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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Penaeus monodon  Fabricius, 1798 [Penaeidae]
    FAO Names:  En - Giant tiger prawn,   Fr - Crevette géante tigrée,  Es - Langostino jumbo
       
    Caractéristiques biologiques
    La crevette géante tigrée vit dans les côtes d'Australie, le sud est de l'Asie, le sud de l'Asie et l'est de l'Afrique. Comme chez touts les autres pénéidés, le rostre est bien développé avec le bord dorsal et ventral dotés de dents. La carapace est sans sutures longitudinales ni transversales. Les antennaires cervico-orbitales et carène antennule sont toujours présents. L'épine hépatique et antennaire sont prononcées. Angle du ptérygostomien rond. Le stylocérite est situé au niveau du premier segment antennule. L'épine basiale sur le premier et le second péréipodes et exopodes sur le premier au quatrième péréiopode normalement présente. Pas d'épine suapicale sur le telson. Le sulcus Adrostral et carène sont courts, n'atteignant pas postérieurement la mi-longueur de la carapace. La carène gastrofrontale est absente. Les femelles ont un type de thélycum fermé. Le pétasma chez le mâle est symètrique avec des lobes minces médians. Les différentes caractéristiques pour l'identification de cette espèce sont: le cinquième péréiopode sans exopode; carène hépatique horizontalement droite; et carène gastro-orbitale occupant la moitié postérieure de la distance entre l'épine hépatique et la marge post orbitale de la carapace.

    Selon le substratum, la nourriture et la turbidité de l'eau, la couleur du corps varie entre vert, brun, rouge, gris, bleue et les couleurs des bandes transversales sur l'abdomen et la carapace sont alternées entre bleu ou noir et jaune. Les adultes peuvent atteindre 33 cm de long et les femelles sont communèment plus grandes que les mâles.
    Profil
    Contexte historique
    L'élevage de crevette a été pratiqué pendant plus d'un siècle pour servir de nourriture et de source de revenu pour les gents qui habitent les zones côtières dans certains pays asiatiques, comme l'Indonésie, les philippines, le Taiwan Province de Chine, la Thaïlande et le Viet Nam. Penaeus monodon était à l'origine récoltée avec d'autres espèces de crevettes dans les étangs traditionnels d'élevage et de captures ou comme un sous produit significatif des étangs extensifs du chanos. De 1970-1975, la recherche sur la reproduction se poursuivait et les techniques de monoculture dans de petits étangs se développaient progressivement au Laboratoire de recherche Marine de Tungkang au Taiwan Province de Chine «Marine Laboratory in Taiwan Province of China» et en partie à IFREMER (Centre Océanologique du Pacifique) à Tahiti dans le sud du Pacifique. En Tailande, des fermes extensives et semi-extensives ont démarré commercialement en 1972 et 1974 respectivement, après la première réussite de reproduction de P. monodon à la station des Pêches à Phuket en 1972. Entre 1980 et 1987 il y avait un boom de fermes intensives à petite échelle dans le Taiwan, Province de Chine dû au succès obtenu dans le développement de la formulation de l'aliment commercial, principalement pour produire des crevettes destinées à l'export au Japon. Cependant, on pense que l'éruption d'une maladie virale a causé la chute de cette industrie à Taiwan Province de Chine entre 1987-1988. Ceci a poussé la Thaïlande, encouragée par les prix élevés dans le marché Japonais à cause de l'insuffisance de l'offre, à remplacer le Taiwan Province de Chine en tant que producteur majeur de crevettes (P. monodon) en 1988. Plus tard, la culture de cette espèce s'est étendue dans le sud est et le sud de l'Asie, étant donné qu'elle peut être élevée jusqu'à une taille grande (40-60 g) et avec une valeur et une demande élevée de la part du marché international. La technique de culture locale adaptée a permis aux éleveurs thaïlandais de palier aux problèmes sérieux des maladies, de l'environnement, et de commercialisation et de maintenir son statut en tant que producteur principal.

    L'introduction ou l'importation de géniteurs sauvages est communément pratiquée dans la plupart des pays producteurs car l'approvisionnement local est insuffisant et les techniques de domestication ne sont pas encore commercialement maîtrisées. Cependant, des géniteurs sains sans maladies sont très appréciés et certains pays exigent une certification sanitaire pour le stock importé.
    Principaux pays producteurs
    Une production importante est estimée même en Chine

    Principaux pays producteurs de Penaeus monodon (Statistiques des Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    La Penaeus monodon mature se reproduit seulement dans des habitats marins tropicaux et passe les stades larvaire, juvénile, adolescent et adulte dans les estuaires côtiers, les zones lagunaires ou les mangroves. Dans la nature, elles montrent une activité nocturne marquée, en s'enfuyant dans le substrat durant le jour et émergeant la nuit pour chercher de la nourriture comme comme tous les mangeurs benthiques.

