Gestion des bassins versants

Messages clés 

  • Les bassins hydrographiques forestiers et les zones humides boisées fournissent 75 % de l’eau douce accessible dans le monde destinée aux besoins domestiques, agricoles, industriels et écologiques
  • Environ 90 % des plus grandes villes du monde tirent une part importante de leur eau potable directement des bassins hydrographiques boisés. Les populations des grandes villes telles que Mumbai, Bogotá et New York dépendent des forêts pour leur approvisionnement en eau. L’agrandissement des centres urbains et la croissance de leur population contribueront à l’augmentation de leurs besoins en eau.
  • La sécurité de l’approvisionnement en eau est fortement menacée pour près de 80 % de la population mondiale - soit 8 personnes sur 10. D’ici 2050, 2,3 milliards de personnes supplémentaires devraient vivre dans des bassins hydrographiques soumis à de graves stress hydriques, en particulier en Afrique du Nord et du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Asie du Sud.
  • Les forêts servent de filtres naturels pour l’eau. Les forêts minimisent l’érosion des sols in situ, réduisent les sédiments dans les masses d’eau (zones humides, étangs, lacs, cours d’eau, rivières) et piègent ou filtrent les polluants de l’eau dans la couche de litière.
  • Le changement climatique modifie le rôle des forêts dans la régulation des flux d’eau et a une incidence sur la disponibilité des ressources en eau. Les forêts ont une fonction de premier plan dans la réduction des effets du changement climatique. En ce qui concerne l’eau, l’un des avantages est l’effet de refroidissement qu’exercent les forêts sur l’environnement, à travers l’évapotranspiration et l’ombre qu’elles fournissent. Les impacts du changement climatique se manifestent également sous forme d’augmentation des catastrophes telles que les inondations, la sécheresse et les glissements de terrain, qui sont tous influencés par le couvert forestier. Par ailleurs, la déforestation à grande échelle a un impact sur le régime des pluies.
  • Une gestion améliorée des ressources en eau produit des gains économiques considérables. D’ici 2030, si les comportements habituels à l’égard du climat ne se modifient pas, le monde devrait faire face à un déficit mondial en eau de 40 %. Cependant, chaque dollar investi dans la protection des bassins hydrographiques peut permettre d’économiser de 7,5 à près de 200 dollars des coûts que représente l’installation d’un nouveau système de traitement et de filtration de l’eau. Dans les pays en développement, un investissement de 15 à 30 milliards USD dans l’amélioration de la gestion des ressources en eau pourrait générer un revenu annuel direct de l’ordre de 60 milliards USD.
  • Les forêts jouent un rôle crucial dans le renforcement de la résilience. Lorsqu’elles sont gérées de manière durable, les forêts contribuent de manière significative à la réduction de l’érosion des sols, du risque de glissements de terrain et d’avalanches, autant de catastrophes naturelles pouvant perturber la source et l’approvisionnement en eau douce. Les forêts protègent et réhabilitent les zones exposées à la dégradation et à l’érosion des sols dans les zones montagneuses.

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dernière mise à jour:  mardi 7 janvier 2020