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Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
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Les frontières et les noms et autres appellations qui figurent sur cette carte n’impliquent de la part de la FAO aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes pointillées sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.

Partie I Aperçu et principaux indicateurs

  1. Dossier de synthèse du pays
  2. Données géographiques génerales et indicateurs économiques
  3. Statistiques des pêches de la FAO

Partie 2 - Présentation (2019)

  1. Secteur de la production
    • Sous-secteur des pêches maritimes
    • Sous-secteur des pêches continentales
      • Profil des captures
      • Sites de débarquement
      • Pratiques et techniques des pêches
      • Principales ressources
      • Méthodes de gestion des principales pêcheries
      • Communautés de pêcheurs
    • Sous-secteur de l'aquaculture
    • Sous-secteur de la pêche récréative
  2. Secteur de l’utilisation post-récolte
    • Utilisation du poisson
    • Marchés des pêches
  3. Contribution socio-économique du secteur des pêches
    • Rôle des pêches dans l'économie nationale
    • Commerce
    • Sécurité alimentaire
    • Emploi
    • Développement rural
  4. Tendances, problématiques et développement
    • Contraintes et opportunités
    • Politiques et stratégies de mise en valeur du gouvernement et du secteur privé
    • Recherche, éducation et formation
      • Recherche
      • Éducation et formation
    • Aide extérieure
  5. Cadre institutionnel
  6. Cadre juridique
    • Cadre juridique régional et international
  7. Annexes
  8. Références

Information supplémentaire

  1. Bases de données par sujet de la FAO
  2. Publications
  3. Archives des réunions et nouvelles

Partie I Aperçu et principaux indicateurs

La Partie I du Profil sur les pêches et l’aquaculture été préparée en utilisant l’information la plus actualisée dans les dossiers de synthèse du/des pays et les programmes de statistiques disponible au moment de la publication. Le dossier de synthèse et les statistiques de la FAO sur les pêches fournis dans la Partie I peuvent avoir été préparés à différent moments, ce qui pourrait expliquer quelques incohérences.

Dossier de synthèse du paysPrepared: November, 2020.

The Central African Republic is a landlocked country, with a varied and complex ecological environment in terms of water resources. It is not possible to fully assess the fishing potential of the country due to the lack of accurate production statistics, the changing conditions of the aquatic environment and the insufficient knowledge of the dynamics of fish populations. Fishing is mainly practiced in the ethnic and family context, in the off-season of agriculture and in 2018 an estimated 85 000 people were engage in fishing activities.

According to the latest official data, total catches were 32 000 tonnes in 2012 and they declined to an estimated 29 000 tonnes in 2018 due to the civil war occurring in the country since December 2012. Despite aquaculture development activities began in the 1970s and 1980s, total aquaculture production is about 500 tonnes per year. The last estimation in 2018 for aquaculture employment was about 3 000 people. Total fishery production is consumed domestically, mainly in fresh and smoked forms. The country also depends on imports to meet local demand, with imports of fish and fishery products valued at USD 5.4 million USD in 2018, while exports during that year were worth USD 0.4 million. Per capita consumption was estimated at 7.9 kg in 2017.

Several factors are determining the poor performance of the rural sector in general, including aquaculture, as (i) growing insecurity in production areas; (Ii) low productivity of rural activities; And (iii) the isolation and lack of appropriate basic economic and social infrastructure. Moreover, fishing is one of the few economic sectors to benefit from very little assistance.
 
Données géographiques génerales et indicateurs économiques

Table 1 - General Geographic and Economic Data – Central African Republic

    Source
Shelf area N/A  
Length of continental coastline N/A  
Fisheries GDP (year) 3.22% Part 2 Paragraph 6.1

Statistiques principales

Population-Estimations5.145millionsFAOSTAT. Donnée officielle, 2018

Source: Profils de pays de la FAO

Statistiques des pêches de la FAOTable 2 in this section is based on statistics prepared by the FAO Fishery Information, Data and Statistics Unit and disseminated in 2020. The charts are based on the same source but these are automatically updated every year with the most recent statistics.



Table 2 — FAO fisheries statistics – Central African Republic

      1995 2000 2005 2010 2015 2016 2017 2018
EMPLOYMENT (thousands) 106.63 104.64 104.64 100.88 85.31 85.31 85.31 85.31
  Aquaculture 3.40 3.40 3.40 2.38 3.11 3.11 3.11 3.11
  Capture 103.24 101.24 101.24 98.50 82.20 82.20 82.20 82.20
    Inland 103.24 101.24 101.24 98.50 82.20 82.20 82.20 82.20
    Marine  
                     
FLEET(thousands boats) ... ...  
                     
Source: FAO Fishery and Aquaculture Statistics  
1) Due to roundings total may not sum up  




Please Note:Fishery statistical data here presented exclude the production for marine mammals, crocodiles, corals, sponges, pearls, mother-of-pearl and aquatic plants.

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Mis à jour 2019Partie 2 - Présentation

La Partie II du Profil sur les pêches et l’aquaculture fournit des informations supplémentaires basées sur des sources nationales ou autre, valides au moment de sa préparation (voir l’année d’actualisation ci-dessus). Les références aux sources sont fournies dans la mesure du possible.

Secteur de la productionLa République Centrafricaine (RCA) est un pays continental ne disposant pas de façade maritime. Elle s’étend approximativement entre 2° et 11°de latitudes nord et 15° et 27° de longitudes est, sur une superficie de 623 000 km2 avec une population constituée de 4,7 millions d’habitants, soit une densité de 7.47 habitants/km2. Du point de vue géographique, le pays est caractérisé par deux groupes de massifs reliés entre eux par une dorsale est-ouest, appelée la dorsale oubanguienne, qui divise le territoire en deux blocs de bassins hydrographiques dominants, à savoir le bassin de l’Oubangui et ses affluents de droite au sud, et le bassin de Chari-Logone au nord. Ce qui pourrait aussi être souligné est le fait que la RCA se situe au Carrefour de 3 bassins Ichtyogéographique : le bassin nilo-soudanien;le bassin de la basse Guinée ; et le bassin du Congo.En effet, en RCA, la pêche est pratiquée essentiellement dans le cadre ethnique et familial, à contre saison de l’agriculture. Les activités sont généralement régies par un ensemble de règles sociales de comportement que l’on retrouve, à des degrés divers, sur l’ensemble des pêcheries.Même si la production de la pisciculture a largement baissé ces dix dernières années, ne produisant que 190 tonnes de poisson par an, elle contribuerait à résoudre les problèmes socioéconomiques des populations centrafricaines et à renforcer les efforts pour réduire la pauvreté. Par ailleurs, la pêche de capture elle aussi contribue efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce aux facteurs suivants

  • un réseau hydrographique dense et abondant, caractérisé par plus de 12 000 km de principaux cours d’eau, par plusieurs marigots, ruisseaux, mares et plaines d’inondation (10 000 à 30 000 km2) et par des lacs de modestes dimensions mais riches en poissons;


  • une ichtyofaune riche et variée, présentant généralement une grande diversité bioalimentaire;


  • un système de commercialisation du poisson donnant accès à toutes les bourses;


  • l’existence d’une habitude/tradition culinaire répandue dans tous les ménages centrafricains favorisant efficacement la consommation fréquente du poisson (sauce poisson aux légumes qui se prépare, pour la plupart, avec principalement du poisson fumé, salé ou séché, réduit en brisures ou même en farine s’il s’agit de sauce longue),


  • les pertes réelles sur le poisson transformé-transporté, c'est-à-dire la partie véritablement inconsommable par l’homme, sont très marginales car, en fait, la quasi-totalité des moisissures est toujours consommable à un niveau ou à un autre, grâce à plusieurs techniques de triage;


  • un potentiel de production halieutique compris entre 20 500 et 100 000 tonnes de poisson par an pouvant plus ou moins satisfaire, pour le moment, aux besoins nationaux;


  • globalement le potentiel halieutique est encore sous-exploité.


