Objectifs et programmes à moyen terme

1. Renforcement des informations et des bases de données sur les forêts et les arbres

Aux termes de son mandat, la FAO "... réunit, analyse, interprète et diffuse tous renseignements relatifs à la nutrition, l'alimentation et l'agriculture" (Article I de l'Acte constitutif de la FAO). On poursuivra la collecte de statistiques et d'informations concernant le secteur forestier, en menant des activités dans divers domaines:

  • élaboration d'une terminologie commune et harmonisation des définitions;
  • recueil de statistiques sur la production, le commerce et les capacités, concernant les produits ligneux; la pâte et le papier; la dendroénergie et la commercialisation des produits forestiers;
  • évaluations des ressources forestières - avec notamment la collecte d'informations sur les forêts naturelles et les plantations, les forêts exploitables pour l'approvisionnement en bois, les cartes des zones écologiques et forestières du monde entier, l'évolution des forêts, la biomasse forestière, les produits non ligneux, la diversité biologique, les zones protégées, les incendies de forêt, les ressources génétiques forestières, et les forêts et les arbres situés en dehors des limites forestières.

Le site Internet du Programme forestier de la FAO, déjà riche en informations approfondies sur tous les aspects de la foresterie et multilingue, continuera d'être développé afin d'en améliorer l'accès de la part des usagers internes et extérieurs. Les bases de données en ligne seront élargies, tandis qu'une partie grandissante des informations textuelles et statistiques dont la FAO dispose au sujet des forêts, seront disponibles sous forme électronique.

La formation et le renforcement des institutions dans le secteur de l'information resteront importants.

2. Renforcement des politiques forestières nationales

La FAO continuera à coordonner les actions en vue de faciliter la formulation, la mise en 'uvre et le suivi des programmes forestiers nationaux, y compris l'assistance pour l'élaboration de politiques, la planification stratégique et intersectorielle, et la planification de l'utilisation des terres.

L'analyse des politiques forestières nationales et régionales sera poursuivie, de même que les travaux pour une meilleure compréhension des questions juridiques et institutionnelles, et des exigences budgétaires liées à la gestion durable des forêts.

3. Renforcement des bases techniques pour conserver et développer les ressources forestières et pour valoriser et utiliser les produits forestiers

Cet objectif couvre les aspects techniques des meilleures pratiques de gestion et d'utilisation durables des forêts. Il s'agira principalement d'appuyer l'application de critères et d'indicateurs de gestion durable des forêts, par le biais de processus régionaux et éco-régionaux.

Les instruments d'évaluation de la conservation et de la gestion des ressources génétiques forestières, de la faune et flore sauvages et des écosystèmes forestiers seront réexaminés. Les études sur les systèmes de gestion et sur les pratiques d'exploitation améliorées se concentreront surtout sur les zones humides tropicales, et les zones arides et semi-arides, et sur les pays à faible couvert forestier.

Un appui continuera d'être fourni dans le domaine de l'amélioration des arbres, tandis que des études porteront sur les retombées environnementales, sociales et économiques des plantations. Des études seront aussi menées sur les arbres hors forêts, sur des sujets aussi novateurs que les fonctions récréatives des forêts et la foresterie urbaine et périurbaine, sur l'agroforesterie, et sur le boisement et reboisement dans les pays à faible couvert forestier.

Concernant l'utilisation des produits forestiers, la FAO se concentrera sur l'exploitation à faible impact des forêts, sur les techniques de transformation appropriées, sur les possibilités d'emploi et le développement des infrastructures, sur la commercialisation des produits forestiers et sur l'évaluation de la contribution des produits forestiers non ligneux (PFNL) à la sécurité alimentaire.

4. Amélioration ou maintien de l'état de santé des forêts

La FAO continuera d'aider les pays à protéger l'état de santé et la vitalité des écosystèmes forestiers et des plantations forestières contre les insectes, les maladies et autres agents nuisibles. Un élément important de cette assistance sera le soutien à l'établissement de réseaux et autres formes de collaboration entre les pays.

