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Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
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  1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
    2. Galerie d'images
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Rachycentron canadum  Linnaeus, 1766 [Rachycentridae]
    FAO Names:  En - Cobia,   Fr - Mafou,  Es - Cobia
       
    Caractéristiques biologiques
    Le dos est brun foncé, les côtés sont bruns pâles et le ventre est blanc. La bande latérale noire est aussi large que l’extension de l'oeil du museau jusqu’à la base de l'aileron caudal, et elle est bordée de part et d’autre par des bandes plus pâles; au-dessous desquelles, il y a une bande plus étroite et foncée. La bande latérale noire est très prononcée chez le juvénile, et tend à devenir plus obscure chez l'adulte. Le corps est allongé et presque cylindrique; la tête est large et enfoncée. La bouche est grande et apicale, avec une mâchoire inférieure en saillie; les dents sont viliformes au niveau des mâchoires et sur le toit de la bouche et de la langue. Le premier aileron dorsal comprend 7 à 9 (habituellement 8) épines courtes, isolées et fortes dont chacune est enfoncée dans une cannelure, non reliée par une membrane, de 28-33 rayons. Le deuxième aileron dorsal est long, les rayons antérieurs sont légèrement élevés chez les adultes. Les ailerons pectoraux sont sous forme de pointe, devenant plus falciformes avec l'âge. L’aileron anal est semblable au dorsal, mais plus court; de1-3 épines, avec 23-27 rayons. L’aileron caudal est uniforme chez les adultes, le lobe supérieur est plus long que l’inférieur (l'aileron caudal est arrondi chez les jeunes, les rayons centraux sont plus prolongés). Les écailles sont petites, incorporées dans la peau épaisse; la ligne latérale est légèrement onduleuse sur la partie antérieure.
    Galerie d'images
    Un géniteur de cobia de15-20 kgUn géniteur de cobia de15-20 kgUn juvénile de cobia dans un système de racewayUn juvénile de cobia dans un système de raceway
    Des réservoirs d’élevage larvaire de 1300 l remplis à 30 000 l dans un système de recyclage de racewayDes réservoirs d’élevage larvaire de 1300 l remplis à 30 000 l dans un système de recyclage de racewayRéservoir couvert de 20’ pour les géniteurs de cobiaRéservoir couvert de 20’ pour les géniteurs de cobia
    Photos de l'institut des Sciences marines de l'université de Texas et du laboratoire de pêche et de mariculture – le port d’Aransas, Texas, États-Unis d'Amérique.
    Profil
    Contexte historique
    La recherche en matière d'aquaculture sur le cobia a commencé la première fois en 1975 avec la collecte des oeufs de cobia du milieu naturel au niveau de la côte de la Caroline du nord. Le développement larvaire a été décrit et, après avoir terminé les 131 jours de l’essai d’élevage, il a été conclu que le cobia avait un bon potentiel pour l'aquaculture en raison de sa croissance rapide et de la bonne qualité de sa chair. Une recherche supplémentaire sur le cobia a été conduite vers la fin des années 80 et le début des années 90 aux Etats-Unis et au Taiwan, province de Chine, où on a rapporté pour la première fois le fait que des espèces en captivité se sont reproduit, et ce en début des années 90 au Taiwan, province de Chine. La recherche a continué, et en 1997 la technologie d’élevage de grandes quantités d’alevins de cobia avait été développée et le Taiwan, province de Chine produisait des juvéniles pour le grossissement, la plupart du temps dans des systèmes de cages prés de la côte.

    Aux Etats-Unis, c’est en 1996 qu’on a rapporté pour la première fois une ponte en captivité du cobia à l'université du Mississippi du sud dans le laboratoire de recherche de la côte du Golfe à Ocean Springs, Mississippi. Entre 2000 et 2006, les installations aquacoles en Virginie, Texas, Caroline du sud et en Floride ont également réussi la ponte du cobia soit par la capture de femelle gravide, soit en administrant une injection d'hormone ou des implants, ou par des manipulations de photopériode/ température pour induire la ponte.