La pêche est pratiquée presque sur toute l’étendue du territoire. Compte tenu du manque de statistique de production, des conditions changeantes de l’environnement aquatique d’une année sur l’autre, ainsi que de l’insuffisance de connaissance sur la dynamique des peuplements piscicoles, il n’est pas réaliste de donner une évaluation précise du potentiel halieutique centrafricain.

L’aquaculture en RCA, quant à elle, est essentiellement plus représentée par la pisciculture qui consiste à élever des poissons dans des étangs bien qu’on observe quelques tentatives de la culture de la spiruline à Bangui. Un étang ou bassin de pisciculture est une pièce d'eau qu'on peut remplir et vider facilement selon les besoins. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour la plupart des étangs autour de Bangui qui sont construits dans des zones de nappes phréatiques qui posent deux problèmes majeurs à savoir:

  1. vidange difficile du fait de la topographique des sites (pas en pente, dans la nappe phréatique) et,
  2. problème d’eau en saison sèche qui oblige la plupart des pisciculteurs à ne produire que pendant la saison des pluies.


Sous-secteur des pêches maritimesLa RCA est un pays continental c'est-à-dire qui n’a pas de façade maritime.

Sous-secteur des pêches continentalesEn RCA le secteur des pêches est continentale. La pratique de la pêche est une activité de longue tradition, comptée au nombre des activités de cueillette et de ramassage et apparentée à la chasse du gibier. Elle est répandue dans toutes les zones favorables du pays et fait aujourd’hui partie intégrante des systèmes de production en milieu rural.Néanmoins, l’importance de l’activité est assez variable en fonction de l’importance et de la localisation des pêcheries et du groupe ethnique considérés. On peut distinguer globalement la pêche traditionnelle et la pêche artisanale.

A)-Pêche traditionnelle

Elle est effectuée de manière occasionnelle dans un cadre familial ou villageois par des hommes ou des femmes. Elle a pour objectif principal l’approvisionnement et la satisfaction des besoins du ménage en espèces aquatiques (poissons, batraciens, grenouilles, escargots, moules, crustacées, etc.). C’est une pêche de subsistance ou d’autoconsommation, caractérisée par l'utilisation de techniques et d'engins de pêche rudimentaires nécessitant peu de moyens financiers (barrages, petites nasses, pièges, harpons/sagaies, moustiquaires, poisons d'origine végétale...).Elle se pratique surtout en saison sèche (décembre à avril), lors de la formation de petites mares et de marigots, en particulier par les femmes.Elle se traduit généralement par:

  • l’exploitation des pêcheries de faibles tailles, non trop loin de la résidence (ou du champ) du pêcheur;
  • l’individualisme des pêcheurs masculins et l’associativité des pêcheurs féminins (les hommes n’utilisent généralement que des techniques et engins ne nécessitant pas d’aide; par contre les femmes pêchent toujours en groupes d’au moins deux personnes en fonction des techniques de pêche envisagées et de la taille du cours d’eau);
  • la légère transformation ou non des captures ;
  • le troc (souvent dans les villages) ou la vente d’une infime portion de la capture pour équilibrer le repas de la journée au cas où une denrée vient à manquer;
  • des investissements marginaux, car les engins et les techniques restent rudimentaires;
  • des déplacements très limités (non loin du lieu de résidence);
  • le profit maximum pendant la saison sèche quand les pêcheries, constituées souvent de mares et de sections d’eau, sont faciles à exploiter et la capture est fructueuse grâce à la concentration des poissons en un même lieu;
  • des captures généralement limitées (effort investi marginal);
  • la non-spécialisation dans l’activité et l’accès libre aux pêcheries pour cette catégorie de pêche pratiquée quasiment par tous les paysans/paysannes du milieu rural qui diversifient leurs activités pour subvenir à leur besoins alimentaires (agriculture, chasse, pêche, cueillette, ramassage).


B)-Pêche artisanale



En RCA, on rencontre dans ce niveau d’exploitation un groupe d’acteurs composé souvent d’ « agro-pêcheurs » (en majorité) et de « grands pêcheurs » (en minorité). Les « grands pêcheurs » assurent le suivi et la gestion de plusieurs équipes d’ « agro-pêcheurs » recrutés généralement dans la famille, les quartiers ou les villages.

On distingue deux périodes de pêche dans l’année:

  • l’une est dite «sédentaire» et correspond à la saison des pluies (Juin à Novembre). À cette période, la pêche s’exerce sur les lieux proches des producteurs.
  • l’autre période est dite «nomade»(Décembre à Avril); elle correspond à la saison sèche (4-5 mois). Les pêcheurs vont loin où ils installent des campements de pêche et exercent une pêche à plein temps dans des zones peu exploitées. Durant la période « nomade » le poisson est fumé et emballé dans les campements de pêche, puis acheminé vers les centres de consommation, soit directement par les pêcheurs, soit par l’intermédiaire des commerçant(e)s itinérant(e)s.


Profil des captures

La vocation de développement halieutique de RCA reste encore à nos jours orientés vers le poisson comme animal ciblé. Le poisson, dans le sens strict du terme, est la seule ressource concernée par la pêche artisanale en raison de son acceptation par toutes les populations sans exception et par toutes les ethnies, par les femmes, les hommes de tout âge; la pêche traditionnelle, quant à elle, s’intéresse, en plus du poisson, à d’autres animaux aquatiques, notamment les batraciens (Grenouilles) les mollusques (escargots, moules, etc.), les crustacées, les tortues d’eau douce, etc., mais de manière très marginale du fait du caractère très local de l’entreprise (ces différentes espèces entrent dans les habitudes alimentaires de seulement quelques ethnies centrafricaines). Les coquillages ont été utilisés dans l’élevage aux environs de Bangui mais à une échelle insignifiante pour être suivis.

