pour cent de PL5 à PL20. Douze cycles larvaires peuvent être obtenus en 8 mois. Les postlarves PL20 peuvent être directement élevés dans les étangs de grossissement.
    Techniques de grossissement   
    Les systèmes suivis dans l'élevage sont: traditionnel, extensif, extensif modifié, semi-intensif ou intensif. Les systèmes d'élevage traditionnels sont encore appliqués dans les étangs de marée le long de la côte sud-ouest de l'Inde. L'élevage commercial semi-intensif est adopté dans le Moyen Orient et dans les pays du Golfe. L'élevage semi-intensif de la P. indicusdans certaines régions d'Inde a été remplacé par la P. monodon, vu les retombées économiques plus élevées de cette dernière.

    Elevage traditionnel

    Ce système d'élevage, qui implique le captage et le confinement des juvéniles de crevette ramenés par la marée, est pratiqué au Bangladesh, Inde, Indonésie, Myanmar, Philippines et Viet Nam. Sur la côte sud-ouest de l'Inde, les rizières de 0,5 à 10 ha, qui sont sujettes à l'influence des marées, sont empoissonnées naturellement avec les alevins sauvages de plusieurs espèces de crevettes et de poissons entre novembre et avril. Ces champs sont, de façon saisonnière, exploités entre juin et septembre pour une récolte simple de riz. Les vastes champs avec des superficies plus grandes allant de 2 à 75 ha, où la culture de riz est impossible, sont aussi exploités pour la filtration des crevettes tout le long de l'année. Dans les étangs, les crevettes s'alimentent de la nourriture naturelle et leur production oscille entre 400 à 900 kg/ha/an. La P. Indicus représente 36-43 pour cent de la production totale des crevettes.

    Élevage extensif modifié

    Des étangs d'une superficie de 1 à 2 ha avec des unités d'admission et des sorties séparées, sont construits, sur des sites élevés permettant ainsi leur drainage complet. Les étangs sont fertilisés avec des engrais organique et inorganique et sont stockées à des densités de 60 000-100 000/ha. Les crevettes se nourrissent d’organismes naturels procurés par la fertilisation d'étang, et complétés par des régimes artificiels. L'échange de 10-15 pour cent d'eau est effectué quotidiennement. Une production de 1 000 à 2 500 kg/ha/récolte est réalisée après 3-4 mois d'élevage.

    Élevage semi-intensif

    Des étangs semi-intensifs sont stockés à des taux de 20-25 PL/m² avec des alevins d’origine aquacole. L'échange d'eau est effectué régulièrement par pompage. Quatre à 6 aérateurs/ha sont utilisés pour maintenir les niveaux requis d'oxygène dissous. Des productions de 2 500 à 5 000 kg/ha/récolte sont réalisées.