    En 2006, deux installations aux Etats-Unis (l'institut des sciences marines et le laboratoire de pêche et de mariculture de l'Université de la pêche du Texas du–port d’Aransas et le centre d'aquaculture dans les Florida Keys dans le marathon, la Floride) ont rapporté qu’il y a une production importante d’oeufs et de juvéniles de cobia depuis 2002. La production du cobia dans les cages est en cours ou a déjà eu lieu aux Bahamas, Belize, la République Dominicaine, le Mexique, et Porto Rico, avec des projets supplémentaires prévus pour les Etats-Unis, les Caraïbes et l'Amérique Centrale; cependant, il n'y a eu aucune production commerciale à grande échelle de cobia en 2006 et l'industrie dans l'hémisphère occidental pourrait être caractérisée comme «en voie de développement».
    Principaux pays producteurs
    En plus des pays indiqués dans la carte, et selon les recensements statistiques des Etats membres de la FAO des activités de production de cobia ont été également rapportées aux Bahamas, à Belize, en République Dominicaine, au Mexique, aux Philippines, à Porto Rico, aux États-Unis d'Amérique et au Viet Nam.

    Les principaux pays producteurs de Rachycentron canadum (Statistiques des Pêches de la FAO, 2006)
    Habitat et biologie
    Les cobias sont distribués dans les eaux marines chaudes du monde entier, excepté le Pacifique central et oriental, donnant lieu à une très large zone potentielle et convenable à la production des espèces indigènes. Ils peuvent être rencontrés dans toute la colonne d'eau et sont capturés à la fois dans les eaux côtières et les eaux du plateau continental, bien qu'elles soient typiquement considérées comme des espèces du large. La capture du cobia dans le milieu naturel ne fait pas partie d’une pêche commerciale importante et sa capture est généralement considérée accidentelle. Ils sont souvent trouvés prés des structures de diverses sortes, telles que les plateformes de pétrole et de gaz, les lignes d’algues, les bouées, les tortues, les raies, et toutes choses refoulées par la mer.

    Le cobia préfère l'eau chaude (20 ºC) et adopte particulièrement des modèles de migration annuels qui sont connus et prévisibles. Dans le Golfe du nord-ouest du Mexique, ils arrivent au printemps et peuvent être capturés au début de l’automne. La ponte a lieu plusieurs fois entre avril et septembre, avec un pic en juillet. La maturité sexuelle est rapportée chez les mâles de 1-2 ans et chez les femelles de 2 ou 3 ans, sachant que les femelles grandissent et de manière plus rapide avec des tailles maximales qui peuvent atteindre 60 kg. La ponte a lieu dans les eaux de la côte et au large où les femelles libèrent plusieurs centaines de milliers à plusieurs million d'oeufs (1,4 mm diamètre) qui sont alors fertilisés par les mâles présents. Les oeufs viables commencent le développement, sont fortement pigmentés, flottants, et entament l’éclosion en 24 heures approximativement. Les larves du cobia se développent rapidement et sont de grande taille par rapport à la plupart des espèces marines avec 3,5 millimètres LT à l’éclosion. Les juvéniles se trouvent dans les eaux de la côte et au large, et sont souvent rapportés parmi des articles de Sargassum ou des lignes d’algues où ils cherchent abri des prédateurs et où ils peuvent s’alimenter. Le cobia est un opportuniste et les examens du contenu stomacal indiquent la présence de divers poissons, des crevettes, du calmar, et en particulier, des crabes.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Rachycentron canadum

    Systèmes de production
    Approvisionnement en juvéniles  
    Bien que la majorité de la production aquacole du cobia vienne actuellement de la Chine, la majeure partie des informations détaillées sur les méthodes de l’élevage et de l’engraissement sont rapportées du Taiwan, province de Chine. Les géniteurs prêts à pondre, sont initialement pêchés du milieu naturel; cependant, après la domestication de l’espèce, les cobia âgés de 1,5-2 ans (approximativement 10 kg) sont sélectionnés à partir des cages d’engraissement et transportés dans les étangs côtiers. Ces étangs de ponte (400-600 m2 et 1,5 m de profondeur) sont stockés avec 100 adultes avec un sex-ratio de 1:1. Ces derniers pondent naturellement durant toute l’année, avec des pics en printemps et en automne quand les températures de l'eau sont entre 23 et 27 ºC.