Sites de débarquementD’une manière générale, chaque ville ou chaque grand village de pêche possède un ou plusieurs sites de débarquement. On les trouve:

  • Le long de la rivière Oubangui: à Bangui (Safari, Ngaragba, Ouango–Sao, Mbimbo- Kolongo),
  • En amont de Bangui en allant vers l’est du pays: Oumba, NDjoukou, Possel, Kouango, Mobaye, Satema, Kembé Bangassou, Rafaï, Zémio,
  • En aval de Bangui en allant vers l’ouest: Mongoumba, Zinga,
  • le long de la Sangha: Nola, Salo, Bayanga, Carnot
  • Le long de Kadéi,
  • Le long de l’Ouham : Bossangoa, Bouca, Batangafo, Bozoum
  • Le long des cours d’eau du nord (Ngarba, Bamingui).


A noter que les débarcadères de Bangui reçoivent, en plus des produits de pêche locaux, ceux des villages et des villes riverains de l’Oubangui (y compris les villages de la République Démocratique du Congo, RDC), car l’Oubangui est un cours d’eau transfrontalier. Malheureusement, le manque de statistiques ne permet pas de hiérarchiser ces sites de débarquement suivant leur importance individuelle en terme de production totale et détail de cette production, nombre d’acteurs et structuration de ces acteurs.

Pratiques et techniques des pêchesLes pirogues monoxyles constituent pratiquement l’unique modèle d’embarcation utilisé par les pêcheurs centrafricains. Leurs qualités nautiques ainsi que leurs prix abordables en font un outil attractif. Cependant, la raréfaction des grands arbres le long des cours d’eau entraine l’augmentation du prix des pirogues, et aussi, les pêcheurs sont souvent obligés de les acheter ou de les fabriquer loin de chez eux, en RDC ou au Haut Mbomou pour les pêcheurs du bassin de l’Oubangui. Il existe de sérieuses difficultés d’approvisionnement dans le bassin du Chari. Le problème du prix n’est cependant pas le plus important; la qualité n’est plus assurée. Des essences peu résistantes sont souvent utilisées pour fabriquer des pirogues dont la durée de vie est limitée parfois à deux ans, contre sept à huit ans pour celles construites dans des bois de bonne qualité. Les arbres disponibles le long des rivières sont souvent de taille réduite et leur tronc n’est pas rectiligne. Les pirogues ainsi construites ne présentent pas des qualités de stabilité suffisantes et il est de plus en plus fréquent que des embarcations chavirent avec parfois des conséquences tragiques pour leurs utilisateurs. Ce problème est de plus en plus grave dans le Nord ainsi qu’à Boali.

Tôt ou tard, il sera impossible de construire des pirogues monoxyles. Une solution à cette difficulté consiste à vulgariser l’utilisation de barques en planches. Cette proposition présente plusieurs avantages dont l’introduction d’une embarcation de qualité n’est pas le moindre. Elle nécessite le développement de la filière artisanale du bois dans les régions de pêche, et, conformément aux orientations, doit conduire à une gestion équilibrée de la forêt avec protection des derniers grands arbres, et à l’utilisation des essences de taille moyenne, relativement abondantes, afin de préparer des planches (sciage manuel ou avec des tronçonneuses).

D’une manière générale, le matériel de capture utilisé est performant mais de qualité inégale et perfectible. Il s’agit essentiellement de filets maillants (dérivants ou dormants), de sennes de rivage, d’éperviers, de palangres de divers types et de pièges ou nasses. Les méthodes d’utilisation de ces engins varient d’un endroit à l’autre, d’une ethnie à une autre, en fonction des conditions locales mais sont toujours plus ou moins efficaces.
Les sennes de rivage ou sennes de plage, appelées encore "grand filet" ou "tirée», (150 mètres de long en moyenne pour une chute de 6 mètres). Les mailles courantes des filets varient entre 20-30-40 et 100 millimètres. La grande majorité des filets qu’utilisent les pêcheurs sont de petites mailles. Celles-ci permettent de capturer des poissons juvéniles (immatures), en violation des textes juridiques. Si on n’y prend pas garde, cette situation peut à terme, entraîner un déséquilibre dans la structure des populations halieutiques.
Principales ressourcesSur le point de la spécification des captures, aucune base de données n’existe et la situation est préoccupante, pour la connaissance de la ressource en vue d’une gestion durable. Les estimations des productions halieutiques sont généralement faites de façon globale sans être spécifiées par espèce ou par type de pêche. Néanmoins, dans la pêcherie du lac de barrage de Boali, un essai de collecte des informations a été effectué avec les résultats suivants: les captures sont constituées des espèces des petits cours d’eau et, naturellement, de petite taille; ce sont, en l’occurrence, des Cichlidae, des Clarias nains, avec la prédominance d’Oreochromis niloticus.

Les deux bassins hydrographiques centrafricains possèdent un peuplement ichtyologique assez remarquable du point de vue de la diversité des espèces. Dans le bassin de l’Oubangui, près de 260 espèces indigènes pour 25 familles de poisson ont été recensées, alors que le bassin du Chari compte environ 195 espèces indigènes pour 27 familles de poisson (Welcomme, 1990).

Dans le cas de la pêcherie de Mbali, un lac de barrage situé à environ 100 km de Bangui sur l’axe Bangui-Bouar, des Cichlidae (Kpakara) se sont introduits de manière fortuite dont Tilapia nilotica (Oreochromis niloticus), qui représente près de 90 pourcents des captures (Fischer, 1994). Le silure (ngoro) y est également abondant. Cependant, de plus en plus, ces dernières années, on assiste à l’apparition d’un nouveau genre qui est le Synodontis (koko) dont les individus capturés pèsent jusqu’à 5 kg de poids individuel ; il n’y a pas encore d’explication plausible sur la subite abondance de ce poisson dans le lac.

Méthodes de gestion des principales pêcheriesLes textes ne font d’ailleurs aucunement mention de l’existence de pratiques traditionnelles de gestion des pêcheries, notamment en ce qui concerne l’accès aux zones de pêche (droits coutumiers d’usage halieutique). Or, dans certains cas, les règles de gestion traditionnelles sont encore pertinentes, pour assurer en particulier une certaine cohésion sociale dans des régions enclavées, ou frontalières, où l’administration ne dispose pas suffisamment de moyens pour faire appliquer les règles de droit.Il existe à nos jours quelques documents de politique/ plans nationaux de développement du secteur mais qui ne débouchent pas encore sur des projets pour traduire les orientations prévues dans ces plans/politiques en actions concrètes. Dans le passé, les politiques de développement sectoriel avaient été identifiées au cas par cas au niveau régional; cependant, le pays ne disposait pas de cadre national stratégique.

Management objectives

Les objectifs globaux du gouvernement centrafricain visaient toutefois:

  • la gestion durable des ressources halieutiques pour répondre aux besoins de vie des générations présentes et futures;
  • la réduction de la pauvreté;
  • l’amélioration de la sécurité alimentaire.