    Élevage intensif

    L'élevage intensif de la P. indicus a été introduit pour la première fois avec le lancement de l'élevage commercial de crevette vers la fin des années 80. La densité de stockage adoptée était de 50-100 PL/m². Les aliments artificiels sont fournis 4-5 fois/jour. L'aération forte et l'échange d'eau réduisent au minimum la détérioration de l'environnement. Les taux de production réalisés varient entre 10 000 et 20 000 kg/ha/an, alors qu'un seul entrepreneur annonce une production de 12 000 kg/ha/an sur la côte sud-est de l'Inde. Actuellement, ce système d'élevage n'est plus pratiqué en Inde. Cependant, les systèmes intensifs sont adoptés en Arabie Saoudite où une entreprise privée a déclaré une production de 13 500 tonnes de la P. indicus provenant d’étangs d’une superficie totale de 2 800 ha.
    Apport de nourriture   
    En Inde les crevetticulteurs utilisent des aliments commerciaux fabriqués localement (pas conçus spécifiquement pour ces espèces) ainsi que des aliments importés et qui sont conçus pour la Penaeus monodon. certains crevetticulteurs préparent leurs propres aliments mais ces derniers sont qualitativement médiocres. Le coût d’aliments importés est généralement plus élevé. En Arabie Saoudite, la société Nationale de Crevettes (National Prawn Company) fabrique des aliments spécifiquement pour la Penaeus indicus vu qu'elle produit exclusivement ces espèces.
    Techniques de récolte   
    En élevage traditionnel, la récolte commence 2 mois après le stockage et elle a lieu à partir du crépuscule jusqu'à l'aube durant 7-8 jours pendant chaque période de pleine et nouvelle lune. Des filets coniques à mailles fermées sont adaptés aux écluses piscicoles pendant la marée basse pour le captage du stock. La récolte finale de l'élevage extensif est effectuée après 3-4 mois de grossissement. L'eau est évacuée pendant la marée basse et réduite encore par le pompage, utilisant un appareil mobile à moteur diesel. Les crevettes restantes sont récoltées à l'aide un épervier. Dans les systèmes extensifs modifiés et les systèmes semi-intensifs, la récolte se fait par vidange complète d'étang, les crevettes qui s'échappent par l'écluse piscicole sont captées par un filet. Le reste est ramassé manuellement. En Arabie Saoudite, les méthodes de récolte mécaniques sont adoptées.
    Manipulation et traitement  
    Les crevettes sont lavées, nettoyées et pesées juste après la récolte, avant leur transfert à l'eau glacée à 0 ºC. Les caisses rectangulaires, dans lesquelles les crevettes sont mises, sont alors transportées vers les installations de transformation par des camions isothermes. Dans les unités de transformation, les crevettes sont nettoyées et triées en diverses catégories conformément aux normes d'exportation. Selon les besoins du marché, la crevette peut être transformée en plusieurs produits, à savoir bloc congelé simple, prêts à manger, réfrigérés entier, IQF, et produits cuits, qui sont exportés par navire porte-conteneurs ou fret aérien. Les principaux transformateurs et exportateurs ont adopté les systèmes HACCP et OIN contrôle de qualité en tant qu'éléments de la stratégie mondiale de commercialisation.
    Coûts de production  
    Les coûts de production varient selon le site, le type de système d'élevage, l'échelle de production, le nombre de cycles de production par an, et l'éruption des maladies, etc. Le coût moyen de production de semence en Inde a été évalué à 1,6 USD/1 000 en 2000. En 1996, le coût de crevettes adultes produites dans un système extensif modifié a été estimé à 4,20 USD/kg, cependant et compte tenu que ces espèces ne sont plus cultivées commercialement en Inde (extensivement), aucune estimation des coûts actuels n'est disponible. Les coûts de production de ces espèces élevées en Arabie Saoudite, ne sont pas disponibles.
    Maladies et mesures de contrôle
    Les principaux problèmes liés aux maladies de ces espèces de crevette sont listés dans le tableau ci-dessous. Les infections virales ne peuvent pas être traitées par des produits vétérinaires mais peuvent être contrôlées par analyse des microbes pathogènes viraux chez le stock de reproduction et les postlarves en utilisant la technique de PCR et en adoptant les bonnes pratiques d'élevage telles que la mise en charge appropriée, les protocoles d'alimentation et la gestion efficace de l'étang. Cependant, les manifestations de virus chez les crevettes peuvent se produire à cause des changements brusques de la qualité d'eau et de la détérioration de l'environnement du fond de l'étang

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans cette table n'implique pas une recommandation de la FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    Taches blanches (WSD) autrement connue comme WSBV, WSSV ou Whispo virusPartie du du syndrome des taches blanchesVirus Les crevettes très infectées montrent une léthargie; une réduction d'alimentation; couleur du corps rougeâtre avec de petites et grandes taches blanches sur l'épiderme; mortalité dans 3 à 10 joursPCR sélection du stock de reproduction, nauplii, PL et stades de grossissement; éviter la distribution des aliments frais, réduire au minimum ou à zéro l'échange d'eau pour empêcher l'introduction d'organismes porteurs de virus dans l'étang; traitement des étangs ou des écloseries infectés avec du chlore à 30 ppm; désinfection des équipements associés
    Polyhedrose nucléaire Baculoviroses. Aussi connue comme Maladie à baculovirus Monodon (MBV)BaculovirusVirus Léthargie, anorexie, infection avec des organismes protozoaires épicommensaux; Diagnostique a base d'ADN utilisant la matière fécale du stock de reproduction sauvage; lavage complet des oeufs et des nauplii
    Syndrome de cuticule molle Non identifié Non identifié; toxines d’algues suspectéesRéduction d'alimentation et du taux de croissance; léthargie; coquille lâche avec un espace entre la cuticule et le muscle; mortalitéAmélioration de la gestion de l'étang
    Microsporidiosis des crevettesProtozoairesMicrosporidiesOpacité blanche de la musculature; léthargie; réduction d'alimentation (n'est pas une maladie grave)Enlèvement de crevettes contaminées de l'étang


