Accueil FAO>Pêches et aquaculture
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculturepour un monde libéré de la faim
EnglishEspañolРусский
  1. Profil
    1. Législation de base
    2. Définition légale
    3. Directives et codes de conduite
    4. Conventions internationales
  2. Planification
    1. Système d'autorisation
    2. Accès à la terre et à l'eau
    3. Etude de l'impact sur l'environnement (EIE)
  3. Activités
    1. Eau et eaux usées
    2. Mouvement d'organismes aquatiques
    3. Contrôle des maladies
    4. Produits chimiques et vétérinaires
    5. Aliments aquacoles
  4. Sécurité des produits alimentaires aquacoles
    1. Divers
      1. Références
        1. Législation
        2. Ressources connexes
      2. Liens utiles
        Profil
        Législation de base
        Comparé à la pêche de capture qui a considérablement progressé avec le développement de la pêche industrielle du thon, le secteur aquacole est assez peu développé aux Seychelles en termes d’importance et a été principalement centré autour de trois projets : les fermes de crevettes, les fermes d’huîtres perlières et les fermes de palourdes géantes.

        Les principales pièces de législation réglementant le secteur de la pêche et de l’aquaculture aux Seychelles sont la Loi sur les Pêches de 1986 (Fisheries Act), telle qu’amendée en 2001 et les Réglementations sur les pêches de 1987 (Fisheries Regulations) telles qu’amendées en 2007.
        La Loi sur les Pêches souligne le cadre général de réglementation de la pêche et de l’aquaculture et s’applique aux organismes aquatiques définis comme « tout plante ou animal aquatique à l’exception des oiseaux, et incluant tout poisson, crustacée, mollusque, corail, échinodermes, holothuries, ou reptile aquatique ainsi que tout mammifère aquatique et ses coquilles, œufs et autres produits naturellement obtenus ». L’activité de pêche signifie « la pêche, pour capturer, prendre ou tuer les poissons ou autres organismes aquatiques par toute méthode et inclut la recherche de poissons et la pose de tout dispositif de concentration de poissons. »
        La Loi sur les Pêches prévoit des dispositions pour l’établissement de plans de gestion et de développement de la pêche. Le Ministère de l’Investissement, des Ressources Naturelles et de l’Industrie (qui a été le Ministre responsable de la pêche depuis la mi-2010) peut adopter des réglementations prescrivant des mesures aux fins d’une gestion appropriée de la pêche en interdisant les méthodes de pêche, les espèces et les autres caractéristiques des organismes aquatiques.

        En ce qui concerne les licences et contrôles, une disposition spécifique se référant à l’aquaculture déclare que le Ministre de l’Investissement, des Ressources Naturelles et de l’Industrie « peut adopter des réglementations pour l’autorisation par licence et le contrôle de l’aquaculture dans toutes les parties des Seychelles ou des eaux des Seychelles ».

        Les Réglementations sur les pêches mettent en œuvre la Loi sur les pêches et contiennent des dispositions spécifiques concernant les concessions d’aquaculture.

        Les Réglementations sur les pêches mettent en œuvre la Loi sur les pêches et contiennent des dispositions spécifiques concernant les concessions d’aquaculture.

        L’institution nationale compétente responsable de l’administration de la Loi sur les pêches est l’Autorité des Pêches des Seychelles (SFA). La SFA est une organisation paraétatique qui exerce les fonctions exécutives du Gouvernement en matière de pêche et d’aquaculture. L’Autorité fut créée en 1984 par la Loi établissant l’Autorité des Pêches des Seychelles. Les opérations de la SFA sont guidées par un conseil d’administration, nommé par le Président de la République des Seychelles.
        Les fonctions de la SFA consistent à promouvoir les pêches, l’industrie de la pêche et les ressources aux Seychelles ; d’assister la formulation de la politique nationale en lien avec la pêche.
        A cet égard, la Loi sur les pêches indique que « la SFA doit collecter et analyser les informations statistiques et autres sur la pêche. Toute personne impliquée dans la pêche, les activités y relatives ou l’aquaculture doivent fournir l’information relative à de telles activités dans les formes requises par la SFA. »
        Définition légale
        Même si la Loi sur les Pêches et les Réglementations liées à la pêche se réfèrent à l’aquaculture, il n’existe pas de définition spécifique de l’aquaculture. Aucune définition ne fut trouvée dans aucune autre législation.
        Directives et codes de conduite
        En premier lieu, au niveau international et en vertu de son statut de membre de l’Organisation Internationale pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), les Seychelles souscrivent au Code de conduite pour une pêche responsable de 1995.