    Dans les conditions naturelles, la crevette géante tigrée est considérée plus comme un prédateur que omnivore fouilleur ou mangeur détritique plus que les autres pénéidés. Après la mue, la nouvelle carapace est encore lisse ce qui rend la crevette vulnérable face à ses prédateurs ou congénères. Les adultes sont souvent trouvés dans des fonds vaso-sableux ou sableux à 20-50 m de profondeur en pleine mer.Les mâles sauvages produisent des spermatozoïdes à partir de 35 g de leur poids corporel et les femelles deviennent gravides à partir de 70 g. l'accouplement a lieu durant la nuit, juste après la mue pendant que la cuticule est encore lisse, et le sperme est subséquemment gardé dans un spermatophore (sac) inséré dans le thélycum fermé de la femelle. La maturation de l'ovaire suit cinq étapes: non développé, développé, presque mature, mature, et épuisé. Les femelles de P. monodon sont hautement fécondables avec des femelles gravides produisant 500 000 à 750 000 oeufs. La ponte a lieu la nuit et la fécondation est externe. L'éclosion a lieu 12-15 heures après la fécondation. La larve est appelée nauplius, nage librement et ressemble à des petites araignées. Durant ce premier stade de développement larvaire, les larves ne se nourrissent pas mais utilisent leurs réserves vitellines et passent rapidement par six mues. Les stades larvaires suivants [protozaire, mysis et premier postlarve (PL) respectivement] restent planctoniques pendant quelque temps et sont transportés vers la côte par les courants de marées. Les protozoés, qui ont des appendices simples et des corps allongés, muent trois fois et se métamorphosent ensuite en stade de mysis. Les Mysis, qui ont des corps segmentés, un pédoncule oculaire et une queue caractéristique des crevettes adultes, muent aussi trois fois avant de se métamorphoser en PL avec des caractéristiques similaires à la crevette adulte. Les PL changent plus tard leurs habitudes de s'alimenter sur des détritus benthiques, des vers polychètes et des petits crustacés après PL 6. Les stades juvénile et adolescent peuvent tolérer des conditions de salinités aussi basses que 1-2‰.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Penaeus monodon

    Systèmes de production
    Approvisionnement en juvéniles  
    Grâce à leurs grandes tailles et à leurs meilleures survies, les juvéniles sauvages capturés étaient communément utilisés au sud d'Asie dans des étangs extensifs, qui demandent une quantité minimale de juvéniles pour le stockage. Cependant, l'utilisation de juvéniles sauvages a été réduite, à cause de la surexploitation et l'éruption de la maladie des taches blanches dans les nurseries de crevettes, ce qui fait que la majorité des fermes de grossissement de Penaeus monodon utilise des larves produites en écloserie.

    Géniteurs

    Dans le processus de maturation ovarienne induite, on utilise, de préférence, des femelles de bonne santé (25-30 cm longueur du corps et 200-320 g poids) et des mâles (20-25 cm; 100-170 g) capturés du milieu naturel comme géniteurs. Les géniteurs des grandes profondeurs (60-80 m), ou plus de 20 miles en pleine mer, sont préférés pour la faible dominance des maladies de crevettes, qui sont fréquentes dans les fermes de crevette des zones côtières. Une fois, les crevettes sont rétablies du stress du transport, elles sont stockées dans des bacs circulaires de maturation qui sont normalement couverts et gardés dans une salle obscure. La même densité de stockage (2-3/m2) est utilisée pour aussi bien les femelles que les mâles. Les crevettes sont ensuite induites par manipulation de la salinité de l'eau en mysis. Après l'accouplement, qui est facilement confirmé par la présence de spermatozoïdes dans le thélycum et le durcissement de la carapace, le pédoncule oculaire de la femelle est unilatéralement ablaté pour la stimulation endocrine. Les géniteurs sont alimentés avec du calamar, des moules ou de la chair de coque, supplémentée par des polychètes ou Artémia pour améliorer la performance reproductrice.

    Le premier stade de développement ovarien peut être observé une semaine après ablation. Plus tard, les femelles gravides en stade d'œufs matures, qui peuvent être observés par la forme en diamant de l'ovaire opaque sous une lumière de lampe, sont transférées dans des bacs de ponte. Après la ponte, ces femelles peuvent être réutilisées dans le processus de maturation un certain nombre de fois, alors que les mâles peuvent servir dans ce processus pour plusieurs mois, dépendant de la santé des animaux et les conditions des bacs.

    Si les reproducteurs sont directement capturés du milieu naturel ou d'un bac de maturation induite, ils pondent généralement la première ou la deuxième nuit dans l'écloserie. Cependant, la ponte peut être retardée pour les longues distances ou durant une nuit de transport si chaque reproducteur est placé étroitement dans un tuyau en PVC pour renforcer son corps. Les femelles gravides doivent être placées individuellement dans un petit bac de ponte pour éviter la propagation de maladies qui peuvent avoir lieu dans le cas des pontes mélangées.

