1. Identification
    1. Caractéristiques biologiques
    2. Galerie d'images
  2. Profil
    1. Contexte historique
    2. Principaux pays producteurs
    3. Habitat et biologie
  3. Production
    1. Cycle de production
    2. Systèmes de production
    3. Maladies et mesures de contrôle
  4. Statistiques
    1. Statistiques de production
    2. Marché et commercialisation
  1. Situation et tendances
    1. Problèmes et contraintes majeurs
      1. Pratiques pour une aquaculture responsable
    2. Références
      1. Liens utiles
    Identification


    Siniperca chuatsi  Basilewsky, 1855 [Percichthyidae]
    FAO Names:  En - Mandarin fish ,   Fr - ,  Es -
       
    Caractéristiques biologiques
    Le corps est comprimé. La mâchoire inférieure dépasse la mâchoire supérieure qui se prolonge derrière les yeux. La cavité buccale, le long des deux lèvres supérieures et inférieures, contient des dents en forme de scie en masse dentelées. La mâchoire inférieure a 4-5 grandes rangées pointues. Le bord arrière de la couverture des branchies a deux épines pointues plates sur chaque côté. Les écailles sont rondes et petites. Le corps est jaune brunâtre, très brillant avec des taches colorées irrégulièrement placées. Elles sont normalement grises noires ou foncées rayant les lèvres en passant par les yeux au-dessus de la partie latérale mais suivant la ligne dorsale. La nageoire dorsale est bien développée avec notamment des épines dures localisées en avant et prolongées vers l'arrière avec des pointes rondes. Les nageoires pectorales, anales et caudales sont d'une forme ronde. Existence de trois épines pointues avant les nageoires abdominales et anales.
    Galerie d'images
    Siniperca chuatsi

    Siniperca chuatsi

    Profil
    Contexte historique
    Connu en Chine depuis les temps ancestraux, il est devenu très populaire à l'époque de la Dynastie Tang (618-907 ap. J-C.) et plusieurs poètes ont composé des éloges au sujet de sa couleur et son goût. Cependant, l'élevage des poissons mandarins n'a commencé que vers la fin du 20ème siècle. L'élevage expérimental a débuté dans les années 50 où des alevins sauvages capturés ont été utilisés; les aquaculteurs ont constaté que c'était une excellente espèce pour l’élevage. Plus tard, quelques fermes chinoises ont fait des recherches sur la production d’alevins, mais les poissons n’ont pas survécu plus de 10-15 jours. En 1975, la Ferme Municipale de Suzhou dans la province de Jiangsu, a produit 482 poissons mandarins d’une taille moyenne de 375 g chacun par reproduction induite. Dès lors, l'élevage de ces espèces dans des conditions contrôlées est devenu de plus en plus répandu.

    Les poissons mandarins sont connus dans les pays de l’Asie du nord-est: ils se trouvent naturellement en Chine, RPD de Corée, Japon, Russie et Viet Nam. Onze espèces sont connues mais seulement neuf espèces sont trouvées en Chine. Le genre le plus populaire (Siniperca) compte sept espèces, dont l’espèce cultivée la plus commune est (Siniperca chuatsi).
    Principaux pays producteurs
    Principaux pays producteurs du Siniperca chuatsi (Statistiques de Pêches FAO, 2006)
    Habitat et biologie

    Les poissons mandarins habitent les lacs et les fleuves, préfèrent l'eau propre et se dissimulent dans les pierres, les racines d'arbres et les herbes aquatiques massivement développées au fond. Quand la température chute à 1-5 °C en hiver, les poissons restent calmes dans l'eau profonde pour y passer l’hiver, mais quand elle s’élève au-dessus de 15 °C, ils commencent à rechercher activement de la nourriture. Les poissons mandarins sont généralement nocturnes, s’alimentant la nuit et restant tranquilles pendant la journée dans les zones abritées dans des conditions naturelles. Cependant, en élevage dans des conditions contrôlées ils prendront de la nourriture même pendant la journée. Ils tolèrent une large gamme de température et c’est pour cette raison qu’ils sont trouvés dans la plupart des régions de la Chine.

