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© FAO/23855/D. Minkoh

Plusieurs espèces de requins sont vulnérables aux pêcheries qui ciblent les requins et les prises accessoires (commerciales et de loisirs), certaines espèces constituant des produits à forte valeur ajoutée sous la forme d’ailerons, de machoires et de dents pour le commerce international. La majorité des espèces de requins sont utilisées pour leurs chair et ailerons, parfois aussi pour leur cartilage, l’huile du foie et la peau. Les préoccupations de conservation des espèces de requins affectées par le commerce international et les lents progrès dans l’application du PAI-requins, ont conduit a fortement augmenter le niveau d’attention de la CITES sur la conservation des espèces de requins. Les espèces de requins aujourd’hui inscrites en annexes de la CITES sont le requin blanc Carcharodon carcharias , le requin baleine Rhincodon typus et le requin-pélerin Cetorhinus maximus , tous trois inscrits en Annexe II. De plus, il a été décidé durant la CdP14 d’inclure les sept espèces de poissons-scies (famille des Pristidés) en Annexe I à l’exception de Pristis microdon inscrit en Annexe II.

Dans ce contexte, la CITES a demandé à la FAO d’organiser un atelier sur la gestion des requins pour promouvoir le développement et la mise en œuvre de plans d’action nationaux pour la conservation et la gestion des requins. En réponse à cette requête et avec l’approbation de la 26ème Session du COFI , la FAO a mis en place une consultation d’experts pour revoir la mise en œuvre du Plan d’action international (PAI) sur les requins au niveau national à Rome, du 6 au 8 décembre 2005.

Les résultats de la consultation, publiés en 2006 sous la forme d’un Rapport de la FAO sur les pêches (rapport complet en PDF ) envoyé au Secrétariat de la CITES, présentent les différents problèmes qui ont entravé la mise en œuvre du PAI-requins. Ces problèmes sont, entre autres, le manque d’information sur la biologie des populations et de données sur les captures et l’effort de pêche nécessaires pour prendre des décisions en matière de gestion, le peu de priorité au niveau politique concernant les pêcheries de requins entrainant un manque d’efficacité des politiques et des pratiques institutionnelles, et un manque de financements de base et de ressources humaines pour gérer les pêcheries de requins au niveau national. L’autre conclusion est que la base volontaire du PAI-requins n’a pas constitué une incitation suffisante pour accroître l’attention politique face à la gestion des pêcheries de requins.

Informé par les résultats de la Consultation d’experts, le Comité pour les animaux a, sur la base du travail réalisé par le groupe de travail sur les Requins du Comité pour les animaux de la CITES, élaboré une première version d’une décision concernant les futures activités de la CITES sur les requins. Durant la CdP14, les décisions préliminaires ont été révisées et adoptées par les Parties. Sur les décisions adoptées adressées aux Parties de la CITES, au Secrétariat et au Comité pour les animaux, les actions suivantes ont un intérêt direct pour la FAO:

  • préciser la liste des espèces de requins qui sont menacées en raison du commerce international (décision 14.107);

  • organiser un atelier régional sur le commerce et la gestion durable des raies pastenagues d’eau douce d’Amérique du Sud (déc. 14.109);

  • organiser un atelier sur le renforcement des capacités pour la conservation et la gestion des requins (en utilisant le requin côtier Galeorhinus galeus en tant qu’étude de cas) (déc. 14.114);

  • encourager les Parties “à travers leurs délégations au COFI, à demander à la FAO d’apporter un soutien aux pays dont les capacités pour évaluer et gérer les pêcheries de requins sont limitées et fournir les ressources nécessaires pour que la FAO réalise ce travail” (déc. 14.112);

  • encourager les principales nations qui pêchent les requins à appliquer le PAI-requins de la FAO en tant que question prioritaire (déc. 14.115);

  • examiner et faire un rapport sur les liens entre le commerce des ailerons et de la chair de requins et les activités de pêche illicite sur les requins INDNR (déc. 14.117).


Pour le suivi de ces recommandations, la FAO réalise actuellement une étude sur l’évaluation du statut biologique des espèces de requins menacées par le commerce international financée par le projet sur fonds d’affectation spéciale “La CITES et les espèces faisant l’objet d’une exploitation commerciale”. L’étude offrira un éclairage sur les autres activités de l’Organisation sur le développement des capacités de conservation et gestion des espèces de requins les plus affectées par le commerce international.

La FAO organisera aussi un atelier technique sur le «Statut, les limites et les opportunités d’améliorer le suivi des pêcheries et la commercialisation des requins» qui se tiendra à Rome du 18 au 21 novembre 2008. Financé par le Projet sur Fonds d’affectation spéciale de la CITES, il rassemblera des experts de plusieurs des principaux pays qui pêchent et commercialisent les requins pour discuter et établir les principales limitations et pour identifier les opportunités d’améliorer le suivi des pêcheries de requins et du commerce des produits dérivés.

 
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