    Aux Etats-Unis, Les efforts pour avoir une ponte ont également connu du succès. On utilise des réservoirs circulaires en fibre de verre de 5,5-6,0 m de diamètre et 1,5-1,8 m de profondeur pour l’adulte du cobia. Les réservoirs ont un collecteur d'oeufs et fonctionnent à la fois selon un système de recyclage, un système ouvert, ou une combinaison des deux, selon la capacité biologique de filtration du système. La collecte des géniteurs implique généralement la capture et le transport des juvéniles ou des adultes du cobia capturés dans le milieu naturel (souvent pendant leur période de ponte naturelle) vers les systèmes de réservoirs, où les poissons âgés de 2 ou 3 ans pondent naturellement ou ont une ponte induite par des manipulations de photopériode et de température. La recherche sur le fait de prolonger la période de la ponte chez le cobia aux Etats-Unis n’a eu comme résultat que la production d’oeufs fertilisés pendant 10 mois de l'année.

    Le stock des juvéniles du cobia utilisé pour une production commerciale à grande échelle est exclusivement issu des écloseries.
    Production d'écloserie  
    Une fois le cobia pond, les oeufs fertilisés sont rassemblés soit dans des réservoirs soit dans des étangs de ponte. Après l’éclosion et la résorption du sac vitellin (généralement après 3 jours), la larve doit au début recevoir une quantité adéquate de nourriture de taille appropriée, telle que les rotifères enrichis (Brachionus plicatilis) ou de nauplius de copépodes. Dans les systèmes de réservoirs, cette nourriture doit être fournie au moins les quatre premiers jours, et par la suite on peut introduire de l’Artémia enrichie et fraîchement éclose, ensuite le sevrage pour passer à l’aliment sec entre 25 et 30 jours après l’éclosion. La densité d'élevage du cobia dans les systèmes de réservoirs durant les premiers stades de développement demeure un aspect défiant de l’élevage qui devra être amélioré afin d’assurer la viabilité commerciale. Jusqu'ici, la production est modeste, elle ne dépasse pas 1 poisson/litre après le sevrage, indépendamment du fait que le taux de mise en charge initial est normal, bien qu‘aux Etats-Unis, certaines recherches prometteuses durant 2005-2006 ait eu comme conséquence la production de plus de 2 poissons/litre et les chercheurs espèrent doubler ce nombre dans le future.
    Nurserie   
    En Taiwan, province de Chine, on rapporte que le cobia est élevé dans une série d'étangs en plein air jusqu'à ce qu'il atteigne une assez grande taille qui lui permet d’être stocké dans des cages d’engraissement situées à la côte ou au large. Pendant l'élevage larvaire, on utilise des étangs de nourricerie « d’eaux vertes » de 5 000 m2 de superficie et de 1-1,2 m de profondeur avec un bloom adéquat de Chlorella, de copépodes, et de rotifères.
    Cette méthode a spécifiquement comme résultat une survie larvaire de 5-10 pour cent depuis l’éclosion jusqu’au jour 20, suivie du transfert du poisson vers deux ou trois systèmes d'étangs durant les 2 mois suivants, selon les caractéristiques de l'opération.

    Afin de réduire le cannibalisme et la variabilité de taille, le cobia est trié chaque semaine dés le 45ieme jours après l’éclosion jusqu'à ce qu'il atteigne approximativement 30 g (75 jours après l’éclosion), qui est considéré comme taille minimale pour le placer dans les cages. Le cobia est alimenté 5-6 fois par jour jusqu’à rassasiement à un taux de 5 pour cent du poids corporel allant jusqu'à 30 g; après, le taux d'alimentation est réduit à 2 ou 3 pour cent du poids corporel lorsque le poisson s’approche de 200 g. Certains producteurs continuent l'élevage des juvéniles de 30 g jusqu'à 600-1 000 g dans les étangs en plein air, alors que d'autres emploient de plus petites cages côtières (20-200 m3). Le but général de cette étape et celle qui la précède, que ce soit dans les étangs ou dans les cages, est d’élever le jeune cobia jusqu’à devenir assez grand pour être stocké dans un système de cages d’engraissement, vu qu’il est encore petit pour être transporté en grand nombre avec une mortalité minimale.
    Techniques de grossissement   
    Les méthodes taiwanaises qui utilisent les étangs en plein air pour les géniteurs et comme nourriceries dans le cycle de production de cobia, tendent à être plus extensives comparées aux efforts actuels aux Etats-Unis, qui préfèrent particulièrement la culture des géniteurs et des premiers stades juvéniles dans des réservoirs. A partir de cette étape, et celle qui suit, les méthodes sont semblables dans les deux pays qui utilisent les enclos ou les cages de différentes tailles et types pour le grossissement du cobia jusqu’à la récolte.