    Les poissons mandarins sont des carnivores qui s’alimentent de poissons, crevettes et d'autres animaux aquatiques qui sont plus petits qu'eux, notamment des poissons. Ils ne prennent pas les animaux aquatiques statiques, même, s’ils sont très proches, mais dès que la cible commence à bouger, ils l’attrapent vite sans hésitation. Ils commencent à consommer les alevins d'autres espèces de poissons dés le 4-5éme jours.Dans la nature, ils préfèrent manger des poissons Wuchang (Megalobrama amphylocephalus) en raison de la forme de leur corps, cependant, tous les poissons fusiformes sont vulnérables. Quand ils sont sous des conditions contrôlées, si la nourriture n’est pas fournie en quantités suffisantes il y a cannibalisme. Les poissons mandarins grossissent rapidement, atteignant 400-600 g en moins d'un an et 1-1,5 kg la deuxième année. Par la suite, leurs taux de croissance baissent, en poids et longueur. Les femelles grossissent plus rapidement que les mâles pendant la troisième année.

    Les poissons mandarins ne se reproduisent qu’à une température excédant 21 °C, la température optimale oscille entre 26-30 °C. En raison des différentes conditions climatiques variables entre le sud et le nord de la Chine, la saison de reproduction change beaucoup. Dans le sud elle a lieu entre mars et août, alors que dans la partie centrale elle a lieu entre mai et août, la période la plus active étant entre juin et juillet. Pendant la saison de reproduction, les géniteurs se rassemblent en masse au coude ou au confluent d’une rivière où le courant est fort. Le frai se passe dans des eaux courantes, la nuit; et dure normalement trois à six heures mais peut rarement durer 24 heures. Les femelles atteignent la maturité en deux ans à un poids corporel minimal de 160-250 g (21 cm), alors que les mâles y arrivent en un an seulement, les plus petits pèsent environ 80 g (16 cm). Généralement, la fécondité est de 30 000-200 000 oeufs/poisson et ce selon la taille de la femelle. Les oeufs sont de 1,2-1,4 mm et sont semi-pélagiques dans l'eau courante, mais coulent dans l'eau stagnante.
    Production
    Cycle de production

    Cycle de production de Siniperca chuatsi

    Systèmes de production
    Les principaux systèmes d’élevage des poissons mandarins sont les étangs, cages et enclos. La monoculture et la polyculture sont pratiquées dans les étangs, alors que l’élevage en cage et enclos est entrepris dans les eaux ouvertes telles que les réservoirs, lacs et fleuves.
    Approvisionnement en juvéniles   
    Vu que la disponibilité d’alevins sauvages est devenue limitée en raison de la capture intensive, les fermiers doivent trouver une manière pour augmenter l'approvisionnement à travers la reproduction induite.

    Les géniteurs sont collectés et choisis dans des eaux ouvertes et parmi les poissons cultivés. Ils doivent être sains, actifs, et grands: on utilise normalement des poissons de deux à trois ans pesant 1-2 kg mais des mâles de 0,5 kg et des femelles de 0,75 kg sont également efficaces pour la reproduction. Des soins supplémentaires sont appliqués en vue de maintenir les géniteurs dans de bonnes conditions, à partir de 40-60 jours avant la ponte. Les hormones utilisées pour la reproduction induite sont souvent PG, HCG, et LRH-a, simples oucombinées. Le tableau ci-dessous montre les doses utilisées pour les femelles (les mâles reçoivent seulement la moitié de ces quantités):
    Traitementune injection (par kg de poisson)deux injections (par kg de poisson)
    1ème injection2ème injection*
    PGHCGLRH-aPGLRH-aPGLRH-a
    Hormone simple14-16 mg0,8-1,6 mg10-15 mg
    Hormones combinées (I)1,5-2 mg500-800 IU20 µ2,5 mg200 µ
    Hormones combinées (II)500 IU50 µ
    * l’intervalle entre la première et la seconde injection est de huit heures.
    Production d'écloserie  
    Après avoir subit l’injection, les géniteurs sont mis dans des bassins d’alevinage. La ponte naturelle ou l’insémination artificielle sont pratiquées. Les œufs éclorent en 23-30 heures, selon la température d’eau et les équipements. Il est essentiel de bien gérer les écloseries afin d’assurer un écoulement adéquat d'eau. La température d'eau doit être maintenue relativement stable; à 25-29 °C. L’éclosion peut avoir lieu entre 20 et 30 heures mais ça peut tarder 50-60 heures si les températures sont inférieures à cette gamme.
    Elevage de fingerlings  
    A l'éclosion, les poissons mandarins mesurent seulement 4 mm et sont fragiles; après 50-60 heures, la longueur du corps va jusqu'à 5 mm et ils commencent à s’alimenter. En l’absence d’aliments, le cannibalisme se manifeste. Au début, les alevins se nourrissent d’environ deux ou trois alevins de poissons par jour. Les alevins de carpes argentées, à grosse tête, herbivore, du poisson de Wuchang ou du tilapia sont utilisés comme aliment. Dès le quatrième jour, les alevins consomment quatre à cinq alevins de poissons vivants par jour.
    Nurserie  
    La phase d'alevinage peut être conduite dans de l'eau courante ou stagnante.