        Ensuite, au niveau national, le Bureau des Normes des Seychelles (Seychelles Bureau of Standards - SBS) est une agence gouvernementale de réglementation établie en 1987 en vertu de la loi du SBS (SBS Act) et est divisé en plusieurs unités. Ses fonctions principales consistent à développer et promouvoir les normes des Seychelles en matière de produits, processus et pratiques qui sont requises dans ces secteurs de l’économie ainsi que pour la protection de l’environnement ; fournir un système de services de certification ; maintenir un centre d’information nationale pour les questions de standardisation, de science industrielle et de technologie.

        Concernant le poisson, en général, il existe le Code de pratique pour le traitement et l’entreposage des poissons. Concernant l’évaluation des poissons et des crustacés, il existe les Guides pour l’évaluation sensorielle du poisson et des crustacés en laboratoires.
        Concernant les crevettes (la crevette étant le première espèce aquacole en terme d’importance dans le pays) une Spécification de Normes a été délivrée pour les crevettes en conserves et la Norme CXS 37 a été adoptée et publiée par la Commission du Codex Alimentarius de la FAO. Cette norme s’applique aux crevettes en conserve dans des containers scellés et hermétiques et doit avoir reçu un processus de traitement suffisant et de nature à assurer sa stérilité commerciale. La crevette en conserve est le produit préparé à partir de toute combinaison des espèces des familles Penaeidae, Pandalidae, Crangonidae and Palaemonidae.
        Les normes couvrent la description du produit et du processus, de la composition essentielle et des facteurs qualité, additifs alimentaires, hygiène et traitement, étiquetage, méthodes d’analyse et d’échantillonnage.
        Conventions internationales
        Au niveau international, les Seychelles ont adhéré à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) en 1977. Les invertébrés, c’est-à-dire les mollusques et crustacés font parties des espèces protégées par la Convention.

        Les Seychelles ont ratifié également la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCCC) en 1992 et le protocole de Kyoto en 2002.
        Le pays est également membre de l’Organisation Mondiale pour la Santé Animale (OIE) qui fournit une liste de maladies qui doivent être notifiées à l’Organisation. Cette liste mentionne les maladies spécifiques liées aux crustacés et mollusques. Néanmoins, aucune législation nationale concernant les maladies de crustacés et de mollusques ne fut trouvée.
        Cependant, les Seychelles ns sont pas membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) mais agissent en tant qu’observateurs.

        Au niveau régional, les Seychelles sont parties contractantes à la Convention de Nairobi pour la Protection, la Gestion et la Mise en Valeur du Milieu Marin et Côtier de la Région de l’Océan Indien Occidental adoptée en 1985 et amendée en 2010.
        Planification
        Système d'autorisation
        En vertu de la Loi sur les Pêches, le terme de « pêche » comprend l’aquaculture ainsi que mentionné ci-dessus.

        Selon la Loi sur les Pêches, « le Ministre peut adopter des réglementations requérant une licence pour: (a) tout type de pêche, avec ou sans l’usage de navire ». De plus, « le Ministre peut adopter des réglementations complémentaires pour l’autorisation et le contrôle de l’aquaculture dans toute partie des Seychelles ou des eaux territoriales ».

        Concernant le système d’autorisation pour engager et mettre en place une installation aquacole, la loi sur les licences (Licences Act) de 1987, est une loi générale déclarant qu’ « aucune personne ne doit (a) engager ou conduire une activité, profession, commerce ou des affaires spécifiés dans le Chapitre 1; (b) garder, utiliser ou posséder un animal, des biens, véhicules ou navires spécifiés dans le Chapitre 2; ou (c) garder ou gérer un local spécifié dans le Chapitre 3, à moins que ce soit conforme à une licence accordée par l’Autorité ».
        En conséquence, pour établir une installation aquacole aux Seychelles, il est requis, en premier lieu, une licence octroyée par la SFA.