    Après la ponte, les œufs sont généralement gardés dans le même bac de fécondation jusqu'à éclosion. Les Nauplii sont ensuite collectés et nettoyés (rincés avec de l'eau de mer pour enlever la graisse et les débris libérés par les reproducteurs) pour le transfert aux bacs d'élevage larvaire ou pour être transportés à une autre écloserie de télécaptage. En Thaïlande, dans les zones continentales, des milliers d'écloseries spécialisées à petite échelle achètent des nauplii et les font grandir jusqu'à PL 12-15 car elles ne peuvent pas entreprendre les opérations coûteuses de maturation de géniteurs. Les installations de maturation des géniteurs situées à la côte nécessitent un grand volume d'eau de mer propre et transparente, alors que les systèmes fermés d'élevage larvaire demandent généralement beaucoup moins d'eau de mer. Par conséquent, les écloseries continentales, dont les coûts de la terre sont beaucoup moins, sont capables d'opérer économiquement en achetant de l'eau de mer ou eau salée qui peut être transportée par camion de la mer ou des surfaces d'eau salée.

    Ecloserie

    Les bassins en ciment (4-5 tonnes), plus petits que ceux utilisés à l'origine sont plus maniables et ils ont prouvé leur efficacité dans l'élevage larvaire, particulièrement dans les systèmes fermés pour la prévention de maladies. Si un système ouvert est inévitable, à cause des contraintes économiques, les bacs doivent être couverts de tissu noir ou d'un toit de tuile pour éviter les fluctuations de la température de l'eau, et pour réduire, aussi, l'intensité lumineuse. Les Nauplii sont normalement stockés à 100 000 ind./tonne et sont cultivés jusqu'au dernier stade mysis ou premier stade PL avec un taux de survie de 70-80 pour cent approximativement. Ils sont ensuite transférés dans un nouveau bac et élevés jusqu'au stade PL 12-15; avec un taux de survie d'environ 70-80 pour cent durant ce stade. Les diatomées (soit Chaetoceros, ou Skeletonema ou Tetraselmis) qui ont été cultivées dans des monocultures, sont distribuées à une densité approximative de 30 000-50 000 cells/ml, à partir de stade Protozoé jusqu'au premier stade PL (4-5). Les diatomées peuvent être remplacées par des régimes de micro-capsules ou d'aliments secs formulés si leur production est interrompue par la pluie. Les nauplii d' Artemiaavec une moyenne de 50 g de ciste par 100 000 larves sont fournies dés le stade mysis jusqu'au premier stade PL. Des flocons d' Artemiasont aussi utilisés pour supplémenter les nauplii d' Artemiapour une réduction de coût. De PL 4 à PL 15, des régimes artificiels sont communément utilisés pour réduire la détérioration de la qualité d'eau quand de la nourriture fraîche est fournie. A partir de l'éclosion, 26 jours sont nécessaires pour atteindre le stade PL 15.
    Nurserie   
    A cause de leurs habitudes benthiques, la récolte des juvéniles en grossissement dans des étangs en terre séparés est difficile; ainsi le grossissement des postlarves produites en écloserie n'est pas pratique. Le grossissement dans des bacs en béton donne un taux de survie bas, à cause du cannibalisme des PL quand elles sont à des densités élevées. Depuis que les étangs intensifs sont bien traités pour éliminer tous les poissons prédateurs, il est possible de stocker les PL 15 directement dans des étangs de grossissement. Si l'étang n'a pas été bien préparé à temps, si quelques prédateurs subsistent, ou si les PL semblent être faibles, elles peuvent être acclimatées en les retenant dans des filets, ou petits enclos dans les étangs de grossissement pour au moins une semaine avant libération.

    Dans les étangs semi-intensifs, où les postlarves ne sont pas entièrement alimentées par des régimes artificiels et où il reste encore quelques poissons prédateurs, les postlarves sont communément gardées en grossissement pour quelques semaines dans un compartiment en terre (5-10 pour cent de l'aire de l'étang) dans l'étang de grossissement. Ceci permet à l'aliment d'être concentré dans cette petite aire de grossissement, permettant d'avoir des juvéniles plus grands et donc plus capables d'échapper aux prédateurs restants après relâchement dans les étangs de grossissement.
    Techniques de grossissement   
    Il y'a trois systèmes pratiques de grossissement : extensif, semi-intensif et intensif, avec, respectivement des densités de stockage faibles, moyennes et élevées. A cause de ses habitudes alimentaires benthiques, Penaeus monodon est commercialement cultivée seulement dans des étangs en terre, sous des salinités très variées de 2 à 30‰.