    Le grossissement réussi du cobia a été rapporté dans les cages côtières et celles du large, utilisant à la fois des systèmes de surface et des systèmes submergés pendant la dernière étape de la production qui est la plus longue. Les producteurs taiwanais emploient des cages de 1 000-2 000 m3, alors que certaines fermes aux Caraïbes ont employé avec succès des systèmes submersibles de 3 000 m3. Afin de réduire la durée du grossissement ainsi que les problèmes liés aux maladies, le cobia produit dans les cages doit être placé dans des sites dont les eaux sont chaudes (26 ºC et plus), propres et avec des débits adéquats dans le système de cage pour permettre de maintenir de manière continue des niveaux élevés d’oxygène dissous. Le nombre de récoltes changent selon les taux de mise en charge et la température de l'eau, mais la période de grossissement pour le cobia nourrit aux granulés est généralement d’environ 1-1,5 ans, avec des poissons atteignant un poids final de 6-10 kg à des densités de récolte de 10-15 kg/m3.
    Apport de nourriture   
    Les producteurs du Cobia au Taiwan, province de Chine utilisent à la fois les granulés flottants et les granulés qui sédimentent (42-45 pour cent de protéine brute, et 15-16 pour cent de lipides), pour alimenter 6 jours par semaine à un taux de 0,5-0,7 pour cent PC/jour vers la fin de la phase de grossissement. On rapporte qu‘au Taiwan, le taux de conversion de l’aliment, chez le Cobia est approximativement de 1,5:1. Les fermes, dans les Caraïbes ont employé des granulés fabriqués aux Etats-Unis et qui sont en général plus concentrés en protéine brute (50- 53 pour cent) avec un contenu en lipide de 10-15 pour cent.
    Techniques de récolte   
    On signale qu‘au Taiwan, les producteurs font des récoltes sélectives ou partielles dans les cages, leur permettant de satisfaire les demandes actuelles du marché, que le poisson soit consommé localement ou destiné à l'exportation. On trouve très peu d’information publiée concernant les méthodes de récolte du cobia en cage, bien qu'elles doivent certainement être spécifiques au site et utilisent, probablement, des techniques pour rassembler et pêcher ou pomper le poisson et le placer dans un conteneur refroidi à bord d’un navire tendant, semblable à ceux employés dans l'élevage du saumon.
    Manipulation et traitement  
    Au Taiwan, le cobia est mis à jeun la veille de la récolte et les poissons ayant 6 kg ou plus sont choisis, tués, saignés et refroidis avant que le poisson entier ou en filet ne soit emballé dans la glace. Le cobia entre au marché entier/éviscéré, sans tête, ou en filet, selon le marché final.
    Coûts de production  
    L'information sur les coûts de production pour cette espèce est très faible mais on dit qu’au Taiwan ils étaient, en 2001, approximativement de 2,20 dollars d’EU/kg: une valeur qui est très concurrentielle avec plusieurs autres espèces de poissons de mer en élevage.
    Maladies et mesures de contrôle
    Les cobia sont susceptibles à plusieurs virus, bactéries, et parasites qui infectent généralement d'autres espèces d’eau marine chaude. Les problèmes de gestion des maladies et des parasites sont considérés, en particulier par les Taiwanais, comme l’un des principaux défis de la culture du cobia jusqu'alors connus. Le tableau ci-dessous énumère certains microbes pathogènes rapportés chez le cobia. Il est prévu qu’il soit utilisé à titre instructif seulement et les éleveurs devraient se rapporter à des références publiées pour d’éventuels traitements et diagnostiques. En outre, les producteurs doivent vérifier les règlements spécifiques locaux et fédéraux en ce qui concerne les produits chimiques et les médicaments approuvés pour l'usage sur tout produit de pêche.