    Nurserie à système d'eau courante

    Le taux de stockage est de 5 000-10 000 poisson/m3. Selon la taille de la larve; des bassins en béton de 50-100 m3, carrés ou rectangulaires, peuvent être utilisés. Après les cinquième - septième jours, les alevins sont transférés dans les étangs en terre. L'alimentation est arrêtée 10-12 heures avant le transfert pour empêcher les dommages physiques.

    Nurserie à système d'eau stagnante

    De préférence, des bassins d‘une taille de 4 x 6 x 0,8 m et des densités de 7 000/m3. Des plantes sont placées au fond du bassin pour fournir un abri lors de l’alimentation.

    Étang d'alevinage

    Les pisciculteurs préfèrent procéder à l’élevage des alevins plus tard, dans des étangs en terre et en eau stagnante à une taille de 1,5 cm, après une période de 10-15 jours dans les bassins. La taille minimale d’un étang est de 1 000 m2, avec une profondeur d'eau de 0,5-1 m. L'étang est aménagé avec un fond sableux et peu vaseux.

    Après 20-25 jours d’alevinage, les poissons atteignent une taille de 3-5 cm: c'est le moment opportun pour procéder à leur transfert vers les unités d’élevage de juvéniles. Il est important de trier les poissons chaque semaine; autrement les individus à croissance rapide attaqueront les plus petits.

    Production de fingerlings

    Actuellement, de nombreux pisciculteurs n'adoptent plus une phase séparée de production de fingerlings, ils choisissent le stockage des étangs de grossissement directement avec des fingerlings de 3-5 cm. Cependant, d'autres fermiers optent pour une phase de production de fingerlings intensive. Dans ces cas, la densité de stockage est 3-4,5/m2 et le taux d'alimentation est de 5-10 pour cent de la biomasse présente. Les fingerlings peuvent être élevés en monoculture ou polyculture avec les carpes, ou dans les cages. L'élevage en étang est la méthode la plus efficace. Les étangs de 2 000-4 000 m2 et d’une profondeur de 1,5 m sont utilisés. Les taux de survie de 50-70 pour cent sont courants mais des taux de 90 pour cent sont aussi réalisables.
    Techniques de grossissement  
    Divers systèmes d’élevage de poissons mandarins sont adoptés en Chine et sont tous très pratiques.

    Élevage en étang

    L'élevage en étang est l'une des méthodes les plus couramment utilisées, en monoculture ou en polyculture.

    La monoculture est entreprise dans des étangs en terre ou dans des bassins en béton. Les étangs en terre sont en général d’une superficie de 0,7-1,0 ha et d’une profondeur de 2,5 m, tandis que les bassins en béton sont de la moitié de cette superficie et sont d’une profondeur de 1,5-2,0 m. Le fond de l'étang est plutôt compact et sableux quelques branches de plantes sont souvent disposées pour fournir un abris. L'eau légèrement courante est la mieux adaptée, vu que le poisson mandarin n'a pas besoin d'eau fertilisée. La densité moyenne est de 50-80/100 m2 avec des fingerlings de 3 cm. L’alimentation suffisante (5-10 pour cent de biomasse) est essentielle pour empêcher le cannibalisme. Les aliments (poisson vivant nouveau) sont fournis tous les cinq jours, environ deux-trois par jours avant que tous les aliments précédemment distribués ne soient consommés; car les poissons vivants fournis comme nourriture eux aussi se développent dans l'étang devenant ainsi trop grands pour que les poissons mandarins puissent les consommer.