    Système extensif

    Communément utilisé en Bangladesh, en Inde, en Indonésie, à Myanmar, aux Philippines et au Viet Nam, le grossissement extensif de crevette est entrepris dans des zones de marée où il n'est pas nécessaire de pomper l'eau de mer. Les étangs avec des formes irrégulières suivant les frontières du terrain sont généralement plus grands que cinq hectares et facilement construits manuellement avec de faibles coûts. Les juvéniles sauvages, qui entrent dans les étangs soit à travers la grille grâce au jeu de marée ou sont achetés des collecteurs, sont normalement stockés à une densité n'excédant pas 2/m2. Les crevettes se nourrissent par des aliments naturels ramenés régulièrement dans l'étang par la marée et sont ensuite améliorés par des engrais organiques ou chimiques. Des poissons frais ou mollusques, s'ils sont disponibles, peuvent être utilisés comme aliment supplémentaire. Dû aux faibles densités, les crevettes de grand taille (>50 g) sont communément récoltées dans six mois au plus. Le rendement est plus faible dans ces systèmes extensifs, à 50-500 kg/ha/an. A cause de l'augmentation du prix du terrain et le manque en juvéniles sauvages, presque aucune nouvelle ferme extensive n'est en construction à présent. Après avoir gagné de l'expérience dans l'élevage de crevette, plusieurs aquaculteurs ont mis à niveau leurs étangs en systèmes semi intensifs pour augmenter leurs revenus.

    Système semi-intensif

    Les étangs semi-intensifs (1-5 ha) contiennent communément des juvéniles provenant d'écloserie à un taux de 5 à 20 PL/m2. Le changement de l'eau est régulièrement assuré par le jeu de marée en plus du pompage. Les crevettes se nourrissent d'organismes naturels maintenus par fertilisation de l'étang, en plus des régimes artificiels. Les rendements de production oscillent entre 500 et 4000 kg/ha/an.

    Système intensif

    Les fermes intensives sont communément situées dans des zones où il n'y a pas de marrée, où les étangs peuvent être complètement vidés et séchés avant chaque stockage. Ce système de culture est rencontré dans tous les pays producteurs de Penaeus monodon et il est communément pratiqué en Thaïlande, Philippines, Malaisie et Australie. Les étangs sont généralement petits (0,1 to 1,0 ha) de forme carrée ou rectangulaire. La densité de stockage varie entre 20 et 60 PL/m2. Une aération forte, fournie par un engin au diesel ou moteurs électriques, est nécessaire pour la circulation interne d'eau et l'apport d'oxygène pour aussi bien les animaux que le phytoplancton. L'alimentation artificielle est fournie 4-5 fois par jour suivie par ce qu'on appelle un plateau d'alimentation de vérification. Le coefficient TCA est normalement entre 1,2:1 et 2,0:1. Depuis l'éruption de la maladie des taches blanches, il y'a eu une réduction des échanges d'eau et les systèmes fermés sont devenus une pratique commune, à cause de leur faible risque d'introduction de maladies virales. Cependant, l'aliment et les blooms phytoplanctoniques ont besoin d'être surveillés et gérés avec précaution pour éviter la détérioration du fond de l'étang et de la qualité d'eau par les déchets. P. monodon a l'habitude de grignoter l'aliment sur le fond de l'étang; ceci cause des pertes substantielles de nutriments car la stabilité du granulé ne dépasse généralement pas deux heures. La gestion efficace de l'aliment est un critère majeur pour une récolte réussite, puisque l'aliment représente plus de 50 pour cent des coûts de production dans les systèmes intensifs. Les paramètres de l'eau tels que le pH, la salinité, l'oxygène dissous, l'alcalinité, la visibilité, H2S et NH3 sont régulièrement mesurés. Si le système fermé est utilisé pour la culture, le stockage doit être minime, sinon l'étang doit être récolté plutôt que d'habitude (dans 3,5 mois au lieu de 4-5 mois) et les petites crevettes seront de (20 g, au lieu de 30-35 g atteints dans les systèmes semi-intensif et intensif avec des échanges d'eau). Un rendement de production de 4000 à 15 000 kg/ha/an est courant.
    Apport de nourriture   
    Comme la technique d'alimentation des crevettes est déjà maîtrisée, chaque pays producteur a ses usines de fabrication d'aliment commercial évitant, ainsi des importations coûteuses. Le stockage prolongé d'aliment importé pendant le transport via la mer ou à cause de la nécessité d'importer, pour des raisons économiques, de grandes quantités d'aliment à chaque fois, tend à réduire la qualité de l'aliment qui devient rance.
    Techniques de récolte   
    Des pièges en Bambou sont traditionnellement utilisés pour la récolte partielle des crevettes de grande taille sélectionnées dans les cultures extensives. Les étangs semi-intensifs sont communément récoltés en vidant l'étang par marée à travers une poche de maille placée au niveau de la vanne de sortie. Les étangs intensifs sont normalement récoltés de façon similaire que les étangs semi-intensifs. Si la marée ne permet pas la récolte, le canal de drainage peut être bloqué pour permettre à l'eau d'être pompée à l'extérieur et en réduire le niveau. Il est encore nécessaire de collecter les crevettes restantes à la main après que l'étang soit vidé.

    En Thaïlande, des grilles de vannes artificielles sont temporairement installées à l'intérieur de l'étang pour la récolte de plusieurs étangs à système fermé où la vanne grille pour l'échange d'eau n'est pas nécessaire. Les crevettes sont ensuite piégées dans ces grilles artificielles durant le pompage de l'eau à l'extérieur. Pour le marché de crevette vivante, les étangs sont partiellement récoltés par un épervier tôt le matin.

