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Retour à la normale en Haïti
En 1991, les troubles
internes et l'embargo international qui a suivi ont
complètement paralysé l'économie
haïtienne déjà fragile. Tous les grands
programmes d'aide internationale ont été
interrompus. Le manque d'engrais, de semences, de
pièces détachées pour les machines
agricoles et autres intrants essentiels importés a
provoqué la paralysie générale des
services agricoles et de la production alimentaire. De 1992
à 1994, la FAO a obtenu des contributions importantes
de deux grands donateurs d'aide alimentaire ó le
Canada et la CE ó pour une aide d'urgence aux
agriculteurs haïtiens démunis. Ces fonds ont
été utilisés pour mettre en oeuvre une
série de projets de secours et de reprise rapide pour
le secteur agricole destinés à fournir des
semences de haricot, de maïs et de sorgho ainsi que des
outils manuels et autres intrants et à
rétablir les services d'approvisionnement en intrants
agricoles. On s'est particulièrement efforcé
de stimuler la production semencière locale des
organisations d'agriculteurs et des exploitations
commerciales. Ces efforts ont permis de créer un
secteur national de la production semencière. En
outre, un réseau de coopératives a
été créé, ce qui a permis aux
agriculteurs d'avoir accès aux intrants essentiels
à des prix raisonnables.
Une évaluation indépendante de ces projets a conclu qu'ils avaient fourni le point de départ pour une évolution exemplaire de l'aide alimentaire, de secours à une reprise authentique. En décembre 1994, peu après l'arrivée du nouveau gouvernement, une mission de la FAO s'est rendue en Haïti pour évaluer les besoins élémentaires de redressement et de reconstruction du secteur agricole. Les principales propositions de cette mission portaient sur l'irrigation: réfection des ouvrages existants et amélioration des petits et moyens périmètres. D'autres propositions portaient sur la gestion des bassins hydrologiques, les infrastructures rurales et les pêcheries. Plusieurs bailleurs de fonds et institutions de financement ont fait part de leur intérêt, notamment la Banque interaméricaine de développement (BID), le FIDA, le PNUD, la CE et la France. La FAO a été invitée à préparer un projet d'irrigation pour le compte de la BID et un projet d'intensification des cultures pour le FIDA. Les deux projets ont été préparés et leur financement devrait être approuvé sous peu.
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