        Ainsi pour mettre en œuvre la Loi sur les Pêches, les règlementations sur les licences de pêches furent adoptées en 1987. Les réglementations sur les licences de pêche déclarent qu’ « une candidature pour une licence quand requis par la section 11 de la loi sur les pêches de 1986 (…) doit être dans la forme fournie par la SFA ». La licence autorise toute personne à conduire tout type de pêche ou d’activité relative. Elle spécifie également que « la licence ne doit pas être transférée exceptée avec la permission écrite de la SFA ».

        Afin de mettre en place les installations aquacoles, les réglementations sur la pêche requièrent que « les limites de toute concession aquacole doivent être marquées à l’aide de bouées de façon à être identifiables simultanément du rivage et du large. »

        Deuxièmement, en vertu de la loi pour la protection de l’environnement de 1994 (Environment Protection Act), avant de mettre en œuvre son installation aquacole, la personne concernée doit obtenir une autorisation d’établissement du dispositif, avoir conduit une étude d’impact environnemental.

        Ainsi, en vue de promouvoir la pêche et l’aquaculture dans le pays, les Seychelles ont développé des mesures incitatives à travers la loi sur les incitations à la pêche et à l’agriculture en 2005 et ses réglementations en 2007. La dite loi définit comme exportateur « une personne engagée dans l’exportation des produits agricoles ou de poissons, produits des poissons et autres produits marins selon le cas » ; et un processeur « en lien avec la pêche, une personne engagée dans la transformation du poisson et autres produits marins par un processus de valeur ajoutée ». Les personnes bénéficiaires de ces concessions sont, par exemple, assujetties à l’impôt sur les sociétés et aux dérogations accordées en matière de carburants.

        Le récipiendaire doit être inscrit aux fins de la loi sur les incitations à la pêche et à l’agriculture par le Ministre responsable de la pêche. Une telle inscription doit s’ajouter à toute autre inscription, licence ou autorisation requise par toute autre loi s’appliquant à l’engagement d’une personne dans une activité pour laquelle les incitations sont accordées en vertu de la loi susmentionnée.
        Accès à la terre et à l'eau
        La construction de fermes aquacoles peut nécessiter l’usage de ressources en eau douce. En conséquence, un corpus juridique contraignant est essentiel.

        L’autorité responsable de l’accès à l’eau est la Public Utilities Corporation (PUC) qui est une personne morale de droit public responsable de fournir aux îles composant les Seychelles l’électricité, l’eau et les services d’assainissement. La PUC fut créée par une loi spécifique en 1985 (the Public Utilities Corporation Act) et est compétente pour les ressources en eau.

        La Division pour l’eau et l’assainissement de la PUC est responsable de fournir un approvisionnement en eau, qui soit fiable et sûr.

        Le Comité des Rivières est responsable des droits d’extraction de l’eau en vertu de la loi sur la PUC. Il discute des questions nationales et décide de tout développement en matière d’irrigation et d’eau potable. Le cadre juridique adopté est que l’eau est un domaine public et de ce fait, son usage doit être contrôlé en vue d’une distribution équitable de cette ressource. Le Comité des Rivières est composé de membres issus de la Division pour l’eau et l’assainissement du PUC, le Ministre de la Santé, le Ministre de l’Agriculture, le Ministre de l’Environnement, le Ministre pour l’Usage des Terres et l’Habitat ainsi que le Ministre de l’Industrie et des Ressources Naturelles.

        De plus, la loi pour la protection de l’environnement de 1994 (Environment Protection Act) déclare que l’Autorité établie en vertu de cette loi doit prendre en considération l’usage et la valeur le plus bénéfique pour l’approvisionnement public en eau, la propagation du poisson, les objectifs récréatifs, l’agriculture, l’industrie et autres usages légitimes.

        Concernant l’accès à la terre, la loi sur les terres domaniales appartenant à l’Etat et les réserves de rivières (State Land and River Reserves Act) de 1903 et révisée en 1991, déclare que les terres domaniales appartenant à l’Etat peuvent être vendues par le Président, à l’exception des réserves de rivières qui appartiennent à la République.

        En vertu de la loi sur les réserves côtières et les baux accordés par le gouvernement sur l’estran (baux de plage) (the Coast reserves and Foreshore Leases Act de 1907) et révisée en 1991, le Président peut accorder des baux aux propriétaires de l’île ou de ses parties, ainsi qu’aux locataires des terres domaines appartenant à l’Etat des Seychelles des réserves côtières.