La FAO apportera une assistance technique pour la lutte contre les incendies de forêt et au sujet de certains aspects de la pollution et des changements climatiques en relation avec l'état des forêts et des arbres.

5. Renforcement des cadres institutionnel, juridique et financier des pays dans le secteur forestier

La FAO aidera les pays membres à analyser, à créer et/ou réviser des structures normatives et organisationnelles en mesure de répondre à la demande nationale et internationale, et à développer les capacités de gestion nécessaires pour la mise en 'uvre de politiques et de programmes sectoriels. Elle apportera un soutien à la vulgarisation et à la mise au point de méthodologies permettant de concilier des intérêts multiples, ainsi qu'à la recherche et à l'enseignement forestiers.

6. Amélioration de la collaboration et des débats régionaux et internationaux sur les politiques forestières et les aspects techniques

La FAO, par le biais de son Département des forêts, continuera à remplir son rôle de maître d'¿uvre pour les chapitres 11 et 13 du Programme Action 21, et sera l'organisme chef de file pour l'Année internationale de la montagne qui sera célébrée en 2002. L'Organisation continuera d'apporter un appui administratif et technique au dialogue international sur les forêts, notamment au Forum intergouvernemental sur les forêts, et aux arrangements qui en ont découlé. Elle continuera également à soutenir l'équipe de travail interorganisations sur les forêts, en élaborant en particulier des programmes et des projets conjoints avec les autres membres. Par ailleurs, un soutien technique continuera d'être fourni à la Convention internationale sur la lutte contre la désertification, à la Convention sur la diversité biologique et à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (y compris au Protocole de Kyoto). Elle apportera, à la demande, une contribution technique ou des avis concernant d'éventuelles propositions de Convention sur les forêts.

Le Comité des forêts de la FAO, les six Commissions forestières régionales, les cinq organes statutaires et deux groupes d'experts continueront à recevoir un appui.

7. Renforcement des partenariats avec d'autres groupes oeuvrant dans le secteur forestier

La FAO s'efforcera de renforcer les partenariats et la collaboration avec tous les partenaires actuels ou potentiels oeuvrant en faveur d'un développement durable des forêts.

La FAO cherchera à collaborer avec des organismes internationaux et régionaux de recherche forestière afin de renforcer les systèmes nationaux de recherche et les liens entre la recherche et le développement.

La FAO renforcera ses liens avec le secteur privé pour des travaux portant sur les opérations forestières industrielles, la transformation et le commerce. Les partenariats avec les ONG qui conduisent des études sectorielles, des programmes de terrain ou des initiatives internationales, seront développés.

La FAO continuera à offrir une tribune neutre, favorisant les réseaux et les réunions en tant qu'instruments de consultation et de collaboration entre les gouvernements, le secteur privé, les ONG et la société civile.

La FAO renforcera ses relations avec les banques régionales et internationales de développement, les organismes de développement et les associations commerciales, pour favoriser les investissements et l'échange d'informations.

8. Augmentation de l'équité sociale et économique et amélioration du bien-être des populations en appuyant la foresterie participative et la gestion durable des forêts et des arbres dans les zones marginales

Par le biais de son Programme de foresterie communautaire et d'activités de vulgarisation forestière, la FAO s'efforcera de promouvoir des démarches participatives pour que les communautés locales et les autres parties prenantes (en particulier les plus défavorisés) participent à la planification et à la gestion des forêts, et en tirent des avantages, notamment en termes de sécurité alimentaire. L'accent sera mis sur la création d'un cadre politique et institutionnel pour une gestion efficace des forêts à l'échelon local. Des efforts soutenus seront déployés pour promouvoir l'égalité, hommes-femmes notamment, en termes d'avantages et de participation à la prise des décisions.