Management measures and institutional arrangements

A partir de l’année 2000, à travers le Programme pour des Moyens d’Existence Durables dans la Pêche (PMEDP), les préoccupations d’une pêche responsable, placées au centre d’un programme de sensibilisation des communautés en milieu de pêche, furent largement diffusées en milieu paysan, avec comme communautés de pêcheurs celles riveraines du lac de barrage de Boali à 110 Km de Bangui. Dans ces communautés, plusieurs séances de formation et de sensibilisation, appuyées par des voyages d’échange d’expériences, avaient été organisées.

Ces efforts ont permis de conscientiser ces communautés sur leurs moyens d’existence, ce qui a donné lieu à la mise en place d’un système de cogestion du lac, dont les populations riveraines sont les artisanes. Les résultats obtenus peuvent se résumer de la manière suivante:

  • un Groupement villageois de pêcheurs chargé de la gestion des intérêts communs locaux;
  • une Union des groupements chargée de gérer les intérêts de tous les pêcheurs du lac est structurée;
  • deux Groupements de marchandes de poisson du lac ont vu le jour.


Tous ces groupements œuvraient pour la mise en place de toutes les structures organisationnelles de gestion du lac, dont un Comité de gestion et six Sous-Comités villageois. Toutes ces structures avaient chacune un (ou plusieurs) représentant(s) de chaque partie prenante composant l’ensemble des utilisateurs du lac et ses ressources naturelles. En fin de compte, un accord de gestion avait été élaboré par eux–mêmes, assorti des mesures de gestion dont:

  • la limitation du nombre de certains engins de pêche (les nasses surtout);
  • l’interdiction de certaines méthodes de pêche identifiées comme dévastatrices;
  • l’application des séances du «repos biologique» qui consiste à organiser et observer des périodes sans pêche;
  • le contrôle du maillage des filets;
  • la surveillance, le suivi des activités dans et autour du lac, etc.


Suite aux différentes crises que le pays a traversées, il n’y a aucune approche faite par l’administration des pêches pour savoir si les acquis de la mise en place de ce comité de gestion sont encore d’actualité vu que beaucoup de pêcheurs ont perdu la vie, d’autres ont fui, d’autres encore ont perdu leurs moyens de production (embarcation et matériels).Avec le temps, le contenu du code de pêche et d’aquaculture est devenu caduque et c’est ainsi qu’en 2016-2017 il y a eu relecture de ce code pour une nouvelle soumission à l’assemblée nationale qui jusque-là ne s‘est pas encore prononcée.

Communautés de pêcheursAussi, convient-il de noter qu’en milieu rural et suburbain, on compte sur les doigts les riverains qui ne sont pas des pêcheurs, sinon tous le sont. Il y a comme partout ailleurs des groupes ethniques pour lesquels la motivation à la pêche se transmet de père en fils par apprentissage du métier qui se fait déjà en bas âge. “L’enfant naît et grandit dans l’eau et dans la pêche” est le propos couramment tenu pour exprimer l’état de professionnalisme de ces ethnies dont les principales sont:

  • Pour le bassin de l’Oubangui et de la Sangha: les Mbemons, les Sangha-Sangba, les Linzombos, les Banziris et les Yakomas;
  • Pour le bassin du Chari et de Logone: les Gbaya, les Rounga, les Haoussa, les Bornou. les Ngaman et les Sara


A côté de ces groupes ethniques rompus dans les activités de pêche, il convient de citer des communautés étrangères opérant dans les pêcheries transfrontalières et/ou proches des frontières (cas des pêcheurs tchadiens dans les eaux des parcs nationaux centrafricains au nord qui envahissent les cours d’eau dans ces parcs, avec force et qui braconnent intensément les ressources halieutiques). Pour les pêcheurs de la République Démographique du Congo, la situation est assez ambiguë car il n’est pas aisé de faire la différence entre les communautés (souvent les mêmes) qui vivent de part et d’autre de l’Oubangui qui sépare les deux pays.

Une situation spécifique se produit autour du lac de barrage de Boali. Il s’agit d’un petit lac de 50 km2 étendu sur 30 km et arrosant six villages sans véritable tradition de pêche. Depuis l’installation de ce lac, 500 habitants de ces six villages se sont convertis dans une large mesure (70 pourcents de leur temps de travail sont consacrés à la pêche) en pêcheurs. Ce sont là des communautés d’origine ethnique très variée qui se spécialisent dans la pêche qui est devenue, pour elles, une importante source de revenus.

Sous-secteur de l'aquaculture

La pisciculture a été introduite en Centrafrique en 1952, par les autorités administratives coloniales dans le but d'améliorer la nutrition de la population. A l’origine, la pisciculture fut développée dans des Stations Piscicoles d’Etat qui accueillaient pour ainsi dire des activités de recherche, de formation et de production en zone péri-forestière. Sous l’impulsion des Stations d’Etat avec l’aide des organismes internationaux (PNUD/FAO/USAID), la pisciculture fut vulgarisée à l’échelle nationale, notamment dans des régions pour lesquelles les conditions d’élevage étaient réunies. Ainsi, jusqu’en 1980, on dénombrait 8 000 pisciculteurs opérant sur 10 000 étangs totalisant une surface d’environ 100 ha. La pisciculture est pratiquée dans trois zones géographiques qui sont :

  • La zone centre qui comprend Bangui, Mbaïki, Boda et environs;
  • La zone ouest qui comprend Bouar, Baoro, Baboua et environs et,
  • La zone est avec Bambari, Alindao, Ippy, Kongbo et environs.


Les Stations d’Etat, longtemps vitrines de la pisciculture en RCA, ont malheureusement cessé de fonctionner par manque de financement devant permettre leur autonomie financière. Cette situation a affecté l’activité piscicole dans son ensemble, faisant aujourd’hui place à des privés qui essaient tant bien que mal de mener l’activité avec des résultats très variables et pas souvent maîtrisés.Les principales espèces généralement utilisées en pisciculture sont le Tilapia nilotica et le poisson chat africain Clarias gariepinus. Cependant, lors des vidanges, il arrive qu’on rencontre d’autres espèces du genre Auchenoglanis et Hérérotis.

Deux types de pisciculture sont généralement pratiqués en Centrafrique:

  1. la pisciculture familiale ;
  2. la pisciculture artisanale.


La pisciculture familiale est tournée essentiellement vers l'autoconsommation. Selon le niveau d’intensification, elle est dite extensive ; le poisson n'est pas nourri par le pisciculteur. Le poisson mange seulement la nourriture naturelle qu'il trouve dans l'eau. On peut aider le développement de cette nourriture naturelle (plancton) avec un compost qui sert à fertiliser les étangs. Elle se pratique à petite échelle en milieu rural, et concerne la plupart des pisciculteurs centrafricains. Une partie de la production peut cependant être mise sur le marché de manière occasionnelle. Ses rendements sont faibles et se situent entre 10 et 15 kg/are/an pour une durée d’élevage en général de 8 à 10mois, les poissons étant nourris essentiellement par le milieu naturel. La taille des étangs varie entre 1 à 2 ares. Les poissons issus de ces systèmes sont de petites tailles (30 à 50 g).