    Le système de polyculture est également pratiqué dans les étangs en terre ou en béton. Le taux de stockage est de 40-70/100 m2 avec des alevins de 3 cm. Dans ce système, aucun aliment complémentaire n’est normalement distribué; l’ensemencement des poissons secondaires, tels que le carassin commun et/ou le tilapia, fournit suffisamment d’aliments vivants pour les poissons mandarins. La densité d’élevage du carassin commun est 1/m2 et du tilapia est 30-50/100 m2. Les alevins et les fingerlings de la carpe argentée, de la carpe à grosse tête et de la carpe herbivore constituent aussi de bons aliments vivants pour les poissons mandarins, car ce sont des ressources peu coûteuses et assez disponibles.

    Élevage en cage

    Les cages, installées dans des zones non polluées avec une teneur élevée en oxygène dissous, sont maintenues par et fixées à des perches de bambou. Les tailles des cages dépendent de l'espace d'eau ouvert disponible et de la bonne gestion des pisciculteurs. Généralement elles sont entre 50-100 m2 et sont placées à 50 cm au-dessus du fond du lac. Les densités de stockage sont de 20-40/m2 et le régime alimentaire est identique à celui de l’élevage en étang.

    Élevage en enclos

    Les enclos, situés dans les zones peu profondes des lacs ou des réservoirs, varient en taille s’étendant ainsi de 0,2 à 10 ha. Les plus petits enclos sont les plus choisis pour la facilité de leur manipulation et gestion, cependant, le capital d'investissement par unité est plus élevé. La densité utilisée est de 1 500-2 000/ha avec des poissons de 3-5 cm. L’élevage en enclos est généralement un système extensif; l'alimentation dépend normalement des poissons sauvages présents dans la zone, néanmoins des aliments complémentaires (vivants) sont distribués selon leur disponibilité.
    Apport de nourriture  
    Aucun aliment artificiel commercial pour l'élevage des poissons mandarins n'est disponible.
    Techniques de récolte  
    Le poisson mandarin commence à se reproduire quand les températures atteignent 21 °C (fin mars ou début avril en Chine méridionale) et après 20-25 jours pour atteindre la taille de stockage qui est 3-5 cm pour le grossissement, vers fin novembre ou début décembre les unités de grossissement sont prêtes pour la récolte. En ce moment là, les poissons auront atteint une moyenne de 450-600 g. La production d'étang peut atteindre 6 750-7 500 kg/ha en monoculture ou 3 000-4 500 kg/ha en polyculture. La récolte a lieu généralement une fois par an. Les poissons sont prélevés par un filet quand l'étang est complètement drainé; le niveau d'eau est réduit auparavant, pour faciliter la prise. Néanmoins, les récoltes sélectives sont également pratiquées avant la récolte finale, commençant souvent en septembre quand les poissons atteignent d'abord une taille marchande minimale. Lors de l’élevage des poissons en cages, la récolte est effectuée en soulevant les coins des filets de cages, selon les haveneaux utilisés pour ramasser les poissons. La récolte en enclos peut se faire par des filets chaluts, filets maillants ou pièges.
    Manipulation et traitement  
    Contrairement à la carpe, la disponibilité des poissons mandarin d’élevage est limitée à une échelle nationale. Avec de telles quantités, relativement faibles, disponibles, les poissons mandarin sont donc vendus frais ou vivants. Jusqu'à présent, il n'y a aucune transformation, ou même salage du poisson mandarin.
    Coûts de production  