    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans ce tableau n'implique pas une recommandation FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURE
    Maladie de velours marine Amyloodiniosis Amyloodinium ocellatumDinoflagellé Toux; étincellement; l'operculum est évasé; répugnance à l’alimentation; évident sur les branchies et les ailerons; apparaît en tant que petites taches foncées sur les filaments des branchies vus sous stéréoscopePentahydrate de sulfate de cuivre; diminuer la salinité dans certains cas (immersion dans de l'eau douce); rincer le système; des bains/traitement avec du formaldéhyde; filtration mécanique jusqu’à 40 microns
    Cryptocariose; maladie des points blancsCryptocaryon irritansProtozoaire externeFoyers blancs évidents sur la peau; les taches blanchâtres forment des masses reliées entre elles et sont plus grandes Immersion prolongée dans le cuivre; immersions en eau douce; traitement de formaldéhyde; diminution de la salinité à 15‰ ou moins pendant 2 semaines; diminution de la température du système à <19 ºC
    Infection par des ciliés péritrichiens sessiles, en colonieEpistylis spp. CiliésRapportée durant le stade larvaire; masses blanches ou rougeâtres sur la peau/nageoires, voûtes des branchies, ou dans la bouche; plus commun dans les eaux polluées; souvent lié aux exigences bactériennes de gram négatif appelée la maladie douloureuse rougeTraitement au formaldéhyde; bain/immersion en eau douce; des antibiotiques pour une infection bactérienne grave
    Trichodinose, maladie du voile blancTrichodina sp. Parasite protozoaireRapportée durant le stade de nourricerie; le parasite est trouvé sur la peau et les branchies; perte d'appétit; léthargie ; mortalité chronique de faible amplitude; mène souvent aux infections secondairesTraitement au formaldéhyde; bain d'eau douce; traitement au cuivre; Bain de Praziquantel ou immersion prolongée.
    Infection monogéneNeobenedenia sp. Parasite monogéne.Rapportée lors de la phase d’engraissement; ulcération et dommages au niveau de la peau; ailerons érodés ; lésions de l'oeil qui peuvent mener à une cécité Traitement au formaldéhyde, bain d'eau douce ; traitement au cuivre; Bain au Praziquantel ou immersion prolongée
    Myxidiose Sphaerospora comme myxosporidien-Parasite myxosporodienFaible appétit et ascite inféctueuse; rein gonflé montrant des taches ou des nodules; ulcères de la peau; spores dans le tractus digestif. aucun traitement connu; désinfecter le système; mettre les poissons affectés en quarantaine
    La coccidioseCoccidia spp. Parasite protozoaireEnflure, exopthlamie; kystes dans le tissu hépatique; dépend de l’organe affecté.Traiter le poisson par voie orale avec du monensin; réduire le stress.
    LymphocystiteIridovirusVirusRapporté lors de la phase de nourricerie; la peau, les ailerons et les branchies avec des croissances blanches et bosselées aucun traitement connu; désinfecter le système ; mettre les poissons infectés en quarantaine
    PastelleurosePhotobacterium damsela subsp. PiscicidaBactérieDes dépôts blanchâtres et granuleux sur le rein, le foie et la rate Aucun traitement connu; mais un vaccin est en cours de développement
    VibrioseVibrio alginolyticus; V. vulnificus & V. parahaemolyticusBactérieAbdomen gonflé; ulcères cutanés; yeux proéminents; léthargie; noircissement de la peau; l'ascite dans la cavité péritonéaleAdministrer des antibiotiques; enlever les poissons malades; désinfecter le système; réduire le stress
    Infection bactérienne secondaire(après l’infection à Neobenedenia)Streptococcus sp. Bactériepeut causer la cécité chez le cobia; yeux proéminents; ulcères de peau; peau obscure Administrer des antibiotiques; enlever les poissons malades; désinfecter le système; réduire le stress