    A cause de son comportement d'enfouissement, un filet de draguage n'est pas pratique sauf s'il est installé avec un engin de choc électrique pour pousser les crevettes à sauter.
    Manipulation et traitement  
    Si les crevettes sont vendues directement aux unités de traitement, des équipes spécialisées dans la récolte et la manipulation, sont classiquement employées pour assurer une qualité de premier degré de leur produit brut. Après un tri rigoureux, les crevettes sont nettoyées, pesées et immédiatement tuées dans de l'eau glacée à 0°C. Le travail le plus difficile est de nettoyer les crevettes sorties du fond de l'étang manuellement à la fin de la récolte, parce qu'elles contiennent beaucoup de vase, matière organique et débris. Les crevettes sont ensuite gardées dans de la glace dans des récipients isolés et transportées par des camions genre pick up sur des distances courtes ou par de grands camions sur de longues distances, soit aux unités de transformation ou au marché de crevettes. En ce qui concerne le transport des crevettes vivantes directement des fermes aux bacs d'aquariums, les densités doivent être de 0,2-0,3 kg/litre d'eau. Les récipients sont placés dans de petits camions pick up ayant un toit. Pour l'export des crevettes vivantes de la Thaïlande à Hong Kong et vers la Chine, la température d'eau est graduellement réduite à 16-17°C jusqu'à ce que les crevettes deviennent inactives. Les crevettes dormantes sont ensuite emballées alternativement en couches de sciure réfrigérée ou en mousse de polystyrène dans des caisses isolées pour l'export par avion. Cet emballage à sec peut minimiser les frais et les crevettes peuvent survivre 12-15 heurs. Les marchés locaux demandent principalement des produits réfrigérés fournis directement des fermes ou des marchés de crevettes.

    Dans les unités de traitement, les crevettes sont proprement nettoyées et triées selon les normes de tailles pour l'export. Suivant les exigences du marché, les crevettes sont transformées en plusieurs catégories avant une congélation rapide à -10°C et gardées en dessous de -20°C pour un export ultérieur par bateau ou air cargo. Grâce à la demande qui est en augmentation et des marges élevées de profit, plusieurs unités de transformation augmentent leurs productions des produits valorisés.
    Coûts de production  
    Les coûts de production varient toujours selon le site, l'échelle de production, le système de gestion d'eau (tels que les échanges d'eau à l'opposé des systèmes clos), le rendement irrégulier de production affecté par les problèmes de culture, l'éruption de maladies, etc. les coûts de fonctionnement pour la production des juvéniles régionales moyenne environ 2,5 USD/1000 PL.

    Les coûts de production des crevettes adultes sont résumés comme suit (USD/kg):
     ExtensiveSemi-intensiveIntensive
    Juvénile0.530.580.59
    Aliment1.412.02
    Main d'oeuvre0.850.200.19
    Electricité & carburant0.210.360.33
    Produits chimiques, matériels & fournitures 0.160.180.26
    Divers 0.130.37
    Dépréciation0.200.660.52
    Total1.953.524.28
    Maladies et mesures de contrôle
    Les principaux problèmes de maladies sont inclus dans le tableau ci-dessous. Il n'y a pas de produits chimiques ou de médicaments disponibles pour traiter les infections virales listées mais une bonne gestion de l'étang, de l'eau, de l'aliment et de l'état de santé du stock introduit peuvent réduire leurs virulences. Les éruptions de la plupart des virus sérieux (WSD) ont lieu après des changements drastiques des paramètres d'eau comme la température, la salinités suite à de fortes pluies, le DO2, la dureté, et le stress de crevettes causé par la détérioration de la qualité d'eau et l'environnement du fond de l'étang. La préparation de l'étang par un nettoyage profond du fond ou le grattement régulier de la couche infectée est aussi un facteur clé pour la prévention du stress des crevettes causé par l'accumulation des déchets et des gaz toxiques, et aussi pour l'élimination des porteurs de virus, notamment les crustacés. Pour confirmation, le test de la chaîne de réaction polymérase (PCR) pour la maladie des taches blanches est très utilisé pour la sélection des géniteurs avant la ponte, des nauplii avant l'élevage larvaire, des derniers stades de PL avant le stockage dans des étangs, et des crevettes dans les étangs pour un contrôle régulier.

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans cette table n'implique pas une recommandation FAO.

