Évolution du secteur des pêches : tendances

En 2002, sur le chiffre estimé de 38 millions de pêcheurs et d'aquaculteurs, 74 pour cent pratiquaient la pêche de capture et 26 pour cent l'aquaculture. Depuis 1990, le nombre total de pêcheurs augmente à un rythme moyen de 2,6 pour cent par an, alors que la croissance comparée du secteur de l'aquaculture est de 8,3 pour cent, une partie de cette hausse étant due à une meilleure communication des données de la part des pays. Toutefois, depuis 2000, dans de nombreux pays développés, les chiffres relatifs à l'emploi dans le secteur de l'aquaculture indiquent le début d'une stabilisation, due au ralentissement parallèle du taux de croissance de la production de poisson, de crustacés et de mollusques d'élevage. Ces chiffres n'ont qu'une valeur indicative, car dans certains pays, les données relatives à l'emploi ne sont pas recueillies séparément pour ces deux secteurs, alors que dans d'autres, les systèmes nationaux ne tiennent pas encore compte de la pisciculture.
La croissance de l'emploi dans le secteur de la pisciculture et d'autres pratiques d'élevage concerne principalement l'Asie, et surtout la Chine, où le nombre déclaré de personnes exerçant des activités d'élevage bioaquatique a doublé ces dix dernières années. Le secteur de la production aquacole commerciale offre des débouchés écomoniques plus importants.
Ces tendances indiquent qu'il convient de tenir dûment compte des besoins en matière de mise en valeur, qui évoluent à mesure de l'expansion et de la transformation du secteur des pêches. Même si l'aquaculture est pratiquée depuis des siècles, l'expansion et l'intensification du secteur sont des phénomènes modernes. Alors que le secteur se développe pour faire face aux nouveaux besoins, il convient de s'assurer que ce développement n'est pas nuisible à l'environnement. Dans le cas des pêches de capture, les pressions qui s'exercent déjà sur les stocks doivent, plus que jamais, faire l'objet de politiques de mise en valeur plus responsables, si l'on veut éviter la surexploitation ou, dans le cas des stocks déjà surexploités, si l'on veut permettre leur reconstitution. Certaines pêches se trouvant dans ce cas font l'objet d'une gestion efficace, dans le cadre de laquelle l'accès aux pêcheries a été limité. Mais de nombreuses ressources faisant l'objet d'une exploitation maximale ne sont pas gérées de manière rationnelle et risquent donc de se retrouver rapidement en situation de déclin, de surexploitation ou d'épuisement.