    Fournisseurs d’expertise en pathologie

    L'assistance peut être fournie par les sources suivantes:
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    De la production rapportée à la FAO en 2004, 80,6 pour cent vient de la Chine et tout le reste du Taiwan, province de Chine. La valeur totale de la production globale de cette espèce en 2004 était 36 206 000 dollars d’EU.
    Marché et commercialisation
    La Chine et le Taiwan, province de Chine trouvent toutes les deux que la croissance rapide et la bonne qualité de chair du cobia confère à ce dernier le caractère d’être potentiellement un des poissons de mer les plus importants pour la production future. Puisque le cobia pêché dans le milieu naturel n’a pas une grande importance et l'élevage du cobia est à ses débuts, les détails sur le marché et le commerce de cette espèce font notamment défaut. En raison de sa faible disponibilité actuelle, beaucoup de consommateurs des produits de la mer n'ont probablement jamais goûté au cobia. L’aquaculture de plus en plus grandissante en combinaison avec un marketing efficace du poisson qui a une texture ferme et une chair blanche seront primordiaux pour l'expansion future du marché.

    Au Taiwan, province de Chine, cette espèce jouit d’une valeur marchande relativement élevée comparée à d'autres poissons et les cobias de grande taille (8-10 kg) y sont vendus entiers, alors que le Japon est la destination principale pour de plus petits poissons (6-8 kg) qui y sont vendus entiers et sans tête (certains pour le sashimi). Les filets sont typiquement exportés vers d'autres marchés. Les prix du cobia changent selon la taille. La valeur marchande au Taiwan, province de Chine des poissons entiers d’un poids de 17 livres et plus (7,7 kg), était de 5,50 dollars EU/kg en 2004 et il a été rapporté qu’elle est plus faible que pour les plus petits poissons.
    Situation et tendances
    L'état actuel du cobia d’élevage en Asie et les activités démontrées ailleurs suggèrent que l'élevage de cette espèce a un brillant futur. Le cobia a plusieurs traits avantageux, dont le plus important est la grande vitesse de croissance et la bonne qualité de la chair. La production globale est susceptible d'augmenter à l'avenir. Les chercheurs et les producteurs commerciaux en Chine, au Taiwan province de Chine et aux Etats-Unis ont mis au point des étangs et des réservoirs de ponte pour les géniteurs de cobia, et des protocoles d'élevage larvaires et de juvénile qui sont actuellement raffinés.

    Les améliorations durant la phase de nourricerie de la production de cobia sont critiques si les éleveurs veulent fournir un certain nombre de juvéniles pour repeupler de grandes exploitations commerciales en cages. Dans ce but, les chercheurs des Etats-Unis et du Taiwan travaillent sur le développement des systèmes de recyclage intensifs et super-intensifs pour la production de juvéniles, avec un suivi de température, une stérilisation UV, des filtres à tambour, des écumoires de protéine et des unités d'oxygénation. Jusqu'ici, un système taiwanais de production de juvéniles à des densités élevées a connu du succès, avec des taux de production et de survie optimaux pour le cobia élevé de 7 à 76 grammes en quatre semaines pour des densités initiales de mise en charge de 370 poisson/m3 et des valeurs finales de récolte de 28 kg/m3.

    La tolérance du cobia vis-à-vis de la salinité est un autre aspect intéressant de son élevage qui confère une certaine garantie à la recherche future. Bien que pêché particulièrement dans des eaux dont la salinité est proche de la salinité océanique (30-35 ‰), le juvénile du cobia a été cultivé avec succès pendant 8 semaines d’essais dans des eaux à une salinité très basse de 5 ‰ avec un bon TC et un bon taux de croissance. La capacité d'élever du cobia à diverses salinités a donné aux aquaculteurs des opportunités additionnelles de production de cette espèce.