        De tels baux ne doivent pas être accordés par le Contrôleur des Sables. La licence d’extraction peut être accordée « pour l’extraction et le retrait du domaine public de sable et/ou de gravier ».
        Etude de l'impact sur l'environnement (EIE)
        En vertu de la loi pour la protection de l’environnement (1994), le Ministre de l’Environnement peut par réglementation prévoir la préservation des zones de pêche, des zones aquatiques, des sources d’eau potables et réservoirs ainsi que des zones récréatives et autres où l’eau peut requérir une protection spéciale.

        A cet égard, le Réglementation pour l’Evaluation de l’Impact et la Protection de l’Environnement de 1996 (Environment Protection Impact Assessment Regulations) déclare que l’aquaculture est une catégorie de projet dont la mise en œuvre est soumise à autorisation préalable.

        Avant la mise en œuvre, la personne concernée doit, d’abord, conduire une étude d’impact environnemental qui, si approuvée par l’Autorité, conduira à une autorisation environnementale pour exécuter le projet.

        En vue de cette autorisation, l’étude d’impact environnemental doit décrire l’état original de l’environnement avant la mise en œuvre du projet ; mentionner le lieu et la taille du projet ; le but du projet, les effets directs et indirects probables de l’activité aquacole sur la faune et la flore, l’eau, les terres et le paysage ; prévoir toute mesure destinée à éviter, limiter ou remédier les effets probables du projet sur l’environnement.
        Activités
        Eau et eaux usées
        En conformité avec la loi pour la protection de l’environnement (Environment Protection Act), le Ministre de l’Environnement doit établir des normes de classification et d’analyses des déchets ainsi que pour le traitement standard et les méthodes. d’élimination. Aux fins de procéder à ces analyses, le Ministre peut établir un ou plusieurs laboratoires environnementaux.

        Avant que tout projet ou activité, comme l’aquaculture, soit autorisé à rejeter tout effluent dans l’environnement, il doit avoir obtenu une autorisation du Ministère de l’Environnement, et pour que l’autorisation soit accordée, la qualité des eaux usées provenant de l’activité doit correspondre aux normes mises en place par l’Autorité à travers les réglementations sur les normes de protection de l’environnement de 1995 (Environment Protection Standards Regulations). Des échantillons sont ainsi recueillis à partir du système de traitement des eaux usées de l’activité concernée et testée par le laboratoire aux fins d’évaluation de la conformité.

        Aucune personne ne doit, sans autorisation par l’autorité, rejeter un effluent ou rejet, déposer ou placer un polluant ou une substance dangereuse ou encore un déchet ou une matière obstruante dans un cours d’eau des eaux territoriales.

        La mise en œuvre des lois et réglementations est impérative pour assurer que toutes les eaux sont protégées.

        Concernant la pollution marine, les réglementations sur la pollution marine des zones maritimes de 1981 et révisée en 1991 (Maritime Zones Marine Pollution Regulations) prévoient qu’une personne qui a généré une pollution d’origine terrestre ou une pollution de pétrole ou d’un mélange à base de pétrole causée par un navire , peut avoir à supporter les coûts provoqués pour la « restauration d’un animal, oiseau ou autre faune sauvage affecté par le pétrole ». La mise en œuvre des lois et réglementations est impérative pour assurer que toutes les eaux sont protégées.

        Concernant la pollution marine, les réglementations sur la pollution marine des zones maritimes de 1981 et révisée en 1991 (Maritime Zones Marine Pollution Regulations) prévoient qu’une personne qui a généré une pollution d’origine terrestre ou une pollution de pétrole ou d’un mélange à base de pétrole causée par un navire , peut avoir à supporter les coûts provoqués pour la « restauration d’un animal, oiseau ou autre faune sauvage affecté par le pétrole ». Cette disposition pourrait s’appliquer si les espèces élevées ou exploitées à des fins aquacoles avaient été affectées par la pollution pétrolière.
        Mouvement d'organismes aquatiques
        La loi sur l’exportation des produits de la pêche de 1996 (Export of Fishery Products Act) prend des dispositions pour l’exportation de produits de la pêche qui signifient « tout animal aquatique au sang froid ou partie ou produit dérivé de ce dernier destiné à l’alimentation pour la consommation humaine et inclut tout poisson, crustacé, mollusque, échinoderme, holothurie ou reptile aquatique mais n’inclut pas les poissons vivants autres que les crustacés ».
        La loi indique qu’une personne ne peut utiliser, opérer ou être en charge d’un établissement ou d’un navire-usine à moins que ce soit en vertu ou en accord avec un permis accordé par le Directeur des Services Vétérinaires comme le prévoit la loi.

