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Des pays du Proche-Orient comblent
leur déficit vivrier
Documents pertinents:
Sécurité
alimentaire au Proche-Orient
(en anglais)
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Proche-Orient
La sécurité alimentaire est-elle encore
loin?
Les pays du Proche-Orient sont
confrontés à de graves problèmes
d'environnement et gérer les ressources naturelles
d'une manière durable est l'une des questions les
plus délicates pour accroître la production
vivrière, selon le rapport de la Conférence
régionale de la FAO établi en vue du Sommet
mondial de l'alimentation.
La région Proche-Orient, qui englobe des pays
aussi divers que la Turquie, la Libye, l'Afghanistan et les
Emirats arabes unis, est dominée par des terres
arides et semi-arides (70 pour cent du total) avec des
pluies peu abondantes et irrégulières, de
sorte que la variabilité de la production
végétale est plus forte que dans toutes les
autres régions en développement.
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L'érosion par le
vent et l'eau menace les terres
arides
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Bien que très divers, ces pays font face aux
mêmes problèmes d'environnement. Quelque 35
pour cent des terres sont touchées par
l'érosion éolienne et l'érosion par
l'eau affecte 17 pour cent des terres. Ces conditions ont
conduit à la désertification, qui est
irréversible dans de nombreuses zones. Et là
où l'on a recours massivement à l'irrigation,
comme en Egypte, la salinisation est apparue comme une
contrainte majeure.
La sécurité alimentaire dans la
région varie. La disponibilité
énergétique alimentaire quotidienne
s'établissait dans l'ensemble à 2 730 calories
en 1990-92, un des chiffres les plus élevés
dans les régions en développement. Mais cela
masque de fortes variations. Si l'Egypte, Chypre, la Libye,
la Tunisie et les Emirats arabes Unis avaient une DEA
moyenne d'environ 3 300 calories, soit un chiffre proche de
celui des pays développés, les autres
comprenant l'Afghanistan (1 670 calories) et le Yémen
(2 150 calories) étaient bien au-dessous de la
moyenne des pays en développement.
La FAO prévoit que la région dans son
ensemble continuera d'améliorer sa
sécurité alimentaire, mais les pays à
faible revenu risquent de continuer à connaître
de graves problèmes alimentaires. La croissance de la
production vivrière pourrait être
réalisée par une combinaison d'accroissements
dans les rendements, l'intensification des cultures et une
certaine expansion de la superficie irriguée.
Le rapport précise également qu'il y a des
possibilités pour une agriculture avec maîtrise
de l'environnement et des changements dans les
systèmes de culture nationaux prévoyant
l'introduction de nouvelles cultures comme le tournesol et
le soja. Des pays comme l'Egypte, les Etats du Golfe et la
Jordanie ont fait des progrès remarquables dans le
domaine de l'horticulture. Outre qu'ils fournissent des
devises et des emplois saisonniers, ces systèmes de
culture se distinguent par leur utilisation rationnelle des
produits agrochimiques et de l'eau.
"Il est important, explique le rapport, que l'effort de
production agricole soit centré principalement sur
les zones qui offrent le plus grand potentiel pour des
accroissements rentables et écologiquement rationnels
de la productivité des terres".
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