    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMEASURES
    Taches blanches (WSD) autrement connue comme WSBV, WSSVPartie du complexe baculoviral du syndrome des taches blanches VirusCrevettes très infectées montrent une réduction de consommation d'aliment; léthargie; taux de mortalité élevé avec des mortalités cumulées atteignant 100% dans 3 à 10 jours de l'installation des signes cliniques; les crevettes fortement infectées ont des cuticules lâches avec des taches blanches (qui représentent des dépôts anormaux de sels de calcium par l'épiderme cuticulaire) de 0,5 - 2,0 mm en diamètre qui sont plus apparents sur l'intérieur de la surface de la carapace; plusieurs crevettes moribondes montrent une coloration rose à rouge-brun due à l'expansion des chromatophores cuticulaires & peu ou aucune tache blanche Sélection des géniteurs, nauplii, PL & stades de grossissement; éviter les changements rapides du pH d'eau; éviter le stress; éviter l'utilisation de nourriture fraîche, particulièrement crustacés; minimiser les échanges d'eau pour empêcher l'introduction d'organismes porteurs de virus dans l'étang; traitement des étangs infectés ou écloseries avec du chlore à 30 ppm pour tuer les crevettes infectées & hôtes; désinfecter les équipements associés
    Maladie de la Tête Jaune (YHD) Aussi connue comme maladie de la Tête jaune de crevette, Virus de la Tête Jaune (YHV), Yellow-head baculovirus (YBV), Yellow-head disease baculovirus (YHDBV) N'est pas encore décrit VirusEpizootie aigue avec des mortalités cumulatives élevées qui peuvent atteindre 100% dans 3-5 jours après l'apparition des signes cliniques; l'infection est horizontalement transmise; les PL 15 sont, parait-il résistantes mais les PL 20-25 & juvéniles en grossissent jusqu'aux sub-adultes sont très susceptibles; initialement, l'alimentation augmente, suivie par une réduction d'alimentation dans les stades avancés de la maladie; corps pale; céphalothorax jaunâtre gonflé & hépatopancréas; branchies blanchâtre - jaunâtre- brunâtres; diagnostique présomptif peut être fait sur la base de l'historique de l'étang, signes cliniques, grands changements & histopathologieSélection des géniteurs avant les étapes de l'écloserie & PL avant stockage dans les étangs; éviter les changements rapides du pH d'eau, alcalinité & O2 dissous, éviter les aliments aquatiques frais; nettoyage profond du fond de l'étang avant stockage; étangs infectés & écloseries doivent être désinfectés similaire à WSV (voir ci-dessus)
    Nécrose Baculovirale de la glande intestinale (BMN) Aussi connue comme la maladie de la glande intestinale, maladie de foie blanc turbide et ; maladie de la turbidité blancheBaculovirusVirusInfecte généralement les larves & les premiers stades post larvaires durant lesquels elle peut causer des mortalités élevées; turbidité blanche apparente de l'hépatopancréas causée par nécrose de l'épithélium tubulaire & mucosité au niveau de l'épithélium mucosité; larve affectée mais les derniers stades (postlarve) tendent à développer une résistance; la source d'infection est dûe aux reproducteurs femelles sauvages; les larves flottent inactivement sur la surface & présentent une ligne de glande intestinale à travers l'abdomenNettoyer les œufs fertiles doucement par de l'eau de mer propre pour enlever les excréments ou fèces des reproducteurs; si infectés, les installations d'élevage doivent être désinfectées pour éviter la réintroduction du virus
    Polyhedrose nucléaire Baculoviroses Aussi connu comme Maladie à baculovirus Monodon (MBV)BaculovirusVirusLéthargie, anorexie, crevette de couleur foncée; réduction d'alimentation & taux de croissance; souvent surface augmentée & branchies remplies par plusieurs épi biotiques & epicommensal organismes; larves sévèrement affectées & postlarves peuvent montrer une ligne de la glande intestinale blanche à travers l'abdomen; MBV aigu causant une perte de tubule hépatopancreatique & l'épithélium de la glande intestinale &, par conséquent, dysfonctionnement de ces organes, souvent suivi par des infections bactériennes secondaires; liés à des mortalités élevées (>90 %) dans le dernier stade postlarvaire & juvénile de crevettes dans plusieurs facilités de culture; normalement juvéniles & adultes P. monodon sont résistant au MBV que les larves de crevettes; MBV peut prédisposer les crevettes infectées aux infections par d'autres pathogènes; Réduire les densités de stockage, utilisation des produits chimiques & stress environnemental; éviter la contamination des oeufs fécondés par les fèces des reproducteurs en les nettoyant avec du formol ou iodophore d'eau de mer traitée; si elles sont infectées, les installations d'élevage doivent être désinfectées & le stock doit être déplacé & stérilisé


    Fournisseurs d'expertise en pathologie

    Pas d'instituts ou laboratoires nommés, mais l'expertise en pathologie de crevette est maintenant disponible.
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    La production totale de Penaeus monodon a augmenté progressivement de 21 000 tonnes en 1981 à 200 000 tonnes en 1988; ensuite elle s'est élevée brusquement à environ 500 000 tonnes soit une valeur de 3,2 milliards d'USD en 1993. Depuis, la production est assez variable, en oscillant entre 480 000 tonnes en 1997 et 676 000 tonnes en 2001.

