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Mécanisme multidonateurs flexible

Les petits exploitants d’Amérique centrale résistent aux tempêtes grâce à l’agroforesterie intelligente face au climat

PRINCIPAUX RÉSULTATS

  • Au Guatemala, remise en état de 100 hectares à San Marcos et de 300 hectares dans le sud-est du département du Petén grâce à un partenariat avec l’association Balam, entre autres.
  • Aux Philippines, plus de 50 hectares de forêt dégradée ont été réhabilités et 60 000 mètres carrés de pare-feu ont été créés dans le bassin de Carood.
  • Au Rwanda, 37 animateurs d’école pratique d’agriculture et 14 fonctionnaires locaux ont été formés aux technologies et aux bonnes pratiques.
  • Au Liban, restauration de terrasses abandonnées: 405 kilomètres carrés dans la réserve de biosphère du Chouf, 27 kilomètres carrés dans la vallée de la Qadisha et quatre kilomètres carrés dans la municipalité d’El Maidthe.

Les forêts sont essentielles à la fourniture de services environnementaux, sociaux et économiques à la population des Philippines. Il est extrêmement inquiétant de constater que le couvert forestier est passé de 16,9 millions d’hectares en 1934 à 8,04 millions d’hectares en 2015.

Afin de remédier à ce problème, la FAO, par l’intermédiaire de son Mécanisme de restauration des forêts et des paysages, aide le Gouvernement des Philippines à atteindre ses cibles nationales relatives aux forêts et à satisfaire la demande locale.

Les habitants de la province insulaire de Bohol collaborent en vue d’améliorer le flux de services rendus par les écosystèmes forestiers au niveau du bassin versant, avec l’appui du Mécanisme multidonateurs flexible. Ce bassin d’une superficie de 21 714 hectares, situé dans le sud-est de la province, englobe les municipalités d’Alicia, de Candijay, de Guindulman, de Mabini, de Pilar et d’Ubay. La municipalité adjacente d’Anda s’est ensuite jointe au groupe, impressionnée par ses travaux et ses résultats.

Depuis 2003, le Conseil de gestion de la forêt modèle du bassin de Carood (CWMFMC) facilite le partenariat entre les sept municipalités et fait participer l’université locale, des organisations non gouvernementales, des organisations de jeunes et des entités nationales. Les barangays (plus petites unités administratives des Philippines) et leurs administrateurs jouent également un rôle dans les programmes en tant que garants ou points focaux dans leurs zones respectives.

Les membres du CWMFMC ont fait part de leur enthousiasme à l’idée de poursuivre les activités de restauration des forêts et des paysages et les maires ont indiqué que la cogestion du bassin avait renforcé la coopération entre les autorités locales et les parties prenantes.

«Par l’intermédiaire de ce projet de la FAO, des agriculteurs ont appris de bonnes pratiques afin de mieux gérer nos paysages et ont gagné des revenus supplémentaires.» a expliqué le président du CWMFMC, Marnilou S. Ayuban, lors de la dernière visite de terrain de la FAO à Bohol. «Comme les arbres poussent mieux grâce aux pratiques de régénération naturelle assistée, nos enfants tireront le bénéfice de nos efforts.»

«Il est important d’accroître les investissements actuels dans la restauration des forêts et des pays au cours des années à venir car plus de 7 000 hectares pourraient être remis en état avec les mêmes techniques dans nos sept municipalités.»

Contrairement aux approches classiques en matière de régénération, le Mécanisme de restauration des forêts et des paysages vise à inscrire la restauration des forêts dans des objectifs environnementaux et socioéconomiques plus généraux au sein d’un paysage. La participation active des parties prenantes à différents niveaux est nécessaire pour régler le problème de la concurrence entre les utilisations des terres et atteindre les objectifs tant sociaux qu’écologiques.

La satisfaction des besoins de la population locale est au cœur des initiatives du CWMFMC. La réhabilitation des terres dégradées, depuis les écosystèmes situés en amont jusqu’à ceux qui se trouvent en aval, est l’une des priorités absolues du conseil, qui a dépassé sa cible de restauration par régénération naturelle assistée sur 50 hectares de terres forestières dégradées.

Des lignes d’arrêt ont été créées sur une vingtaine d’hectares afin de lutter contre les feux de forêt. De plus, des Agave sisalana, qui peuvent générer des revenus grâce à la production de fibres, ont été plantés en guise de pare-feu. Le conseil participe également au développement des entreprises en favorisant la production de vin de fruits et l’élevage de volailles et de porcins autochtones. La plantation de café a débuté dans certaines zones.

Les collectivités et les familles bénéficient de mesures d’incitation: encouragement à cultiver des végétaux au niveau des pare-feu et contrats relatifs à des activités de régénération naturelle assistée (repérage de jeunes pousses et aplatissement d’Imperata cylindrica afin de faciliter leur croissance).