    Fournisseurs d'expertise en pathologie

    De l'assistance peut être obtenue des sources suivantes:

    Dr. K.K. Vijayan, Physiology, Nutrition & Pathology Division, CMFRI, Cochin-682018, Inde (Tel: +91 484 239 4867)
    Send an email
    Dr. I.S. Bright Singh, Centre for Fish Diseases Diagnosis & Management, CUSAT, Cochin-682016, Inde (Tel: +91 484-238 1120)
    Send an email
    Site Web : http://www.ncaah.org
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    En 1990, l'Inde et le Viet Nam ont été les seuls pays qui ont déclaré leur production de Penaeus indicus à la FAO et la production globale était un peu plus de 6 700 tonnes. En 2000, bien que la production indienne ait été la même, la production globale s'est intensifiée dépassant les 16 400 tonnes, notamment suite à l'entrée de la République islamique d'Iran et (à un moindre degré) l'Arabie Saoudite en tant que producteurs importants, en plus de l'augmentation de la production du Viet Nam. La production en la République islamique d'Iran a plus que doublé entre 2000 et 2005, alors que celle provenant de l'Arabie Saoudite qui ne dépassait pas les 2 000 tonnes en 2000; s'est élevée à 11 300 tonnes en 2005, faisant de ce pays le plus grand producteur. De même la production au Viet Nam a plus que doublé pendant cette période atteignant 10 000 t en 2005. Cependant, la production en Inde a nettement diminué de plus de 5 200 tonnes en 2004 à 1 100 tonnes en 2005, en raison de la prévalence actuelle de Penaeus monodon.
    Marché et commercialisation
    Produits

    Le principal produit destiné à l'export vers le Japon, États-Unis, Union eropéenne et Moyen-Orient est le congelé (avec tête, sans tête et décortiqué en blocs congelés, IQFet AFD), le réfrigéré, ainsi que d'autres produits à valeur ajoutée, tel que les saumures de crevettes, les escalopes, les prêt à cuisiner et les beurrés et panés prêt à manger. Les tailles qui ne sont pas conformes à l'export sont vendues sur le marché local.

    Prix et statistiques du marché

    La crevette blanche se vend à un prix relativement inférieur que la Penaeus monodon. Tandis que le prix moyen C&F des petites P. monodon sans tête (d’une taille de 21/25) sur le marché des États-Unis était 7-13 USD/kg (2001-2004), le prix moyen de la crevette blanche en 2004 était de 5,5 USD/kg.

    Règlements du marché

    Les normes sanitaires sont plus rigoureuses dans tous les principaux pays importateurs, notamment pour les résidus antibiotiques et chimiques. Le marché de l'Union eropéenne a des spécifications plus strictes (tolérance zéro). Le marché aux États-Unis applique des normes de HACCP ou d'Evaluation Sensorielle et impose également d'autres règlements concernant le respect de l'antidumping des crevettes importées et l'application du Dispositif d'Exclusion de Tortues (TEDs) sur les bateaux de pêche de crevettes sauvages dans les pays exportateurs.
    Situation et tendances
    Recherche

    Les domaines suivants ont besoin de recherche approfondie:
    • La gestion efficace d'eau dans les systèmes d'élevage fermés.
    • La reproduction et la domestication sélectives des géniteurs SPF et génétiquement améliorés.
    • Examen du syndrome de cuticule molle et protocoles efficaces de traitement et de contrôle des virus chez les crevettes.
    • Substitution de la farine de poisson avec des ingrédients alimentaires écologiques.
    Développement

    Dans les pays asiatiques, la crevetticulture est axée sur la crevette tigrée Penaeus monodon. Cependant, la production a été compromise à cause des maladies virales, du manque de stock de reproduction, des barrières commerciales et de la concurrence sur le marché. Les espèces de crevettes blanches telles que la Penaeus indicus ont été inexploitées dans ces pays, bien que des productions élevées pourraient être réalisées. Cependant, la République islamique d'Iran et les pays du Moyen Orient préfèrent cultiver ces espèces en raison de leur capacité à se développer dans des conditions hypersalines, leur croissance à long terme et la simplicité de la production de semence en écloserie. Plusieurs pays asiatiques ont opté pour la quand les problèmes ont surgi avec la P. monodon vu que l'ancienne domestication et technologie de culture sont beaucoup plus simples; de même, une production élevée peut être réalisée, réduisant ainsi les coûts de production. Davantage d'expansion d'élevage de la P. indicus est prévue en la République islamique d'Iran et en Arabie Saoudite, mais pas ailleurs en Asie.