    Les poissons mandarins sont très valorisés. Leur prix sur le marché est environ 4-10 fois plus élevé que la carpe traditionnelle; de ce fait, il existe actuellement un grand potentiel pour que les fermiers tirent bénéfice de cette industrie. Néanmoins, les coûts de production augmenteront certainement. Les coûts de production vont, dans leur majorité, aux aliments (poisson vivant, parfois chevrettes) qui représentent 40-45 pour cent. La location d’étang, les produits chimiques, la main-d’œuvre, l'eau et l’énergie représentent le reste. En 2004 et début 2005, les coûts totaux de production variaient entre 2,2-2,8 USD/kg.
    Maladies et mesures de contrôle
    Dans certains cas, des antibiotiques et d'autres produits pharmaceutiques ont été utilisés pour les traitements mais leur inclusion dans cette table n'implique pas une recommandation de la FAO.
    MALADIEAGENTTYPESYNDROMEMESURES
    La maladie blanche de la peau.Pseudomonas dermoalbaBactérieAu début, des taches blanches apparaissent à la base de la nageoire dorsale et du pédicule caudal et se propagent rapidement dans toutes les directions; la couleur du corps autour des nageoires dorsale, anale et caudale devient blanche; les poissons malades perdent l'équilibre et nagent avec la tête vers le bas et la queue à la verticale; les juvéniles de 3-10 cm sont les plus vulnérables à la maladieManipulation soigneuse afin de réduire les dommages physiques; distribution régulière des aliments en vue d’empêcher le cannibalisme; application de l’eau de javel à raison 1g/ m3 dans les étangs; les herbes Chinoises(gall) appliquées aux étangs à 1,5 g/ m3; baigner les poissons malades avec de l’auréomycine à 12,5 g/ m3 ou la terramycine à 25 g/ m3 pendant une demi-heure
    Pourriture des branchies (branchiomycose)Myxococcus piscicolaBactérieLes filaments des branchies deviennent blancs et putréfiés et remplis de vase et de mucus; les membranes branchiales deviennent transparentes; les poissons malades nagent lentement séparément; la couleur du corps devient foncée et les poissons maigrissent Désinfection régulière de l'étang avec du chaulage; baigner les poissons malades dans des produits de blanchiment à concentration élevée à raison de 10 g/m3; application de la poudre de blanchiment dans les étangs à raison de 1g/m3 deux fois pendant 24 heures
    TrichodiniaseTrichodina spp.ProtozoaireParasites trouvés sur la peau ou les branchies; le poisson devient émaciéet nage lentement et séparémentDésinfection complète de l'étang; laver les poissons avec 8 ppm de sulfates de cuivre pendant 15-20 minutes; imbibez les lilas des Indes «lilas de Chine» (Melia azedarach) dans l'étang pendant 7-10 jours à 225 kg/ha à répéter 3-4 fois consécutives; baigner les poissons malades dans 150ppm de formol pendant 10 minutes, ou 2 pour cent de NaCl pendant 15 minutes, ou 3 pour cent de NaCl pendant 5 minutes
    Cryptobiose Cryptobia branchialisProtozoaireLes parasites trouvés sur la peau ou les branchies; filaments branchiaux en général rouges avec un mucus lourd; difficultés dans la respiration; perte d’appétit; le poisson nage lentement et séparément Désinfection complète de l'étang; laver les poissons avec 8 ppm de sulfates de cuivre pendant 15-20 minutes; imbibez les lilas des Indes «lilas de Chine» (Melia azedarach) dans l'étang pendant 7-10 jours à 225 kg/ha à répéter 3-4 fois consécutives; baigner les poissons malades dans 150 ppm de formol pendant 10 minutes, ou 2 pour cent de NaCl pendant 15 minutes, ou 3 pour cent de NaCl pendant 5 minutes
    Ichthyophthiriose; maladie des points blancsIchthyophthirius multifilisCiliésPartie extérieure du corps enflée et congestionnée de parasites; taches blanches; des vacuoles apparaissent sur des parties du corps; mucus lourd; natation lente en avantTransfert des poissons malades vers des étangs récemment désinfectés; bain