La pisciculture artisanale est une activité à caractère plus ou moins commercial. Appelée aussi pisciculture intensive, elle exige beaucoup plus d'effort de la part du pisciculteur en termes de choix du site, choix des espèces et des alevins, d’aliments et de soins. Ici, toute la croissance du poisson est due aux aliments distribués par le pisciculteur (tourteaux de coton ou d’arachide, son de riz, compost). Les rendements sont maxima allant de 50 kg/are/an à plus de 75 voire 100 kg/are/an si les itinéraires techniques sont bien appliqués. Le coût de l'alimentation est plus élevé pouvant dépasser plus de 50 pourcents du coût total de gestion, mais la recette doit permettre, en principe de dégager une marge bénéficiaire. Elle concerne quelques centaines de pisciculteurs en RCA, généralement localisés en milieu périurbain.

Trois systèmes de production sont généralement pratiqués selon le niveau du pisciculteur et les opportunités offertes :

  1. La monoculture qui est la culture ou l’élevage d’une seule espèce dans un même étang est la plus utilisée pour le Tilapia nilotica. La mise en charge pour le Tilapia se fait avec des alevins de 20 grammes n’ayant subi aucun sexage. Cette monoculture est souvent utilisée par les pisciculteurs qui n’ont aucun moyen d’y associer une autre espèce.


  1. La polyculture qui consiste à utiliser plus d’une espèce dans le même étang. L’intérêt recherché le plus souvent est l’utilisation maximale des ressources du milieu en exploitant toute la chaine trophique. La polyculture souvent utilisée est celle associant les tilapias avec le poisson chat. Certains pisciculteurs ont tendance à mettre certains poissons venant des cours d’eau (Auchenoglanis, Heterotis, …).


  1. La culture associée avec d’autres productions notamment les élevages de porc, de volailles ou de canard. Les poulets sont élevés sur pilotis au-dessus de l’étang, les canards sont laissés en nage libre dans l’étang alors que les porcheries sont construites au bord de l’étang.


En marge de la pisciculture, on distingue la culture de la spiruline. C’est une activité qui demande une certaine maîtrise technique. Malgré qu’il soit fait mention d’une activité rentable, cette culture n’a pas, pour l’instant, obtenu une adhésion forte de la part des professionnels et se pratique uniquement à Bangui par seulement deux pisciculteurs. A l’origine c’est une activité qui a été introduite par une ONG française (Nutrition Santé Bangui) qui voulait utiliser la vertu de la spiruline pour résoudre les problèmes de malnutrition et de mauvaise croissance des enfants. Cependant, les données relatives à ces activités sont existantes, les acteurs n’ayant pas eu le recul nécessaire pour renseigner sur tout ce qu’ils ont fait ou font encore.

Sous-secteur de la pêche récréativeIl n’y a pas d’activités de loisir liées à la pêche ou la pisciculture depuis très longtemps. Les seules tentatives observées datent des années 1985 où des expatriés avaient développé tant bien que mal, sur une plage en amont de Ouango-Bangui, un système de pêche sportive. Des jeunes gens identifiés avaient la mission de fabriquer les cannes à pêches tandis que d’autres devaient apporter des vers de terre. Ceci permettait à ces jeunes de se faire un peu d’argent par la vente de ces matériels.

Secteur de l’utilisation post-récolteUtilisation du poissonEn RCA, toutes les captures sont destinées à satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels humains des populations. Les besoins en poisson du pays sont importants. Le poisson destiné au commerce, une fois pêché, est mis à la vente sous forme de frais ou fumé, principalement. En ce qui concerne le poisson fumé, les conditions de fumage, de manutention et de transport occasionnent souvent des brisures, qui sont récupérées et livrées au marché de consommation humaine. A côté des brisures, il y a des parties réduites en farine/poudre mélangées généralement aux moisissures et aux petites arêtes. Ce mélange est vendu par le grossiste avec réduction de prix donc perte de la valeur ajoutée. Au niveau des détaillants, on fait des tris minutieux pour récupérer le maximum de la matière consommable (arête et farine/poudre) non moisie et, à partir de ce moment, on rejette les véritables moisissures (quantité infiniment marginale) composées de divers insectes piscivores et des muscles complètement moisis.

En raison des difficultés de communication entre les pêcheries et les centres de consommation, le poisson est transformé la plupart du temps par les pêcheurs eux- mêmes directement dans les campements de pêche.

Pour les poissons de pisciculture, la vente se fait directement sur les sites à des particuliers et aux femmes commerçantes qui vont revendre en détail sur les différents marchés ou de manière ambulante de porte à porte. Lorsque la récolte le permet, c’est la femme du pisciculteur qui a la charge d’amener le reste du poisson non vendu sur le bord de l’étang au marché. En principe, si l’information est donnée la veille aux potentiels acheteurs, il n’y a en général pas de reste car le tilapia est un poisson vraiment apprécié par la population.

Marchés des pêchesLes circuits de commercialisation du poisson visent essentiellement à approvisionner la capitale Bangui, 764 467 habitants, qui absorbe la majeure partie (95 pourcents) de la production nationale. De manière générale, les circuits de commercialisation du poisson font intervenir de nombreux intermédiaires (grossistes, semi-grossistes, intermédiaires et détaillants).

Dans le bassin de l’Oubangui, la commercialisation du poisson est principalement du ressort des femmes dont le dynamisme commercial est reconnu dans beaucoup de secteurs. Elles travaillent dans un cadre souvent familial, en essayant le plus souvent d’organiser leurs activités en concertation avec d’autres commerçantes. Les mareyeuses sont les commerçantes qui achètent directement dans les campements, chez les pêcheurs ou les grossistes, utilisant comme moyen de transport la voie fluviale (pirogues, baleinières) et/ou la voie routière (taxi-brousse, bus).

La situation est significativement différente dans la région du nord où le mareyage est tenu par les commerçants de confession musulmane et de nationalité centrafricaine ou tchadienne (ou les deux en même temps). Ils sont appelés «grands pêcheurs». Ce sont de grands commerçants, fournisseurs des denrées alimentaires céréalières et carnées (le nord est la zone du gibier par excellence où se trouve la quasi-totalité des aires protégées), et des produits manufacturés. La plupart sont propriétaires de gros véhicules qui desservent les localités. Ils écoulent le poisson sur les marchés intérieurs, le long des axes conduisant vers Bangui où deux grands entrepôts sont aménagés pour stocker et vendre le poisson.

La région du nord étant une grande zone d’inondation, et présentant de grandes difficultés de communication à certains moments de l’année, les circuits peuvent devenir particulièrement complexes. Le poisson produit dans le cours d’eau Bahr Aouk, à la frontière avec le Tchad (l’une des plaques tournantes du commerce de poisson en République Centrafricaine), transite par Sarh en territoire tchadien pour descendre à Bangui et les marchés intérieurs sur le même axe.

