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Les impacts qui conduisent à la destruction et à la dégradation des côtes doivent être atténués.
Les impacts qui conduisent à la destruction et à la dégradation des côtes doivent être atténués.

Diverses activités humaines, dont la pêche, ont une incidence sur les écosystèmes marins. Il y a lieu de s'inquiéter de l'impact de ces activités sur la résilience des écosystèmes, c'est-à-dire sur la capacité d'un écosystème à continuer de faire vivre et maintenir une communauté biologique équilibrée, intégrée et évolutive, dont la composition taxinomique, la diversité et l'organisation fonctionnelle sont comparables à celles d'habitats semblables de la région.

Ces inquiétudes ont conduit à privilégier un système de gestion des pêches fondé sur l’écosystème, dit approche écosystémique des pêches, impliquant la conservation des structures, des processus et des interactions des écosystèmes et une communauté humaine viable, grâce à des pratiques d’utilisation durable. Comme dans la plupart des cas, les écosystèmes s'étendent sur plusieurs juridictions, les autorités chargées des pêches doivent souvent collaborer. Environ 95 % de la production maritime mondiale provient d'écosystèmes côtiers, comme les estuaires, les marais, les baies peu profondes, les zones humides, les mangroves, les récifs coralliens et les prairies sous-marines. Ces écosystèmes jouent un rôle majeur dans le cycle biologique de nombreux organismes marins, notamment de poissons à grande valeur économique, en fournissant des aires de reproduction, d'alevinage et d'alimentation. La dégradation des écosystèmes côtiers est souvent due aux utilisations concurrentes des ressources, comme la bonification des terres, le drainage, la construction sur le littoral et le déversement des égouts. La gestion écosystémique des pêches doit tenir compte des activités autres que la pêche.

Dans le cadre de l'application d'un plan de conservation des structures et des processus des écosystèmes, il convient de mettre un terme aux activités de pêche reposant sur une utilisation excessive des ressources, l’emploi d’engins de pêche causant la destruction des habitats en raison de leur nature ou de l'endroit où ils sont utilisés, ou l'utilisation de méthodes de pêche destructrices par nature, et ce, à la fois dans l'intérêt de l'écosystème et pour garantir la productivité maximale de l'utilisation. La résilience des écosystèmes est liée à d'autres problèmes. Il s'agit notamment du problème des engins de pêche perdus ou abandonnés, qui peuvent continuer de prendre du poisson alors qu'ils ne sont plus contrôlés par le pêcheur. De plus, l'amélioration de la sélectivité des engins et des méthodes de pêche qui, à l'heure actuelle, entraînent la capture de prises non ciblées, devient incontournable.

 
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