    Fournisseurs d'expertise en pathologie

    Les institutions suivantes procurent de l’expertise dans ce domaine:
    • Institute of Hydrobiology, CAS, 7 Donghu South Road, Wuhan City, Hubei Province, P.R. Chine 430072.
    • Shanghai Fisheries University, 334 Jungong Road, Shanghai, P.R. Chine 200090.
    • Pearl River Fisheries Research Institute, CAFS, Xilang, Fangcun District, Guangzhou City, Chine 510380.
    • Freshwater Fisheries Research Centre, CAFS, 9 Shanshui East Road, Wuxi, Jiangsu Province, Chine 214081.
    • Zhejiang Provincial Freshwater Fisheries Research Institute, Nanmenwei, Huzhou City, Zhejiang Province, 313001 Chine.
    • Research Institute for Aquaculture No.1, Dinh Bang, Tien Son, Bac Ninh, Hanoi, Viet Nam.
    • Jinhae Inland Fisheries Research Institute, 577-1, Yeogwa-dong, Jinhai-si, Kyeongsangnam-do, République de Korée.
    Statistiques
    Statistiques de production
      
    Les statistiques de la production d’élevage des poissons mandarins ont apparu juste au milieu des années 90; auparavant, seules quelques captures dérisoires ou accidentelles à partir des eaux ouvertes ont été enregistrées. L'élevage, limité uniquement en Chine, a été lancé vers la fin des années 80 et a atteint une échelle importante au cours des années 90. Les statistiques chinoises montrent qu’en 1993 la production nationale a dépassé les 17 500 tonnes. La production d’élevage des poissons mandarins est apparue, la première fois, dans les statistiques de la FAO en 1995 (37 000 tonnes); son expansion était importante et il a été signalé que la production de la Chine, en 2003, avoisinait 150 000 tonnes. Cependant, cette production est fortement régionalisée. La province de Guangdong dans le sud prend fortement les devants comme principale zone productrice. En 2004, l'élevage dans cette province a dépassé 84 700 tonnes. La production élevée dans cette province est attribuée à la durée de la disponibilité de la nourriture vivante, qui est plus longue de deux mois, qu'ailleurs grâce aux conditions climatiques.

    D'autres pays, tels que la RPD de Corée, République de la Corée, Japon, Fédération de Russie et Viet Nam, produisent des quantités relativement minimes et jusqu'à présent, aucun pays ne signale sa production dans ses statistiques présentées à la FAO. Cependant, les rapports non officiels indiquent que la production dans la République de la Corée a atteint 50 tonnes/an en 2004.
    Marché et commercialisation
    Le poisson mandarin est normalement vendu vivant après avoir été transporté des unités d’élevage par les pisciculteurs eux-mêmes ou par des intermédiaires. Il est maintenu vivant dans un récipient et vendu frais. On n’a pas encore procédé à la transformation de ces espèces en d’autres produits traités, ou même salés.

    Le prix est saisonnier et dépend également de l'offre et de la demande. À la fin de l'année quand la récolte a lieu, le poisson est abondant son prix baisse. Cependant, à la Nouvelle Année lunaire (entre fin janvier et début février), les prix montent considérablement en raison de la forte demande. La plupart des producteurs et des intermédiaires liquideront leurs stocks pendant cette période et se prépareront pour la production de l'année suivante. À partir de mars jusqu’à fin juillet, les offres diminuent et les prix sont à leur pic. Généralement la valeur des poissons mandarins est dix fois plus importante que celle de la carpe argentée. À la fin de l'année les prix du détail atteignent généralement 4,3-6,1 USD/kg. Quand l'offre est faible, ils peuvent grimper à 6,5-7,3 USD/kg.

    Le commerce des poissons mandarins est en pleine activité, mais uniquement dans les marchés locaux; cependant, le poisson transporté de la province de Guangdong vers Hong Kong inclue ces espèces (aucune donnée précise n’est disponible) dans la gamme des poisson de haute qualité. Les marchés au nord de la province de Guangdong acceptent une bonne quantité de ce poisson permettant aux pisciculteurs de couvrir les manques d'offre sur les marchés locaux.
    Situation et tendances
    La pisciculture du mandarin, avec plus d'une décennie de développement en 2003, a atteint une production de 150 000 tonnes, cependant environ les deux tiers de cette quantité étaient produits dans la seule province, Guangdong. Le poisson mandarin est devenu l’une des espèces aquacoles les plus importantes, et des expertises considérables relatives à son élevage ont été réalisées. Le poisson est connu comme le mérou de l'eau douce et il a un bon goût. Il est facile à mettre en élevage, permet des récoltes élevées, a un bon marché, et il est rentable. Le bénéfice est environ 4-6 plus élevé que dans les systèmes d’élevage traditionnels et il ne nécessite pas une main-d'œuvre nombreuse.