    Les principaux producteurs de Penaeus monodon sont la Thaïlande, le Viet Nam, l'Indonésie, l'Inde, les Philippines, la Malaisie et le Myanmar. Depuis 2002, il a été officieusement rapporté que la production de Penaeus monodon a diminué, particulièrement en Thaïlande et en Indonésie, à cause de sa substitution par Litopenaeus vannamei dans plusieurs fermes.
    Marché et commercialisation
    Produits

    Des crevettes congelées avec tête, sans tête, et décortiquées étaient les principaux produits pour l'export aux principaux marchés, qui sont les USA, EU et Japon. Plus tard, des produits valorisés, comme des produits à micro-ondes ou des plats près-cuisiniés, sushi, shaomei, hargao, dressés, brochettes, beurrés et panés, rouleaux de printemps et boulettes principalement fait en Thaïlande, sont devenus très populaires. Ceci est dû au niveau de vie bas dans plusieurs pays en voie de développement ce qui limite la possibilité de manger dans les restaurants, et le temps de cuisiner à la maison est rare. Les produits réfrigérés, qui sont vendus dans les marchés locaux, sont généralement des produits de calibre non exportable et représentent moins de 10 pour cent de tous les marchés. Les produits vivants, qui sont principalement destinés aux restaurants locaux chinois avec une partie exportée à Hong Kong et en Chine, sont de moins de 2 pour cent.

    Prix et statistiques du marché

    D'un point de vue valeur financière, Penaeus monodon est le plus important produit aquacole commercialisé en Asie. Les prix C&F au Japon, dont le marché exige principalement des crevettes sans tête (taille 16/20) des fermes extensives et semi-intensives en Indonésie, Inde et Viet Nam, ont varié de 9 à 14 USD/kg entre 2001 et 2004. Le marché des USA achète principalement des crevettes sans tête de petite taille (taille 21/25) (sans et avec carapace) provenant des fermes intensives de la Thaïlande et de l'Inde à des prix C&F variant de 7 à13 USD/kg durant la même période. Le marché de l'UE, qui demande principalement de petites crevettes avec tête (31/40 size) provenant des fermes intensives de l'Asie Sud Est, les prix C&F payés variaient de 4,7 à 9,0 USD/kg entre 2001 et 2004.

    Règlements du marché

    Les normes sanitaires, les normes d'utilisation de médicaments et des produits chimiques, et les règlements communs de sécurité alimentaire pour les produits de la mer (particulièrement crevette) sont déjà rigoureuses dans tous les principaux pays importateurs. Cependant, le marché de l'UE a des règlements plus stricts (tolérance zéro) sur les résidus des produits chimiques et antibiotiques, aussi bien pour le commerce privilégié que pour le Système Généralisé de Préférences (GSP) sur les impôts d'importation et HACCP. Le marché des USA applique plus de normes sanitaires strictes comme HACCP ou Evaluation Sensoriel. Il y a aussi d'autres règlements aux USA concernant le anti-dumping des crevettes Importées, et l'application du Dispositif d'Exclusion de tortues (TEDs) sur les bateaux de pêche de crevettes sauvages dans les pays exportateurs.
    Situation et tendances
    Recherche

    Les problèmes urgents pour étude sont les suivants:
    • Technologie de domestication, qui assure un bon développement de géniteurs sans maladies comme c'est le cas pour Litopenaeus vannamei, qui représente un topique principal pour la recherche en cours ou dans l'avenir dans différentes institutions, incluant les organisations du secteur privé partout au monde.
    • Vaccination et traitement efficace pour les virus affectant les crevettes.
    • Remplacement de farine de poisson et Artémia non écologiques et coûteux dans des aliments de crevettes.
    • Système efficace de traitement d'eau pour les systèmes fermés.
    Développement

    L'expansion dans la production de Penaeus monodon n'a pas été aussi importante comme il a été prévu à l'origine, à cause de plusieurs raisons, y compris les problèmes majeurs associés aux éruptions des maladies. En plus, plusieurs éleveurs qui ont cultivés Penaeus monodon à l'origine ont remplacé cette espèce par Litopenaeus vannamei, dont les techniques de culture et d'acclimatation sont beaucoup plus simples. Les problèmes de maladies L. vannamei sont moins séveres, particulièrement pour la culture continentale dans des étangs en eau douce. Grâce à son bas prix, cette nouvelle espèce peut être de plus en plus vendue dans les marchés locaux, assurant un revenu stable pour les éleveurs qui dépendaient seulement d'un marché d'export aux prix instables. La culture des crevettes sera plus durable si les aquaculteurs pouvaient changer vers d'autres espèces quand les espèces d'élevage existantes connaissent des problèmes. La diminution de la production de P. monodon peut aussi améliorer le status de ses géniteurs dans le milieu naturel dans l'avenir car moins ils seront capturés, moins il y aurait de maladies dans les étangs de grossissement. Grâce à ces espèces alternatives, l'augmentation de la production de P. monodon sera moins importante à moyen terme. Plus tard, elle peut augmenter encore si les buts de la recherche précisés auparavant sont atteints, ainsi que l'amélioration de la durabilité de la production et la réduction des coûts de fonctionnement.

