Les micronutriments, c’est-à-dire les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments que l’on trouve dans les aliments naturels, transformés et fortifiés, sont essentiels à une croissance et à un développement normaux. Les régimes monotones, à base d’aliments riches en glucides qui contiennent beaucoup de calories mais peu de micronutriments et d’autres éléments essentiels comme des graisses et des protéines de bonne qualité, ne sont pas suffisants pour vivre une vie saine et productive.
Aujourd’hui, deux milliards de personnes environ présentent des carences en un ou plusieurs micronutriments. De manière générale, les carences en micronutriments qui sont les plus préoccupantes pour la santé publique concernent la vitamine A, le fer et l’iode. Les formes de carences les plus répandues et les plus graves s’observent en général dans les pays en développement, chez les paysans pauvres pratiquant une agriculture de subsistance, les réfugiés et les travailleurs agricoles migrants, et plus particulièrement chez les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les malades, qui sont les plus vulnérables étant donné leurs besoins plus importants en micronutriments.
Les carences en micronutriments, ou « faim cachée », sont étroitement liées à la pauvreté, aux régimes alimentaires inadéquats et au sous-développement de l’agriculture. Les enfants mal nourris ne peuvent grandir et se développer comme ils le devraient, résister aux infections ou exploiter leur plein potentiel d’apprentissage. Les adultes mal nourris ont une capacité de travail réduite et sont davantage touchés par la maladie, avec pour conséquence un taux d’absentéisme plus élevé et des pertes de revenu. Une bonne nutrition est donc autant une condition sine qua non qu’une conséquence du développement.