    En tant que premier producteur mondial du cobia, la future production de la Chine est susceptible d'être un facteur important dans la commercialisation de cette espèce. Jusqu'ici, la disponibilité des poissons de rebut utilisés comme nourriture pour le développement de l'industrie du cobia en Chine a été considérée comme un facteur limitant pour la production future. En dépit de ce problème d'alimentation, les producteurs ont reconnu que le cobia est une espèce qui a un énorme potentiel et les systèmes de cages sont largement distribués dans les provinces côtières du sud (Guangdong et Hainan). Les futurs approvisionnements, le marché et le prix mondial du cobia seront certainement affectés par la production future du cobia (ou son absence) en Chine et au Taiwan, province de Chine, aussi bien que dans d'autres pays en Asie du Sud-Est.
    Problèmes et contraintes majeurs
    Selon la gestion de l'étang, la densité de culture, le taux d'alimentation et les taux d’échange d'eau, la production de l'aquaculture du cobia dans les étangs peut avoir comme conséquence des problèmes de qualité de l'eau et de charge excessive en éléments nutritifs dans l'effluent. La production à grande échelle du cobia à divers stades de son cycle de vie pourrait potentiellement influencer toutes les zones côtières où de telles activités sont localisées et où la décharge exigerait de la surveillance. Le grossissement du cobia, dans les systèmes de cages côtières et du large, quel que soit leur emplacement, aura également un certain impact sur l'environnement. Ces opérations sont menées avec certains risques inhérents comprenant, mais pas limités aux, évasions des poissons (pollution génétique), transmission des maladies, et décharge des éléments nutritifs dans et autour des sites des fermes.

    Depuis 1998, quand la production significative de l'aquaculture du cobia a été initialement rapportée, on a noté qu’au Taiwan, province de Chine où la production du cobia a réussi et où elle est en pleine expansion, les maladies affectant les poissons en élevage constituent un problème majeur et les bonnes pratiques de gestion doivent être appliquées dans la mesure du possible. En raison de la menace annuelle des ouragans, certains fermiers ont placés leur système d’élevage dans des zones plus abritées et ne consommant pas beaucoup d'énergie, mais aux dépens du taux d'écoulement et de rinçage d'eau plus élevés. On a rapporté que cette intensification de production côtière a eu comme conséquence des manifestations accrues de maladies et, dans certains cas, une mauvaise qualité de la chair du cobia élevé en cages dans des zones plus polluées.

    Le développement de l’élevage du cobia en cages dans des régions telles que les Caraïbes et l'Amérique Centrale où les cages peuvent être installées près de récifs de corail sensibles, demanderait une surveillance, par les producteurs, des impacts et de la charge nutritive des écosystèmes voisins. Les impacts sur l'environnement de l’élevage en cages sont spécifiques au site considéré, alors que les taux d’échange d'eau et les facteurs de dilution dans plusieurs zones sont suffisants pour empêcher la charge excessive en éléments nutritifs, chaque site a une capacité de charge qui doit être prise en considération.

    Un autre aspect environnemental à considérer dépend du fait que le cobia est un carnivore de niveau trophique supérieur qui oblige à utiliser un aliment contenant des niveaux assez élevés en protéine brute (les exigences nutritionnelles spécifiques sont actuellement étudiées) dont une grande proportion est constituée de farine de poissons. Pour que l'aquaculture continue à approvisionner la demande croissante en fruits de mer à l’échelle mondiale, plus de recherche pour trouver des sources supplémentaires ou alternatives de la protéine pour l'alimentation des espèces telles que le cobia sont impératives. À cet effet, la recherche sur les exigences nutritionnelles spécifiques de cette espèce en termes de protéine et de lipides et la substitution de la farine de poisson est toujours en cour.

    Alors que l'aquaculture du cobia a un bon futur, la production efficace d'un produit de haute qualité avec un minimum d’impacts sur l'environnement durant l’élevage devrait constituer le but convoité.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    L'aquaculture du cobia durant tous les stades devrait suivre les principes décrits dans le Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable. Les meilleures pratiques de gestion devraient être appliquées pendant tout le processus de production et inclure une surveillance détaillée des géniteurs et de la production, l'utilisation d’un régime de haute qualité et nutritionnellement complet, un échantillonnage et des observations fréquentes des stocks afin de diagnostiquer d’éventuelles maladies et/ou parasites, et le déplacement opportun des poissons malades.
    Références
    Bibliographie  
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    Chen, S.C., Kou, R.J., Wu, C.T., Wang, P.C. & Su, F.Z. 2001. Mass mortality associated with a Sphaerospora-like myxosporidean infestation in juvenile cobia, Rachycentron canadum (L.), marine cage cultured in Taiwan. Journal of Fish Diseases, 24:189-195.
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