Contribution socio-économique du secteur des pêchesRôle des pêches dans l'économie nationale

La pêche n’a jamais connu un programme concret de développement sur toute sa filière. Elle reste par conséquent un sous-secteur géré de manière informelle à tous points de vue.Dans cette situation, elle ne peut que fournir une contribution modeste dans l’économie nationale en général et en particulier au budget de l’État. Le manque cruel de statistiques ne donne pas lieu à l’analyse/évaluation exacte de la situation, et la plupart des données sont basées, en général, sur des estimations parfois trop grossières et qui datent de plusieurs années.La pêche de capture, surtout occasionnelle, concernerait ainsi près de 20 pourcents de la population totale pendant la saison sèche. A côté des activités de capture, il convient de considérer d’autres acteurs de la filière dont les mareyeurs(euses), les transformateurs(trices) de poisson, les commerçant(e)s, les transporteurs, les fabricants d’engins et d’embarcations de pêche, etc.La pisciculture est devenue dans une large mesure partie intégrante de la production rurale dans de nombreuses régions de la RCA. Cela est dû en grande partie aux efforts soutenus, qui avaient été déployés en vue de développer et d’assister cette activité. L’incidence socioéconomique de la pisciculture peut être analysée en fonction de ses aspects quantitatifs et qualitatifs et selon ses conséquences socioéconomiques et nutritionnelles qui malheureusement font cruellement défaut faute de données disponibles.

CommerceEn dehors des mouvements commerciaux du poisson des eaux partagées, la République Centrafricaine n’exporte pas officiellement du poisson. Par contre, elle importe par an environ 4 000 tonnes de poisson de mer à partir de plusieurs pays comment la Chine y Espagne.

Le commerce extérieur du poisson de la RCA est caractérisé par un flux d’importation de plus en plus développé au détriment du flux d’exportation qui, au contraire, s’amenuise au fur et à mesure que la demande intérieure s’accroît et que les arrangements commerciaux transfrontaliers, demeurés jusqu’ici informels et marginaux, s’affaiblissent du fait de l’insécurité généralisée dans la sous-région depuis quelques années.

Sécurité alimentaireEn RCA le poisson est une denrée alimentaire beaucoup appréciée par des populations qui le consomment sans préférence de taille. Des anciennes études ont montré qu’en général, le régime alimentaire des populations en RCA contient suffisamment de glucides (énergie) mais est pauvre en éléments nutritifs indispensables à la santé. Ce déséquilibre peut être corrigé par une augmentation de consommation d’aliments protecteurs dans le poisson.La pêche et l’aquaculture permettent notamment de diversifier les sources de protéines animales et aussi de disposer d’un complément de revenus agricoles. Dans le bassin du Chari, où l’agriculture occupe environ 70 pourcents de la population, la pêche représente près de 15 pourcents des revenus hors agriculture. Dans la région centre sud, il est estimé que la pêche contribue à hausser de 10 pourcents les revenus de la population.

Le Tilapia est une denrée alimentaire très appréciée en RCA. Ce poisson est, pour ainsi dire, produit dans l’assiette du consommateur. La production est presque répandue sur l’étendue du territoire national, donc près des consommateurs les plus déshérités. La famille (6 à 7 membres) est le premier bénéficiaire consommateur de la production. Elle consomme 25,6 pourcents (moyenne nationale) de la production totale à chaque vidange; mais il faut y ajouter les pêches intermédiaires qui ne sont pas prises en compte sur cette moyenne.On peut conclure qu’en RCA la pisciculture peut suffire dans une large mesure à équilibrer valablement le régime alimentaire de la famille du pisciculteur en protéines d’origine animale.

EmploiLe secteur pêche et pisciculture emploie respectivement 82 000 pêcheurs et 3 000 pisciculteurs en 2018. Par ailleurs, dans la filière pêche de capture, des acteurs concernés tels que les commerçants, les transporteurs, les fabricants de matériels et d’engins de pêche, etc. dont le nombre n’est pas disponible faute de statistique. La transformation de poisson (fumage, salage) est assurée par les pêcheurs eux-mêmes. Toutefois à domicile, en cas de mévente des poissons frais, les femmes peuvent pratiquer le fumage de la part non vendue. La commercialisation du poisson est principalement du ressort des femmes "Wali-Gala". Parlant des mareyeurs/mareyeuses et transformatrices, leurs revenus sont difficilement déterminables à cause de la complexité du circuit de commercialisation. En effet, on note de nombreux intermédiaires (grossistes, semi-grossistes, intermédiaires et détaillant(e)s). Ces circuits de commercialisation du poisson visent essentiellement à approvisionner les grands centres urbains notamment la capitale Bangui.

Développement ruralEn dépit du rôle modeste joué par le secteur des pêches au niveau macroéconomique, le secteur occupe en revanche une place importante au sein des systèmes de production en milieu rural. De manière générale, la pêche, au même titre que la chasse ou d’autres activités de cueillette et de ramassage, est une activité qui a sa place dans le calendrier traditionnel des activités du paysan centrafricain.A l’apogée du développement de la pisciculture sous l’action des différents projets qui ont été exécutés jusque dans les années 1990, il a été souligné l’incidence socioéconomique de la pisciculture centrafricaine en ces termes: «la pisciculture est devenue dans une large mesure partie intégrante de la production rurale dans de nombreuses régions de la RCA … ». Étant plus rentable que la plupart des cultures, elle peut assurer aux familles rurales et périurbaine un montant important de liquidité. Ceci a un effet positif sur le marché intérieur dans une économie rurale qui, sans cela, serait marginale. Ceci renforce aussi la tendance de monétarisation en général avec d’éventuelles incidences secondaires».L’aquaculture, à travers la pisciculture en étang, permet d’intégrer les activités de production agricole et d’élevage en associant plusieurs spéculations à la fois, ce qui lui accorde la garantie d’être rentable et de constituer ainsi pour le fermier et sa famille un de leurs moyens d’existence durables.

Tendances, problématiques et développementContraintes et opportunités

Parmi les principaux facteurs qui déterminent la faiblesse des performances du secteur rural, on peut noter l’insécurité grandissante dans les zones de production; une faible productivité des activités en milieu rural; et l’enclavement et le manque d’infrastructures économiques et sociales de base appropriées.Les faiblesses de l’aquaculture sont le manque de politique volontaire pour consolider les nombreux acquis et vulgariser les leçons apprises des réalisations passées, le non suivi et non application des recommandations des différents Projets (Programmes et missions), le trop faible effectif des cadres affectés à l’aquaculture et faible implication des responsables régionaux des eaux, forêts, chasse et pêche dans la gestion de la pêches et de l’aquaculture, et que l’aquaculture est peu diversifiée.

