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Page suivante dans cette section: Des pays d'Asie parviennent à améliorer leur sécurité alimentaire
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des plus démunis Protéger les plus démunis dans des marchés de produits alimentaires de plus en plus libéralisés en recourant à des méthodes plus rentables est essentiel pour la sécurité alimentaire des pays et des ménages en Asie, peut-on lire dans un rapport de la FAO de sa Conférence régionale pour l'Asie et le Pacifique.
Les programmes publics de distribution de vivres jouent un rôle déterminant dans de nombreuses contrées de cette région en donnant de quoi se nourrir à ceux qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Ces opérations représentent environ 25 pour cent de la consommation apparente en Chine, 12 pour cent en Inde et 9 pour cent en Indonésie. Dans de nombreux pays, les systèmes de distribution d'aliments ont subi des coupes dans le cadre de la restructuration économique qui a aussi ouvert la voie à l'inflation. Maints gouvernements ont été obligés de prendre des mesures de redressement en raison de l'escalade des prix enregistrée dans de nombreuses zones en déficit vivrier, particulièrement dans les économies en transition, faisant croître par la suite le nombre de ceux qui souffrent de malnutrition. Malgré les gains de production alimentaire rapides obtenus grâce à la révolution verte de la fin des années 60 et durant les années 70, l'Asie du Sud et du Sud-Est comptent encore un grand nombre de personnes qui souffrent de malnutrition chronique - environ un demi-milliard de personnes, soit 67 pour cent de la population mondiale. Lors de la Conférence internationale sur la nutrition de 1992, on a remarqué qu'on enregistre chaque année jusqu'à un demi-million de nouveaux cas de maladies des yeux attribuables à une avitaminose A. Les observateurs prévoient que d'ici à l'an 2010, les disponibilités alimentaires moyennes pour la population projetée de 2 milliards de personnes en Asie de l'Est pourraient dépasser 3 000 calories par jour. La sous-alimentation pourrait tomber à environ 4 pour cent de la population totale, soit le taux le plus faible parmi les régions du monde en développement. En Asie du Sud, toutefois, les disponibilités alimentaires quotidiennes par personne devraient encore rester au niveau bas -moyen de 2 450 calories. Ainsi les chiffres absolus resteraient élevés, même si la diminution de moitié du pourcentage de la population souffrant de sous-alimentation chronique jusqu'à 12 pour cent d'ici à l'an 2010 serait un bon résultat. Les progrès futurs dépendront des solutions qui seront apportées aux problèmes d'environnement, y compris celui de la rareté de l'eau et celui de la dégradation des sols - 40 pour cent de tous les sols dégradés du monde sont en Asie - tout en stimulant les rendements et en augmentant les niveaux d'intensité de culture. Les innovations récentes concernant la variété semi-naine de riz à très haut rendement et d'autres hybrides améliorés de sorgho et de maïs joueront un rôle important. |
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