        Dans la cas où le détenteur du permis est défaillant dans le maintien de la qualité des produits de pêche destinés à l’exportation, le Directeur peut suspendre ou révoquer le permis.

        Cependant, les espèces aquacoles peuvent s’échapper et coloniser les écosystèmes naturels mais aucune législation n’a été identifiée concernant les mouvements des poissons à l’intérieur du pays, d’un endroit à l’autre.
        Contrôle des maladies
        La loi sur les maladies animales et les importations, de 1981 (Animal Disease and Imports Act) ne s’applique pas aux espèces aquacoles. Cette loi prévoit le contrôle des maladies animales et des importations d’animaux aux Seychelles, même à titre transitoire. Le Chapitre 1 de la loi liste les maladies notifiables. Cependant, il n’y a pas de mention de maladies des poissons, mollusques ou crustacés. Aucun texte spécifique à cette question n’a été identifié.
        Produits chimiques et vétérinaires
        Un plan général de gestion des médicaments a été mis en place aux Seychelles.

        La loi pour la protection de l’environnement, déjà mentionnée, établit que « personne ne doit manipuler ou provoquer la manipulation de toute substance dangereuse excepté en accord avec de telles procédures et après s’être conformé avec de telles mesures de sécurité prescrites. La manipulation, en lien avec toute substance, signifie la fabrication, la transformation, le traitement, l’emballage, l’entreposage, le transport, l’importation, l’usage, le recueil, la destruction, la conversion, la mise en vente, le transfert d’une substance ou l’équivalent. »

        Les réglementations sur les normes de protection environnementale mentionnent le maximum de produits chimiques acceptable dans une effluent provenant d’une industrie, d’une activité ou d’un processus tel qu’appliqué à des activités d’aquaculture.

        Les réglementations d’hygiène mettant en œuvre la loi alimentaire de 1992 spécifient que l’usage de pesticides dans une usine alimentaire ou sur les terrains autour de l’usine est réalisé « avec des précautions et restrictions destinées à prévenir la contamination alimentaire, des matériels d’emballage, des ustensiles ou de l’équipement de l’usine ».

        Il convient de mentionner que la partie V de la loi sur les vaccins et médicaments contre les maladies animales et les importations se réfèrent au contrôle de l’importation et de l’usage des vaccins et médicaments. Cependant, ainsi que mentionné précédemment, cett loi ne s’applique pas aux poissons et crustacés.

        Finalement, la loi sur le contrôle des pesticides de 1996 (Pesticides Control Act) contient des dispositions relatives aux produits chimiques mais aussi aux aliments tels que détaillé ci-dessous.
        Aliments aquacoles
        La loi sur le contrôle des pesticides de 1996 (Pesticides Control Act) contient des dispositions empêchant tout contact entre pesticides et aliments pour animaux. Pesticide signifie « toute substance ou mélange de substances destinés à la prévention, destruction et le contrôle de tout parasite incluant tout vecteur de maladie humaine ou animale provoquant un préjudice durant ou autrement interférant avec la production, le traitement, l’entreposage, le transport ou la mise sur le marché de nourriture, produits agricoles, bois ou produits du bois ou aliments pour animaux (…) ».

        Pour être capable de recourir aux pesticides, un permis est requis et les pesticides listés dans le Chapitre 1 de la loi sont enregistrés. Le Chapitre 1 énumère les pesticides utilisés pour la protection des plantes mais aussi les ectoparasiticides pour l’usage vétérinaire.

        Une disposition spécifique concerne le transport : « personne ne doit transporter de pesticide dans un véhicule transportant une matière première destinée à la consommation humaine ou animale.»
        Sécurité des produits alimentaires aquacoles
        En règle générale, l’importation de nourriture non conforme à la loi alimentaire de 1987, révisée en 1991 est interdite (Food Act).

