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Mécanisme multidonateurs flexible

Réduire la pauvreté des populations côtières au Kenya

PRINCIPAUX RÉSULTATS

  • Au Kenya, 52 habitants du littoral diversifient leurs revenus grâce à la culture d’algues marines.
  • Toujours au Kenya, plus de huit groupes tirent une subsistance de 570 cages d’engraissement pour crabes.
  • Formation de 140 bénéficiaires à la production, la transformation et la commercialisation d’algues marines.
  • Formation de 67 personnes aux pratiques de gestion optimales dans le domaine de la production de chano.
  • Plus de 268 000 jeunes plants de mangrove plantés.
  • Augmentation initiale globale des revenus de 1,7 million de KES.

Tima Mwalimu Jasho, du comté de Kwale, situé sur le littoral kenyan, a connu des difficultés financières pendant des années, sans savoir que la clé d’une vie meilleure flottait à ses pieds dans les vagues de l’océan Indien: les algues marines.

Aujourd’hui, Tima exploite pleinement cette manne naturelle, qui fait l’objet d’une forte demande dans d’autres pays. Elle fait partie d’un groupe autonome qui bénéficie de l’aide d’un projet financé par le Mécanisme multidonateurs flexible pour tirer parti de la culture des algues marines. «Nous vivions dans la pauvreté, nous ignorions que nous étions assis sur quelque chose qui pouvait nous aider», explique Tima, 52 ans.

La formation dispensée par la FAO sur la gestion d’entreprise et la valeur ajoutée a permis de renforcer les capacités de 140 personnes de produire et de transformer des algues marines. L’Organisation a également fourni des séchoirs et des abris, formulé des indications afin de réduire les pertes après récolte et prêté une assistance à l’établissement de liens avec les marchés.

De plus, les autorités du comté de Kwale ont construit un entrepôt pour le groupe Kibuyuni Seaweed SHG afin que les algues soient stockées dans de bonnes conditions.

Les producteurs ont réduit les pertes après récolte d’environ 80 pour cent depuis le début du projet et la qualité des algues s’est considérablement améliorée.

«On nous a aidés à vendre 41 tonnes d’algues marines, ce qui nous a rapporté plus de 1,3 million de shillings kenyans (environ 13 000 USD)», indique Tima.

Les habitants du littoral kenyan ont cruellement besoin de diversifier leurs revenus. Beaucoup d’entre eux dépendent de la pêche et figurent parmi les personnes les plus pauvres du pays.

Selon les données du bureau national de statistique, le comté de Kwale, qui se trouve juste au sud de Mombasa, la principale ville côtière, présente un écart de pauvreté (qui illustre le degré et le taux de pauvreté) de 41,8 pour cent, alors que la moyenne nationale est de 12,2 pour cent.

Le groupe fournit des algues marines à l’état brut et tire des revenus supplémentaires de la vente de produits à valeur ajoutée comme les savons, les jus, les salades et les cosmétiques. Riches en fibres et en minéraux, les algues peuvent également servir de conditionneur de sol et d’engrais. Le groupe exporte en grande partie vers l’Amérique et l’Asie, où la demande est en hausse.

Ces activités ont permis d’améliorer le niveau de vie des communautés concernées. Les bénéficiaires, qui sont principalement des femmes, apportent de la nourriture, bâtissent des maisons, financent l’éducation de leurs enfants et achètent des matériaux de construction de meilleure qualité pour leur logement.

Tima elle-même a utilisé une partie de ses revenus pour construire une petite maison, qui constitue une source de revenu complémentaire.

Deux broyeurs ont été achetés afin de compacter les algues, ce qui permet de réduire les frais de transport et d’obtenir un prix au kilo plus élevé (0,50 USD contre 0,30 USD).

Par ailleurs, le projet stimule le développement des mangroves – qui peuvent accroître les stocks de poisson en fournissant de meilleurs lieux de reproduction – et permet de diversifier les revenus à Kwale et dans le comté voisin de Tana River.

Des centaines de milliers de jeunes plants de mangrove ont été plantés. Six groupes bénéficiant d’une aide ont produit 458,5 kilogrammes de crevettes, 850 kilogrammes de chano et 280 kilogrammes de crabe, et ont encaissé 465 000 KES (environ 4 518 USD).