    Les pisciculteurs ayant une bonne connaissance en gestion se sont enthousiasmés pour l’élevage de ce poisson. Le rendement de l’élevage a fortement augmenté en Chine, tandis que son expansion n'a pas été aussi rapide comme initialement prévu. En raison des coûts de production qui sont élevés, plusieurs pisciculteurs ont trouvé des difficultés à faire face individuellement au coût de location de la terre, aux coûts des aliments vivants, et aux risques de la gestion de la ferme.

    Les poissons mandarins sont fortement résistants aux conditions climatiques froides puisque leur environnement indigène est tempéré. Les poissons habitent, avec beaucoup de succès, dans les eaux ouvertes à de plus basses températures. En raison de leurs caractéristiques, des recherches ont été conduites sur le transfert de gènes aux poissons tropicaux tels que le tilapia, qui apportera des bénéfices énormes, en cas de succès, aux pisciculteurs des zones tempérées.

    Les poissons mandarins ont un bon goût, peu d'épines intermusculaires, et sont très salubres. Ils sont aussi recommandés pour les marchés internationaux, comme produits traités prêts à l’utilisation tels que les boules et les tranches de poissons. Cependant, cela prendra du temps pour que les consommateurs s'habituent à ce poisson qui est, actuellement, connu uniquement sur les marchés locaux.
    Problèmes et contraintes majeurs
    certains consommateurs en Chine peuvent se permettre d'acheter les poissons mandarins dont la consommation est maintenant assez répandue; ces espèces ont déjà trouvé une place dans le domaine de la recherche sur les systèmes de leur élevage. Cependant, le poisson est un carnivore, et une fois mis en élevage, il se nourrit principalement sur les poissons fusiformes. Par conséquent, le développement dans le domaine de fabrication d’aliments artificiels pour les poissons mandarin est très important. L'aliment ne doit pas seulement être nutritif, mais il doit aussi être accepté par les poissons; de ce fait le comportement alimentaire devra être également étudié. De tels développements sont primordiaux, pour que les pisciculteurs puissent se passer des poissons comme aliment.
    Pratiques pour une aquaculture responsable
    Les études sur le développement d'aliments qui répondent à son comportement alimentaire sont nécessaires. Puisque le poisson est bien accueilli sur le marché et bénéficie d’une valeur élevée, on s'attend à ce que son élevage augmente. Le succès dans le développement d'aliments artificiels aidera les zones souffrant de pauvres ressources.

    Le poisson mandarin est une des espèces fortement localisées dans la région. Sa domestication et son transfert à d'autres zones, nécessitent des études approfondies pour empêcher les impacts négatifs sur l'environnement et la biodiversité. Le maintien de la pureté des gènes est également une priorité des recherches. Jusqu'à ce qu'il y ait une idée claire de l'impact sur la conservation de la biodiversité, le transfert à des fins économiques n'est pas recommandé.

    En général, la pisciculture du poisson mandarin devrait suivre correctement les principes du Code de Conduite pour une Pêche Responsable de la FAO et les Directives Techniques pour une Pêche Responsable de la FAO.
    Références
    Bibliographie   
    Jinpei, P. 1988. Handbook for Diagnosis and Treatment of Fish Diseases. Shanghai Press of Science and Technology, Shanghai, China. 166 pp.
    RLCC. 1989. Integrated Fish Farming in China. NACA Technical Manual No 7. NACA, Bangkok, Thailand. 278 pp.
    Xianping, G. & Yanxia, Z. 2002. In: Handbook on Seed Production for Non-Traditional Freshwater Fishery Species, pp. 44-65. Shanghai Press of Science and Technology, Shanghai, China.
    Yangzhong, Z., Yujun, T. & O. Yanghai (eds.).1989. Pond fish culture in China. Science Press. Beijing, China. 767 pp.
    Yingquan, L. & Xufang, L. 1998. New Technologies of Mandarin Fish Farming. Hubei Press of Science and Technology, Wuhan, China 159 pp.
    Liens utiles
     
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