        De plus, concernant la préparation et la vente de nourriture, « toute personne qui vend, prépare, emballe, entrepose ou expose à la vente toute nourriture dans des conditions insalubres, alors que la nourriture peut être contaminée avec de la saleté ou être rendue impropre à la consommation humaine, est coupable d’infraction. »

        Afin de contrôler l’alimentation, la loi sur l’alimentation prévoit que le Ministre de la Santé peut désigner un laboratoire comme laboratoire officiel aux fins de la loi (par exemple, le laboratoire de Chimie Alimentaire qui est une unité du SBS).

        Les réglementations relatives à l’hygiène en application de la loi alimentaire de 1992 (Food Act Sanitation Regulations) établissent les règles relatives à l’hygiène dans la chaîne de production alimentaire et insistent sur l’hygiène alimentaire, ce qui signifie que doivent être prises des mesures pour assurer la sûreté et l’intégrité de l’alimentation à tous les stades, de la croissance, la récolte, la production, la fabrication jusqu’à la consommation finale. Ces réglementations visent à assurer l’hygiène dans les usines alimentaires, définies comme le bâtiment ou toute partie de celui-ci utilisée pour ou en connexion avec la préparation, l’emballage, l’entreposage ou la vente de nourriture, de telle sorte qu’une usine alimentaire peut être, par exemple, un magasin froid où les crevettes peuvent être entreposées.

        Une personne ne doit pas utiliser une usine alimentaire à moins que l’alimentation en eau des locaux provienne d’une source appropriée et que le drainage des effluents soit réalisé à travers un système adéquat d’égouts. Les produits doivent être disposés de sorte qu’ils évitent que les déchets ne deviennent des lieux de reproduction pour les micro-organismes ou les parasites.

        Toutes les opérations liées à la réception, l’inspection, au traitement, à la ségrégation, à la préparation, au traitement, à l’entreposage et au transport des matières premières ou de nourriture sont conduites de manière hygiénique.

        Les réglementations sur l’étiquetage générale en application de loi alimentaire, adoptées en 1992, (Food Act General Labelling Regulations) disposent qu’une étiquette appliquée à l’alimentation devra porter par exemple le nom commun de l’alimentation, le poids, tout additif ajouté ainsi que le pays d’origine.

        En ce qui concerne les produits halieutiques, en vertu de la loi de 1996 sur l’exportation des produits de poisson (Export of Fishery Products Act), une personne qui utilise, œuvre ou est en charge d’un établissement (défini comme tout local où les produits de poisson destinés à l’exportation sont préparés, transformés, traités, réfrigérés, surgelés, emballés ou entreposés à l’exception des criées et marchés de gros où les produits de pêche sont seulement exposés et vendus par les négociants en gros) a besoin, en premier lieu, d’un permis accordé par le Directeur des Services Vétérinaires.

        En outre, la personne a également besoin d’un certificat de santé délivré par l’agent autorisé. L’agent autorisé peut prendre des échantillons de produits de poisson pour assurer la qualité du produit de poisson et la conformité avec le permis délivré, émettre des certificats de santé attestant que les produits de la pêche sont appropriés à l’exportation. Le titulaire d’un permis accordé en vertu de cette loi, qui exporte ou tente d’exporter tout produit de pêche sans certificat de santé délivré au regard de ce produit est coupable d’une infraction.

        En conformité avec les règlementations de 2006 sur l’hygiène en matière d’exportation de poissons (Export of Fishery Sanitary Regulations), tous les établissements d’exportation de poissons agréés, navire usine ou congélateur et autre navires de pêche ainsi que le personnel impliqué dans la commerce d’exportation de poisson ou de produits halieutiques doivent se conformer à toutes les exigences opérationnelles et managériales relatives à cette activité ainsi que le prévoient le Codex Alimentarius de l’Organisation de l’Alimentation et de l’Agriculture et l’Organisation Mondiale de la Santé.
        Divers
        Aucune disposition particulière à mentionner.
        Références
        Législation
        Environment Protection (Impact Assessment) Regulations (1996)
        Ressources connexes
        Liens utiles
        Country profiles : Seychelles
         
        Powered by FIGIS