    Marché

    En général, Penaeus monodon est le crustacé le plus proéminent cultivé dans le commerce international et il a participé significativement dans l'expansion de l'aquaculture dans plusieurs pays en Asie. Les prix du marché durant ses premiers années étaient assez bons à cause d'une faible compétition et une grande demande du marché japonais. Les marchés internationaux paraissent être devenus presque saturés depuis que la production globale a atteint 600 000 tonnes/an. Les prix de P. monodon ont chuté depuis, particulièrement durant la production rapide de Litopenaeus vannamei en Asie de 2001-2004. Cependant, son prix reste plus élevé que L. vannamei. Il est prévu que dans l'avenir, le marché pour P. monodon sera moins prospère qu'il ne l'était en 1990s, principalement à cause de la saturation des marchés d'export et la réduction de la croissance de l'économie mondiale, aussi bien que l'émergence des barrières non tarifaires dans la commercialisation des crevettes (comme anti-dumping), résidus chimiques, sécurité alimentaire, certification, eco-labellisation dans des pays importateurs. Il y'a eu des changements dans la préférence du consommateur des crevettes en faveur des poissons marins, dûs aux teneures basses en cholestérols et aux taux élevés d'oméga-3 dans le poisson.

    Recommandations

    Pour que l'élevage de crevette se développe efficacement et à long terme, la consommation locale doit être promue pour éviter la problématique des marchés d'exports. Cependant, le prix local doit être réduit afin d'encourager la consommation locale, par l'utilisation des systèmes de culture avancés, efficaces et durables, similaires aux systèmes d'élevage avancés du poulet et du saumon qui ont réduit les coûts de production et ont garanti la survie. Les éleveurs de crevettes en Asie doivent sélectionner de stocker soit P. monodon ou L. vannamei selon les prospection du marché et résoudre les problèmes de fonctionnement comme la compétition, le climat et les saisons d'éruption de maladies.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Durant ces dernières années, le développement de l'élevage des crevettes a généré plusieurs débats publiques sur les impacts environnementaux, tels que:
    • Utilisation de écosystèmes mangrove pour la construction des étangs.
    • Salinisation des eaux souterraines et des terres agricoles.
    • Pollution des eaux côtières due aux effluents des étangs.
    • Problèmes de biodiversité résultant de la collecte des juvéniles sauvages et géniteurs.
    • Conflits sociaux avec d'autres utilisateurs des ressources d'eau.
    • Les décharges de fermes, causant une auto-pollution dans les zones d'élevage de crevettes ainsi que des éruptions de maladies virales.
    En effet, le gouvernement et l'industrie des crevettes en Asie ont partiellement résolu les problèmes de la pollution et continuent à minimiser les impacts négatifs mentionnés ci-dessus. Les étangs intensifs nouvellement développés ne nécessitent pas de zone mangrove de marrée et en plus, il y a plusieurs programmes pour replanter les zones de fermes de crevettes abandonnées. La technologie de culture dans les zones continentales a été améliorée en utilisant une quantité très réduite d'eau de mer (seulement 2-3‰) et des systèmes fermés pour empêcher la salinisation des ressources d'eau douce. Les systèmes fermés et les bonnes pratiques de gestion sont de plus en plus appliqués pour éviter la pollution des eaux côtières par les effluents des étangs et pour minimiser l'éruption des maladies.

    La surpêche de juvéniles sauvages et des géniteurs s'est modérée à cause des mesures de prévention des maladies et le changement aux autres espèces qui peuvent être acclimatées. La crevetticulture en Asie ne crée pas autant de conflits sociaux avec les communautés locales qu'en Amérique Latine, où les fermes à grande échelle sont plus courantes, car elles sont en majorité gérées par les aquaculteurs de petites échelle qui sont d'origine des communautés côtières et ont des terrains de moins de 5 ha. L'industrie de la crevette emploie aussi une centaine de personnes rurales pour assurer le fonctionnement des fermes, ainsi que le traitement et la distribution. Il a été montré que les nutriments enrichis dans les effluents de fermes de crevette améliorent les croissances des animaux aquatiques et des mangroves.

    Pratiques pour une aquaculture responsable
    L'expansion rapide et la prise de conscience des impacts négatifs des pratiques de culture de crevettes sur l'environnement, ont poussé plusieurs pays asiatiques, notamment la Thaïlande, à se conformer au concept de l'aquaculture responsable dans l'Article 9 du Code de Conduite de la FAO. Le gouvernement Thaïlandais, en agrément avec les intervenants, appliquent ce concept, avec le CODEX, ISO 14001/(EMS), pour développer le programme de certification sous le Code de Conduite (COC) et Bonne Pratique de l'Aquaculture (GAP) pour une aquaculture de crevette durable. Les directives conceptuelles, les bonnes pratiques et normes, en plus des systèmes de formation et de vérification, ont été établis. Le programme est en application dans toutes les fermes de crevettes et les adhésions volontaires sont en augmentation. Ce programme sera un des modèles pour plus de développement de COC dans d'autres pays producteurs de crevette. Cependant, les systèmes de certification et labellisation écologique présentent des difficultés, car la traçabilité des produits aquacoles à travers les fermes et écloseries de petite échelle, qui sont les principaux producteurs de la région, semble être difficile.
    Références
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