Ressources

En règle générale, les ressources issues des pêches de capture sont prises en compte, exploitées et gérées par stock. Elles subissent les conséquences négatives de la pêche et d'autres activités économiques polluantes et nuisibles. Le déclin des ressources marines est préoccupant. En effet, plus de 50 % de ces ressources sont pleinement exploitées. Selon des statistiques récentes, d'autres stocks subissent une surexploitation (16%), sont épuisés (7%) ou se reconstituent après épuisement (1%) et doivent être ramenés à des niveaux normaux. Certains sont régis par des mécanismes de gestion rigoureux.
Sept des dix principales espèces de poisson, qui représentent environ 30 % de la production totale des pêches de capture, sont pleinement exploitées ou surexploitées. Ce qui signifie qu'il est impossible d'envisager une hausse considérable des prises pour ces stocks et que si la capacité de pêche continue d'augmenter, de graves problèmes biologiques et économiques se feront sans doute jour. Les stocks de poisson des régions suivantes ont particulièrement besoin d'être reconstitués : en premier lieu l'Atlantique Nord-Est, la Méditerranée et la mer Noire, puis l'Atlantique Nord-Ouest et Sud-Est, le Pacifique Sud-Est et l'océan austral.
L'état des pêches de capture continentales est mal connu, mais il est également préoccupant dans la plupart des régions et témoigne d'un impact environnemental nettement plus important dans certains cas.
L'aquaculture utilise et produit une grande variété d'espèces animales et végétales, comme les poissons à nageoires, les crevettes, les crabes, les palourdes, les huîtres et les moules, ainsi que les algues marines et d'autres plantes aquatiques. Ces dernières années, la production aquacole a principalement concerné l'huître creuse du Pacifique et la carpe argentée (Hypophthalimichthys molitrix).
En général, il est préférable de recourir à des espèces locales, même si les espèces introduites (exotiques) représentent environ 17 % de la production mondiale de poissons à nageoires et ont un impact socioéconomique considérable. Les ressources génétiques forment la base sur laquelle reposent les espèces, les stocks et les souches génétiquement améliorées.
Dans plusieurs cas, l'élevage d'espèces majeures est encore tributaire de la collecte de géniteurs ou d'oeufs de populations naturelles (par exemple en crevetticulture). La production d'aliments aquacoles compte parmi les secteurs agricoles dont l'expansion est la plus rapide au monde, avec des taux de croissance de plus de 30 % par an. L'aquaculture a connu une croissance de 10 % par an depuis la fin des années 1980, par rapport à 3 % pour l'élevage de bétail. La part de l'aquaculture dans la production mondiale de poisson a augmenté, passant de 25,8 à 29,9 % de 1998 à 2002. Un quart du poisson consommé dans le monde provient aujourd'hui de l'aquaculture. Ainsi, en 2002,le secteur aquacole a produit près de 40 millions de tonnes.