    Marché

    La demande future du marché concernera les crevettes organiques ainsi, certaines entreprises privées dans les pays comme l'Arabie Saoudite se sont déjà penchées sur la production, sans antibiotique, de P. indicus. Les pays importateurs peuvent imposer des normes plus rigoureuses de qualité, de certification de sécurité alimentaire et d'éco-étiquetage.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Ces dernières années, la crevetticulture a suscité plusieurs discussions et débats ayant trait à sa durabilité et son impact sur l'environnement. Les principales contraintes sont:
    • La pollution des canaux d'eau et des eaux souterraines par les effluents provenant des étangs.
    • La perte des terres agricoles à cause de la salinisation.
    • La destruction des palétuviers et abus des marécages.
    • Les conflits sociaux avec d'autres utilisateurs des ressources.
    • La haute dépendance de la farine de poisson dans les régimes alimentaires des crevettes.
    • La perte de la biodiversité suite à la surexploitation de la semence et des géniteurs sauvages.
    • L'introduction des espèces exotiques.
    En vue de pallier aux impacts négatifs des élevages de crevettes, les gouvernements et l'industrie de la crevetticulture ont mis en application plusieurs mesures. Les pratiques de gestion améliorées d'eau, le contrôle strict de la densité de stockage, la lutte contre la salinisation des eaux souterraines et la mise en œuvre des méthodes préventives et du principe «pollueur- payeur» sont de plus en plus appliqués, pour que l'élevage de crevette devienne une activité écologique. Plusieurs crevetticulteurs sont de petits exploitants avec des étangs de moins de 3 ha dans la plupart des pays asiatiques et il a été suggéré que l'établissement des systèmes de traitement d'effluents communs puisse les aider à se développer davantage. Les offres d'emploi dans les régions rurales et d'autres facilités d'infrastructure se sont développées avec la création des fermes de crevettes.

    Recommandations

    Les coûts de production en Inde doivent être révisés à la baisse, de même des efforts doivent être déployés en vue de commercialiser les crevettes d'élevage sur le marché local à des prix raisonnables. Les pratiques d'élevage en coopératives telles les fermes satellites aideraient à assurer la gestion idoine du système de grossissement, en encourageant l’achat des crevettes des plus petits producteurs. La recherche devrait se concentrer sur le développement des géniteurs génétiquement améliorés SPF et SPR pour la production de crevettes à croissance rapide et en bonne santé.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    Compte tenu du développement rapide de la crevetticulture, une conscience croissante de son impact potentiel sur l'environnement s'est développée. l'Inde, par exemple, a suivi les directives de sa cour suprême (voir Avis sur la Gazette No. 76 en date du 6.2.1997), qui a établi l'Autorité d'Aquaculture pour garantir les pratiques en matière d'aquaculture responsable. L'autorité a la responsabilité d'émettre les permis aux crevetticulteurs et d'élaborer les directives pour promouvoir l'aquaculture durable de la crevette. Un autre exemple, la Thaïlande s'est conformée au concept de l'aquaculture responsable de l'Article 9 du Code de Conduite de la FAO. Cependant, l'application de la certification et des systèmes d'éco-étiquetage peut tarder à se mettre en vigueur en raison des difficultés pour tracer l'origine des produits qualifiés des fermes et écloseries de petite taille.
    Références
    Bibliographie  
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    Anonymous. 1991. A manual on shrimp farming. The Marine Products Export Development Authority, Kochi, India. 47 pp.
    Anonymous. 2001. Shrimp aquaculture and the environment- an environment impact assessment report. Aquaculture Authority of India, Government of India, Chennai, India. 114 pp.
    Devaraj. M. 1996. Small scale shrimp hatchery. Technology Transfer Series 9. Central Marine Fisheries Research Institute, Kochi. 15 pp.
    Devaraj. M. 1996. Environment-friendly shrimp farming. Technology Transfer Series.10A. Central Marine Fisheries Research Institute, Kochi, India. 59 pp.
    Flegel, T.W. 2006. Detection of major penaeid shrimp viruses in Asia, a historical perspective with emphasis on Thailand. Aquaculture, 258:1-33.
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