FRA 2005 - Les résultats principaux
La valeur du bois extrait décline tandis que la valeur des PFNL augmente - bien qu'elle soit sous-estimée
La valeur du bois d’oeuvre extrait devait atteindre en 2005
environ 64 milliards de dollars EU, principalement par mérite
du bois rond industriel. La tendance rapportée indique une
augmentation d’environ 11 pour cent sur les 15 dernières
années, ce qui est en dessous du taux d’inflation sur cette
période. Ainsi, constate-t-on une diminution en termes
réels de la valeur du bois extrait au niveau mondial.
La valeur escomptée des PFNL extraits était d’environ 4,7 milliards de dollars EU en 2005. Cependant,
on manquait d’information pour de nombreux pays et il est probable que les statistiques dont on
disposait ne prennent en compte qu’une petite partie de la valeur totale réelle des PFNL extraits.
Les plantes comestibles et le gibier sont les produits les plus significatifs en termes de valeur.
L’évolution au niveau mondial et régional indique généralement une légère hausse depuis 1990.
Près de 10 millions de personnes travaillent dans le secteur de l'aménagement et de la conservation des forêts
L’emploi dans les activités forestières (hors industrie de transformation
du bois) a diminué d’environ 10 pour cent de 1990 à 2000. Ce déclin a
surtout concerné la production primaire de biens et peut probablement
être imputé aux augmentations de la productivité du travail. Au niveau
régional, l’Asie et l’Europe ont accusé une tendance à la baisse, tandis que
l’emploi dans les autres régions a quelque peu augmenté - probablement
du fait de l’augmentation de la production du bois d’oeuvre à un rythme
plus rapide que celle de la productivité du travail. En Europe, le déclin de
l’emploi peut aussi être imputé à la restructuration des pays à économie
autrefois planifiée.
FRA 2005 a collecté uniquement les données concernant l’emploi formel.
Cependant, certains pays n’ayant pas fait de distinction entre l’emploi
formel et l’emploi informel dans leurs rapports, l’emploi formel devrait
totaliser un peu moins de 10 millions de personnes. Si on prend en compte le secteur informel, l’incidence
globale de l’emploi forestier sur les conditions de vie en milieu rural et sur les économies nationales est
manifestement plus significative que ce que ce chiffre laisse entendre.
