La FAO et la CITES ont étroitement travaillé ensemble pour essayer de résoudre certaines des préoccupations techniques des pays et afin de réconcilier les différences d'opinion. La majorité du travail accompli par la FAO a été financé par les fonds du Programme régulier et par le projet japonais "La CITES et les espèces faisant l’objet d’une exploitation commerciale, y compris l’évaluation des propositions de nouvelles espèces à inscrire en Annexes de la CITES" (GCP/INT/987/JPN).

Suite à l'approbation du COFI, la FAO a joué un rôle actif dans la révision des critères d'inscription des espèces aquatiques faisant l'objet d'une exploitation commerciale en annexes de la CITES ainsi que dans l'évaluation des propositions pour amender les Annexes de la CITES. L'Organisation a mis en place deux Groupes ad hoc pour évaluer les propositions d'inscription d'espèces soumises à la dernière Conférence des Parties de la CITES (CdP13 en 2004 et CdP14 en 2007).

Un "Protocole d'accord entre la FAO et la CITES" CITES issues with respect to international fish trade and the CITES/FAO MoU Meeting document COFI:FT/X/2006/3  a été adopté par la 10ème Session du Sous-Comité du COFI sur la commercialisation des poissons en juin 2006 et signé par la FAO et la CITES durant la 54ème Réunion du Comité permanent de la CITES, en octobre 2006. Le protocole a formalisé les intentions des deux organisations de renforcer la coopération au niveau des espèces aquatiques commerciales listées dans les Annexes de la CITES, ce qui a été considéré comme un pas important par de nombreux pays membres de la FAO et les Parties de la CITES.

Concernant les espèces faisant l'objet d'une exploitation commerciale, la FAO doit faire face aux problèmes juridiques et de mise en œuvre associés à l'application de la CITES. L'interprétation juridique du terme "Introduction en provenance de la mer" (IFS) de la Convention a reçu une attention particulière ces dernières années. Bien qu'aucune espèce importante au niveau commercial, pêchée en haute mer n'aie déjà été inscrite en Annexes de la CITES, la difficulté de comprendre la signification des IFS et la responsabilité des Parties concernant ces espèces pêchées en dehors des juridictions nationales, entrave la bonne application de cette partie de la Convention.

La FAO a aussi eu un rôle actif dans la promotion du renforcement des capacités des Pays membres sur les questions liées aux espèces aquatiques commerciales inscrites en annexes de la CITES, dont les requins, les strombes roses, les concombres de mer et les napoléons. 

 
Powered by FIGIS