Politiques et stratégies de mise en valeur du gouvernement et du secteur privéLe secteur halieutique centrafricain bénéficie des politiques et stratégies que le Gouvernement met en place pour la promotion, la relance ou le relèvement des différents secteurs clés de l’économie du pays, en particulier le secteur du monde rural. Il n’y a donc pas une politique ou stratégie spécifique pour le secteur, ou, si elle existe, elle l’est au niveau projet.A côté des différentes stratégies aussi bien nationales que sectorielles il convient de noter l’existence de différents projets qui concernent directement le secteur halieutique ou qui comportent des activités prenant en compte des activités relatives au secteur halieutiques. Sur 160 projets au total soumis au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération pour être appréciés afin de rechercher les financements, 43 portent indirectement sur le secteur pêche et pisciculture et seulement un qui concerne directement le secteur pêche et aquaculture et qui s’intitule « Plan de Développement Durable de la Pêche et de l’Aquaculture en RCA (RCPCA) ». L’objectif de ce plan est de créer les conditions afin de contribuer à la gestion durable et équitable des pêcheries devant conduire à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les pays Afrique Caraïbes Pacifique (ACP).

Pour le Ministère de tutelle du secteur halieutique qui est le Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, les projets retenus dans le RCPCA pour la recherche de financement sont au nombre de 14. En plus de celui déjà évoqué et qui porte directement sur le secteur halieutique, il y a ceux qui ont une portée indirecte à savoir :

  • Soutien à la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) dans le cadre de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP).
  • Gestion et aménagement des pêches en République Centrafricaine: Projet FAO/TCP/RAF/3303 (D) : « Formulation d’un programme d’action et des outils de mise en œuvre pour la gestion durable des pêches et la sécurité alimentaire dans le bassin du fleuve Congo » ; Rapport d’étude FAO.
  • Plan de Développement Durable des Pêches et Aquaculture: ACP Fish II- Union Européenne ; Projet 190082
  • Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA): Promotion Pêche-Aquaculture et Développement des Forêts.
  • Le plan intérimaire de développement de l’aquaculture en RCA


La pêche est l’un des rares secteurs économiques à n’avoir jamais bénéficié d’assistance extérieure d’envergure considérable à part des missions courtes pour étudier les problèmes et proposer des solutions partielles.La pêche se développe selon un système informel et parvient tant bien que mal à subvenir aux besoins de la population. Cette situation est intéressante et ne demande pas moins à être développée pour permettre au secteur pêche de confirmer par ses fruits son importance socio-économique pour un pays comme la RCA, en quête de diversification agricole.Toutefois, des perspectives encourageantes se pointent à l’horizon et augurent d’une nouvelle aire pour le secteur. Il s’agit de la mise en œuvre imminente du projet PPCA2 de la
Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) et de celui en cours, Programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience des systèmes socio-écologiques du bassin du lac Tchad (PRESIBALT), de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), d’autres projets dont les financements sont acquis devraient aussi démarrer d’un moment à l’autre ; il s’agit du projet Biosphère et patrimoine du Lac Tchad (BIOPALT), du projet d’insertion des jeunes de la CBLT et de celui de la FAO pour le volet pêche du PRESIBALT.

Les objectifs du plan intérimaire de développement durable de l’aquaculture en RCA sont :
  • augmentation de la contribution de l’aquaculture à la fourniture des produits aquacole de consommation (sécurité alimentaire)
  • augmentation des revenus des aquaculteurs et des opérateurs dans les services en amont qu’en aval (Réduction de la pauvreté et sécurité alimentaire)
  • création d’emplois dans les fermes et dans les industries en amont qu’en aval (création d’emploi et réduction de la pauvreté)
Recherche, éducation et formationRechercheLa seule structure de recherche en RCA est l’Institut Centrafricain de Recherche Agronomique (ICRA), ayant pour grandes orientations de coordonner les activités de recherche au niveau national, de prendre en compte les besoins exprimés par les paysans, et de développer l’approche système. En ce qui concerne l’aquaculture, les objectifs de l’ICRA sont d’élever le niveau de l’aquaculture familiale au stade artisanal, d’améliorer la reproduction induite du Clarias, et de suivre les nouvelles productions telles que l’élevage des carpes, des Heterobranchus, ou encore des crevettes. Cependant, ces objectifs sont restés au niveau intentionnel et aucune activité de recherche en aquaculture ou pêche n’a été menée depuis sa création. A côté de l’ICRA il y a deux laboratoires de recherche à l’Université de Bangui : Laboratoire des Sciences Biologiques et Agronomiques pour le Développement (LASBAD) et LAVOISIER mais qui interviennent ponctuellement sur des thématiques précises s’ils sont sollicités notamment LAVOISIER pour les problèmes d’analyse de l’eau.Les écoles de formation jouent aussi un rôle dans la recherche à travers les mémoires et les rapports de stage.

Éducation et formationLa principale grande école de formation des cadres en matière de pêche et aquaculture est l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) de Mbaïki qui forme des cadres de niveau Ingénieur et Brevet de Technicien Supérieur. A côté de l’ISDR il existe d’autres institutions chargées de la formation des cadres à un niveau subalterne. Il s’agit du Collège Technique de Développement Rural (CTDR) de Grimari, du Collège Technique d’Elevage (CTE) de Bouar.

Ces dernières années, on assiste à l’émergence d’écoles et instituts privés entièrement ou partiellement orientés vers la filière halieutique. Il s’agit de le Lycée Agricole CA-PFN que forme des cadres de niveau moyen dans les filières de Pêche et Pisciculture.

ECOFARM est une ferme privée qui s’est spécialisée dans la production agricole en général (agriculture et élevage) et qui est en train de mettre en place un centre de formation pratique en pisciculture. Cette société dispose de trois sites dont deux sur l’axe Bangui Mbaïki à Ndangala et un à Bangui. Les programmes de formation de ce centre ne sont pas encore élaborés mais les bâtiments sont déjà presque opérationnels.

Aide extérieureL’aide étrangère au secteur halieutique se fait de manière directe au travers des projets spécifiques au secteur ou de manière indirecte dans des projets dans lesquels certains aspects du secteur halieutique sont pris en compte. C’est le cas des projets évoqués plus haut financés par la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, la FAO, COOPI, etc., et d’autres qui pourraient être financés par l’Union Européenne.Programme d’appui à la reconstitution des communautés de base phase 1 est un programme de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui vise à appuyer les communautés de base. Dans le cadre de ce programme la BAD a appuyé la Fédération Nationale des Pêcheurs et Aquaculteurs de Centrafrique (FNPAC). Cet appui a consisté en équipement du bureau de la structure faîtière (FNPAC), alors que pour les acteurs eux-mêmes ce sont des kits de différentes natures (génie, récolte, production).

La CBLT a reçu un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour le financement des activités du Programme de Développement Durable du Bassin du Lac Tchad (PRODEBALT) qui se sont déroulées de mai 2009 à décembre 2018. Exécuté pour le compte des cinq états membres (Cameroun, RCA, Niger, Nigéria et Tchad), ce programme avait entre autres activités celles en faveur du secteur halieutique. PRESIBALT financé par la BAD, est une suite du PRODEBALT. Les actions pertinentes de ce programme en faveur du secteur sont entre autres l’équipement des acteurs en kits, la construction de chambre froide et la mise à disposition de fonds en guise de Fonds de Développement Local (FDL).La CEMAC a reçu de l’Agence Française de Développement (AFD) une aide budgétaire pour le financement de ses projets et programmes d’intégration régionale (PER). Ce projet qui en principe aurait dû démarrer en janvier 2019, vise l’Amélioration de la production de la pêche continentale et de l’accroissement de la production aquacole en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté au niveau de la communauté des pêcheurs et des aquaculteurs dans le cadre d’une gestion durable et d’une meilleure protection des écosystèmes aquacoles.

La FAO, à travers le projet « Renforcement des capacités nationales pour les investigations et la riposte sur le Syndrome Ulcératif Épizootique de poissons en République Centrafricaine » (TCP/CAF/3601), a appuyé le Ministère des Eaux et Forêts dans la recherche des solutions pour résoudre le problème du syndrome ulcératif épizootique qui s’est posé sur les poissons dans certaines parties des cours d’eau du bassin de l’Oubangui (Lobaye, Ombella M’Poko, Kémo, Mbomou) et la Sangha (Mambéré Kadéï, Sangha M’Baéré). Différents partenaires ont été associés à cette démarche : l’Université de Bangui, l’Institut pasteur, le Ministère de l’élevage, le Ministère de l’agriculture, le Ministère des Eaux et Forêts, le Ministère de l’Intérieur, etc.

Les pisciculteurs ont bénéficié de l’appui de l’ONG Italienne COOPI en Renforcement des capacités des pisciculteurs en techniques de production et en certains matériels de production ainsi que des embarcations motorisées.

Cadre institutionnelLe secteur de la pêche et de l’aquaculture relève du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche. Il est chargé de réglementer, promouvoir et contrôler toutes les activités socioéconomiques en matière des Eaux et Pêches. La structure qui est réellement en charge des activités de pêche et aquaculture est la Direction des Pêches et Aquaculture. Elle comporte 3 services:
  • le Service des eaux et de la pêche ;
  • le Service d’aquaculture et ;
  • le Service des aménagements et de la surveillance des bassins hydrographiques.
Au niveau régional, ce sont les directions régionales qui ont la mission d’intervenir sur les problèmes liés à la pêche et la pisciculture.A côté du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, il y a les Ministères de l’Agriculture et celui de l’élevage qui interviennent sur les problématiques d’élevage de poisson ce qui amène parfois quelques conflits institutionnels, chacun revendiquant la paternité des activités d’élevage.

Plusieurs institutions sous régionales qui peuvent être politiques, techniques ou financières interviennent directement ou indirectement dans les activités de pêche et d’aquaculture au travers des programmes sous régionaux. Il s’agit de:

  1. CEMAC
  2. CBLT
  3. Commission Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques (CEBEVIRHA),
  4. Commission Internationale Congo-Oubangui-Sangha (CICOS),
  5. Tri National Dzanga Sangha (RCA-Cameroun-Congo),
  6. Programme de Recherche Appliquée en zone de Savane en Afrique Centrale (PRASAC),
  7. Réseau des Instituts de Formations Forestières et Environnementales en Afrique Centrale (RIFFEAC).


Cadre juridiqueCadre juridique régional et internationalDe l’analyse des textes juridiques réglementant la pêche et l’aquaculture en RCA, il ressort notamment qu’il n’existe pas de cadre juridique global qui poserait les bases d’un cadre général à l’intérieur duquel les activités du secteur pourraient se développer, et qui répondrait à un objectif de politique sectorielle. L’édifice juridique correspond plutôt à un catalogue de textes circonstanciels sans véritable lien les uns avec les autres. Le cadre juridique présente également d’autres lacunes et insuffisances, dont le manque de publicité des textes de loi et des règlements, ainsi que le manque de sensibilisation des populations au contenu des règles de droit, ce qui ne facilite pas leur bonne exécution sur le terrain.Dans un contexte général de flou juridique, l’administration répond de manière ad hoc lorsque surgissent des problèmes liés à l’exploitation de la ressource halieutique, le plus souvent à la demande des pêcheurs autochtones. On peut mentionner à cet égard l’arrêté ministériel pris en 1993 sur le lac Mbali qui suspend temporairement la pêche à grande échelle pratiquée de façon anarchique et destructive. Depuis l’indépendance à ce jour, très peu de textes juridiques ont été pris pour règlementer la pêche en Centrafrique. Ci-après répertoriés les principaux textes:

  • La loi n° 61-283 du 23 décembre 1961. Elle rappelait les grandes lignes de la politique nationale de la pêche. Ainsi la pêche est libre dans tous les cours d’eaux, mares, étangs permanents ou temporaires. Ce texte apparaît comme un recueil d’interdictions. Il demeure étriqué, mal conçu et restrictif. Dès lors, d’autres textes l’ont abrogé et amélioré le dispositif préexistant.
  • Le décret n°68-168 du 17 juillet 1968 relatif à l’importation, la détention, la culture, la vente et le transport de la jacinthe d’eau (Eichhorniacrassipes).
  • L’ordonnance n°71-090 du 6 août 1971.Elle porte sur la règlementation de l’exercice de la pêche et la salubrité des eaux en RCA. Elle prohibe le déversement de tous produits ou déchets chimiques dans les eaux territoriales.


Annexes

Acronyme

   
ACP Afrique Caraïbes Pacifique
AFD Agence Française de Développement
BAD Banque Africaine de Développement
BIOPALT Biosphère et patrimoine du Lac Tchad
CBLT Commission du Bassin du Lac Tchad
CEBEVIRHA Commission Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques
CEMAC Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale
CICOS Commission Internationale Congo-Oubangui-Sangha
CTDR Collège Technique de Développement Rural
CTE Collège Technique d’Elevage
FDL Fonds de Développement Local
FNPAC Fédération Nationale des Pêcheurs et Aquaculteurs de Centrafrique
ICRA l’Institut Centrafricain de Recherche Agronomique
ISDR Institut Supérieur de Développement Rural
LASBAD Laboratoire des Sciences Biologiques et Agronomiques pour le Développement
PMEDP Programme pour des Moyens d’Existence Durables dans la Pêche
PNIA Programme National d’Investissement Agricole
PNIASA Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire
PRASAC Programme de Recherche Appliquée en zone de Savane en Afrique Centrale
PRESIBALT Programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience des systèmes socio-écologiques du bassin du lac Tchad
PRODEBALT Programme de Développement Durable du Bassin du Lac Tchad
RCA République Centrafricaine
RCPCA Plan de Développement Durable de la Pêche et de l’Aquaculture en RCA
RDC République Démocratique du Congo
RIFFEAC Réseau des Instituts de Formations Forestières et Environnementales en Afrique Centrale
SRP Stratégie de Réduction de la Pauvreté


Références

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Plan de Développement Durable des Pêches : ACP Fish II- Union Européenne ; Projet 190082 Finances République Centrafricaine ; Rapport technique provisoire n*1 ;.
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